Politique › Sécurité

La CEDEAO et la CEEAC se penchent les questions sécuritaires

Le sujet sera également au centre de la rencontre qui réunira les Chefs d’Etats des deux communautés économiques le 30 juillet prochain au Togo

 

Afin de mieux s’enquérir de la situation sécuritaire, et d’adopter une Déclaration définissant une approche commune sur la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), les chefs d’Etat et de gouvernement des deux espaces sous régionaux se réuniront conjointement en un sommet le 30 juillet prochain à Lomé, la capitale  togolaise.

En prélude à ce sommet conjoint, se déroulera, le 28 juillet 2018 toujours à Lomé, une rencontre, des experts et une réunion ministérielle des deux Communautés. Prendront part à la rencontre-ci, qui sera consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de Déclaration ainsi que du projet de communiqué final conjoint devant sanctionner la fin des travaux du sommet conjoint, les ministres des Affaires étrangères et ceux en charge de la Défense ou de la Sécurité.

C’est toujours en marge du sommet conjoint que Lomé accueille ces 10 et 11 juillet une rencontre à laquelle prennent part deux experts par pays de la Cedeao et de la CEEAC, et représentant l’un, le ministère des Affaires étrangères, et l’autre, celui en charge de la Défense ou de la Sécurité.

La réunion des experts sera meublée par des présentations suivies de discussions sur la situation sécuritaire dans les deux Communautés, et les initiatives bilatérales et régionales de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Pour information, la CEEAC regroupe 11 pays que sont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la république démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Tchad, Sao-Tomé et Principe et le Rwanda.


Tandis que  la Cedeao, compte 15 Etats membres, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cabo Verde, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone, le Sénégal et le Togo.

Depuis quelques années, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest sont en proie à des activités illicites transfrontalières, notamment le terrorisme, le blanchiment d’argent, l’extrémisme violent ainsi que le trafic d’armes, d’êtres humains et de drogue.

Des fléaux qui entravent à la paix, la sécurité tout comme la stabilité, et annihilent les efforts de développement des Etats membres de la Cedeao et de la Ceeac aux économies déjà fragiles.

Pour mieux faire face à ces défis, les deux organisations économiques régionales ont respectivement pris des mesures juridiques et ou politiques en vue de prévenir ou de  s’attaquer de manière spécifique à ces menaces.

Il faut rappeler que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao et de la CEEAC, tenu le 25 juin 2013, à Yaoundé, au Cameroun en marge de la sécurité et de la sûreté maritime a conduit à l’adoption de la Déclaration sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée.

Une Déclaration grâce à laquelle a pu être lancé le «Processus de Yaoundé» destiné à doter les deux régions de cadres juridiques et opérationnels ainsi qu’une architecture effective de sécurité maritime, interconnectée et coordonnée par le Centre interrégional de coordination, basé à Yaoundé.


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