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Tchad: des avocats veulent que l’accès aux réseaux sociaux via les mobiles soit rétabli

Les deux hommes de loi demandent aux opérateurs de téléphonie mobile de donner des explications à leurs usagers sur les raisons de cette restriction.

 

Deux avocats ont décidé de s’attaquer à la réduction de l’accès aux réseaux sociaux imposée aux citoyens du Tchad. Depuis le mois de mars, les réseaux sociaux sont inaccessibles aux clients tchadiens de compagnies de téléphonie mobile, sans aucune explication.

Les internautes tchadiens subissent depuis quatre mois une restriction de leur accès aux réseaux sociaux, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée.

Pour consulter Messenger ou Whatsapp, ces abonnés sont donc contraints de passer par des VPN, des Réseaux Privés Virtuels permettant de contourner les blocages. Ce qui « leur coûte encore plus cher que la connexion normale qui est déjà prohibitive », explique maître Daïnoneh Fréderic, avocat au barreau du Tchad, qui dénonce, avec un de ses confrères, la situation.

Au-delà du coût, cette restriction représente une atteinte au contrat qui lie les compagnies de téléphonie mobile à leurs clients, estime maître Fréderic Nanadjigué. Il demande aux sociétés de téléphonie mobile de mettre fin à ce qu’il qualifie de « coupure des réseaux sociaux », mise en place « sans que la moindre information ne provienne à l’attention des consommateurs ».


Les deux avocats donnent une semaine aux deux compagnies – Airtel et Tigo – pour expliquer à leurs clients les raisons de ces restrictions, sans quoi ils seront attaqués en justice pour atteinte à la liberté d’expression et de communication.

En avril dernier c’était l’ONG Reporters sans Frontières qui demandait déjà au gouvernement tchadien de mettre fin à cette restriction. Pour son responsable du bureau Afrique Arnaud Froger, « à chaque fois que des tensions surviennent dans l’actualité politique ou sociale tchadienne, le réseau internet est perturbé quand il n’est pas tout simplement coupé. Le pays s’illustre désormais comme étant l’un des pires censeurs en ligne d’Afrique sub-saharienne. Les autorités tchadiennes doivent rétablir l’accès complet à internet dans le pays ».

 

 

 


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