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Mort d’un jeune après le cortège du président de l’AN : la population en colère

Tchad: vague de colère contre le président du Parlement après la mort d'un jeune.

Depuis lundi 04 novembre, plusieurs personnes ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, suite à la mort d’un jeune par balles provenant de l’escorte du président du Parlement.

Ce mardi 06 novembre, la justice tchadienne a annoncé les interpellations de quatre membres de la sécurité du président de l’Assemblée nationale. Celles-ci font suite à la mort d’un jeune conducteur de moto-taxi lundi dernier, à cause de tirs provenant de l’escorte du président du Parlement.

Le sujet a été sur la table au parlement ce mercredi, à l’ouverture des travaux de la session budgétaire. Le président du Parlement est revenu sur l’incident et a expliqué que la balle qui a atteint le jeune Bonheur Matebaye avait été tirée en l’air mais a ricoché sur un poteau électrique avant d’atteindre la victime.

Il a profité de l’occasion pour dénoncer une instrumentalisation de l’affaire. Le président du parlement invite les députés à être prudents en raison des manifestations de colère observées sur les réseaux sociaux.

La réaction du président de l’assemblée nationale a davantage déchaîné la population sur la toile.


Un qui n’est pas allé par quatre chemins, c’est le musicien N2A, qui a initié une marche silencieuse partie du lieu de l’incident au domicile du défunt mardi après-midi. Pour cet artiste, l’indifférence des autorités le répugne.

« Si c’était des autorités qui respectaient leur peuple, dès lors que l’accident a eu lieu, ils doivent se manifester, faire des déclarations dans les médias, pour faire comprendre à la population qui c’est vraiment un accident qui est arrivé. Il a fallu qu’il y ait des réactions des jeunes sur la toile pour pousser le président de l’Assemblée à réagir, qui est le premier responsable de cette situation. Moi je pense qu’il y a un mépris. Cette fois-ci, la jeunesse ne se laissera pas faire. », a-t-il déploré

Le Parlement justifie son silence par une volonté de respecter la mémoire du défunt.


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