Tchad : trois millions de FCFA à chaque parti politique pour préparer le dialogue

En vue du dialogue national inclusif en perspective, Mahamat Idriss Deby demande au ministre des Finances de remettre à chaque parti politique un montant de trois millions pour se préparer.

La date du 20 août 2022, est maintenue pour la tenue des assises du dialogue national inclusif, réitère le président du Conseil militaire de transition.  Mahamat Idriss Deby a fait cette déclaration à l’issue d’une concertation avec les leaders des partis politiques. Les consultations se sont tenues ce jeudi 28 juillet 2022 à la présidence de la république.

Mahamat Idriss Deby  instruit le ministre des Finances et du Budget de régler les droits légaux dus aux partis, soit un montant de : « 3 millions de Francs CFA à chaque parti politique. » Cette somme leur permettra notamment de : « mieux préparer le dialogue national inclusif ».

Le chef de la junte apprécie le rôle des formations politiques dans le processus de transition. C’est : «grâce au travail de tous les partis politiques représentés ou non dans ces instances, que le dialogue se construit progressivement. C’est par des propositions, des contrepropositions, des critiques et des invectives, des échanges et des réflexions que le dialogue national inclusif est devenu une réalité à portée de main pour le Tchad et les Tchadiens. » Cette déclaration du PCMT est suivi d’une promesse de financement pour les préparatifs.

 « Je tiens à souligner que le gouvernement est instruit de n’écarter aucun parti politique dans le processus de participation au dialogue national inclusif », poursuit le chef de la transition. Il ajoute que, durant la transition, dix nouveaux partis politiques ont été créées. «Je souhaite à ces nouvelles formations politiques un franc succès dans leurs projets et activités » a déclaré le PCMT.

Il est à préciser que le parti Les Transformateurs a boycotté ces consultations entre la junte et les responsables de partis politiques.

Tchad : le mouvement les Transformateurs acquiert le statut de parti politique

Le mouvement Les Transformateurs de Succès Masra est désormais reconnu comme parti politique au Tchad. L’arrêté l’autorisant à fonctionner sous sa nouvelle bannière a été signé le 8 juin 2021

 

Le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mahamat Bechir Cherif accorde à la formation politique  »Les Transformateurs », le statut de parti politique. L’arrêté autorisant cette formation politique de fonctionner vient d’être signé. Succès Masra mène le combat pour la reconnaissance de son parti le règne de Deby père. Celui-ci avait rassuré Succès Masra que sa formation est autorisée à fonctionner en tant que parti politique à l’issue d’une rencontre privée le 16 mars 2021.

Le parti  »Les Transformateurs » est composé du président national Dr. Assyongar Masra Succes et de quatre vice-présidents. Notamment :

  • Le vice-président chargé du développement intégral, Moustapha Mahamat Mari ;
  • Le vice-président chargé de la gouvernance et des réformes institutionnelles, Dr Sitack Yombatinan ;
  • vice-président chargé de l’engagement et du leadership, Mme Honaty Moh-Ndomal Claudia ;
  • vice-présidente chargé des Affaires politiques, des partenaires et relations extérieures, Dr Ndolembaï Njesada Sade

Le président des Transformateurs, Succès Masra a dédié cette victoire aux : « 16 militants marcheurs tombés pour la justice ». « Je vous annonce que la justice a triomphé et l’administration a pris une décision a posteriori ce 08 juin 2021 pour dire qu’elle reconnaît officiellement Les Transformateurs comme Parti Politique. Les vrais combats sont devant nous et nous allons arriver à la terre promise de Transformation de notre Pays pour les 16 millions de Tchadiens, dans la justice et la dignité », déclare l’ancien cadre de BAD.

François Djekombé: « nous allons démontrer (…) que le régime en place à peur de la jeunesse »

L’ancien journaliste vient de créer un nouveau parti politique « l’Union Sacrée pour la République », et il accepte de parler de ses ambitions et sa position politique.

 

Pourquoi la politique ?

J’ai toujours été passionné par la politique, par les thématiques et les débats politiques. Si aujourd’hui, nous créons l’Union Sacrée pour la République, c’est par passion. Mais le plus important est la contribution que nous allons apporter au débat politique dans notre pays. D’ailleurs, je ne suis jamais satisfait de la manière dont la politique est faite dans notre pays. Pour la petite histoire, quand j’ai dit aux autres que je voudrais me lancer dans la politique, la première question qui m’ait directement posé est de savoir est ce que je voudrais être président de la République ?  Non pas forcement, si à travers mon parti politique, j’ai des gens honnêtes, des gens crédibles que le parti peut parrainer pour être candidat aux législatives, aux municipalités, c’est important, mais pour moi, le plus important est de donner la voix à la jeunesse.

Vous ne redoutez pas la nouvelle ordonnance qui va régir la vie des partis politiques ?

C’est plutôt, le régime qui a peur. Moi je n’ai pas peur de cette nouvelle ordonnance qui est truffée d’ambiguïtés. C’est pris sous le coup de la peur. Les gens n’ont pas examiné tous les contours. Pour eux, l’essentiel est que les gens qui sont en train de venir, il faut tout faire pour les bloquer. Simplement parce qu’ils se sont rendu compte que ceux-ci ne viennent pas pour les miettes ou pour les postes. J’avoue que je ne crains pas l’ordonnance. Ce sont des arguments de campagne qu’on nous donne et au moment venu, nous allons démontrer par A plus B que le régime en place à peur de la jeunesse. Je ne suis pas pressé de présenter ma candidature. Et je ne vais jamais présenter ma candidature si je trouve que ce serait une candidature pour accompagner. Je vais présenter ma candidature au moment et quand je serai nécessairement sûr que toutes les conditions sont réunies pour une élection libre et transparente.

Quelle est la position de l’Union sacrée pour la République ?

Nous nous sommes inscrits dans l’opposition, pure et dure. Si c’est pour devenir un allié du Mouvement patriotique du salut, je n’allais pas perdre tous ces temps et énergies. Si c’est pour être un militant du MPS, j’allais l’être depuis 1992, quand j’étais encore lycée à Doba. Ce serait absurde aujourd’hui de regagner le rang du MPS. Pour gagner quoi ? Du travail ?  De la notoriété ? Non. Je ne viens pas pour cracher sur l’opposition. Je viens avec des idées de l’opposition. Cela ne veut pas dire que je viens pour blanchir également les opposants qui sont là. Chacun doit avoir sa responsabilité. Si tel est accusé par le peuple, c’est à lui de se défendre. L’Union sacrée pour la République ne vient pas avec l’idée d’entrer dans les coalitions ou les gens se déchirent entre eux.

Que dire de la grève qui perdure ?

Je ne peux pas demander à la plateforme de lever la grève. Je peux demander plutôt au gouvernement d’avoir le courage d’engager les discussions avec les syndicats pour lever la grève. Pour que les enfants étudier dans des bonnes conditions.

La presse internationale parle d’un groupe armé au Nord du pays

C’est vrai qu’il y a des remous au Nord du Tchad. Tout ça c’est à mettre dans la carence de notre démocratie. Après la débâcle des UFR en 2008 on ne peut pas s’imaginer que les Tchadiens peuvent retourner en brousse pour penser prendre le pouvoir par les armes. C’est le gouvernement qui les y contraint. Le Tchad est devenu une prison à ciel ouvert et c’est voulu par le pouvoir.  Aujourd’hui, c’est possible que le gouvernent évite la prise de pouvoir par les armes. Moi j’ai dit que le président Deby ne comprend et ne respecte que le langage de la force.  Je dis ce n’est pas bien de prendre le pouvoir par les armes et renverser un régime mais autant, ce n’est pas une excuse. Il faut que le régime arrive à faire en sorte que  le peuple s’exprime

Tchad : le PACT dénonce les ordonnances sur les partis politiques

Le mouvement citoyen trouve que cette série d’ordonnances est liberticides et anti-démocratiques.

 

Dans un communiqué publié il y a quelques jours, le Projet pour une Alternance Crédible au Tchad (PACT), « exprime son indignation absolue, suite à la révision de l’ordonnance N°27 du 28 juillet 1962 et l’adoption puis la signature de l’ordonnance N°20 portant charte des associations et partis politiques au Tchad, adopté le 31 mai 2018 et qui a été promulguée quelques jours seulement après, le 7 juin 2018 ».

Pour ce mouvement Le PACT, « ces ordonnances sont issues d’un forum illégitime et contesté par l’ensemble des acteurs de l’opposition et ceux de la société civile ».

Il demande donc tout le peuple tchadien à s’opposer à l’application de ces nouvelles mesures. « Le  PACT demande à la communauté africaine et internationale à sortir de son silence complice, son indifférence et sa complaisance vis-à-vis de ce régime pour ne pas cautionner davantage cette forfaiture, qui fragilise d’avantage le climat sociopolitique déjà délétère ». Cliquez ici pour lire l’intégralité du communiqué

Tchad : le 211e parti politique est créé

L’Union sacrée pour la République en abrégé USPR, c’est son nom. Il a été créé par le journaliste tchadien François Djékombé.

 

Le 27 aout 2018 est désormais une date importante pour François Djékombé. En effet, c’est ce jour que le communicateur a choisi pour lancer son parti politique : L’Union sacrée pour la République (USPR), l’a-t-il baptisé. C’était au cours d’un point de presse donné à la maison des médias de N’Djamena.

C’est depuis 2013 déjà que le journaliste avait l’intention de procéder à ce lancement. Mais du fait de certaines contraintes professionnels, les processus a du être stoppé. Ce n’est qu’en 2017 qu’il a remis la machine en marche. Et le 17 aout dernier l’USPR a reçu son droit d’exister.

La 211ème formation politique tchadienne possède des  membres dans les 12 provinces du territoire national. « Nous venons d’enregistrer d’autres membres dans les provinces du Borkou et du Lac. Les bureaux provinciaux de l’USPR seront installés dans les mois à venir et notre souci est de couvrir très rapidement toutes les 23 provinces du pays, déjà que nous couvrons plus de la moitié du pays » a expliqué le président du parti.

Selon François Djékombé la raison d’être principale de ce nouveau parti politique est « de parvenir à abréger la souffrance de nos concitoyens en disant halte, de manière démocratique et républicaine à cette dérive à la laquelle on assiste et qui laisse souvent pantois tout le monde. Nous venons avec un projet de société et un programme à soumettre au verdict du peuple tchadien. Il lui reviendra le moment venu, d’opérer son choix ou ses choix, en toute connaissance de cause ».

En effet, « personne n’est étranger à la situation chaotique et désastreuse que vit le peuple tchadien depuis plusieurs années. Cette situation, voulue, crée et entretenue par les libérateurs entre guillemets du 1er décembre 1990 obscurcit notre avenir et nous pousse dans notre dernier retranchement, d’où ce bonds politique que nous espérons salutaire pour notre survie et celle de nos enfants ».

Et contre cette situation l’USPR se présente comme étant « une force de critique, mais aussi une force de propositions ou de suggestions ». C’est d’ailleurs en ce sens que le nouveau parti appelle le gouvernement à « renouer le dialogue très rapidement avec les syndicats afin de sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé ».

L’Union sacrée pour la République est dirigé par un bureau exécutif national constitué  de neuf membres. Le siège provisoire du parti se situe au quartier Dembé 2, non loin de l’ancienne mairie du 7ème arrondissement de N’Djamena. Et dans quelques jours, François Djékombé et ses camarades comptent effectuer leur rentrée politique.