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N’Djamena: les stations-services snobées

Image d'illustration

Depuis quelques mois déjà, les rues de la capitale sont envahies par l’essence venue des pays voisins et acheminé de manière illégale sur le sol tchadien.

 

Trois déjà que le phénomène dure. Des vendeurs  à la sauvette d’essence ont pris d’assaut les rues de N’Djamena. Ils vendent leur produits dans des bouteilles d’un ou d’un litre et demi. Et le prix plutôt alléchant attire de nombreux client.

En effet, au lieu de 590 FCFA (prix légal), il vous faut débourser la somme 500 FCFA pour avoir une litre d’essence chez ses vendeurs. Une réduction qui ne fait pas du tout les affaires des stations-service. En effet ceux-ci sont de plus en plus boudés par les clients. Si bien que leur principal produit en termes de vente aujourd’hui est devenu le gasoil. Et la nature plus tôt douteuse de la provenance de cet essence ne semble pas déranger les consommateurs.

C’est en début d’année que ce phénomène a connu un essor au Tchad. En effet, après l’application de finance de 2018, le prix du carburant à la pompe ont connu augmenté. Une hausse de l’ordre de 8,9% pour le super et de 3,8% pour ce qui est du gasoil. Toute chose qui n’avait pas plu aux automobilistes. D’ailleurs à la suite de ceci, les transporteurs avaient annoncé une grève de deux jours. Mais celle-ci n’avait finalement durée qu’une journée, après une rencontre les transporteurs et le gouvernement.


Mais le prix du carburant n’ayant pas baissé depuis, malgré les promesses du ministre du Pétrole et de l’Energie, Béchir Madet, les vendeurs à la sauvette ont vu là un filon à exploiter. Et bien que les forces de l’ordre et de sécurité en aient après eux rien n’y change.

En effet, depuis le 28 mai dernier, la police municipale, la gendarmerie et de la police nationale, ont décidé d’aller en guerre contre ses vendeur. Ils les pourchassent à travers la ville. Le maire, Mariam Djimet Ibet a d’ailleurs promis de sanctions sévères envers ceux qu’ont arrêtera.

« La vente du carburant à la sauvette a été interdite par un arrêté municipal de 2007. Le carburant est inflammable, et son exposition au soleil est un grand danger pour la population. Cette vente illicite menace les stations-services, la raffinerie et l’économie nationale », explique t-il.

 


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