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L’Egypte à la veille d’un referendum sur des amendements de la constitution

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La Commission des affaires constitutionnelles et législatives de la Chambre des représentants égyptienne présidée par Ali Abdel-Ala, président de la Chambre des représentants, a constitué un comité chargé de formuler les amendements constitutionnels proposés.Selon le président de la Chambre des représentants, le comité émanait de la commission des affaires législatives et comprend des membres du bureau du comité, en plus du conseiller juridique du conseil.

Le Comité présentera son rapport dimanche soir aux membres du Comité législatif pour approbation avant de le soumettre à la session plénière pour discussion et vote final mardi et mercredi. 

Les amendements proposés dimanche prévoient une modification de l’article 140 de la Constitution égyptienne avec un allongement de quatre à six ans de la durée du mandat présidentiel. Une « clause » transitoire remettrait par ailleurs à zéro le compteur du nombre de mandats déjà effectués. Le président Al-Sissi serait alors autorisé à briguer deux mandats supplémentaires ce qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’en 2034.

« Après l’expiration de l’actuel mandat, le président de la République pourrait se présenter à nouveau en vertu de l’article 140 amendé », précise le projet de réforme.

Parmi les modifications proposées, le président Al-Sissi se verrait également octroyer le pouvoir de désigner des juges du siège et des magistrats du parquet.

Les amendements prévoient enfin la création d’une seconde chambre au parlement, le Conseil des sénateurs, dont le président pourrait désigner un tiers des 250 membres. Les partisans de d’Al-Sissi justifient cette prolongation de sa présence à la tête de l’Etat par la nécessité de lui donner le temps nécessaire à la conduite de réformes économiques et à la conduite de plans de développement pour apporter une stabilité au pays.


Le président égyptien dispose d’un très large soutien au parlement. Certains de ses opposants ont expliqué lundi devant la presse que cette réforme constitutionnelle remettait en cause tous les principaux gains hérités du soulèvement populaire qui avait conduit à la chute du président Hosni Moubarak en janvier 2011.

Le projet d’amendement propose également d’augmenter la représentation parlementaire des femmes à 25 % des sièges, tout en conservant une représentation adéquate pour les coptes, les jeunes et les handicapés

En ce qui concerne la presse et les médias, le projet d’amendement prévoit l’abolition des organismes des médias et de la presse créé en 2017, en vertu de la Constitution de 2014. L’instance qui devra les remplacer n’a pas été déterminée jusqu’à présent.

Le projet d’amendement stipule le rajout d’une clause sur les forces armées en vertu de laquelle « l’armée est le défenseur et le garant de la démocratie et de l’Etat civil ».

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