Tchad : la CTDDH dénonce l’implication des autorités dans le déclenchement de certains conflits

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme (CTDDH) accuse le gouvernement de rester laxiste face à l’implication des forces de l’ordre dans  certains conflits intercommunautaires.

Dans un communiqué de presse rendu public le 15 août 2021, Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme a condamné  avec la dernière énergie le Conflit intercommunautaire sanglant qui a eu lieu le 07 et 08 Aout 2021 dans le village Kharadja département de Moyto dans la Province de Hadjer Lamis.

« Une fois de plus, des familles tchadiennes sont endeuillées par un conflit intercommunautaire qui a fait 23 morts et une vingtaine de blessés et dont le déroulement met clairement en évidence l’implication d’une haute autorité », s’indigne le secrétaire général de la CTDDH, Ibrahim Mahamat Ibrahim. Deux agents de forces de l’ordre reconnus comme acteur du conflit ont été arrêtés et mis en garde à vue.

La CTDDH dénonce également : « le laxisme complice du gouvernement et des autorités locales alors que le conflit était sous-jacent ». Pour la convention, le gouvernement est responsable de ce bain de sang inadmissible.

Tchad : le ministre de la sécurité se rend dans le Salamat pour calmer les tensions intercommunautaires

Le ministre de la Sécurité publique et de l’immigration, général Abakar Souleyman Adam s’est urgemment rendu dans la province du Salamat, suite aux violences intercommunautaires des  14 et 15 avril 2021

Le membre du gouvernement est accompagné d’une forte délégation. Il a rencontré les forces vives de la sous-préfecture Mouraye, circonscription de la province du Salamat dans laquelle ont eu lieu les affrontassions.

D’après le rapport des témoins, une centaine de personnes ont perdu la vie dans les villages touchés. Notamment Sihep et Ambarit, une soixantaine de blessés a également été enregistré. Plusieurs secteurs de la localité ont été consumés.

Le ministre de la sécurité publique et de l’immigration a instruit aux autorités de la place d’identifier et de retrouver les commanditaires des violences dans un bref délai. Afin que ces derniers soient remis à la justice. Il a également exhorté les populations à enterrer la hache de guerre pour faire place à la paix.

Le général Abakar Souleyman Adam a demandé de renforcer la sécurité dans la zone de conflit. Il est à noter que c’est la énième fois que les conflits intercommunautaires engendrent des lourds dégâts matériels et humains dans cette province.

Tchad : les conflits intercommunautaires préoccupe la CTDDH

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH ) se dit profondément atterrée par les conflits intercommunautaires récurrents dans la province du Salamat

Dans un communiqué de la CTDDH, reçu par journaldutchad.com ce 16 avril 2021 déplore les massacres de plus d’une dizaine d’hommes survenus en février dernier entre les communautés habitants la zone. Ceci depuis la mort suspecte d’un jeune homme de 21 ans a provoqué des batailles rangées entre les communautés arabes d’un côté et celle des Dagal et kibet de l’autre.

Ces affrontements ont déjà occasionné une centaine de morts dans les villages Sihep et d’Ambarit, à 45 kilomètres d’Am Timan ; note la CTDDH. La convention regrette que : « Ces agissements machiavéliques entrent en droite ligne dans la polique de divisions tout azimut des populations pratiquée par Idriss DÉBY. »

Pour le comité exécutif de cette organisation : « Ces actes odieux permettent de drainer les attentions vers ces confits artificiellement fabriqués par le pouvoir en vue de faire oublier la mauvaise gouvernance chronique connue par tous ». La CTDDH déclare qu’Il, est difficilement concevable que des forces armées promptes à réprimer toute action légale et citoyenne soient : « étrangement absentes quand il s’agit de s’interposer entre des communautés en belligérance ayant entraîné autant de morts ».

Conflits intercommunautaires : Idriss Deby décrète l’Etat d’urgence dans trois provinces

Cette décision du président de la république tchadienne arrive suite aux conflits intercommunautaires qui se multiplient dans l’est du pays.

Depuis près de trois mois, les provinces d’Ouaddaï, de Sila et de Tibesti à l’est du Tchad, sont le théâtre des affrontements de plusieurs communautés. Cette crise aurait occasionné la mort de plus de 50 personnes et fait une cinquantaine de blessés.

Le président Idriss Deby Itno est allé toucher du doigt les réalités de la situation. Cette descente sur le terrain du chef de l’Etat a bel et bien porté des fruits. Pour arriver à bout de cette confrontation à l’est du pays, le gouvernement tchadien a décrété l’état d’urgence de 21 jours dans ces zones touchées.

Idriss Deby Itno a déclaré que « si désormais deux tribus se font la guerre, l’armée va intervenir dans l’impartialité ».