Tchad : les arabophones réclament des places dans les instances de prise de décision

Le président du Conseil militaire de transition et les cadres arabophones ont discuté des maux qui entravent l’épanouissement de la langue arabe au Tchad. C’était au cours de l’audience du 21 juin 2022.

Au nom des cadres arabophones présents à cette rencontre, Dr Abdelkader Abakar a énuméré au chef de la junte, quelques maux qui entravent l’épanouissement de la langue arabe et ses locuteurs. Il regrette que, l’arabe comme langue historique et culturelle soit moins valorisée et les arabophones sont sous-représentés dans les instances de prises de décisions. Ainsi, il plaide pour plus de représentativité des arabophones dans les instances nominatives et électives, leur participation au dialogue national à venir et l’intégration des jeunes arabophones à la fonction publique.

Tenant en compte les doléances, Mahamat Idriss Deby Itno, promet l’ouverture des sections Arabe à l’Ecole Nationale de Formation Judiciaire (ENFJ), à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et une faculté de médecine à l’Université Roi Fayçal.

Au sujet des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, le PCMT exhorte les arabophones à faire bloc contre les fakes news et à véhiculer des messages d’amour, de cohésion sociale, de paix sans lesquels aucun développement ne sera possible.

Tchad : les magistrats de retour sur les bancs

Ils prennent part depuis le 05 novembre à un atelier sur la vulgarisation de nouvelles dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale.

 

Un atelier organisé par l’Ecole nationale de formation judiciaire, de concert avec le Projet d’appui à la justice au Tchad (PRAJUST II), axé sur la vulgarisation de nouvelles dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale, s’est ouvert ce lundi 5 novembre à Bakara. L’atelier consacre des sessions de formation pour les magistrats.

Les travaux ont été ouverts par le ministre de la Justice, chargé des droits humains, M. Djimet Arabi. Selon Brahim Alkhali, directeur de l’ENFJ, l’objectif recherché est de renforcer les capacités des magistrats et éventuellement de permettre à ceux-ci de se spécialiser dans leur profession.

L’Ambassadeur, chef de Délégation de l’Union européenne au Tchad, Bertrand Soret a relevé « l’école nationale a un rôle primordial jouer pour contribuer à améliorer la qualité de la justice rendue et à rendre la justice fonctionnelle, indépendante, et impartiale ».

Pour sa part, le ministre de la Justice, DJimet Arabi, a déclaré que « l’atelier de vulgarisation des deux codes est une illustration de cette politique volontariste du gouvernement de la 4ème République ».