CHEF DE PROJET – MONITORING DE PROTECTION

Poste proposé : CHEF DE PROJET – MONITORING DE PROTECTION, TCHAD
CONTEXTE :
INTERSOS est une Organisation Humanitaire Non Gouvernementale, à but non lucratif, qui a l’objectif d’assister les victimes de désastres naturelles et de conflits armés. INTERSOS base son action sur les valeurs de la solidarité, de la justice, de la dignité humaine, de l’égalité des droits et des opportunités pour tous les peuples, du respect des diversités, de la cohabitation, de l’attention aux groups sociales les plus vulnérables.

Termes de référence :

Intitulé du poste : Chef de Projet – Monitoring de Protection

Code : SR-31-1524

Pays : Tchad

Lieu d’affectation : Baga Sola, dans la province du Lac avec des missions régulières à Bol et Liwa et des missions sporadiques sur N’djamena

Date de prise de fonction : 01/07/2020

Durée du contrat : 6 mois

Sous la supervision de : Chef de Mission

Supervision directe de : 20 staff nationaux

Personnes à charge : 0

Contexte général du projet :

26.06.2020 Référence de l'offre : non renseigné Secteur : ONG

Depuis 2015, le Tchad fait l’objet d’attaques perpétrées par des groupes armés présents dans le bassin du Lac Tchad. La recrudescence de l’insécurité due aux actions menées par les éléments de Boko Haram (BH) et la situation volatile dans les pays voisins ont pour conséquences des mouvements transfrontaliers des populations.

La zone la plus affectée par les violences des groupes armés et par les déplacements est la Province du Lac, en général, et en particulier les Départements de Kaya et Fouli, bordant le Cameroun, le Niger et le Nigéria. Dans la province du Lac, au 31avril 2020, le HCR a enregistré 13 756 réfugiés dont 90% sont installés dans le camp de Dar Es Salam.

Ces mouvements transfrontaliers, parfois pendulaires, se justifient par la recherche de la survie, la sécurité et l’accès aux assistances humanitaires. Cette présence dans les localités frontales accentue la pression aux services socio-économiques de base sur les populations d’accueil et exposent les personnes en déplacements à divers problèmes de cohabitation et protection individuelle, en particulier les groupes vulnérables dont les femmes et les enfants.

Cette situation nécessite ainsi la mise en place d’un mécanisme de surveillance (monitoring) de la situation de protection aux frontières, en collaboration avec les autorités et services migratoires opérant aux points d’entrée transfrontaliers ainsi que la CNARR.

Étant donné que les perspectives de retour dans les pays d’origine restent incertaines, la prolongation de leur situation instable augmente la vulnérabilité des populations réfugiés et des communautés d’accueil ainsi que le risque de tensions intercommunautaires notamment notamment par la forte pression sur des services sociaux de base déjà faibles. La situation sanitaire et nutritionnelle dans les camps et sites de réfugiés et dans les villages d’accueil est caractérisée par la prévalence des maladies transmissibles, du paludisme, des infections respiratoires, de la rougeole, de la diarrhée et par une situation nutritionnelle instable et précaire. Avec l’étendue de la population de réfugiés, les installations de soins de santé primaires ont durablement été débordées.

De plus, la moitié des îles n’ont pas accès aux services de base en raison de l’insuffisance ou du manque total d’infrastructures sociales et communautaires. Les besoins prioritaires exprimés par les populations réfugiées sont essentiellement améliorés des conditions d’accès aux terres agricoles et des moyens d’existence. La population réfugiée pratique principalement trois types d’activités (agriculture, élevage et commerce) et généralement les réfugiés sont de même profil ethnique que la population locale et peut contribuer efficacement au développement économique de la région d’accueil notamment en mettant à contribution certaines compétences particulières apportées de leur pays d’origine. A la lumière des études qui ont été conduites ces dernières années, sur constate que les ménages de catégorie modeste ont une diversification très importante des sources de revenus et de nourritures mais restent vulnérables. En dépit de leur position, ces groupes restent, ils aussi, vulnérables d’un point de vue alimentaire pendant la période de soudure. La plupart des réfugiés sont incapables de se prendre intégralement en charge et encore moins de faire face aux chocs liés aux aléas climatiques et à la diminution drastique des rations alimentaires.

C’est la raison pour laquelle le projet vise à apporter une réponse d’urgence aux réfugiés en situation d’insécurité alimentaire, à préserver leurs moyens de subsistance et à renforcer leur résilience pour faire face et à être prête à répondre aux besoins agro-climatiques dans la province du Lac.

En plus, le Tchad au même titre que de nombreux Etats dans le monde, a été touché par la pandémie COVID-19 qui a aggravé la situation déjà instable. Un cas a été enregistré en date du 19 mars 2020 et déclaré positif par l’Organisation Mondiale de la Santé. Au 16 mai 2020, trois cas de COVID-19 a été confirmé à Bol, le chef-lieu de la province du Lac, qui accueille 39000 PDI. Selon les résultats qui ont été menés entre le 16 et le 30 avril 2020 par l’OIM dans 204 lieux de déplacement dans la province du Lac, une augmentation de 13 pour cent du nombre de PDI a été observé par rapport au tour précédent, principalement suite au déplacement des personnes des zones insulaires frontalières du Niger et du Nigeria vers la terre ferme,

Au total, les personnes déplacées sont estimées à 236.426. Le non-enregistrement biométrique de ces personnes ne permet pas d’avoir un chiffre exact de cette population et dont les déplacements sont multiples en quête de moyens de survie.

La forte densité de population dans les sites surpeuplés, où les mesures de distanciation sociale sont quasiment impossibles à mettre en place, multiplient les risques sanitaires. Outre les conséquences potentiellement tombes de l’épidémie sur la santé publique, le COVID-19 a été affectée la mobilité vers, depuis et à l’intérieur du pays.

Les personnes vivantes dans les sites collectifs sont vulnérables au COVID-19 en partie à cause de la promiscuité, des risques sanitaires associés aux déplacements, au surpeuplement et au mauvais état nutritionnel et sanitaire des populations touchées. Cette situation peut également être exacerbée par les modalités de prestation de services / assistance qui peuvent impliquer de grandes foules.

Toutefois, les personnes touchées par les crises humanitaires, en particulier les réfugiés susceptibles d’être touchés par le COVID-19 par manque d’informations. Les personnes vulnérables du fait de leurs statuts sont souvent confrontées à des défis et à des vulnérabilités spécifiques qui doivent être prises en compte lors de la planification des opérations de préparation et de réponse à l’épidémie de COVID-19. Elles sont souvent négligées, stigmatisées et peuvent rencontrer des difficultés pour accéder aux services de santé qui sont autrement disponibles pour la population générale et non humanitaire.

C’est dans ce cadre que la présente proposition metra en place des activités d’amélioration de l’autosuffisance alimentaire et des moyens de subsistance des personnes déplacées et de prévention et de réponse à la pandémie de COVID-19 dans les communautés des personnes réfugiées , les populations hôtes, les rapatriés spontanés et les retournés, en plus de la mise en place d’un mécanisme de suivi au niveau des frontières afin de suivre les mouvements et d’y répondre de manière adéquate.

Objectif général de la position :

  • Le/la Chef de Projet est responsable de la coordination, implémentation et le suivi des activités dans les zones citées ci-haut d’intervention ;
  • Il/elle sera en charge de garantir la planification cohérente de la mise en œuvre des activités du projet, tout en respectant le planning opérationnel définit en lien avec la Coordination de la mission.

Principales responsabilités et tâches :

Coordination du projet :

  • Élaborer une planification objective et ponctuelle des activités du projet, en collaboration avec la Coordination de la mission et l’ensemble de son équipe ;
  • Garantir la gestion opérationnelle, financière et programmatique en collaboration avec les membres de l’équipe ;
  • Assurer la coordination avec les partenaires et partie prenante (acteurs humanitaires, autorités administratives), avec les représentants des bailleurs et autres acteurs présents sur le terrain ;
  • Assurer la coordination du projet en collaboration avec les membres de l’équipe à travers le suivi des activités commun ;
  • Assurer le respect du plan de travail et proposer les réajustements si nécessaire ;
  • Assurer le suivi et l’évaluation des activités à travers engendrées et l’actualisation des outils de suivi en lien avec la Coordination de mission ;
  • Assurer la soumission mensuelle des rapports d’activités à la Coordination de la mission ;
  • Organisateur de façon hebdomadaire avec le CNARR et les autres partenaires en charge du suivi de la protection ;
  • Partager régulièrement et de manière transparente les informations relatives aux activités des acteurs ;
  • Participant à la coordination des interventions entre les acteurs de la protection intervenant dans la région ;
  • Réaliser des retours d’expérience, notamment sur la base des recommandations de suivi post intervention / PIM (sur les outils, les interventions Protection etc.) en interne et en externe auprès des Groupes de Travail et Clusters ;
  • Contributeur à la mise à jour mensuelle des 5W à partager avec le cluster ;
  • Assurer la soumission dans les délais du rapport mensuel d’activité interne à l’organisation et inclus le suivi PAT ;
  • Assurer une ligne de communication adéquate (interne et externe) en coordination avec la Coordination de la mission et les autres chefs de projet ;
  • Rapporter de manière rapide et précise toute difficulté rencontrée dans la mise en place du projet à la Coordination de la mission et contribuant à la recherche de solutions ;
  • Participant aux réunions de coordination sectorielle au niveau terrain ;
  • Contributeur à la gestion de la sécurité selon les approches établies et les outils à utiliser dans la mission.

Gestion administrative du projet :

  • Assurer une gestion appropriée des fonds du projet (mettre à jour la planification financière du projet sur la base mensuelle; chaque mois ;
  • Assurer le suivi des dépenses du projet en collaboration avec l’administration (projet et Pays) ;
  • Proposeur de réajustements budgétaires à l’administration (projet et Pays) en cas de nécessité, etc .;
  • Assurer la liaison avec l’équipe logistique pour les achats du projet, afin de garantir une application correcte des procédures d’achat d’INTERSOS et du bailleur.

Gestion des Ressources Humaines :

  • Contributeur dans la sélection et le recrutement du personnel national du projet selon les besoins ;
  • Assurer l’évaluation efficace et objective de la performance du personnel sous sa gestion chaque 3 mois et l’évaluation finale ;
  • Superviser et gérer l’équipe de projet et assurer la formation continue en collaboration avec la Mission de Coordination ;
  • Capitalisation et gestion de connaissance ;
  • Assurer la capitalisation des expériences et des données obtenues dans le cadre du projet; (Voir fiche d’activité et fiche Programme sur IMP) ;
  • Identifier les besoins et proposer de nouveaux programmes potentiels ou activités à mettre en place sur le terrain ;
  • Transmettre à la Coordination de la Mission de documentation photo et vidéo des activities, informations ainsi que Toute les Activités du Projet pour Alimenter les needs de visibility, fonds et Collecte des communications.
Profil recherché pour le poste : CHEF DE PROJET – MONITORING DE PROTECTION, TCHAD

  • Diplôme universitaire supérieur en droit, science politique, sciences sociales, psychologie, sciences humaines ou autre domaine pertinent ;
  • Un Diplôme Universitaire de premier niveau avec une combinaison de qualifications pertinentes académiques et d’expérience au Canada peut être considéré au lieu du diplôme universitaire supérieur approuvé.

Expérience Professionnelle :

  • Minimum 4 ans d’expérience dans la gestion de projets dans le secteur humanitaire. Excellente compétence professionnelle dans le secteur de Protection et une grande capacité rédactionnelle. Expérience en Protection Monitoring souhaitable

Exigences professionnelles :

  • Esprit d’adaptation aux conditions de vie simples, à un climat sec chaud / très chaud et à des contraintes de sécurité Sens de l’organisation, de la gestion et de la planification ;
  • Excellent sens relationnel, diplomatie et approche partenariale ;
  • Flexibilité et capacité de travail dans un contexte difficile, sous pression et dans un milieu souvent inconfortable ;
  • Capacité de communication et de travail en équipe et dans un contexte multiculturel ;
  • Aptitude à travailler dans un environnement de sécurité très volatile et dans les conditions de vie basique ;
  • Respect des Valeurs / INTERSOS.

Langues :

  • Français courants (parlé, lu, écrit) ;
  • Bonne Connaissance de l’anglais et / ou italien (souhaitable).
Critères de l’annonce pour le poste : CHEF DE PROJET – MONITORING DE PROTECTION, TCHAD
Métier :
R&D, gestion de projets
Secteur d´activité :
Activités associatives
Type de contrat :
CDD
Région :
Abéché – Am Timan – Amdjarass – Ati – Bardaï – Biltine – Bol – Bongor – Doba – Fada – Faya-Largeau – Goz Beïda – Koumra – Laï – Mao – Massakory – Massenya – Mongo – Moundou – Moussoro – Ndjamena – Pala – Sarh
Niveau d’expérience :
Expérience entre 2 ans et 5 ans
Niveau d’études :
Bac+4
Langues exigées :
AnglaisCourant
FrançaisCourant
ItalienCourant
Nombre de poste(s) : 1

L'ENTREPRISE

non renseigné
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