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L’exigence de cadeaux à la Saint-Valentin «galvaude» la célébration de l’amour (psychologue)

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L’exigence de cadeaux à la Saint-Valentin, célébrée chaque 14 février, «galvaude» la fête de l’amour, estime la psycho-pédagogue ivoirienne Odile Pohan, pour qui «l’amour n’est pas quantifiable», mais est plutôt «qualité».«Aujourd’hui, on met plus l’accent sur les cadeaux, il faut éviter cela (car) la Saint-Valentin est une célébration de l’amour », affirme Mme Odile Pohan, qui relève que « de plus en plus, ce qu’on offre commence à prendre le pas sur ce que la fête devrait être réellement, la fête des amoureux ».

Magnifier l’amour est, selon elle, « montrer qu’au-delà des disputes dans un couple, on peut rester dans des relations intelligentes, affectives et célébrer l’autre ». Si la Saint-Valentin est une saison où les commerçants font leurs choux gras, on ne devrait pas toutefois regarder ce qu’on donne.

Elle réfute qu’on « galvaude » cette fête en étant exigeant sur ce que le partenaire offre le jour de la Saint-Valentin pour exprimer sa flamme, tout en soutenant que « l’amour n’est pas quantifiable, l’amour est qualité : comment je t’aime et non combien je t’aime ».   

La journée de la Saint-Valentin, considérée dans de nombreux pays comme la fête de l’amour, est une aubaine pour les couples pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion. 

A Cocody, une commune huppée dans l’Est d’Abidjan, Amadou Méga, un vendeur de fleurs, a fait des commandes de roses rouges auprès de ses fournisseurs qui, eux, s’approvisionnent au Kényan, au Liban ou en France. Il compte faire de bonnes affaires avec les femmes, les plus gros demandeurs.  

Le 14 février ne correspond à aucune fête dans la religion romaine et n’a pas d’origine antique. La Saint-Valentin n’est pas reconnue comme une fête liturgique au sein de l’église catholique, affirme un prêtre ivoirien qui a requis l’anonymat. 

« Je pense que c’est bon (de célébrer l’amour car), ce sont les choses que les gens vivent » au quotidien,  estime ce prêtre. Pour lui, on peut fêter la Saint-Valentin au sein de l’église catholique, toutefois on peut lui « donner un caractère saint et spirituel ».   


La légende prétend que Valentin, dans la Rome antique, acceptait discrètement d’unir les fiancés par les liens du mariage. Et ce, après que l’empereur romain Claude II, un homme cruel, engagé dans des campagnes militaires sanglantes, a décidé d’annuler tous les mariages sur son territoire.

Éprouvant des difficultés à recruter des soldats, l’empereur pense que beaucoup d’hommes préfèrent rester auprès de leur épouse ou de leur fiancée. Il lève la loi stipulant que tout nouveau marié ne peut aller sur un champ de guerre, contraignant tous les jeunes à être disponible pour livrer la bataille. 

Un fois les jeunes hommes assurés par les paroles de Valentin, celui-ci leur donnait en guise d’offrande une fleur de son jardin, et que ceux-ci s’empressaient de rejoindre leurs dulcinées pour leur offrir ces fleurs.

L’empereur informé de ces consultations de Valentin, ordonne qu’ il soit arrêté. Pris vers l’an 270, il répond avec ferveur à l’empereur Claude qui l’interroge avant de le faire conduire devant le juge. Et, après différents tourments et tortures, Valentin est décapité vers 273.

Fiancés et célibataires se sont placés sous son patronage. Valentin est également le « Saint patron des amoureux » et le jour supposé de son martyr, le 14 février, correspondait déjà dans la Rome Antique, aux festivités païennes de l’amour, marquant l’arrivée du printemps.

 On vénère la plupart de ses reliques à Rome, dans l’église Sainte Praxède.  La fête religieuse de Saint Valentin a été otée du calendrier liturgique romain en 1969 par le Pape Paul VI, mais conservée dans les calendriers régionaux. Au XXe et XXIe siècles, cette fête prend un virage commercial.

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