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210 millions d’Africains pauvres vivent dans des bidonvilles urbains – CEA

L’éradication de l’extrême pauvreté et la réduction des inégalités demeurent l’un des plus grands défis de l’Afrique que la Commission économique pour l’Afrique (CEA) tente de relever en aidant les Etats membres à prendre des mesures au moyen de diverses recommandations de politiques et d’actions.En chiffres, plus de 50% des citadins africains vivent de manière informelle, ce qui représente une augmentation de 4,5 millions par an. On estime à 210 millions le nombre de personnes vivant dans la pauvreté dans des bidonvilles urbains, à l’exclusion de l’Afrique du Nord, a affirmé Mme Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la Division genre, pauvreté et politique sociale à la CEA.

Mme Ruzvidzo qui s’exprimait ainsi jeudi lors de la troisième session du Comité sur le genre, la pauvreté et la politique sociale, souligne que ce chiffre devrait atteindre 256,4 millions en 2020.

Selon la directrice, dans la moitié des pays africains, moins de 35% de la population a accès à des installations d’assainissement améliorées, moins de 76% a accès à de l’eau potable et le déficit en logements urbains se situe entre 20 et 25 milliards de dollars.

« Ces chiffres supposent que l’extrême pauvreté en Afrique se déplace des zones rurales vers les zones urbaines », a indiqué Mme Ruzvidzo, ajoutant que la situation était tout aussi difficile en termes d’inégalité dans la région.

« L’interaction entre la pauvreté et les inégalités exige une attention urgente pour résoudre le mal-être humain, satisfaire les droits de l’homme de chacun et assurer la paix collective, la prospérité et une démocratie véritable », a-t-elle ajouté.


Pour elle, la pauvreté et les inégalités ne signifient pas seulement la privation humaine, elles conduisent souvent à des troubles sociaux et à des soulèvements, à une radicalisation croissante, à une polarisation croissante au sein des pays et des communautés, à des risques et parfois à des conflits et des guerres.

Par ailleurs, Mme Ruzvidzo a déclaré que la CEA, confrontée à un environnement mondial incertain et instable, à un ralentissement de la croissance dans la région et à une inégalité croissante, devait engager des réformes pour rester en phase et poursuivre les efforts de développement de l’Afrique.

« La principale raison de sa récente réforme était de réaffirmer que la Commission avait été réorientée pour s’acquitter efficacement de son mandat, notamment en soutenant efficacement la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et du programme de l’Union africaine 2063 », a-t-elle poursuivi.

La nouvelle orientation stratégique de la CEA concerne particulièrement à 23 pays africains pour lui permettre d’accroître sa capacité à mener des interventions efficaces et à focaliser son action sur l’avenir.


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