Politique › Justice

Tchad : certains prisonniers seront amnistiés pour apporter leurs pierres au dialogue national

A Chadian flag flies at half-staff at the "Place de Le Nation" (Monument of independence) park in N'Djamena, Chad, Monday, April 26, 2021. Chad's military transitional government said Sunday it will not negotiate with the rebels blamed for killing the country's president of three decades, raising the specter that the armed fighters might press ahead with their threats to attack the capital. (AP Photo/Sunday Alamba)

Le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Deby a instruit le ministre de la Justice, d’élaborer des textes visant à amnistier des tchadiens visés par la justice, afin qu’ils puissent prendre part au dialogue national inclusif et en vue d’une réconciliation nationale.

 

« Pour que tous les tchadiens qui ont été condamnés pour une raison ou une autre puissent venir participer à ce débat national pour la réconciliation, pour la paix, pour l’avenir de nos enfants (…) moi, en tant que ministre de la Justice, garde des sceaux, j’ai été instruit par le président du Conseil militaire de transition de préparer les textes nécessaires pour amnistier, gracier toutes les personnes qui ont été condamnées », a déclaré dimanche Mahamat Ahmad Alhabo, ministre de la Justice, dans un entretien à la Télévision nationale.

« Ce dossier, je l’ai en main, je l’ai préparé, je l’ai transmis au secrétariat général du gouvernement. Certains textes doivent être présentés en conseil des ministres, d’autres relèvent du pouvoir régalien du président de la République qui signe seul et qui amnistie les gens », a ajouté le ministre de la Justice.


Mahamat Ahmad Alhabo a insisté sur la nécessité que tous les tchadiens se retrouvent, de la même manière qu’en 1993 lors de la Conférence nationale souveraine, pour « poser les vrais problèmes » et « chercher les bonnes solutions ». Selon le ministre, « il y a des tchadiens qui sont en guerre, armés et qui veulent en découdre. Le président de la République d’un pays a été tué. C’est quelque chose d’inédit. je n’ai jamais entendu dans l’histoire qu’un président de la République a été tué par des rebelles. C’est grave ça ».

« Il est temps que les tchadiens se civilisent »



« Depuis la mort du président Deby, nous sommes dans une phase de transition. Un des objectifs majeurs c’est l’organisation d’un dialogue national inclusif qui doit réunir tous les protagonistes tchadiens. Je pense, de mon point de vue, qu’il est temps que les tchadiens se civilisent un peu comme les autres peuples, qu’ils règlent leurs problèmes en s’asseyant autour d’une table et en discutant. Ce n’est pas parce que tu n’est pas d’accord que tu prend une arme et tu vas faire la rébellion », a estimé Mahamat Ahmad Alhabo.

Il a relevé que le Tchad fait partie des pays au monde où il n’y a jamais eu une passation démocratique entre un président sortant et entrant, élu démocratiquement. « On a 60 ans d’indépendance mais on n’est pas arrivé une seule fois. Celui-là a été chassé, celui-là tué, et ainsi de suite ».

Et d’ajouter : « on va faire le design nécessaire pour un Tchad civilisé, apaisé, paisible dans lequel on va consacrer toutes nos forces pour lutter contre un ennemi beaucoup plus important, mortel, c’est la pauvreté. C’est le vrai ennemi des tchadiens. La pauvreté, la misère. Aujourd’hui, il y a des tchadiens qui ne mangent pas plus d’une fois. Peut-être par jour un repas ».



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