› Culture

Tchad : des jeunes s’opposent à la modernisation de la dot

Droits réservés.

Beaucoup pensent qu’elle vise  à enrichir les belles-familles.

La dot au Tchad répond presqu’aux mêmes critères qu’ailleurs en Afrique. Quelques mois avant la cérémonie, la famille de la fiancée adresse une liste des biens à celle du prétendant. Généralement, il s’agit  des vêtements, de l’huile, des pagnes, des savons, des foulards, du sucre, une valise remplie pour la fiancée et autres ustensiles.

Des rencontres se multiplient au sein des deux familles pour préparer la cérémonie de dot. Pareil chez les amies de la fiancée qui peuvent, elle aussi, espérer  un appui financier du fiancé.

Parmi les présents à offrir, il existe des priorités. Entre autres : le costume du père de la dulcinée et les pagnes et accessoires pour la mère. Ne doivent jamais manquer,  des vaches. Un bien incontournable. A défaut les convertir par une somme d’argent conséquente à remettre à la belle-famille. La somme varie entre 350.000 et 1.000.000 de FCA voire plus.

A noter que la fiancée, bien que concernée par la cérémonie n’y est pas admise.


Si la dot reste un évènement très couru et pratiqué dans toutes les ethnies du pays, il n’en demeure pas moins qu’il est au centre d’une polémique. En effet des voix s’élèvent, notamment dans les milieux de jeunes, pour  dénoncer  « l’affairisme » autour de cette cérémonie à la base symbolique.

Certaines familles sont accusées d’en profiter pour  imposer des sommes faramineuses aux jeunes garçons.  « La dot a perdu de sa substance symbolique au bénéfice de l’argent et des biens matériels. Certains présents demandés sont exorbitants et constituent une barrière au mariage », s’offusque un internaute sur la toile.

Il semble se développer un complexe entre les jeunes qui parviennent à collecter la somme exigée, et ceux qui n’en peuvent pas. « Le mariage devient un moyen d’asservissement. Certains hommes se sentent  au-dessus leur femme, juste parce qu’ils ont beaucoup dépensés pour les doter ».


loading...


À LA UNE
Retour en haut