Tchad : 29 présumés malfrats et des pièces à conviction présentés par la gendarmerie nationale

Ils ont été présentés ce 24 juillet à la gendarmerie de Klessoum par le porte-parole de la gendarmerie, Abakar Abdramane Haggar. Les armes et matériels à conviction ont également été présentés

Parmi ces prétendus malfrats, ont été présentés deux hommes suspectés d’être de mèche avec les rebelles. Les informations approfondies sur ces derniers ne sont pas encore connues. Le porte-parole de la gendarmerie a également présenté, 2 présumés braqueurs qui avaient pour proie un conducteur de motos-taxis au quartier de Gassi, dans le 7ème arrondissement, 2 malfrats déguisés en policiers sur en pleine manœuvre contre des citoyens à la sortie nord de N’Djamena ont également été capturés. 2 autres ont été arrêtés vers Gaoui, ils étaient vêtus des tenues de l’armée et possédait une moto.

Des dealers qui vendent du cannabis en détail. Un trafiquant de faux billets et un homosexuel font également partis des présumés malfrats.

Les armes, des sacs contenant des boissons frelatés, un carton de tramadol, 29 plaquettes de drogues, six motos et des faux billets de banque saisis chez ces derniers ont été présenté à la gendarmerie.

C’est la énième fois que des matériels de ce genre sont présentés.

Tchad : les forces de l’ordre et de sécurité arrêtent des trafiquants d’armes

C’était au cours d’une opération lancée par les forces de défense et de sécurité le 24 mai, 5 présumés malfrats ont été appréhendés dans le Logone oriental, ils détenaient des armes de pointe et de munitions

L’opération s’est déroulée à Mbitoye, localité située à la frontière entre le Tchad et la RCA dans le département de Mont de Lam, province du Logone oriental.  Le gouverneur de la circonscription administrative, Moussa Haroun Tirgo a présenté ces derniers à la presse ce 25 mai 2020.

Le gouverneur a expliqué au cours de la cérémonie de présentation de ces malfrats, que c’est suite à un constat inhabituel dans la circonscription que les autorités ont décidé de lancer l’opération. C’est alors que les forces mixtes installées à la frontière ont lancé une embuscade et traqués les présumés malfrats. Ils étaient à bord de quatre motos, trois ont pu s’échapper et une a été appréhendée. Au total treize armes lourdes et des munitions ont été récupérées, le reste de la cargaison a été emporté par ceux qui se sont échappés en direction de la République centrafricaine. Cette information a été confirmée par le numéro 1 de la province.

Moussa Haroun Tirgo s’offusque : « le moment où le président de la république, chef de l’Etat est en train de faire face avec Boko Haram et le coronavirus, malheureusement à notre grande surprise, des individus mal intentionnés aux ambitions obscures poignardent le pays dans le dos ».  Le patron de la province a précisé que les recherches se poursuivent pour débusquer ceux qui se sont enfuient et leurs potentiels complices.

Il invite par les autorités administratives et sécuritaires à plus de vigilance.

Miski : les membres du comité d’autodéfense déposent les armes

Un accord a été signé entre le comité d’autodéfense de Miski et les autorités militaires de l’armée tchadienne, pour un retour de paix.

Les prochains jours s’annoncent lumineux pour les habitants de la province de Tibesti. Le comité d’autodéfense de Miski a rendu les armes ce lundi 12 novembre 2019. Le département d’Emi Koussi va respirer un air de paix après plusieurs mois de vécus quotidiens sous des coups de feu et bombardements.

La signature d’un accord a mis fin à plusieurs mois d’hostilités entre les deux forces en présence. Cet accord permettra aussi au gouvernement de revoir l’organiser de l’exploitation des ressources minières qui se trouve dans cette province.

Les enfants du Tibesti vont pouvoir retrouver le chemin de l’école, les hôpitaux peuvent rouvrirent. Il ne reste que l’Etat d’urgence qui arrive bientôt à terme. Une mise en garde est tout de même de mise.

 

Kharma : les habitants déposent les armes

Suite à l’appel des autorités, la population du village Karhma ont rendu vendredi 13 septembre 2019, 11 armes à feu au sultan du Dar Ouaddaï.

Situé à une soixantaine de kilomètres au Sud d’Abéché, le village Karhma fait partie des zones touchées par les violences intercommunautaires. Après l’Etat d’urgence décrété par le Président de la République, Idriss Dedy, et l’appel lancé de « déposer les armes » par les autorités, les populations ont décidé de déposer les armes. C’est vendredi 13 septembre, que les civils ont remis 11 armes à feu au sultan du Dar Ouaddaï, Chérif Abdelhadi Mahdi.

« Nous avons remis ces armes de notre plein gré pour contribuer à la stabilité et à la quiétude dans notre pays », a indiqué le chef du village Kharma, Mahamat Ali Senoussi.

Le chef de canton Marfa, Abdaldjalil Tahir Abdaldjalil a assuré qu’il poursuivra son travail de sensibilisation jusqu’à ce que tous ceux qui détiennent les armes puissent les rendre aux autorités compétentes.

Tchad-Israel : Idriss Deby conditionne le renoue diplomatique à la vente d’armes

Selon certaines sources, lors de la rencontre entre les dirigeants des deux pays, le Président tchadien a posé ses conditions. Et celles-ci portaient sur l’acquisition d’armement et la coopération sécuritaire.

 

Au cours de sa visite en Israël, le président tchadien a soumis une longue liste de demande à l’Etat hébreu, qui est très disposé à rétablir des liens diplomatiques avec la nation majoritairement musulmane, a indiqué lune chaine de télévision israélienne mercredi.

Le reportage cite des responsables des Affaires étrangères et indique que les demandes du dirigeant tchadien Idriss Déby portaient essentiellement sur l’acquisition d’armement et la coopération sécuritaire.

Le reportage indique que la liste était « très longue » et « préoccupait les personnes qui l’ont consultée ».

Il souligne que Déby et son entourage étaient « très agressifs » quant à leurs demandes et a suggéré qu’ils pourraient conditionner la reprise des relations diplomatiques – rompues en 1972 – à la réponse israélienne.

Les responsables auraient déclaré que Netanyahu et son  conseiller à la sécurité nationale n’ont pas encore répondu à ces demandes, et qu’elles seront abordées lors de délibérations internes et dans des négociations au Tchad dans les semaines à venir, lors de la visite de Netanyahu.

La chef du parti Meretz Tamar Zandberg a appelé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu à révéler si la rencontre avec le président tchadien Idriss Déby en Israël portera sur des négociations sur la vente d’armées israéliennes au pays africain.

« Nous craignons que cette visite serve à des négociations sur des ventes d’armes secrètes, et qu’Israël vende des armes qui seront utilisées pour persécuter des opposants politiques, des militants des droits de l’Homme et des journalistes », a déclaré Zandberg dans un communiqué.

Le président Idriss Déby Itno est arrivé en Israël dimanche pour la première visite d’un chef d’Etat tchadien dans ce pays, après plus de quatre décennies de rupture des relations diplomatiques.

Le Tchad est l’un des Etats africains engagés dans la lutte contre Boko Haram et l’organisation jihadiste Etat islamique en Afrique de l’ouest. A ce titre, il a reçu des Etats-Unis il y a quelques semaines des véhicules et navires militaires d’une valeur de 1,3 million de dollars (1,15 million d’euros).

Pour faire face à des rébellions dans le nord et l’est du pays, l’armée tchadienne et l’Agence nationale du renseignement se sont équipées de matériels militaires israéliens, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources sécuritaires tchadiennes.

Un Belge condamné pour avoir vendu illicitement des armes au Tchad

Il s’agit du marchand d’arme Jacques Monsieur. Il a été condamné le 19 octobre dernier par la cour d’appel de Bruxelle pour avoir vendu des armes à plusieurs pays dont le Tchad.

 

La cour d’appel de Bruxelles a condamné, vendredi, Jacques Monsieur à quatre ans de prison ferme et à 1,2 million d’euros d’amende pour une dizaine de ventes illicites d’armes et de matériel de guerre, entre 2006 et 2009. Il a été reconnu coupable d’avoir servi d’intermédiaire dans des ventes de fusils d’assaut, de cartouches, d’avions de chasse ou encore de chars à destination notamment du Tchad, de l’Iran, de l’Indonésie et de la Mauritanie.

Il avait soutenu avoir cessé ses activités de marchand d’armes depuis le début des années 2000 mais disait avoir néanmoins été recontacté par d’anciennes connaissances du milieu.

«Le prévenu manque de toute crédibilité lorsqu’il affirme n’être qu’un intervenant ponctuel, sollicité en raison de son carnet d’adresses», a établi la cour. «Il s’est installé dans la délinquance nonobstant les avertissements sérieux que la justice lui adressa», a-t-elle poursuivi, rappelant que Jacques Monsieur était en état de récidive légale.

«Mépris»

«Alors qu’il fut libéré sous conditions par le tribunal de Grande instance de Bourges, le 13 juillet 2005, dont celle de s’abstenir de ‘recevoir, de rencontrer, d’entrer en relation de quelque façon que ce soit, notamment avec U.-B., D. et I. (anciens contacts de Jacques Monsieur dans le cadre de ventes d’armes)’, le prévenu n’en eût cure puisqu’il multiplia les contacts avec ces personnes à peine quelques mois plus tard, manifestant de la sorte le mépris qu’il a, nonobstant un discours policé, pour les décisions de justice », a souligné la cour.

Jacques Monsieur, un fils de notaire du Brabant flamand (une province belge), âgé de 64 ans, était prévenu pour avoir vendu des armes à destination de pays comme le Tchad, l’Iran, l’Indonésie, la Mauritanie, le Pakistan et la Guinée-Bissau, sans en avoir l’autorisation.

Il est question de la vente de milliers de fusils d’assaut, de millions de cartouches mais aussi d’avions de chasse, de chars d’assaut et d’hélicoptères.

Jacques Monsieur avait affirmé qu’il ne vendait plus d’armes depuis le début des années 2000, mais qu’il avait ensuite encore été régulièrement contacté par d’anciennes connaissances du milieu et qu’il avait accepté de les aider occasionnellement.

Geôles iraniennes, prison américaine

Par ailleurs, selon ses avocats, son activité de marchand d’armes était une couverture pour ses missions au bénéfice des services de renseignements américains. «Il a néanmoins fait des erreurs. Il ne s’est pas contenté d’être un espion. Il y a eu des ventes qui ont été opérées par lui. Mais après avoir passé deux années horribles dans les geôles iraniennes, puis condamné à nouveau par les États-Unis, il est revenu en Belgique depuis 2011 pour avoir une vie calme», avait assuré Me Daniel Spreutels.

Surnommé «the fox» ou «le maréchal», Jacques Monsieur avait déjà été condamné aux États-Unis en 2010 dans un dossier lié à l’affaire Iran-Contra, qui concernait la vente illicite d’armes iraniennes à des groupes rebelles.

Son nom avait aussi été cité dans l’affaire Elf-Aquitaine. Il avait été soupçonné d’avoir livré, au nom de la compagnie pétrolière française Elf, des armes à Pascal Lissouba, alors président du Congo-Brazzaville, fin des années 1990, lors de la guerre civile congolaise.