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Af’Sud : des dirigeants de l’ANC épinglés pour corruption

Plusieurs organisations de la société civile sud-africaine, ont demandé le départ du parlement de certains députés de l’ANC (African National Congress), mis en cause dans un rapport de corruption sur l’Etat par une commission d’enquête.Ces organisations, parmi lesquelles figurent Unite Behind, Defend Our Democracy et la Fondation Ahmed Kathrada, ont demandé jeudi que les personnes impliquées dans le rapport de la Commission d’enquête sur la capture d’État rendent des comptes.

Ces groupes veulent que le comité d’éthique du Parlement sud-africain écarte le ministre des Transports, Fikile Mbalula, et d’autres députés du Congrès national africain (ANC), qui dirige le pays de la fin du régime de l’apartheid.

Pour ses membres de la société civile, ce scandale liant de syndicats à de hauts fonctionnaires pour occuper des postes et s’emparer d’institutions clés, a fait perdre des milliards de dollars au profit à l’Etat.

« La chose la plus importante que nous allons faire maintenant est de déposer des plaintes devant le comité d’éthique du Parlement », a confié Zackie Achmat, de Unite Behind, aux journalistes jeudi.

Mbalula est accusé de corruption après la nomination de l’un de ses amis, Bongisizwe Mpondo, à la tête de la Passenger Rail Agency of South Africa (PRASA) en tant qu’administrateur intérimaire après que le ministre a dissous le conseil d’administration de PRASA de l’époque en décembre 2019.

Il a soutenu que le ministre avait dissous le conseil d’administration et mis l’entité ferroviaire de transport de passagers sous administration après que celui-ci ait refusé de nommer Mpondo au poste de Directeur général. « Nous allons également intenter une action contre Fikile Mbalula parce qu’il n’était pas propre malgré le fait qu’il se soit autoproclamé M. Fix It », a déclaré M. Achmat.

M. Achmat a indiqué que les autres députés que ces organisations de la société civile souhaitent voir quitter le Parlement sont l’actuel président de la PRASA, Sfiso Buthelezi, et l’ancien ministre des Transports, Joe Maswanganyi, qui a également été impliqué dans la saga de la société ferroviaire.


« Nous allons également remettre une déclaration sous serment au comité d’éthique pour demander la révocation de Sfiso Buthelezi en tant que président de Prasa », a déclaré M. Achmat, décrivant Buthelezi comme « probablement le député le plus corrompu de ce Parlement ».

Buthelezi est accusé d’utiliser sa position pour s’assurer que la PRASA attribue des appels d’offres à des entreprises dans lesquelles il a des intérêts. Achmat exige que Buthelezi rembourse environ 120 millions de rands (environ sept millions de dollars) qui auraient été versés à des entreprises qui lui sont associées.

Dans un rapport d’enquête publié le 22 juin, « l’inaction » de Cyril Ramaphosa alors qu’il était vice-président du pays a été indexée. Les enquêteurs estiment qu’il aurait pu agir contre ces méfaits en tant que vice-président de Jacob Zuma.

« La « capture d’Etat » a été une réelle attaque contre notre démocratie, elle a violé les droits de chaque homme et chaque femme dans ce pays », avait déclaré d’ailleurs président sud-africain lors de la remise officielle du rapport à Pretoria, soulignant les années de corruption sous Jacob Zuma.

La justice du pays entend faire toute la lumière sur les affaires de corruption qui ont durablement terni l’image du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid.



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