Tchad: la paix sociale menacé dans le département de Fitri

Le porte-parole du canton Djourdjoura au Lac Fitri a tenu un point de presse hier 8 juillet, afin d’informer l’opinion public sur la situation qui prévaut actuellement dans cette localité.

 

Abdelmoutalib Darri a tenu un point de presse au Centre Culturel Almouna. Il était question pour le porte-parole du canton Djourdjoura de tirer la sonnette d’alarme sur « ce qui se passe » dans le département de Fitri.

Ce point de presse vise à dénoncer les nominations de cinq chefs de canton intervenues le 30 avril 2018. Ces nominations n’auraient pas respecté les termes du message 025/PR/MAT/SGAT/DI/2016 du 13 juin 2016 délivré les hautes autorités. Ainsi, les nominations n’ont été faites, ni en accord avec le Sultan de Fitri, ni avec la population et ni avec les chefs des villages qui n’ont pas été consultés, d’après le canton Djourdjoura.

Abdelmoutalib Darri indique que ces nominations ont provoquées la réaction de la population, comme l’explique les évènements du 14 mai 2018 au village Rignegné du canton Djourdjoura qui ont causé la mort d’une personne et fait plusieurs blessés. Ces violences ont été suivies d’une vive protestation de la population d’Amdjamena Bilala, entrainant l’arrestation arbitraire de plusieurs personnes.

Par ailleurs, il souligne que ces évènements malheureux sont l’œuvre d’un groupuscule malintentionné voulant une fois de plus verser le sang dans le département de Fitri, aux fins de compromettre la bonne cohabitation pacifique entre la population de Fitri. Il a ajouté que la population de Fitri rejette en bloc ces nominations pour les raisons précitées.

La population du Fitri réitère son soutien au président, Idriss Deby Itno pour son « initiative éclairée pour la création des cantons dans le département de Fitri ». Cette communication a été faite en présence du représentant du Canton Manga Fitri et Djourdjoura, Khalifa Mahamat, ainsi que d’autres ressortissants de la communauté de Boulala de Fitri résidants à N’Djamena.