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Ramadan au Tchad : les prix des denrées flambent

A quelques heures du début de Ramadan, les prix des denrées alimentaires notamment ceux du mil connaissent une hausse considérable.

Le marché du mil garde son ambiance ce lundi 14 Mai. D’un côté on observe des camions qu’on décharge, et de l’autre des petites voitures de commerçant chargées de marchandises. Seule différence ce lundi, des particuliers s’arrêtent aussi devant les boutiques pour faire des provisions. C’est le cas d’un client qui nous confie qu’il est venu faire des achats pour le Ramandan. « J’ai pris deux sacs de riz, deux bidons d’huile de 10 litres, du sucre, du sel et de la farine », déclare-t-il.

Hadje Haoua Hassan, vendeuse en détail nous explique que les prix des produits qui entrent dans la préparation de la bouillie tchadienne ont légèrement grimpé. « Le « koro » de grain blé communément appelé « guémé » est à 4000FCFA parce que le sac a aussi augmenté. Avant on l’achetait à 45 000FCFA maintenant il est 50 000FCFA. Le « koro » de patte d’arachide est à 1500FCFA, nous avons un bénéfice de 150FCFA seulement. Nous achetons le « koro » d’arachide à 1250FCFA, nous faisons écraser cela à 100FCFA » explique-t-elle. Elle reconnait que les prix des denrées ont augmenté à cause du ramadan qui débutera dans quelques heures.

Il en est de même pour le sucre, le sac varie entre 16 500FCFA et 34 500FCFA, selon la qualité.  « Le sac de sucre kinana qui nous vient du Soudan coute maintenant 34 500FCFA alors qu’avant, le prix variait entre 32 000FCFA et 32 500FCFA. Ce n’est pas vraiment à cause du Ramadan, mais la douane a augmenté donc nous augmentons aussi le prix. Surtout sur le sucre » affirme Assadick Nassour, vendeur-grossiste. Il ajoute « le sel est cher parce que ça vient du Cameroun. Le Sel de la marque Mosquée Tchad est en rupture de stock. »


Cependant certaines denrées à l’instar du riz, de l’huile, du petit mil qui est aussi utilisé dans la préparation de la bouillie ne connaissent pas d’inflation. « Le « koro » du petit mil est à 750FCFA, un peu comme avant. Le prix du haricot aussi n’a pas changé » déclare Fatimé Idriss vendeuse. Mais vendeurs et clients espèrent que la demande ne va pas empirer les choses.

 


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