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Transparence budgétaire : le Tchad veut améliorer son classement

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Le ministère des Finances et du Budget a présenté le vendredi 15 mars 2019, le budget citoyen 2019, dans le cadre du Programme d’Appui à la Consolidation de l’État (ACET 2), en partenariat avec l’Union Européenne.

Cette initiative vise à faire la promotion de la transparence budgétaire et s’intègre dans la vaste stratégie de réforme des finances publiques mis en œuvre depuis 2005 par le Gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Le budget citoyen répond à l’objectif visé par l’article 52 du Code de la transparence et de la bonne gouvernance qui prévoit « un guide synthétique clair et simple est diffusé, à destination du grand public, à l’occasion du budget annuel pour décomposer les grandes masses des recettes et des dépenses ainsi que leur évolution d’une année à l’autre ».

D’après le ministre des Finances et du Budget, Allali Mahamat Abakar, « la production et la diffusion du budget citoyen permettra au Tchad d’améliorer son classement en matière de transparence budgétaire ». Le Tchad est mal classé dans la plupart des indicateurs internationaux relatifs à la transparence, tels que le classement Mo Ibrahim et l’Indicateur du Budget Ouvert de l’International Budget Partnership (IBP). Ainsi, dans le classement 2017 en matière de transparence budgétaire de l’IBP, le Tchad a obtenu le faible score de 2/100 contre une moyenne mondiale de 45/100.


« Sur la période 2015-2021, le Tchad aura ainsi bénéficié d’un appui de l’Union européenne sous forme d’appui budgétaire, d’un montant total de 172  millions d’euros ainsi que d’une enveloppe de 12 millions d’euros pour l’accompagnement des réformes des finances publiques », a souligné l’Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union européenne au Tchad, Bertrand Soret.

Le Tchad avec le Gabon demeurent à ce jour les deux seuls pays de la CEMAC à avoir achevé la transposition des six directives du nouveau cadre harmonisé de la gestion des finances publiques dans leur dispositif réglementaire national. Cela a permis entre autres l’adoption de deux lois majeures : la Loi organique du 18 février 2014 relative aux Lois des Finances et la Loi du 24 novembre 2016 portant code de la transparence et de la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques.

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