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Face à la récession économique la Banque mondiale demande aux créanciers d’alléger la dette du Tchad

Alléger la dette du Tchad

La Banque mondiale exhorte les créanciers privés à honorer leur engagement d’alléger la dette du Tchad. C’est la quintessence de la déclaration commune de deux responsables de l’instituion bancaire. Notamment, Ousmane Diagana, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et Afrique centrale. Et Indermit S. Gill, vice-président du Groupe de la Banque mondiale chargé de la croissance équitable, des finances et des institutions.

La déclaration a été faite le 28 septembre 2021. La Banque mondiale estime que, le Tchad est l’un des pays les plus pauvres du monde. À l’heure actuelle, « 42 % de sa population vit dans l’extrême pauvreté, disposant de moins de 1,90 dollar par jour. Plus de la moitié des enfants en âge scolaire du primaire ne vont pas à l’école et le taux de mortalité maternelle est l’un des plus élevés au monde. Depuis 2014, le PIB par habitant du pays s’est contracté de 19 %. Pourtant bien que pauvre, le Tchad assume la responsabilité de la paix et de la stabilité dans la région et est un refuge régional pour environ un demi-million de réfugiés. »

« La dette du Tchad est insoutenable et le pays n’est pas en mesure de la rembourser. », note l’institution bancaire.  « Nous pensons que son traitement est nécessaire afin de la rendre à nouveau viable, d’aider à financer des besoins sociaux importants et de soutenir la paix et la sécurité dans la région. » Autant de conditions essentielles à la croissance économique et à l’accès aux services de santé et à l’éducation.

« Dans ce contexte, le Tchad a sollicité un allégement au titre du Cadre commun pour le traitement de la dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) (le Cadre commun) approuvé par le G20 et le Club de Paris. En juin 2021, les créanciers bilatéraux publics du Comité des créanciers du Cadre commun pour le Tchad ont décidé de restructurer leurs créances.


La Banque mondiale exhorte Glencore et les autres créanciers privés à faire de même, à s’engager de façon crédible et sans délai, et à offrir au Tchad un traitement de sa dette comparable à celui prévu dans le Cadre commun.

Une crise plus profonde aggraverait la situation de toutes les parties — pas seulement celle des citoyens du Tchad, mais aussi de ses voisins et créanciers. Une crise appauvrirait encore davantage un pays déjà démuni, empirerait la situation des soins de santé et de l’éducation, et mettrait en péril le processus de transition crucial de ce  pays fragile. Elle compromettrait également la paix et la sécurité régionales dans le Sahel et en Afrique centrale.

Nous réitérons l’engagement ferme de la Banque mondiale à soutenir le processus du Cadre commun. Nous continuerons de travailler avec les coprésidents, les créanciers et le FMI pour apporter au Tchad l’assistance technique et le soutien financier dont il a besoin. »



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