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4ème République tchadienne : Idriss Deby nomme le nouveau gouvernement

Le premier gouvernement de la quatrième République qui exclue le poste de premier ministre, a été nommé le 07 Mai dernier par le président de la République Idriss Deby

Le président tchadien Idriss Déby a nommé le 07 Mai 2018, les membres de son gouvernement après la mise en place vendredi de la nouvelle Constitution pour une 4e République qui instaure un régime présidentiel sans Premier ministre, a annoncé la télévision nationale.

Composé de 24 ministres et 4 secrétaires d’État, dont deux ministres d’État, le nouveau gouvernement prêtera serment devant le président de la République, comme le veut la nouvelle Constitution promulguée vendredi.

L’équipe gouvernementale compte 9 femmes, conformément aux vœux d’Idriss Déby de favoriser la représentativité des femmes en politique.

Dix anciennes personnalités quittent le gouvernement, dont le ministre des Infrastructures, celui des Finances et celui du Pétrole.

Kassire Coumakoye, ancien Premier ministre (1993-1995 puis 2007-2008) d’Idriss Déby, devient ministre d’Etat conseiller à la Présidence, et l’avocat Jean-Bernard Padare devient ministre d’Etat chargé des Infrastructures.

Les portefeuilles de la Défense et de la Sécurité ainsi que celui du ministère des Affaires étrangères conservent leurs titulaires.

La Constitution, adoptée par une session parlementaire boycottée par de nombreux députés de l’opposition, renforce les pouvoirs du président tchadien avec la mise en place d’un régime présidentiel intégral, sans Premier ministre ni vice-président.


Au pouvoir depuis 1990, le président Déby a demandé au moment de sa promulgation vendredi « le concours des partenaires financiers » pour organiser les élections législatives repoussées depuis 2015, dont il a confirmé qu’elles devaient se tenir en novembre 2018.

Idriss Déby a également décrété vendredi une « amnistie générale », invitant tous les Tchadiens qui « pour une raison ou pour une autre ont quitté leur pays » à « rentrer dignement ».

Cet appel a suscité des réactions au sein des exilés comme l’ex-conseiller du président Déby réfugié politique en France, Abakar Tollimi, pour qui l’amnistie est un « non-événement » et qui dit être loin de son pays par « manque de démocratie ».

Plusieurs rébellions armées dont les hommes se trouvent en Libye et/ou au Soudan ont réagi à cette offre d’amnistie.

L’Union des forces de la résistance (UFR) estime qu’Idriss Déby n’a « jamais respecté ses engagements », selon son porte-parole Youssouf Hamid basé en Allemagne.

Le bureau politique de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) dirigé Mahamat Nouri, chef rebelle qui avait défié M. Déby en descendant sur N’Djamena il y a dix ans, a également rejeté la proposition dans un communiqué.



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