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Tchad : des enseignants contractuels expriment leur ras-le-bol

Des enseignants scientifiques contractuels réclament cinq mois d'arriérés de salaire.

Après cinq mois passés sans salaire, l’amical des enseignants scientifiques contractuels du Tchad envisagent entreprendre des mesures fortes, pour interpeller le gouvernement à s’intéresser à leur situation.

Ils se sont réunis le week-end passé à N’Djaména,  dans l’optique de trouver comment montrer leur mécontentement au gouvernement. Ces enseignants des matières scientifiques contractuels menacent de descendre dans les rues à la fin du mois de février, si leur situation n’est pas régularisée.

Il faut le dire, ils sont la première vague des enseignants scientifiques contractuels d’Etat sur le terrain. Leur recrutement intervient suite à la promesse du président de la république de recruter 20 000 diplômés, parmi lesquels les enseignants scientifiques. Depuis leurs affectations dans les établissements du pays il y a cinq mois, ils n’ont jusqu’ici jamais perçu de salaire. Ils entendent prendre des « mesures fortes » pour se faire entendre.


« Nous avons plus de cinq mois de salaires impayés, jusqu’à présent nous ne sommes pas encore entrés en possession des exemplaires  des contrats signés. », explique porte-parole de cette amicale, Ibedou Kébyei Noé.

Le ministère de l’éducation qui est par ailleurs leur ministère de tutelle, avait pourtant promis de déposer les contrats signés par ces enseignants dans de brefs délais après leurs signatures. La semaine dernière, ledit ministère de l’éducation a fait savoir que les contrats signés ont été déposés au ministère des finances et du Budget et au ministère de la fonction publique, et donc ce sont ces deux derniers ministères qui sont à la traîne.


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