Tchad : dialogue national inclusif, des politico-militaires posent des conditions

Certains leaders de mouvements politico-militaires ont fixé des conditions préalables à leur participation au dialogue national inclusif. C’était à l’issue d’une rencontre avec le comité spécial chargé des négociations avec eux.

Du 22 au 23 octobre, une mission parti du Tchad a rencontré des responsables des politico-militaires à Paris. Les leaders des groupes armés ont fixé des conditions en vue d’un pré-dialogue. Pour ces factions rebelles, le dialogue doit obéir doit « obéir à des règles basées sur la sincérité et la confiance mutuelle ».

Les mouvements politico-militaires rencontrés sont entre autres, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), le Conseil national de la résistance pour la démocratie (CNRD), le Front de la nation pour la démocratie et la justice au Tchad (FNDJT) et l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD).

Le CCMSR et le FNDJT ont donné leur accord de principe en vue du pré-dialogue, qui se tiendra dans un pays tiers. Dans un communiqué, les deux mouvements ont précisé les conditions préalables. Le FNDJT a insisté sur la durée de la transition (18 mois). Il invite les autorités en place à tout mettre en œuvre pour une réussite du processus. Le CCMSR invite le CTS à une « attitude neutre et professionnelle ». Le mouvement entend observer le processus avec la plus grande vigilance.

Coopération : la Chine offre 180 millions de FCFA au Tchad pour le dialogue national

Dans le cadre des préparatifs du dialogue national inclusif en perspective, la Chine octroie 180 millions de FCFA au Tchad. L’enveloppe a été remise, le 26 octobre 2021, au ministre de la Réconciliation nationale.

La Chine décide d’aider le Tchad dans les préparatifs du dialogue national inclusif. C’est dans cette visée, qu’un apport financier de 180 millions de FCFA est apporté. L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Tchad, Li Jin Jin a remis le chèque à, Acheikh Ibni Oumar, ministre du Dialogue et de la Réconciliation nationale.

Pour le diplomate, « ce don, témoigne en action concrète notre soutien à la transition du Tchad ». C’est une aide du ministère chinois des Affaires.

Le ministre d’État au Dialogue et à la Réconciliation nationale, Acheikh Ibni Oumar, a salué le geste. C’est lui qui a signé l’acte de reception du don au nom du gouvernement du Tchad.

Par cet acte, la Chine est le premier pays à fournir un soutien financier à la transition au Tchad.

Tchad : le Comité d’organisation du dialogue national Inclusif démarre les consultations

Le Comité d’organisation du dialogue national Inclusif (CODNI) a présenté son chronogramme ce 4 octobre 2021. C’est en présence des ambassadeurs accrédités au Tchad et des partenaires

En vue du dialogue national Inclusif en perspective, les consultations ont démarré. Saleh Kebzabo, vice-président du CODNI donne des orientations . D’entrée de jeu, il a souhaité l’accompagnement des pays frères et amis et des organisations internationales. Saleh Kebzabo invite ces institutions à jouer leur partition dans le processus de transition.

Tchad : « Les préparatifs du dialogue national inclusif vont bon train », ministre au dialogue et à la réconciliation

« Le soutien des uns et des autres au processus de transition, dès les premiers instants de la disparition tragique du Maréchal Idriss Déby Itno et le resserrement des rapports entre les pays et organisation que vous représentez sont une assurance que votre soutien ne nous fera pas défaut ». déclare le vice-président du CODNI. Il assure que le CODNI s’efforcera de communiquer avec les partenaires, sous différentes formes sur l’évolution de ses activités, chaque fois que nécessaire.

« Cette consultation des forces vives est prévue dans la première quinzaine du mois d’octobre courant. Elle prendra en principe fin le 31 octobre 2021. L’une des principales tâches assignée au CODNI est l’organisation de la consultation des forces vives nationales, tant à l’intérieur du pays que celle de l’extérieur au sein de la diaspora tchadienne.

Tchad : dialogue nationale inclusif, Goukouni Weddaye appelle à un débat direct et sincère

A l’extérieur du pays, les consultations se dérouleront dans les représentations diplomatiques.  Des consultations se feront avec les forces vives, annonce Saleh Kebzabo. Ces travaux visent à créer les conditions nécessaires et appropriées à la tenue d’un dialogue national inclusif.

Tchad : dialogue nationale inclusif, Goukouni Weddaye appelle à un débat direct et sincère

Le Comité technique spécial relatif à la préparation pour la participation des politico-militaires au dialogue nationale inclusif a lancé ses activités. Le ton est donné par Goukouni Weddaye, président du Comité. C’est en sa qualité de président dudit comité qu’il s’exprime.

A travers le point de presse du 1er octobre 2021, Goukouni Weddaye a donné les détails sur la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif.  « L’histoire des grandes nations est souvent jalonnée par des grandes crises. » Notre pays n’a pas pu échapper à cette règle.

Il est temps pour nous de trouver par le dialogue la formule idoine pour que cesse à jamais la guerre et son corollaire de destruction. », Poursuit-il. Toutes les contradictions qui ont engendré des conflits violents à travers le monde, ont pris fin par le dialogue. Lequel a mis en exergue les différents protagonistes autour d’une table. Maintenant, il est temps pour le Tchad de trouver par le dialogue la formule idoine pour que cesse à jamais la guerre et son corollaire de destruction.

Le président du CTS, pense que la seule option pour relever les défis du développement socio-économique, est : « le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la paix ». Goukouni soutient que, cette option permettra de s’inscrire sur le chemin de la coexistence pacifique.

L’appel lancé par Goukouni Weddaye aux politico-militaires

« Je me permets de dire humblement et sincèrement à nos frères politico-militaires que le temps d’un dialogue est arrivé ». « Nous devons nous accepter mutuellement et chacun dans sa différence pour engager un débat franc et sincère sur l’avenir de notre pays. Le Tchad appartient à nous et personne ne doit se sentir exclu. », déclare-t-il.

Pour Goukouni Weddaye,« nous devons nous accepter mutuellement et chacun dans sa différence pour engager un débat franc, direct et sincère sur l’avenir de notre pays. Le Tchad appartient à nous tous et personne ne doit se sentir exclu ». Il souligne à cet effet que, la réussite d’un dialogue s’obtient grâce à la somme des compromis que nous avons mutuellement consentis.

Le Tchad en tant que nation a une obligation morale et éthique d’emprunter le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la paix pour consolider l’unité. Cette communication marque le début des activités du Comité nommé le 13 août 2021.

Tchad : Pahimi Padacké Albert pose les jalons du dialogue national inclusif

Le premier ministre de la transition, Pahimi Padacké Albert s’est adressé à la presse ce jeudi 09 septembre 2021. Il a présenté les grandes lignes en vue du dialogue national inclusif

Le Tchad est plongé dans un processus de reconstruction. Ceci depuis la mort de l’ancien président Idriss Deby. Et l’instauration du Conseil militaire de transition. Le dialogue, fait savoir le ministre, nécessite l’union de forces des différentes entités. Ce moment de rencontre permettra discuter sans complaisance des problèmes du pays et penser aux solutions. Cette grande messe se tiendra avant la fin de l’année en cours. Mesurant les enjeux de cette grand moment, le premier ministre de la transition a réuni la presse ce jour. A cet effet Pahimi Padacké Albert a apporté quelques précisions.

Il fait savoir  que : « que le gouvernement travaille sans relâche pour consolider les acquis »

Il a invité les tchadiens à l’effort collectif. Car, pour lui il n’y a pas d’autres alternatives. Le premier ministre a également évoqué les questions liées à la crise économique. Entre autres, l’impact de la chute du prix du baril du pétrole, les questions alimentaires et économiques. « Nous avons tenu grâce à chacun et grâce à tous, nous devons tous nous battre pour dessiner cet avenir de prospérité », lance le ministre.

« Les organes en prélude du dialogue ont été mis en place ». Il souhaite par ailleurs que toutes les parties s’accordent au-delà des divergences pour le dialogue en vue. Dès lors, il se félicite qu’une attention particulière a été accordée à la jeunesse.

Tchad : une vingtaine de chefs à D’jamena le dialogue national

Les leaders de l’UFR ayant accepté la main tendue du gouvernement de transition sont arrivés au Tchad le 24 août 2021, à l’effet de participer au dialogue national inclusif

 

Dans le cadre de la réconciliation nationale au Tchad, certains leaders des mouvements politico-militaires ont accepté la main tendue du Conseil militaire de transition et entendent participer au prochain dialogue national inclusif. C’est ainsi qu’une délégation des cadres de de l’Union des forces pour la résistance (UFR), pilotée par Timan Erdimi a de foulé le sol tchadien ce jour.

La délégation de l’UFR est conduite par le conseiller politique du mouvement, Mahamat Doki Warou. Approché par la FM Liberté il a laissé entendre que : « nous rentrons chez nous au Tchad parce que dernièrement, le président Mahamat Idriss Deby a encore réitéré son appel pour la paix donc la main tendue a été acceptée ». « Nous avons décidé de rentrer », note-t-il. L’UFR reconnait avoir accepté la main tendue du gouvernement de transition pour participer aux évènements relatifs à l’avenir du Tchad.

Etant donné que la confiance n’exclut pas la méfiance, Mahamat Doki Warou, laisse subtilement entendre qu’il pense que : « la garantie doit être réciproque entre le gouvernement qui va nous accueillir et nous ».

Tchad : les membres du Comité d’organisation du dialogue national ont été installés

Ce mercredi 18 août 2021, le premier ministre de la transition, Pahimi Padacké Albert a procédé à l’installation des membres du Comité d’organisation du dialogue national inclusif.

Un dialogue national inclusif est prévu au Tchad dans les prochains mois, en vue d’organiser l’élection présidentielle et les législatives. Les membres du Comité nommés à pour cette grande rencontre ont été installés ce jour par le premier ministre de transition. Les personnes désignées appartiennent à différentes formations politiques, également les acteurs des organisations de la société civile. C’est dans ce sens que le premier ministre note que c’est : « la méthode participative », qui a prévalu au moment de la nomination de ces membres.

Pahimi Padacké Albert exhorte les membres du Comité a dépassé leurs appartenances pour privilégier l’intérêt national : « Le peuple tchadien nous regarde et le monde nous regarde. Si votre choix a été impulsé par différentes sensibilités et corporations, c’est pour garantir l’exclusivité initiale de ce dialogue et mutualiser vos riches et diverses expériences. Mais pour l’intérêt de notre pays et de notre peuple, je vous invite à dépasser dans vos travaux les considérations partisanes pour regarder le Tchad et le Tchad seul ». Car pour lui, le gouvernement de transition n’exclut la participation de personne à ce rendez-vous historique. Il estime par ailleurs que le comité est : « équilibré et juste ».

« Nos compatriotes souhaitent mettre la main à cette pâte historique de notre pays », a déclaré le premier ministre de transition au cours de son allocation. « Nous avons volontairement choisi la méthode participative permettant à toutes les sensibilités et corporations de s’auto-désigner au sein du Comité d’organisation », conclut-il.

Tchad : le dialogue national inclusif sera ouvert à toutes les corporations

Dans son adresse à la nation, à l’occasion de la célébration des 61 ans d’accession du Tchad à l’indépendance, le président du Conseil militaire a laissé entendre que les politico-militaires seront présents au dialogue national inclusif qui se prépare

« Le dialogue franc et sincère appelé de tous nos vœux sera ouvert, de manière spécifique, aux mouvements politico-militaires compte tenu de la particularité des problématiques inhérentes », a déclaré le président du CMT. Pour Mahamat Idriss Deby, la contribution de toutes les filles et fils du pays est attendue car aucune compétence n’est de trop quand il s’agit de poser les balises de la refondation de la Nation. C’est dans cette optique qu’il invite les politico-militaires et : « toute la classe politique, la société civile et toutes les autres composantes sociales à une totale mobilisation patriotique, à la dimension de notre défi commun ».

Compte tenu de la particularité des problématiques inhérentes à cette préoccupation, le président du CMT indique que, ledit dialogue sera ouvert de manière spécifique aux : « politico-militaires », avec beaucoup de méthode, de soin et de rigueur. Un comité sera très rapidement mis en place à l’effet de définir les modalités pratiques et opérationnelles de leur participation à cette importante rencontre note le chef de la junte.

Ayant confirmé la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif, Mahamat Idriss Deby met en garde contre : « les pratiques mesquines, les calculs politiciens et les combats d’arrière-garde », qui ont déjà causé trop de préjudices au pays. C’est ce dialogue qui tracera les grandes lignes de l’organisation de l’élection présidentielle et des législatives.

 

Tchad : le gouvernement souhaite que toutes couches soient représentées au dialogue inclusif

Le premier ministre de transition, Albert Pahimi Padacké, a fait une déclaration le 13 juillet 2021, au sujet de la préparation et de l’organisation du dialogue national inclusif

 

Le chef du gouvernement a réuni certains leaders de partis politiques, de l’ancienne majorité et de l’opposition ; les représentants de syndicats et des organisations de la société civile dans le cadre de sa communication. Le dialogue national inclusif dont il est question permettra de refixer les bases des institutions et préparer l’organisation des prochaines échéances électorales.

Le premier ministre de transition admet que tous les tchadiens ne peuvent pas participer à cette grande messe. Toutefois, il a souhaité qu’au moins toutes les couches soient représentées : « Il est vrai que le comité d’organisation ne peut compter en son sein les 15 ou 16 millions de Tchadiens. Mais la volonté du gouvernement est que chaque tchadien et tchadienne s’y sente représenté et donc pleinement concerné par le dialogue national »

Il invite les représentants des différentes corporations à se rapprocher de l’autorité en charge de l’organisation dudit dialogue : « Le ministre d’État chargé de la Réconciliation nationale et du dialogue se tient à votre disposition pour recevoir les listes de vos représentants au sein du comité d’organisation du dialogue dans les quinze jours qui suivront cette communication »

Sans préciser la date exacte de l’organisation du dialogue, le premier ministre laisse entendre que : « notre deuxième chance, c’est que les Tchadiens de tous courants confondus soient spontanément et profondément convaincus aujourd’hui que le dialogue inclusif est la meilleure voie, plutôt la seule voie pour une conclusion heureuse »

Tchad : certains prisonniers seront amnistiés pour apporter leurs pierres au dialogue national

Le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Deby a instruit le ministre de la Justice, d’élaborer des textes visant à amnistier des tchadiens visés par la justice, afin qu’ils puissent prendre part au dialogue national inclusif et en vue d’une réconciliation nationale.

 

« Pour que tous les tchadiens qui ont été condamnés pour une raison ou une autre puissent venir participer à ce débat national pour la réconciliation, pour la paix, pour l’avenir de nos enfants (…) moi, en tant que ministre de la Justice, garde des sceaux, j’ai été instruit par le président du Conseil militaire de transition de préparer les textes nécessaires pour amnistier, gracier toutes les personnes qui ont été condamnées », a déclaré dimanche Mahamat Ahmad Alhabo, ministre de la Justice, dans un entretien à la Télévision nationale.

« Ce dossier, je l’ai en main, je l’ai préparé, je l’ai transmis au secrétariat général du gouvernement. Certains textes doivent être présentés en conseil des ministres, d’autres relèvent du pouvoir régalien du président de la République qui signe seul et qui amnistie les gens », a ajouté le ministre de la Justice.


Mahamat Ahmad Alhabo a insisté sur la nécessité que tous les tchadiens se retrouvent, de la même manière qu’en 1993 lors de la Conférence nationale souveraine, pour « poser les vrais problèmes » et « chercher les bonnes solutions ». Selon le ministre, « il y a des tchadiens qui sont en guerre, armés et qui veulent en découdre. Le président de la République d’un pays a été tué. C’est quelque chose d’inédit. je n’ai jamais entendu dans l’histoire qu’un président de la République a été tué par des rebelles. C’est grave ça ».

« Il est temps que les tchadiens se civilisent »

« Depuis la mort du président Deby, nous sommes dans une phase de transition. Un des objectifs majeurs c’est l’organisation d’un dialogue national inclusif qui doit réunir tous les protagonistes tchadiens. Je pense, de mon point de vue, qu’il est temps que les tchadiens se civilisent un peu comme les autres peuples, qu’ils règlent leurs problèmes en s’asseyant autour d’une table et en discutant. Ce n’est pas parce que tu n’est pas d’accord que tu prend une arme et tu vas faire la rébellion », a estimé Mahamat Ahmad Alhabo.

Il a relevé que le Tchad fait partie des pays au monde où il n’y a jamais eu une passation démocratique entre un président sortant et entrant, élu démocratiquement. « On a 60 ans d’indépendance mais on n’est pas arrivé une seule fois. Celui-là a été chassé, celui-là tué, et ainsi de suite ».

Et d’ajouter : « on va faire le design nécessaire pour un Tchad civilisé, apaisé, paisible dans lequel on va consacrer toutes nos forces pour lutter contre un ennemi beaucoup plus important, mortel, c’est la pauvreté. C’est le vrai ennemi des tchadiens. La pauvreté, la misère. Aujourd’hui, il y a des tchadiens qui ne mangent pas plus d’une fois. Peut-être par jour un repas ».