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Tchad : l’hépatite, la syphilis et le VIH au centre des échanges

L’OPDAD a organisé une session d’information sur trois maladies transmissibles notamment la syphilis, l’hépatite et le VIH/SIDA sous le thème : unis, nous sensibilisons mieux les communautés pour le test et le traitement de ces trois pathologies ce mardi à la maison nationale de la femme.

La tenue de cette session d’information se veut une approche stratégique qui consiste à associer étroitement la population à tout ce que font les autorités et autres acteurs pour elle mais aussi avec elle.

Le directeur général de l’hôpital général de référence nationale, Pr  Ali Moussa Mahamat, le traitement du VIH/SIDA au Tchad suit son bon chemin mais il déplore celui de l’hépatite qui est à l’état embryonnaire. Sur plus de 90% personnes vivants avec le VIH/SIDA dans le monde, seulement 55,9% infectées sont dépistées dont 22% des enfants de 0-14 ans.

En ce qui concerne l’Hépatite, il affirme qu’elle est une maladie de l’hygiène. On compte 2millions des personnes infectées dans le monde dont 350 milles sont atteintes de l’hépatite chronique de type B et C. Le virus de l’hépatite cause 1,1 million de morts par an. Selon le directeur général de l’hôpital général de référence nationale (HGRN), Pr  Ali Moussa Mahamat, c’est l’Afrique qui paye le lourd fardeau. La transmission de l’hépatite se fait dès le bas âge. « L’hépatite B qui fait le ravage, on peut facilement prévenir avec la vaccination. La vaccination de l’hépatite se fait gratuitement depuis 2008. Si on fait vacciner tous les enfants contre l’hépatite B on aura un Tchad sans problème de foie d’ici 2020 donc une génération sans Hépatite B ».


« Le virus de l’hépatite B se transmet généralement par l’utilisation des objets souillés de sang et les maladies sexuellement transmissibles. L’hépatite B dans la majorité des cas ne donne pas de signe clinique mais se manifeste parfois par des fatigues et douleurs articulaires. Au début de la contamination, le virus se manifeste dans le tiers de cas comme de l’ictère mais dans la majorité des cas, l’hépatite B et C sont des maladies sournoises. Voilà pourquoi il est nécessaire de se dépister », explique-t-il.

Selon le point focal de l’OPDAD Tchad, Ngarbatinan Odjimbeye Carmel Soukate, cette séance d’information est organisée pour rappeler et  impliquer les communautés dans la campagne de  sensibilisation pour qu’aucun enfant ne naisse avec le VIH/SIDA, qu’aucune mère ne transmette la syphilis à son enfant et c’est un début de campagne pour que les Tchadiens puissent profiter du traitement et gratuitement.


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