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Après la défaite historique du Labour, qui pour remplacer Corbyn ?

Après deux défaites dans la course pour devenir Premier ministre britannique, le chef du principal parti d’opposition Jeremy Corbyn a ouvert la voie à sa succession. Voici les personnalités susceptibles de lui succéder.

– Keir Starmer –

Keir Starmer, ancien directeur des poursuites pénales en Angleterre et au Pays de Galles, est depuis trois ans responsable du Brexit au sein de l’opposition, utilisant son expertise juridique pour demander régulièrement des comptes au gouvernement.

C’est une figure populaire auprès des travaillistes centristes ou favorables au maintien dans l’Union Européenne. Il est en revanche moins apprécié des nouveaux membres du parti attirés par les propositions très à gauche de l’actuel leader, car pendant longtemps considéré comme beaucoup plus au centre que Jeremy Corbyn.

Soucieux de ne pas braquer la base militante très à gauche du parti, il a jugé mercredi « vraiment important » le « radicalisme » de Corbyn et a appelé à ne pas lui tourner le dos après l’échec cuisant des législatives.

Cet homme de 57 ans pourrait aussi pâtir du fait que le Labour n’a jamais jusqu’ici élu de femme à sa tête, face à une foulée de concurrentes sérieuses.

– Rebecca Long-Bailey –

Rebecca Long-Bailey est sans conteste la principale concurrente de M. Starmer. Responsable des questions liées aux entreprises et à l’énergie au sein du Labour, cette proche de Jeremy Corbyn, est vue comme son héritière naturelle.

Cette femme de 40 ans est issue d’une famille ouvrière, avec un père docker à Manchester (nord-ouest de l’Angleterre). Cela pourrait constituer un atout pour reconquérir l’électorat ouvrier traditionnel du parti, tout en conservant le soutien des « Corbynistes ».

– Angela Rayner –

Cette battante de 39 ans a fait partie pendant trois ans du cercle proche de Corbyn, après son élection en 2015. Elle se décrit désormais comme appartenant à la « gauche modérée » du Labour.

Son passé de « self made woman » force souvent l’admiration : après avoir quitté l’école sans aucun diplôme à 16 ans alors qu’elle était enceinte, elle s’est hissée jusqu’à un poste élevé de responsabilité syndicale dans le service public.


« Les gens me sous-estiment », avait déclarée Angela Rayner au quotidien The Guardian en 2012. « Je suis une jolie jeune femme, avec une tignasse rousse, et tout le monde s’attend à ce que je sois stupide, lorsque je parle dans un meeting pour la première fois ».

Selon les médias britanniques la députée, chargée de l’éducation au Labour, réfléchit à une alliance avec Rebecca Long-Bailey.

– Emily Thornberry –

En charge des Affaires étrangères pour l’opposition, cette députée qui n’a pas sa langue dans sa poche est populaire auprès de l’aile du parti favorable à un maintien au sein de l’Union européenne.

Elle s’était faite remarquer en 2014, après avoir tweeté la photo d’une maison avec trois drapeaux anglais dans une circonscription ouvrière. Elle avait été accusée alors de condescendance envers le nationalisme supposé des classes populaires.

L’incident l’avait poussée à démissionner de ses responsabilités au sein du parti.

– Jess Phillips –

Cette femme de 38 ans a été élue au Parlement en 2015, après une carrière dans le social où elle s’occupait principalement des réfugiés et des victimes de violences conjugales.

Elle est vite devenue une voix aisément reconnaissable de l’opposition, avec ses tirades passionnées et son accent caractéristique des West Midlands, dans le centre de l’Angleterre.

Loin d’être proche de Corbyn, elle avait une fois plaisanté en disant qu’elle pourrait « le poignarder en face » et ferait une bonne remplaçante.

Jess Phillips sait jouer habilement de son image médiatique: elle est souvent montré sous un jour positif par des médias d’obédiences politiques diverses et fait partie des députés ayant le plus de visibilité sur Twitter.


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