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Raids du régime syrien sur la province d’Idleb, 12 civils tués

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Des frappes menées par les avions du régime syrien ont coûté la vie dimanche à 12 civils dont quatre sur un marché dans la province d’Idleb, dernier bastion jihadiste dans le nord-ouest du pays en guerre, selon une ONG.

Parmi les quatre morts sur le marché de la localité de Maaret al-Noomane figure une fillette, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les huit autres civils ont péri dans différentes zones de la province d’Idleb dominée par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda).

La province ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, également contrôlés par HTS, sont le théâtre depuis fin avril de raids intenses du régime et de son allié russe, et d’affrontements meurtriers entre jihadistes et forces loyales au président Bachar al-Assad.

Après l’une des frappes sur Maaret al-Noomane, un jeune homme a transporté une fillette évacuée des décombres, selon un journaliste de l’AFP sur place. Un autre a sorti une autre fillette toute couverte de poussière.

« Nous étions en train d’acheter et de vendre » sur le marché. « Les avions ont visé des gens qui achetaient de la nourriture à leurs enfants », a dit un témoin, Hamdu Moustafa, à l’AFP.

A proximité, des secouristes, connus sous le nom de Casques blancs, donnaient des directions à un bulldozer qui déblayait les décombres.

A la faveur des combats, les forces prorégime ont repris la localité de Kafr Nbouda dans le nord de la province de Hama, selon l’OSDH et l’agence officielle de presse syrienne Sana.


Selon l’Observatoire, plus de 230 civils ont péri dans l’escalade des violences depuis avril.

Plus de 200.000 personnes ont été déplacées durant la même période, a indiqué l’ONU.

Idleb et ses environs ont fait l’objet en septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara sur une « zone démilitarisée » devant séparer les territoires aux mains des rebelles et jihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, partiellement appliqué, avait permis d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne.

Les forces prorégime ont réussi depuis avril à reprendre plusieurs villes dans le sud de la province d’Idleb et le nord de celle de Hama.

Les appels à un arrêt des hostilités se sont multipliés pour éviter un bain de sang. Et l’ONU a tiré la sonnette d’alarme sur le risque d’une « catastrophe humanitaire » à Idleb.

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