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Tchad : les pharmaciens et les médecins contre les récentes nominations

L’ordre des pharmaciens a donné un point de presse le 13 juillet à la Maison des médias au cours duquel il a manifesté son mécontentement.

 

L’ordre national des médecins du Tchad et celui des Pharmaciens relèvent les incongruités que portent les décrets 1414 et 1415  du 06 juillet 2018 portant nominations aux postes de responsabilités au ministère de la santé publique. C’est à travers un point de presse fait par Dr Haroun Badawi Mahamat, vice –président de l’Ordre national des Pharmaciens du Tchad.

Selon l’ordre national des Médecins  et Pharmaciens du Tchad, ces deux décrets pris par le Chef de l’Etat pour nommer certaines personnes à des postes de responsabilité au Ministère de la santé publique portent d’énormes incongruités.  Pour les médecins et pharmaciens, cette nomination sape les efforts consentis pour le bien être sanitaire du peuple tchadien.

D’abord, il y a « l’usurpation des titres de Docteur en faveur de certaines personnes occupant  les postes d’inspecteur  chargé des finances et ressources humaines, sous-directeur de statistiques et informations sanitaires, directeur de la santé de la Reproduction et de la vaccination et le délégué sanitaire régionale de N’Djaména », cite le vice-président de l’Ordre national des Pharmaciens Dr Haroun Badawi Mahamat qui a  parlé au nom des Médecins et Pharmaciens.

Pour Dr Haroun Badawi Mahamat, ces deux décrets  font « la promotion des personnes étrangères au ministère de la santé qui ne répondent pas au profil de poste (Directeur de ressources humaines et de la Formation, sous-directeur de la planification, inspecteur chargé des établissements pharmaceutiques et laboratoires ». « Ce qui est contraire à la politique prônée et axée sur la promotion des cadres internes », martèle Dr Haroun Badawi.  En  conclusion, la nomination de ces agents ne répond pas au profil de leurs postes, estiment les Médecins et les Pharmaciens tchadiens.


« La nomination de feue Dr Nambatigué Sainta, décédée en 2017 au poste de sous directrice de la pharmacopée illustrant la légèreté avec laquelle le chef de département a procédé aux propositions des candidats à la promotion », déplore le vice-président de l’ordre national des Pharmaciens du Tchad.  En outre, les médecins et pharmaciens constatent la non-représentativité  des femmes au niveau des délégations sanitaires régionales. De ce fait, elle est contraire aussi à la politique du chef de l’Etat qui consiste à mettre un accent particulier sur l’équité à travers la 4ème République.

« Au-delà des frustrations  qu’ils engendrent au sein de l’ordre national des médecins du Tchad et celui des Pharmaciens, ces deux décrets violent et remettent en cause les principes fondamentaux de l’administration. Ainsi, cette mauvaise gouvernance des ressources humaines pourrait constituer, si des mesures correctives ne sont pas prises, une source de démotivation du personnel et partant du corps médical », notent les pharmaciens et médecins du Tchad.  C’est pourquoi, une demande à l’annulation de ces deux décrets est déposée auprès du Chef de l’Etat. « Sous d’autres cieux, le ministère de la santé publique doit démissionner », souligne Dr Haroun Badawi Mahamat.

 

 

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