Tchad-nécrologie : le général Mahamat Ahmat Fadoul est mort

Selon Alwihda Info, général de corps aérien Mahamat Ahmat Fadoul n’est plus.

« J’ai appris ce matin avec une grande tristesse, le décès du Général Mahamat Ahmat Fadoul, il fut un aîné affable et serviable ayant consacré sa vie au service de la nation », a déclaré le président de transition Mahamat Idriss Deby.

Le général de corps aérien Mahamat Ahmat Fadoul Kouyou est décédé ce 11 janvier 2023 à N’Djamena des suites d’une maladie. Il a notamment été l’ancien pilote d’avion du Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno.

« En cette pénible circonstance, je présente mes sincères condoléances aux membres de sa famille, ainsi qu’à ses proches, amis et frères d’armes qui perdent en lui une icône de l’armée de l’air. Paix à son âme », a ajouté le président.

Le 18 février 2021, l’officier général avait été élevé au rang et appellation de général de corps aérien par le défunt président Idriss Deby Itno.

Le Tchad perd le général Routouang Yoma Golom

Un monument du Tchad vient de s’en aller. Le général Routouang Yoma Golom a tiré sa révérence dans la matinée du 22 janvier 2021. Il aurait succombé à la maladie.

Baobab dans la province du Mayo Kebbi Est dont il est originaire, l’officier supérieur, Routouang Yoma Golom a su mettre son savoir-faire au sein de l’administration et de l’armée tchadienne. Il a occupé plusieurs postes de responsabilités dans le gouvernement, au parlement et dans l’armée. Il est reconnu pour son ouverture à la jeunesse et grand conseiller de la jeunesse. Il est député à l’Assemblée nationale depuis 2011.

Le général Routouang Yoma Golom est membre du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir. Sous l’ancien régime, il a été ministre de la justice, garde des sceaux. En 2002, il a été nommé ministre de l’agriculture par l’actuel chef d’Etat, Idriss Deby Itno. Un an plus tard, il est envoyé au ministère des Postes et télécommunications. En 2004, Idriss Deby le déplace pour le ministère de l’administration territorial, ensuite au ministère du commerce et de l’industrie. Le dernier département ministériel qu’il a géré est celui de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’intérieur en 2006.

Le député MPS pour la province du Mayo Kebbi Est a présidé la commission parlementaire Défense et Sécurité ; la commission Politique Générale, Institutions, Lois, Affaires Administratives et Judiciaires. Il a été membre du de la commission spéciale chargée de l’examen du projet de Loi constitutionnelle

Il est le père de l’actuel ministre de la jeunesse et des sports, Routouang Mohamed Christian.

« J’ai appris avec tristesse le décès du député Routouang Yoma Golom. Notre pays perd un de ses dignes fils, un officier général de grande valeur, un administrateur rompu et un sage à l’expérience éprouvée. J’adresse mes condoléances émues à sa famille et à tous ses proches », tel est l’hommage rendu par le Maréchal du Tchad au général.

Tchad : le ministère de la santé organise un plan de riposte contre les décès maternels et périnatals

Un atelier de renforcement de capacités en faveur des agents de santé de N’Djamena, du Ouaddaï et du Logone Occidental s’est ouvert le 24 août 2020 à N’Djamena, avec pour objectif de trouver des solutions pour faire mettre fin aux décès maternels et périnatals.

La surveillance des décès maternels périnatals et riposte est une stratégie qui allie la notification de tous les décès maternels et périnatals, la systématisation des revues de tous ces décès pour en dégager les causes et surtout les facteurs ayant contribué à ces décès et enfin la riposte qui consiste à dresser ces facteurs pour éviter que d’autres décès ne surviennent.

Depuis 2010, le Tchad a adhéré à cette stratégie et avec ses partenaires techniques et financiers a pris de nombreuses initiatives.

L’objectif de cet atelier est de renforcer les compétences des équipes des hôpitaux des provinces de Ndjamena, de Ouaddaï, et du Logone occidental en relisant les revues des décès maternels et périnatals. Il sera aussi question d’identifier les causes principales des facteurs et réalisés un plan de riposte, faire le suivi de la mise en œuvre du plan de résolution des problèmes et enfin élaborer les rapports des revues des décès maternels au Tchad.

Le représentant intérimaire de Fonds des Nations Unies pour la population Dr Ndjiki Rostand a relevé que ces assises permettront de renforcement les capacités des professionnels de la santé. Il a rassuré de la disponibilité de son institution à accompagner le Tchad à lutter contre la mortalité maternelle et néonatale afin de réduire le taux des décès.

Au Tchad, le taux de la mortalité maternelle demeure à un niveau encore élevé 860 décès pour 100 000 naissances vivantes.

La mortalité néonatale à 39% et la mortalité infantile à 72% a fait remarquer le Directeur General Adjoint du ministère de la santé publique et de la solidarité nationale Dr Mahamat Hamit Ahmat. Pour lui, la plupart de ces décès peuvent être évité même quand les ressources sont limitées. Dr Mahamat Hamit Ahmat demande aux participants de suivre la formation avec plus d’attention et d’être participatifs afin de bénéficier des connaissances qui leur seront transmises.

Cette formation est organisée par le ministère de la santé publique et de la solidarité nationale avec l’appui financier des partenaires techniques et financiers.

Source: Ministère de la santé publique et de la solidarité nationale

 

Tchad-covid-19 : onze nouveaux cas et un décès ont été confirmés

Le ministère de la santé publique au cours de sa communication sur la situation épidémiologique ce 28 mai annonce 11 nouveaux cas de contamination et 1 décès

La situation épidémiologique de la covid-19 de ce jeudi 28 mai se comporte comme suit, sur 213 échantillons analysés 11 nouveaux cas positifs au covid-19 ont été confirmés, 54 cas de guérisons et 248 malades sous traitement. L’annonce est portée dans un communiqué signé par le ministre de la santé publique Mahamoud Youssouf Khayal

Le nombre total depuis le 19 mars 2020 est 726 contaminés dont 65 décès. Onze provinces sont touchées. Notamment N’Djamena, Batha, le Logone occidental, le Logone oriental, le Kanem, le Lac, le Mayo Kebi Est, le Moyen Chari, le Ouadaï et le Wadi Fira

 

Coronavirus : le Tchad dépasse le cap des 500 cas

La république du Tchad a enregistré 29 nouveaux cas de coronavirus ce dimanche 17 mai 2020, portant le nombre des cas à 500.

Les cas de contaminations de coronavirus grimpent considérablement au Tchad. Ce dimanche 17 mai, 29 nouveaux cas ont été confirmés ainsi que 3 nouveaux décès et 53 guéris. Le ministre tchadien de la Santé publique, Mahmoud Youssouf Khayal l’a annoncé dans un communiqué.

Le même communiqué du ministre précise que six patients ont été guéris, portant à 117 le nombre total de guérisons, tandis que 333 malades sont sous traitement dans les hôpitaux du pays.

Rappelons que le Tchad a signalé son premier cas de COVID-19 le 19 mars dans la capitale N’Djamena. En près de deux mois, la pandémie a gagné dix provinces sur les 23 du pays.

N’Djaména-coronavirus : la hausse des cas de décès inquiète

A N’Djaména, les cas de morts se multiplient. Chaque jour, des dizaines de familles sont surprises par la disparition brusque d’un proche. Des nouvelles de décès envahissent les réseaux sociaux.

« Il était malade ?» « Non, il a eu un petit malaise et a rendu l’âme ». Ce sont là généralement les échanges entre les familles endeuillées et les autres. Chaque jour, presque dans chaque quartier de la capitale, au moins un mort est enregistré depuis plus d’une semaine. Selon le constat, Beaucoup de ceux qui décèdent sont âgées entre 45 et 70 ans. Certains d’entre eux souffraient déjà soit de l’hypertension soit du diabète.

Un fossoyeur à Lamadji rapporte que rien que pour la journée du jeudi 7 mai 2020, de 7h à 13h, 87 personnes ont été inhumées dans ce cimetière. Trop de mystère autour de ces morts à tel point que cela soulève beaucoup d’interrogations. Est-ce c’est le ramadan qui affaiblit les diabétiques ? Une épidémie inconnue se cacherait-elle derrière ces morts massives ? Ou bien le Covid-19 a pris une autre forme au Tchad ? Qui est ce tueur silencieux ?

En tout cas, la panique gagne du terrain. L’attention des autorités sanitaires est plus focalisée sur la lutte contre le coronavirus que sur ces morts mystérieuses. La seule réponse donnée par les spécialistes de la santé, est qu’habituellement, en période de canicule le taux de mortalité est trop élevé au pays.

Comparaison n’est pas raison dit-on, au même moment qu’à N’Djaména, les familles comptent leurs morts, au nord du Nigeria, notamment à Kano et Jigawa, l’on observe ces morts mystérieuses. La plupart des victimes sont aussi âgées entre 60 et 80 ans.

Une enquête est ouverte dans ces deux grandes villes du Nigeria, mais déjà les autorités sanitaires émettent une hypothèse : le nouveau coronavirus est la cause des dizaines de morts mystérieuses enregistrées. Si c’est le cas au Tchad, les autorités doivent ouvrir une enquête pour déterminer les causes exactes de ces morts massives.

Tchad-Covid-19 : deux décès enregistrés

Le ministère de la Santé publique informe qu’en date du 28 avril 2020, la situation liée à la pandémie de coronavirus au Tchad se présente comme suit :

30 échantillons analysés ;

6 nouvaux cas confirmés ;

31 malades sous traitement ;

19 patients guéris ;

2 cas de décès.

Les patients sont pris en charge à l’hôpital régional de Farcha.

Depuis le 19 mars 2020, pour l’ensemble du pays, il a été enregistré 52 cas de Covid-19 dont 43 de sexe masculin et 9 de sexe féminin.

Le ministère de la Santé publique rappelle une fois de plus au respect strict des mesures barrières et informe la population que la continuité des soins est assurée dans tous les hôpitaux malgré l’instauration du couvre-feu.

Covid 19 : 6 décès dans la communauté tchadienne de France

L’ambassade du Tchad à Paris vient de rendre public ce mercredi 8 avril, la nouvelle du décès d’un citoyen tchadien, mort de suites du Covid-19, survenu en France où le taux de personnes infectées est important.

C’est le 6e décès, officiellement annoncé par l’Ambassade, depuis le mois de mars. Cette fois-ci « il s’agit du décès de Eddi Damadji (72 ans), survenu le 26 mars 2020, de suite du Coronavirus à l’hôpital Bichât de Paris. Le nombre de décès causés par la maladie s’élève donc à six personnes parmi nos compatriotes. » A précisé l’ambassade sur sa page Facebook.

Durant cette pandémie du Covid-19, l’Ambassade du Tchad conseille aux ressortissants tchadiens de pratiquer les « Gestes Barrières », pour préserver leurs santés et celle de leur entourage en s’informant.

Nécrologie : Adoudou Artine s’en allé

L’homme d’affaire et politique tchadien est décédé hier 7 juin des suites d’une courte maladie à N’Djamena.  

 

Le patriarche Adoudou Adil Artine, s’est éteint hier à N’Djaména, à l’âge de 85 ans de suite d’une courte maladie. Il a été inhumé ce matin au cimetière de Lamadji à la sortie nord de la capitale. Des proches parents, amis, connaissances autres ont tenu à rendre un dernier hommage à l’homme d’affaire et homme politique. C’est un cortège impressionnant qui a accompagné le «vieux Adoudou» à sa dernière demeure. À la place mortuaire à son domicile au quartier Béguinage c’est une marée humaine qui se bouscule, pour le dernier hommage et la prière de circonstance. Malgré la tristesse et le choc de sa disparition, il ressort des différents témoignages que Adoudou Adil Artine est un homme qui a marqué l’histoire du Tchad, d’abord en tant qu’opérateur économique, commis de l’État et homme politique.

Né le 13 septembre 1933, à Ati, dans le Batha, Adoudou Artine fut l’un des premiers hommes d’affaires du Tchad. Après son Certificat d’Études Primaires Elémentaires (CEPE) colonial obtenu à Ati, il a continué ses études à l’école supérieure de Bongor. Adoudou quitte l’école en classe de 5e. De là il intègre l’armée, puis se lance en affaire. Il a été, durant son parcours été entre autres, le président d’organisation des festivités de l’indépendance du Tchad, en 1960, ambassadeur de la République du Tchad au Soudan en 1968, député sous le régime d’Hissein Habré et sous Idriss Déby Itno, maire de la Capitale en 2006.

Adoudou Adil Artine est l’auteur du livre «Ma vérité sur le Tchad». Dans cet ouvrage, il raconte l’histoire sociopolitique qu’a vécue le Tchad à travers ses propres expériences. Il est marié et père de dix (10) enfants, qui pour la plupart lui emboitent le pas. La rédaction joint sa voix à celle de tous les Tchadiens pour présenter ses condoléances à la famille éplorée.