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RDCongo: le chef de la rébellion rwandaise FDLR tué par l’armée

Le chef suprême de la rebellion hutu rwandaise FDLR, installée depuis 25 ans dans l’est de la RD Congo au grand dam de Kigali, a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé l’armée congolaise.

Visé depuis juillet 2012 par un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), Sylvestre Mudacumura a été tué par l’armée congolaise à quelque 60 km de Goma. Il était poursuivi pour crimes de guerres commis dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu en 2009 et 2010.

« Sylvestre Mudacumura a été neutralisé de manière définitive par notre armée. Il a été abattu dans la nuit de mardi à mercredi dans le groupement Bwito », situé dans la province du Nord-Kivu, a déclaré à l’AFP le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l’armée.

« La neutralisation de Sylvestre Mudacumura est une bonne nouvelle pour l’armée congolaise car il était à la tête de la branche radicale des FDLR qui s’est opposée au rapatriement volontaire au Rwanda. Sa neutralisation est un signal fort pour les autres rebelles », a ajouté l’officier sur le compte Twitter de l’armée.

M. Mudacumura était le commandant suprême des FDLR, dont les combattants sont disséminés dans les provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu ainsi que dans le nord du Katanga.


La rébellion rwandaise des FDLR a été créée par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda de 1994 (qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU). Ils sont opposés au pouvoir de Kigali.

Les fondateurs de ce mouvement, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide et aux massacres des Hutus modérés.

Les FDLR n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001. Ils sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle dans l’est de la RDC, de recruter de force des enfants et de piller des villages, en plus de se livrer à de lucratifs trafics d’or et de bois.


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