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Sahel : l’ONU préoccupé par la situation humanitaire

Selon l’organisation, les pays de cette partie du monde traversent actuellement la plus grosse crise humanitaire depuis 2012.

Le chef de l’humanitaire de l’ONU, Mark Lowcock, s’est déclaré de plus en plus préoccupé par la situation au Sahel, où près de 6 millions de personnes au Burkina Faso, au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal luttent pour subvenir à leurs besoins alimentaires quotidiens et où la malnutrition sévère menace la vie de 1,6 million d’enfants.

Il s’agit de la crise la plus grave que connaît la région depuis celle de 2012, et les mois les plus critiques sont encore à venir.

« Les gouvernements de la région ont réussi à surmonter la crise il y a six ans. Je suis encouragé par les efforts déployés par les partenaires régionaux pour intensifier leurs opérations à la suite des signes avant-coureurs. Mais la détérioration rapide de ces derniers mois révèle un besoin urgent d’un plus grand soutien des bailleurs de fonds », a dit Mark Lowcock, qui est le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, dans une déclaration à la presse publiée mardi.


Il a rappelé que la crise a été déclenchée par des précipitations rares et irrégulières en 2017, entraînant des pénuries d’eau, de cultures et de pâturages et des pertes de bétail. Les éleveurs ont dû entreprendre le mouvement saisonnier du bétail quatre mois plus tôt et beaucoup plus loin que d’habitude. Cela a également augmenté la probabilité de conflit avec les communautés paysannes en matière de ressources, d’eau et de terres.

Dans ce contexte, la sécurité alimentaire dans la région s’est détériorée. Les stocks alimentaires sont déjà épuisés pour des millions de personnes. Les familles réduisent les repas, retirent les enfants de l’école et renoncent à des traitements médicaux pour économiser de l’argent pour la nourriture. Les taux de malnutrition aiguë sévère dans les six pays ont augmenté de 50% depuis l’année dernière. Un enfant âgé de moins de cinq ans sur six a maintenant besoin d’un traitement urgent pour survivre.

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