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Les défis de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA identifiés à Abidjan

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Un atelier de haut niveau sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) qui s’est ouvert vendredi à Abidjan, en présence du Vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, a permis d’identifier les défis de la mise en œuvre de cet Agenda 2063 et de sa synergie avec l’Agenda 2030 des Nations-Unies, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Cette rencontre de haut niveau vise à redynamiser de  la plateforme de collaboration entre les acteurs clés impliqués dans le  mise en œuvre de l’Agenda 2063 d’une part, et d’autre part de préparer  le rapport de mise en œuvre que présentera le chef de l’Etat ivoirien  Alassane Ouattara (Champion sur le suivi de la mise en œuvre de l’Agenda  2063) à ses pairs, lors de la 32ème session ordinaire de la Conférence  des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, prévue les 10  et 11 février 2019 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Elle  a été précédée, jeudi, d’une réunion des experts qui a vu la  participation d’une quarantaine de personnes issues de la Commission de  l’Union Africaine, de la Commission économique des Nations Unies pour  l’Afrique (CEA), du NEPAD, du Bureau d’appui au secrétariat conjoint, de  la Banque africaine de développement (BAD), du Centre des ODD pour  l’Afrique, du PNUD, des Communauté économiques régionales (CEDEAO et  CN-SAD) et des nationaux.

« Les travaux des  experts ont permis d’identifier les défis de la mise en œuvre de  l’Agenda 2063 et de sa synergie avec l’Agenda 2030 des Nations-Unies et  de faire des recommandations (…) », a déclaré dans son allocution  d’ouverture la ministre ivoirienne du Plan et développement, Nialé  Kaba. 

Il s’agit de renforcer la vulgarisation  et l’appropriation de l’Agenda 2063 par les Etats membres, de renforcer  la coordination entre les différentes parties prenantes pour la mise en  œuvre de l’Agenda 2063 et d’accélérer la désignation des points focaux  de suivi-évaluation au sein des Etats membres, qui s’intègrent dans le  cadre de suivi des dispositifs nationaux de développement (Agenda 2030,  2063 et du PND).

Cette plate-forme vise en  outre à définir un cadre harmonisé de rapportage des Rapports de  suivi-évaluation des Agendas 2030 et 2063 conformément au cadre de  suivi-évaluation de l’Agenda 2063 et du Mémorandum d’entente de l’Union  africaine/Nations Unies ainsi que le renforcement de la mobilisation des  ressources intérieures pour le financement de la mise en œuvre de  l’Agenda 2063, tout en rationalisant et accélérant la mise en œuvre des  projets phares qui figurent sur la liste des défis de la mise en œuvre  de l’Agenda 2063.

Quant à la rédaction du  Rapport du Champion, Mme Kaba a fait observer des avancées notables  enregistrées avec des contributions riches et pertinentes sur les volets  relatifs au renforcement du cadre institutionnel du suivi de la mise en  œuvre de l’Agenda 2063, ainsi que la mise en place du cadre de  suivi-évaluation de l’Agenda 2063, la mobilisation des ressources pour  le financement de l’Agenda 2063 et l’élaboration du projet de feuille de  route du Champion. 

 « Avec un taux de croissance  économique moyen de près de 4,3 % au cours des sept dernières années,  taux au-dessus de la moyenne mondiale de 2,8 %, l’Afrique est  aujourd’hui bien visible sur les cartes économiques », s’est félicité le  Vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.

Pour  lui, les réformes structurelles et sectorielles majeures mises en œuvre  au niveau macroéconomique, des ressources naturelles importantes  révélées ou exploitées et, surtout, des potentialités du capital humain,  font de l’Afrique un continent de développement et d’avenir.


Selon  les statistiques des Nations-Unies, la population africaine devrait  passer d’environ 1,2 milliard actuellement à 1,7 milliard en 2030, puis  2,5 milliards en 2050, pour s’établir à 3 milliards en 2063. La part de  l’Afrique dans la population mondiale devrait évoluer également, passant  de 16 % en 2015 à 25 % en 2050, et à plus de 29 % en 2063. Environ 46 %  de l’augmentation d’1,3 milliard des personnes au cours de la période  2030-2063, devrait être constitué de jeunes âgés de 15 à 34 ans.

«  Il est donc certain, au regard de cette structure démographique, que  l’enjeu principal pour l’Afrique est donc de parvenir à transformer son  immense population de jeunes d’un possible handicap, en un avantage  catalyseur pour son développement », a insisté M. Duncan. 

C’est  pourquoi, il a salué les réformes institutionnelles, structurelles et  financières mises en œuvre, à la fois par l’UA et par les Etats membres  pour assurer à l’Afrique une croissance forte, soutenue et un  développement durable. 

Poursuivant,  le  Vice-président ivoirien a relevé que « ces réformes sont également  indispensables pour la réalisation des sept  grandes aspirations  définies par l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

«  L’Agenda 2063 se veut donc un cadre commun pour une croissance  inclusive et une réponse africaine au défi du développement harmonieux  et intégré de notre continent pour les cinquante prochaines années », a  conclu Daniel Kablan Duncan dans son discours. 

Auparavant,  Tordeta Ratebaye, directeur de Cabinet adjoint du président de la  Commission de l’Union africaine, a salué le leadership du Chef de l’Etat  ivoirien, avant d’indiquer que les résultats des travaux de la capitale  économique ivoirienne contribueront à la mise en œuvre de l’Agenda  2063. 

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