Dépêches Afrique

 

  • Législatives au Sénégal: état des forces à deux ans de la présidentielle
    AFP, 28/07/2017 16h46
    Les Sénégalais élisent dimanche leurs députés, un scrutin test en vue de la présidentielle de 2019 avec, comme têtes de liste de l'opposition au chef de l'Etat Macky Sall, son prédécesseur Abdoulaye Wade et le maire de Dakar, Khalifa Sall, en détention préventive. La campagne électorale, émaillée de violences qui ont fait de nombreux blessés à travers ce pays d'Afrique de l'Ouest réputé pour sa tradition démocratique, s'achève vendredi soir.

  • Zimbabwe: la femme de Mugabe l'encourage à nommer un successeur
    AFP, 27/07/2017 18h21
    La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, a révélé jeudi qu'elle encourageait son mari Robert Mugabe, âgé de 93 ans et à la tête du pays depuis 1980, à désigner un dauphin pour lui succéder lorsqu'il quittera le pouvoir. "Je me fâche avec lui, je lui dis toujours +tu as un rôle, tu dois dire qui va prendre ta place quand tu partiras+", a déclaré Grace Mugabe à Harare devant la Ligue des femmes de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. "Président, n'aie pas peur! Dis nous quel est ton choix, quel cheval nous devons soutenir", a-t-elle lancé dans un discours en anglais et en shona. "La succession de Mugabe ne pourra pas se faire sans son engagement. Il a son mot à dire en tant que citoyen du pays", a encore estimé l'épouse du président, âgée de 52 ans.

  • Nigeria: des membres d'une mission d'exploration pétrolière enlevés dans le nord
    AFP, 26/07/2017 13h28
    "Environ 10 employés du service d'étude et de géologie de l'Université de Maiduguri ont été enlevés mardi", a déclaré à l'AFP Ndu Ughamadu, de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). "Ils ont été kidnappés autour du village de Jibi dans l'Etat de Borno (nord-est) après un affrontement entre les agents de sécurité qui les accompagnaient et de présumés combattants de Boko Haram", a-t-il ajouté. Des efforts étaient en cours mercredi pour traquer les ravisseurs et lancer une éventuelle opération de sauvetage. Le porte-parole de l'Université de Maiduguri, Danjuma Gambo, a confirmé l'enlèvement.

  • L’opposition en RDC annonce des journées ville-morte les 8 et 9 août
    APA, 25/07/2017 11h08
    L’opposition congolaise réunie autour de l’aile du « Rassemblement » dirigée par Félix Tshisekedi a annoncé, au terme de deux journées de conclave à Kinshasa, une série des mesures dont l’organisation des journées ville-morte les 8 et 9 août prochains. Pour l’opposition, ces journées seront organisées en guise « d’avertissement » avant qu’elle n’appelle, si ses revendications ne sont pas prises en compte, à l’application de l’article 64 de la constitution. Celui-ci stipule, dans son alinéa 1er que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ».

  • Nigeria: trois morts dans un attentat suicide dans un camp de déplacés
    AFP, 24/07/2017 17h40
    Trois personnes ont été tuées dans un double attentat suicide commis dans un camp de déplacés proche de Maiduguri, la capitale du nord-est du Nigeria, a-t-on appris lundi auprès des services de sécurité. L'attaque a eu lieu dimanche soir vers 23H20 (22H20 GMT) dans le camp de déplacés de Dalori 1, a expliqué Abdulkadir Ibrahim, de l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema). "Un autre incident s'est déroulé à Dalori 2 où un kamikaze a été intercepté et tué avant de pouvoir se faire exploser", a-t-il ajouté.

  • CAN-2019 à 24: le Cameroun doit se doter d'un site supplémentaire
    AFP, 21/07/2017 16h50
    Le Cameroun a annoncé vendredi qu'il devait préparer cinq sites, et non plus quatre, pour accueillir en 2019 la Coupe d'Afrique des Nations de football, qui va passer de 16 à 24 équipes sur décision des instances continentales. Avant cette annonce faite jeudi par la Confédération africaine de football (CAF), le Cameroun avait retenu quatre sites: Yaoundé, Douala-Limbé-Buea, Bafoussam (ouest) et Garoua (nord). "Pour nous, Yaoundé peut abriter deux sites", a estimé vendredi à l'AFP Gabriel Loga, chef de la cellule de communication du ministère des Sports. La capitale administrative dispose d'un stade omnisports de 40.000 places opérationnel et aux normes de la CAF. Un autre de 60.000 places est en cours de construction.

  • Cameroun: Amnesty accuse les forces de sécurité de torture entraînant la mort
    AFP, 20/07/2017 14h35
    Des "dizaines" de prisonniers seraient morts au Cameroun dans des centres de détention où les forces de sécurité détiennent au secret et torturent des suspects dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, dénonce Amnesty international dans un rapport publié jeudi. L'ONG a rencontré 101 personnes affirmant avoir été détenues au secret et torturées par le Bataillon d'intervention rapide (BIR, unité d'élite de l'armée) et la Direction générale des renseignements extérieurs (DGRE) entre mars 2013 et mars 2017. Parmi ces 101 personnes, 32 ont expliqué à l'ONG avoir été témoins de la mort d'un codétenu en détention. "Amnesty International estime que des dizaines de prisonniers sont décédés dans les centres de détention du BIR et de la DGRE entre mai 2013 et mai 2017 à la suite d'actes de tortures et d'autres mauvais traitements", affirme le rapport.

  • CPI: les juges réexamineront la demande de libération de Gbagbo
    AFP, 20/07/2017 14h31
    La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mercredi aux juges de première instance de réexaminer la demande de libération de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour le reste de son procès, une petite victoire pour l'ancien homme fort d'Abidjan. "La chambre d'appel décide d'annuler la décision remise en question et ordonne à la chambre de première instance de mener un nouvel examen" pour "savoir si M. Gbagbo devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions", a déclaré le juge Piotr Hofmanski.

  • RDC: l'ONU annonce la fermeture de cinq bases dans le Nord-Kivu
    AFP, 19/07/2017 18h01
    "Dans le cadre de son changement de mode opérationnel, la Monusco fermera à partir du 31 juillet cinq bases fixes dans les territoires de Walikale, Masisi et Lubero au Nord Kivu", indique un communiqué de la Monusco, citant son chef Maman Sidikou. "Le nouveau dispositif opérationnel consiste à privilégier la mobilité et la flexibilité des interventions militaires", poursuit le texte, expliquant qu'il va s'agir "des patrouilles longues distances, des patrouilles de démonstrations de présence, la surveillance aérienne et un déploiement rapide en cas d’incident de sécurité". "Ce nouveau dispositif opérationnel est déjà en application dans le Kasaï", indique le communiqué tout en exhortant les communautés à transmettre "très rapidement toutes les informations concernant la sécurité à la Monusco"

  • CPI: décision attendue sur une éventuelle libération de Laurent Gbagbo
    AFP, 19/07/2017 15h06
    La Cour pénale internationale (CPI) doit rendre mercredi sa décision sur la demande de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo d'être libéré pour le reste de son procès pour crimes contre l'humanité lors de violences post-électorales ayant déchiré la Côte d'Ivoire en 2010-2011. Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye pendant toute la durée du procès. L'ancien président, âgé aujourd'hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

  • RDC: Kabila dote la police congolaise d’un nouveau commandement
    AFP, 18/07/2017 10h31
    Le président congolais Joseph Kabila a nommé lundi le chef d’état-major de l’armée congolaise chef de la police de la République démocratique du Congo dans un contexte de montée de l’insécurité dans plusieurs villes du pays, a annoncé la télévision d’Etat. Dans la série d’ordonnances présidentielles lues à la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), l’actuel chef adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Dieudonné Amuli est nommé commissaire général de la police nationale congolaise (PNC). Il remplace à ce poste le général Charles Bisengimana.

  • Est de la RDC: deux prêtres enlevés par des miliciens
    AFP, 17/07/2017 17h40
    Deux prêtres du diocèse de Beni-Butembo ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des miliciens non encore identifiés dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes. "Le curé Charles Kipasa et le vicaire Jean-Pierre Akili de la paroisse Marie reine des Anges de Bunyuka ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des Maï-Maï qui les ont conduits vers le graben (les montagnes). Ils ont emporté aussi deux véhicules et deux motos", a déclaré à l'AFP Mgr Paluku Sikuli, évêque de Beni-Butembo dans le nord du Nord-Kivu. "Je confirme l'enlèvement de deux prêtres de la paroisse catholique de Bunyuka par des personnes armées inconnues. Nos services de défense et de sécurité sont à pieds d’oeuvre pour les retrouver" a déclaré pour sa part à l'AFP Amisi Kalonda, l'administrateur du territoire de Béni, ajoutant que "les ravisseurs ont abandonné les deux véhicules qui les transportaient".

  • Des proches de Bongo accusés de retarder la succession pour échapper à la justice
    AFP, 17/07/2017 17h39
    Des membres du clan Bongo retardent le règlement de la succession de l'ancien chef de l'État gabonais, Omar Bongo, afin d'échapper à la justice dans l'enquête sur leur fastueux patrimoine bâti en France, accuse l'avocat de l'association Transparency International, selon une source proche du dossier. "Les principaux acteurs de cette succession, habilement conseillés, ont tout à fait compris l'intérêt qu'ils ont à prolonger indéfiniment les opérations de succession", estime William Bourdon, avocat de l'ONG anticorruption, dans une note transmise début juin aux juges d'instruction en charge de l'enquête dite des "biens mal acquis", selon cette source. Tant que la succession n'a pas abouti, "il est évidemment difficile d'envisager des poursuites" en France, ajoute l'avocat qui demande aux magistrats de s'enquérir auprès des notaires mandatés pour la succession afin de connaître l'état d'avancement des opérations.



  • Nigeria: huit morts dans un attentat suicide à Maiduguri
    AFP, 17/07/2017 17h37
    Une kamikaze s'est fait exploser dans une mosquée du quartier de London Ciki vers 05H30 (04H30 GMT) juste après la prière du matin, a déclaré Ahmed Satomi, un responsable de l'agence locale de gestion des urgences (Sema). "Elle a tué huit personnes et en a blessé 15 autres. La mosquée était surveillée par des miliciens de la force conjointe (anti Boko Haram pendant les prières", a-t-il ajouté. Selon le responsable du Sema, deux autres incidents ont été recensés à peu près au même moment en périphérie de Maiduguri. Deux femmes kamikazes ont été tuées alors qu'elles essayaient de franchir les fossés creusés pour empêcher l'intrusion de Boko Haram dans la localité de Mammanti. "Elles ont été aperçues par des soldats et des miliciens qui surveillaient la zone. Ils ont tiré sur une, qui a explosé. L'explosion a déclenché la bombe de l'autre". De même, une autre kamikaze s'est fait exploser accidentellement sans faire de victime dans la banlieue de Simari.

  • Sénégal: les manifestations sportives suspendues après des violences mortelles dans un stade
    AFP, 17/07/2017 11h09
    Les autorités sénégalaises ont suspendu dimanche toutes les manifestations sportives et culturelles dans le pays jusqu'aux législatives de la fin du mois et promis de renforcer la sécurité dans les stades en réaction à la mort de huit personnes après des échauffourées entre supporters lors d'une finale de football à Dakar.
    "Toutes les activités sportives ou culturelles sont interdites sur l'étendue du territoire national pendant toute la durée de la campagne électorale" précédant les législatives du 30 juillet, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye. Le président sénégalais a déclaré dimanche que "le milieu sportif n’était pas un terrain d’expression de la violence". Il a promis une meilleure sécurité dans les stades et une justice rapide pour les familles affectées par la tragédie.


  • Cameroun: 34 disparus après le naufrage d'un navire de l'armée
    AFP, 17/07/2017 11h01
    Trente-quatre militaires camerounais sont portés disparus après le naufrage d'un navire de l'armée dimanche, a indiqué le ministre camerounais de la Défense Joseph Beti Assomo, dans un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi. Le navire avait à son bord 37 personnes, y compris l'équipage, et se rendait à Bakassi "pour un ravitaillement". Les recherches ont été lancées et "trois soldats ont pu être secourus, mais le bateau semble avoir coulé au fond des eaux", indique le ministre. Il "a chaviré en mer au large de Debumsha (sud-ouest) le 16 juillet 2017 vers 6h00", continue le texte : "les circonstances de cet accident ne sont pas encore élucidées, mais les premières informations font état d'une mer qui s'est brusquement agitée". Une commission d'enquête a été créée et une cellule de crise a été mise en place.

  • Cameroun: un navire de l'armée chavire en mer, "des dizaines" de disparus
    AFP, 17/07/2017 10h58
    Un navire de l'armée camerounaise, transportant "des dizaines" de militaires de la Brigade d'intervention rapide (BIR) a chaviré dimanche dans les eaux territoriales camerounaises, a-t-on appris de source sécuritaire. Le bateau "a chaviré ce dimanche entre la ville de Limbé (sud-ouest) et Bakassi. Il y avait des dizaines de militaires à bord, dont un colonel", a déclaré à une source sécuritaire sous couvert d'anonymat, alors qu'aucun bilan officiel n'a encore été communiqué. "L'armée a lancé des recherches", a poursuivi la source, et "au moins un corps a été repêché", selon une autre source proche de l'armée camerounaise.

  • Burundi: un activiste des droits de l'Homme placé en détention
    AFP, 14/07/2017 16h31
    Un activiste de la société civile au Burundi, arrêté jeudi par le très redouté Service national de renseignement (SNR), est "détenu" dans ses cachots "pour atteinte à la sûreté de l'état", a-t-on appris de source policière vendredi. Germain Rukuki, qui travaille dans le milieu associatif depuis des années, a été arrêté jeudi matin dans le quartier de Ngagara (nord de Bujumbura) à la suite d'une vaste opération policière, selon des témoins assurant que "des dizaines de policiers avaient ceinturé" le quartier dès l'aube. "Germain Rukuki a été arrêté chez lui à Ngagara, il est détenu au SNR pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat", a annoncé dans un tweet le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, sans donner plus de précisions. "Nous dénonçons l'arrestation de cet activiste des droits de l'Homme par la police présidentielle du SNR qui se comporte comme un Etat dans l'Etat", a dénoncé vendredi Me Armel Niyongere, l'une des principales figures de la société civile burundaise en exil et premier à donner l'alerte sur cette arrestation.

  • Mali: un chef jihadiste abattu par l'armée dans le Centre
    AFP, 14/07/2017 16h28
    L'armée malienne a abattu dans le centre du pays un chef du Front de libération du Macina (FLM), groupe jihadiste actif dans cette région, auteur de plusieurs attaques contre les forces de sécurité, a-t-on appris vendredi de source militaire. "Une mission de la garde nationale a abattu le terroriste Bekaye Sangaré à Mougna", localité à 40 km à l'ouest de Djenné, dans la région de Mopti (centre), a affirmé une source militaire. La garde nationale est une unité de l'armée malienne. Le chef jihadiste a été tué jeudi soir, a affirmé la même source militaire, sans donner de détail sur les circonstances de l'opération. Bekaye Sangaré dont l'âge n'a pas été indiqué, est un dirigeant du FLM, créé au début de 2015, dirigé par le prédicateur radical Amadou Koufa, et allié au groupe jihadiste Ansar Dine. Le chef jihadiste tué était auteur de "plusieurs attaques dans le secteur (centre du Mali) dont celles des postes de gendarmerie et de douane de Benena", près de la frontière burkinabè, a dit la même source militaire.

  • Rencontre entre le dalaï lama et le président du Botswana en août
    AFP, 13/07/2017 18h07
    Le dalaï lama se rendra le mois prochain au Botswana où il s'entretiendra avec le président Ian Khama, au risque d'irriter la Chine, investisseur clé sur le continent africain. Le chef spirituel tibétain recevra "les honneurs habituels réservés aux dignitaires en visite dans le pays", a annoncé le gouvernement dans un communiqué mercredi. "Son excellence (le président Khama) rencontrera le dalaï lama quand il sera au Botswana", a précisé la même source. Le prix Nobel de la paix, qui vit en exil en Inde, doit s'exprimer à Gaborone, la capitale du Botswana, lors d'une conférence spirituelle prévue du 17 au 19 août. "J'ai hâte de me rendre" au Botswana et "de rencontrer mes frères et soeurs africains", a déclaré le dalaï lama dans un message vidéo.

  • Nigeria: 19 morts dans le quadruple attentat de mardi à Maiduguri
    AFP, 13/07/2017 18h03
    Dix-neuf personnes ont été tuées dans le quadruple attentat-suicide perpétré mardi soir par des femmes à Maiduguri, la capitale du nord-est du Nigeria, a annoncé la police nigériane qui avait dans un premier temps fait état de quinze victimes. Les quatre femmes kamikazes ont visé une cérémonie funèbre du quartier de Molai Kalemari, a expliqué mercredi soir dans un communiqué le chef de la police de l’État du Borno, Damian Chukwu. La plupart des victimes étaient des membres des milices civiles, qui tiennent de nombreux postes de contrôle à Maiduguri et participent à certaines opérations militaires pour combattre les insurgés aux côtés de l'armée nigériane. "En tout, 12 membres des milices de la force conjointe ont perdu la vie avec sept villageois et quatre femmes kamikazes, portant le nombre total de morts à 23", a ajouté le responsable. Vingt-trois personnes ont également été blessées et évacuées à l'hôpital pour être soignées, a-t-il précisé.

  • Cameroun: au moins 14 civils tués dans un double attentat dans le nord
    AFP, 13/07/2017 17h58
    Au moins 14 civils ont été tués et une trentaine blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans un double attentat à Waza, dans l'extrême-nord du Cameroun, où les attaques attribuées aux jihadistes nigérians de Boko Haram sont fréquentes, a-t-on appris de sources concordantes. Le bilan du double attentat "est important: 16 morts (14 civils et 2 kamikazes) et une trentaine de blessés", a affirmé sous couvert d'anonymat un responsable administratif de Waza, ville de transit située entre Maroua et Kousseri, à la frontière du Nigeria, joint par téléphone depuis Yaoundé. Deux kamikazes se sont introduits dans un lieu très fréquenté où il y "des restaurants, des call-box (cabines téléphonique de fortune), des buvettes" et se sont fait exploser "vers 22h30" (21H30 GMT), a-t-il expliqué. "La situation de certains blessés est assez grave", a-t-il ajouté, en précisant que la plupart d'entre eux avaient été transférés dans la ville de Mora (extrême-nord). "La ville est bouclée (par les forces de défenses). Personne n'entre, personne ne sort", a-t-il poursuivi. Le double attentat et le bilan a été confirmé par une source sécuritaire de la région.

  • La police réprime brutalement une manifestation d'opposants au Zimbabwe
    AFP, 12/07/2017 17h31
    La police zimbabwéenne a violemment dispersé mercredi à Harare une manifestation de membres de l'opposition qui dénonçaient des "irrégularités" dans la procédure d'enregistrement sur les listes électorales en vue des élections générales de 2018. Rassemblés à l'appel du Mouvement pour un changement démocratique (MDC, opposition), des dizaines de jeunes militants avaient prévu de défiler dans les rues de la capitale pour dénoncer la nomination de responsables des centres d'enregistrements à leurs yeux inféodés au président Robert Mugabe. Les forces de l'ordre les en ont empêchés à grand renfort de coups de matraque, de jets de gaz lacrymogènes et de canons à eau. "Le MDC condamne les excès de la police avec lesquels les hommes lourdement armés ont écrasé notre défilé pacifique à Harare et s'en sont pris aux journalistes", a déploré le secrétaire général des jeunes du MDC, Lovemore Chinoputsa.

  • Nigeria: Boko Haram exécute huit villageois pour avoir défié la "police de la charia"
    AFP, 11/07/2017 17h39
    Boko Haram a exécuté publiquement huit villageois qui s'opposaient à l'application rigoriste de l'islam dans le nord-est du Nigeria, selon une vidéo très violente visionnée. Les victimes, les yeux bandés, sont allongées face vers le sol lorsqu'elles sont abattues à bout portant par quatre hommes armés et masqués. Les images montrent une foule qui exulte en assistant à cette scène. Juste avant l'exécution, un homme portant un turban blanc affirme à la foule que les villageois condamnés sont des "apostats (qui) ont abandonné l'islam". "Ces personnes ne sont pas différentes des miliciens qui nous combattent, des espions et des soldats nigérians", poursuit l'homme non identifié en haoussa, une des langues les plus parlées dans le nord du Nigeria et dans la région du lac Tchad.

  • Côte d'Ivoire: deux leaders des anciens rebelles emprisonnés
    AFP, 11/07/2017 17h27
    Deux leaders des anciens rebelles démobilisés, qui ont brièvement bloqué dimanche une entrée de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, ont été inculpés et emprisonnés mardi, a-t-on appris de source judiciaire. Le président du groupe des démobilisés, Amadou Ouattara, et son porte-parole principal, Mégbè Diomandé, ont été déférés à la prison civile de Bouaké, après avoir été inculpés de "trouble à l'ordre public et manifestation non autorisée ", selon la même source qui a requis l'anonymat. Ils avaient été tous deux convoqués à la gendarmerie de Bouaké et "mis aux arrêts" dimanche soir.

  • Madonna inaugure un hôpital pédiatrique au Malawi
    AFP, 11/07/2017 17h25
    La pop star américaine Madonna a inauguré mardi à Blantyre un service pédiatrique baptisé Mercy James, du nom de l'un des quatre enfants qu'elle a adoptés au Malawi. L'unité pédiatrique Mercy James, dont la construction a pris deux ans, compte trois salles d'opération et 50 lits. Il s'agit du premier service pédiatrique dans ce petit pays pauvre d'Afrique australe. Il permet de doubler la capacité d'accueil des enfants malades à l'hôpital Queen Elizabeth de Blantyre, la deuxième ville du pays. Accompagnée de ses quatre enfants adoptés au Malawi, et en présence du président du pays Peter Mutharika, Madonna a dévoilé une plaque inaugurant le bâtiment. Elle s'est ensuite entretenue pendant une heure avec de jeunes patients en attente d'une intervention chirurgicale.

  • Algérie: l'auteur d'un faux compte Facebook du Premier ministre arrêté
    AFP, 10/07/2017 18h23
    Un internaute ayant créé sur le réseau social Facebook un faux compte au nom du Premier ministre algérien Abdelmadjid Tebboune a été arrêté, a-t-on appris lundi auprès des services du chef du gouvernement. Le créateur présumé de ce faux compte Facebook, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été "appréhendé par les services de sécurité qui ont, par ailleurs, diligenté une enquête", a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué. L'arrestation fait suite à la "parution de fausses informations produites et diffusées via (ce) compte Facebook usurpant l'identité du Premier ministre", a-t-il ajouté, apportant un "démenti formel" aux informations relayées par des médias sur la foi de ce faux compte. M. Tebboune "ne possède pas de compte sur ce réseau social" et la création d'un compte Facebook pour le Premier ministre "n'est pas à l'ordre du jour", selon ce communiqué. "Nous allons fermer le faux compte" Facebook, a assuré le directeur de la communication du bureau du Premier ministre, Ahmed Madani. Il a confirmé que le chef de gouvernement possédait bien en revanche un compte Twitter.

  • Le Soudan espère que Trump prendra la décision de lever les sanctions
    AFP, 10/07/2017 18h20
    Les espoirs sont grands au Soudan de voir Donald Trump décider cette semaine la levée définitive des sanctions américaines contre Khartoum, bien que des organisations de défense des droits de l'Homme appellent à leur maintien. "Le moment est venu de lever définitivement les sanctions" imposées depuis deux décennies au Soudan, a déclaré à l'AFP un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères, Abdelghani Elnaim. "Nous comptons sur le président Trump pour prendre cette courageuse décision (de lever les sanctions), qui rendra heureux non seulement le peuple soudanais mais aussi toute l'Afrique", a indiqué M. Elnaim. En janvier, l'ex-président américain Barack Obama avait décidé de lever une partie des sanctions économiques imposées au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des islamistes, dont l'ex-leader d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden.

  • Au Burundi, huit personnes tuées par une grenade dans un bar
    AFP, 10/07/2017 16h02
    Au moins huit personnes ont été tuées et une soixantaine blessées par l'explosion d'une grenade dimanche soir dans un bar de la province de Kayanza, dans le nord du Burundi, a-t-on appris lundi de sources administrative et policière. "Des criminels non encore identifiés ont lancé hier vers 20H00 (18H00 GMT) une grenade au milieu de dizaines de gens qui prenaient un verre assis devant un bar de la colline de Shinya, dans la commune de Gatara", a annoncé l'administratrice de cette commune, Dévote Ndayizeye. "Six personnes sont mortes sur le champ et 66 autres ont été blessées, dont dix qui sont dans un état grave", a-t-elle poursuivi, expliquant que "la plupart ont été évacuées dans les hôpitaux de la région". "Deux autres personnes parmi celles qui ont été grièvement blessées ont succombé à leurs blessures alors qu'elles étaient déjà à l'hôpital", a ajouté Mme Ndayizeye, précisant que ce bilan était "provisoire" car les chiffres continuaient d'évoluer. Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a confirmé l'information sur son compte Twitter, parlant de huit morts et 50 blessés.

  • Côte d'Ivoire: deux leaders des anciens rebelles "mis aux arrêts"
    AFP, 10/07/2017 15h59
    Deux leaders des anciens rebelles démobilisés qui ont brièvement bloqué dimanche une entrée de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, ont été "mis aux arrêts". Le président du groupe des démobilisés, Amadou Ouattara, et son porte-parole principal, Mégbè Diomandé, sont aux arrêts à la gendarmerie de Bouaké depuis dimanche soir, selon des ex-rebelles démobilisés. "Ils ont été convoqués à la gendarmerie de Bouaké. Nous les avons accompagnés. Et à notre grande surprise, ils ont été mis aux arrêts", a rapporté un ex-combattant, joint par téléphone, sous couvert d'anonymat. Le mouvement de dimanche, qui n'a duré que deux heures avant d'être dispersé par la police, rassemblait des démobilisés qui réclamaient une prime de 18 millions de francs CFA (27.000 euros) par tête. Selon plusieurs autres ex-combattants démobilisés, les deux leaders "n'ont pas participé à la manifestation de dimanche". "Amadou Ouattara et Mégbè Diomandé n'étaient pas d'accord avec Aboudou Diakité (un autre leader du groupe) qui a conduit les gens à bloquer le corridor (barrage à l'entrée de la ville). C'est Diakité qu'il faut arrêter et non Ouattara et Mégbè", a déclaré Hamed Traoré, un ex-rebelle démobilisé.



  • En Zambie, l'opposition accuse le président de "tuer la démocratie"
    AFP, 10/07/2017 15h54
    Le principal parti d'opposition zambien a accusé lundi le président Edgar Lungu de "tuer la démocratie" après avoir invoqué la semaine dernière "l'état d'urgence". La décision du chef de l'Etat "constitue un abus de pouvoir destiné à faire taire les critiques et tuer la démocratie", a estimé Geoffrey Mwamba, le vice-président du Parti uni pour le développement national (UPND, opposition). "Il est évident que son action (...) vise à renforcer la dictature", a-t-il affirmé dans un communiqué. M. Mwamba a aussi nié toute implication de son parti dans les récents incendies, dont celui qui a ravagé le principal marché de Lusaka la semaine dernière. Il est "choquant que Lungu accuse l'opposition d'être derrière ces incendies criminels, affirmant qu'ils sont destinés à le contraindre (...) à former un gouvernement d'union nationale", a estimé M. Mwamba.

  • Refus d'arrêter le président soudanais: Pretoria a manqué à son devoir (CPI)
    AFP, 06/07/2017 17h59
    La Cour pénale internationale (CPI) a estimé jeudi que l'Afrique du Sud avait manqué à ses obligations en n'arrêtant pas sur son sol en juin 2015 le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour. "La chambre conclut que (...) l'Afrique du Sud n'a pas respecté la requête de la Cour d'arrêter et de remettre Omar el-Béchir", a déclaré le juge Cuno Tarfusser. Les juges ont toutefois refusé de renvoyer l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

  • Retour à Cotonou du président Talon après bilan médical
    AFP, 05/07/2017 17h01
    Le chef de l’Etat béninois Patrice Talon a regagné Cotonou mardi soir, après avoir effectué un "bilan post opératoire rassurant" en France, a-t-on appris mercredi de source proche de la présidence. Le président avait quitté le Bénin le 28 juin, à l'issue d'un conseil des ministres au cours duquel il avait informé le conseil de son départ pour subir à Paris un "contrôle de routine" à la suite d'une intervention chirurgicale en mai. Patrice Talon, 59 ans, avait révélé en juin avoir subi "une intervention au niveau de la prostate" à Paris. "Une lésion a été découverte à un stade précoce à l’intérieur de la prostate, ne franchissant pas la capsule prostatique", impliquant "une chirurgie mini-invasive le vendredi 26 mai", avait-il alors indiqué.

  • Biens mal acquis: prison et amende requis contre Teodorin Obiang
    AFP, 05/07/2017 16h09
    Trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation des biens saisis, dont un immeuble évalué à plus de 100 millions d'euros, ont été requis mercredi contre le vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang, au procès à Paris de l'affaire des "biens mal acquis". Fils du président Teodoro Obiang, l'ancien ministre de l'Agriculture et des Forêts promu vice-président par son père, Teodorin Obiang, 48 ans, est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Il ne s'est pas présenté devant le tribunal correctionnel de Paris, qui le juge depuis le 19 juin. Teodorin Obiang a récemment dénoncé "une mascarade qui ne répond à aucune procédure légale", "un montage contre le gouvernement légal de la Guinée équatoriale et contre l'Afrique". Teodorin Obiang est le premier dignitaire africain à être jugé dans le cadre des procédures dites de "biens mal acquis", engagées en France, sur les conditions d'acquisition de riches patrimoines par plusieurs dirigeants du continent.

  • 37 femmes enlevées et 9 personnes tuées par Boko Haram au Niger
    AFP, 04/07/2017 12h41
    Des "éléments" du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village du sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria, a annoncé mardi le gouverneur de la région de Diffa (sud-est). "Les éléments de Boko Haram (...) ont égorgé neuf personnes (...) Ils ont pris des femmes, 37 femmes, et sont partis avec elles", a affirmé le gouverneur Laouali Mahamane Dan Dano à la télévision publique nigérienne. "Des poursuites sont déjà engagées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et nous espérons que dans les prochaines jours ces femmes seront retrouvées et seront libérées", a-t-il ajouté. Le gouverneur qui s'est rendu lundi à Ngalewa, le village attaqué, a expliqué que "les éléments de Boko Haram sont venus à pied" pour "mieux se faufiler" à travers le lac Tchad et le dispositif sécuritaire.

  • Mugabe vend des vaches pour financer l'Union africaine
    AFP, 04/07/2017 12h34
    Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait don d'un chèque d'un million de dollars (879.000 euros) à l'Union africaine (UA), tiré de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail, lors du sommet de l'organisation lundi à Addis Abeba. M. Mugabe, âgé de 93 ans, a voulu montrer par ce geste que l'UA, qui cherche à réduire sa dépendance financière à l'égard de ses donateurs étrangers, avait les moyens de s'auto-financer.
    "En tant qu'Africain et fermier, l'idée de donner du bétail m'est venue naturellement, étant donné que notre continent est riche en bétail et que le bétail est un réservoir de richesse", a déclaré M. Mugabe, au pouvoir au Zimbabwe depuis l'indépendance en 1980.


  • Explosion d'un engin piégé au Kenya: 8 morts à la frontière avec la Somalie
    AFP, 28/06/2017 11h05
    Huit personnes, quatre enfants et quatre policiers, ont été tuées et plusieurs blessées mardi par l'explosion d'un engin piégé au passage de leur véhicule dans l'est du Kenya, à la frontière avec la Somalie, a-t-on appris de source policière. "Nous avons huit victimes, quatre enfants et quatre policiers", a déclaré un responsable de la police sous couvert de l'anonymat. L'explosion s'est produite sur la route entre Mararani et Kiunga, dans le comté de Lamu, à quelques kilomètres de la frontière somalienne. "L'attaque a eu lieu quand le camion de la police a heurté un engin explosif artisanal", a indiqué un autre responsable de la police. "Plusieurs autres (personnes) sont à l'hôpital avec des blessures".

  • Kenya: 5 millions d'électeurs supplémentaires pour le scrutin d'août
    AFP, 27/06/2017 18h26
    Le registre kényan pour les élections générales du 8 août compte cinq millions d'électeurs de plus qu'au scrutin précédent, a annoncé mardi la Commission électorale, alors que des doutes subsistent sur le nombre de personnes décédées encore présentes sur ces listes. Le registre finalisé par la Commission électorale (IEBC) inclut 19.611.423 électeurs, soit une hausse de 36% par rapport aux élections de 2013, marquées par la victoire à la présidentielle d'Uhuru Kenyatta face à Raila Odinga, a indiqué le président de l'IEBC, Wafula Chebukati, dans un communiqué. MM. Kenyatta et Odinga sont à nouveau candidats en 2017, 10 ans après les pires violences électorales de l'histoire du pays (plus de 1.100 morts). La hausse du nombre d'inscrits est principalement due à une vaste campagne d'enregistrement lancée au début de l'année, lors de laquelle les candidats ont fait campagne pour mobiliser leurs électeurs, dans un pays où le vote s'effectue traditionnellement sur des lignes ethniques.

  • Le corps démembré d'un Français retrouvé au Maroc
    AFP, 27/06/2017 18h24
    Le corps d'un Français de 60 ans a été retrouvé démembré le 10 juin dans la région de Marrakech au Maroc et trois suspects y ont été arrêtés, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Dijon, d'où la victime était originaire. L'alerte avait été donnée le 21 juin par son fils, qui avait déclaré une "disparition inquiétante" au commissariat de Dijon après avoir cherché son père en vain depuis le 15 juin, jour prévu pour son retour, a précisé la procureure Marie-Christine Tarrare.

  • En Tunisie, une dispute entre jeunes dégénère en violences tribales
    AFP, 23/06/2017 17h45
    Une dispute meurtrière entre deux jeunes a dégénéré en violences tribales près de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, entraînant une intervention de la police dont six membres ont été blessés. L'affaire a éclaté jeudi lorsque deux jeunes hommes se sont disputés dans un souk de Bir El Hafey, près de Sidi Bouzid, l'un poignardant l'autre mortellement, ont indiqué des sources de sécurité. Les deux jeunes appartenant à deux tribus différentes, le conflit a dégénéré et des proches de la famille de la victime ont incendié trois maisons appartenant à des membres de la tribu de l'auteur du crime, ont-elles ajouté. Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de jeudi à vendredi et ont fait usage de gaz lacrymogène, ce à quoi les protestataires ont riposté par des jets de cocktails molotov, toujours selon ces sources. Quatre policiers ont été victimes de brûlures. L'un d'eux, atteint au troisième degré, a été transporté à l'hôpital des grands brûlés à Tunis, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Deux autres policiers ont été blessés par des jets de projectiles et de pierres, et un véhicule de police a été incendié, selon le ministère.

  • RDC: l'ONU va envoyer des experts pour enquêter sur les violences au Kasai
    AFP, 23/06/2017 17h40
    Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution prévoyant l'envoi d'un groupe d'"experts internationaux" chargés d'enquêter sur les graves violences dans le Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, l'Union européenne et les Etats-Unis souhaitaient initialement créer une véritable "mission internationale indépendante". Mais Kinshasa y étant fermement opposé, les pays occidentaux ont préféré trouver un compromis avec les pays africains, ont indiqué plusieurs sources proches des négociations. "Mieux vaut une solution d'équilibre avec la participation du pays", a expliqué une source occidentale.

  • Tanzanie: pour le président, les jeunes mères doivent être exclues de l'école
    AFP, 23/06/2017 17h37
    Le président tanzanien John Magufuli a soutenu que les écolières tombant enceintes ne pouvaient pas poursuivre leur scolarité après leur accouchement, des propos condamnés par des organisations de défense des droits des femmes comme "inacceptables" et "répugnants". "Moi, je donne de l'argent pour que l'élève étudie gratuitement. Et après, elle tombe enceinte, accouche et revient par la suite à l'école. Non, pas sous mon mandat!", s'est exclamé jeudi le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Chalinze, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale économique Dar es Salaam. Un rapport de l'ONG Human Rights Watch publié le 16 juin avait affirmé que des responsables d'écoles de Tanzanie effectuaient des tests de grossesse afin d'expulser les élèves enceintes, les privant ainsi de leur droit à l'éducation. Selon M. Magufuli, si les Tanzaniens écoutaient les organisations occidentales de défense des droits de l'homme, "il pourrait arriver que, dans toute une classe, toutes les élèves aient des bébés". "Dans ce cas alors, que se passerait-il ? Pendant que le professeur donne son cours, elles sortiraient toutes pour aller donner le sein aux bébés? Jamais sous mon mandat!", s'est-il emporté. "Si ces ONG aiment vraiment ces élèves, qu'elles leur ouvrent des écoles spéciales pour mères", a-t-il ajouté. "Quant au gouvernement, il ne peut pas accepter cela", a insisté M. Magufuli, alors que plusieurs membres de son gouvernement défendent publiquement le droit des filles à poursuivre leurs études secondaires après des maternités.

  • Est de la RDC: sept morts dans des combats entre l'armée et une rébellion
    AFP, 22/06/2017 15h48
    Au moins sept personnes ont été tuées jeudi dans des affrontements à l'arme lourde entre des miliciens et des militaires congolais à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source policière. Tôt dans la matinée des rafales d'armes légères et des détonations de tirs d'armes lourdes étaient entendues en provenance d'un quartier est de Beni, ville du nord de la province du Nord-Kivu.
    "Lors des affrontements près de l'état-major de la police, sept assaillants ont été tués et un huitième est grièvement blessé", a déclaré le colonel Safari Kazingufu, chef de la police de Beni. "Les assaillants tentaient de libérer des détenus de l'état-major, de l'auditorat militaire ainsi que des détenues de la prison de femmes de Beni", a ajouté l'officier qui a indiqué qu'ils "ont été repoussés loin" de ces trois cibles.


  • Centrafrique: une centaine de morts à Bria
    AFP, 21/06/2017 16h52
    Les affrontements de mardi à Bria, dans le centre-est de la Centrafrique, ont fait une centaine de morts, selon un nouveau bilan diffusé mercredi par le maire de Bria Maurice Belikoussou et le curé de la ville, l'abbé Gildas Gbénai. Ces affrontements entre différents membres d'un groupe armé, proches pour les uns des miliciens anti-balaka et pour les autres d'une mouvance musulmane du groupe, sont survenus au lendemain de la signature à Rome d'un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat entre groupes armés et gouvernement, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.

  • Centrafrique: au moins 40 morts dans des combats à Bria
    AFP, 21/06/2017 12h07
    Au moins 40 personnes ont été tuées mardi en Centrafrique dans des affrontements à Bria (centre), au lendemain d'un accord de cessez-le-feu entre 13 des 14 milices ou groupes armés du pays, selon des sources humanitaire et sécuritaire. Les combats ont fait "une quarantaine de morts" dans la ville de Bria mardi, selon le bilan provisoire d'une source humanitaire, confirmé par une source sécuritaire, ainsi que 43 blessés d'après les chiffres de Médecins sans frontières (MSF). Ces affrontements surviennent alors que 13 groupes rebelles ou milices sur les 14 que compte le pays ont signé lundi à Rome un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.

  • Somalie: au moins 9 morts dans un attentat à la voiture piégée à Mogadiscio
    AFP, 20/06/2017 17h01
    Au moins neuf personnes ont été tuées mardi dans une attaque à la voiture piégée revendiquée par les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda et qui a visé un bâtiment des autorités locales, a-t-on appris de source sécuritaire. "L'explosion a tué plusieurs personnes, j'ai reçu la confirmation pour environ neuf d'entre elles alors que les blessés sont plus du double", a déclaré Abdi Jilibey, un responsable sécuritaire local, précisant que certains corps "sont tellement brûlés qu'ils en sont méconnaissables".

  • Côte d'Ivoire: retour dans son parti d'un ex-candidat à la présidentielle
    AFP, 20/06/2017 10h47
    Bertin Konan Kouadio, dit KKB, figure de la politique ivoirienne, a annoncé lundi à Abidjan son retour au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI - majorité) qu'il avait quitté pour se présenter à la présidentielle de 2015, contre l'avis de son parti. "J'ai décidé de revenir prendre ma place et me remettre à la disposition du parti", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. La décision "du PDCI de présenter un candidat en 2020 et d'étudier une révision de la Commission électorale indépendante (CEI)", chargée du scrutin, ont favorisé ce retour, a-t-il poursuivi.

  • L'ONU exhorte à résoudre pacifiquement le différend Djibouti-Erythrée
    AFP, 20/06/2017 10h42
    Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé lundi Djibouti et l'Erythrée à résoudre pacifiquement leur différend frontalier, sur fond de tensions régionales. Djibouti a accusé l'Erythrée d'avoir profité du retrait du contingent du Qatar pour occuper une partie de territoire revendiquée par les deux pays de la Corne de l'Afrique. Après avoir écouté un rapport onusien sur la situation, le Conseil a exhorté "les parties à résoudre pacifiquement leur différend frontalier, d'une manière qui soit en accord avec la loi internationale", a affirmé l'ambassadeur bolivien, Sacha Llorenty, qui occupe en juin sa présidence tournante. Le Conseil, a-t-il précisé à l'issue d'une réunion à huis clos demandée par l'Ethiopie, accueillerait positivement des mesures visant à "bâtir la confiance".

  • Centrafrique: l'ONU va renvoyer chez eux les Casques bleus congolais
    AFP, 20/06/2017 10h40
    Plus de 600 soldats du Congo travaillant pour l'ONU en Centrafrique et accusés d'agressions sexuelles vont être renvoyés chez eux, ont annoncé des responsables de l'ONU lundi. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres annoncera le départ de ces soldats mardi lors d'une conférence de presse aux Nations unies. Cette décision survient après un rapport accablant d'un responsable de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), qui avait menacé de rapatrier ces soldats si rien n'était fait au sein du bataillon visé. Outre des agressions sexuelles, ces soldats sont accusés de trafiquer du carburant et de manquer de discipline.

  • 16 morts dans des attentats-suicides au nord-est du Nigeria
    AFP, 19/06/2017 13h19
    Des attentats-suicides coordonnés ont fait 16 morts dimanche, dans un camp de déplacés à la périphérie de Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno (nord-est), a déclaré lundi l'agence nationale de gestion des urgences (NEMA). Selon son porte-parole Abdulkadir Ibrahim, "deux femmes ont déclenché leur ceinture explosive -vers 20h45 (1945 GMT)- dans le village de Kofa", qui abrite un grand camp de déplacés du conflit avec le groupe islamiste Boko Haram, faisant 16 morts et de nombreux blessés.

  • Lesotho: le nouveau Premier ministre officiellement investi
    AFP, 16/06/2017 18h47
    Le vainqueur des élections législatives anticipées au Lesotho, Thomas Thabane a été officiellement investi vendredi Premier ministre d'un gouvernement de coalition, trois ans après avoir été chassé du pouvoir par une tentative de coup d'Etat militaire. La cérémonie s'est déroulée dans un stade de Maseru, la capitale de ce petit royaume d'Afrique australe, deux jours après le mystérieux assassinat de la première épouse de M. Thabane. Lors de son discours d'investiture, Thomas Thabane, qui vient d'avoir 78 ans, a affiché sa volonté de ramener la stabilité politique dans un pays qui a voté cinq fois en trois ans. "Je souhaite sincèrement que les réformes politiques ramèneront la stabilité au Lesotho et qu'elles permettront à ses gouvernements de durer pendant cinq ans, la durée normale de leurs mandats", a déclaré le nouveau dirigeant.



  • Egypte: le Parlement approuve la rétrocession de deux îles à Ryad
    AFP, 14/06/2017 18h17
    Le Parlement égyptien a approuvé mercredi un accord controversé prévoyant la rétrocession de deux îlots de la mer Rouge à l'Arabie saoudite, ont indiqué la télévision d'Etat et un parlementaire. Le vote du Parlement doit encore être validé par la signature du président Abdel Fattah al-Sissi, critiqué pour avoir accepté de remettre ces deux îles au gouvernement saoudien. La justice a été saisie pour se pencher sur la légitimité de l'accord signé en avril 2016.

  • Afrique du Sud: l'ex-cheffe de l'opposition punie pour des tweets sur la colonisation
    AFP, 13/06/2017 15h24
    Le principal parti d'opposition sud-africain, l'Alliance démocratique (DA), a annoncé mardi avoir sanctionné son ex-cheffe Helen Zille, dont les tweets sur les aspects positifs du colonialisme ont suscité la controverse sur les réseaux sociaux et dans son mouvement. Madame Zille a été exclue de toute fonction exécutive au sein de la DA mais conserve toutefois son poste de Première ministre de la province du Cap-Occidental, a annoncé lors d'une conférence de presse le dirigeant du parti, Mmusi Maimane. Près d'un quart de siècle après la chute du régime blanc raciste de l'apartheid dans l'ancienne colonie britannique, les tweets de Mme Zille publiés le 16 mars avaient mis le feu à la Toile.

  • Finlande: le Premier ministre veut la fin de la coalition avec les eurosceptiques
    AFP, 12/06/2017 18h03
    Le Premier ministre finlandais, le centriste Juha Sipilä, a annoncé lundi que son parti et ses alliés conservateurs souhaitaient la fin de la coalition gouvernementale avec les Vrais Finlandais (eurosceptiques) après que ces derniers eurent élu un président déjà condamné pour des propos racistes, Jussi Halla-aho. "Il n'existe pas de conditions permettant une poursuite de la coopération avec des Vrais Finlandais présidés par Halla-aho", a écrit sur Twitter M. Sipilä, de même que son ministre de l'Intérieur conservateur Petteri Orpo, après une réunion des dirigeants et parlementaires centristes et conservateurs.

  • France et Côte d'Ivoire vont renforcer leur coopération militaire
    AFP, 12/06/2017 10h59
    La France et la Côte d'Ivoire vont "renforcer dans les prochaines semaines, de manière concrète, leur partenariats militaire et dans le renseignement" pour "gagner la bataille contre le terrorisme", a annoncé dimanche Emmanuel Macron après avoir reçu son homologue ivoirien Alassane Ouattara. De son côté, le président Ouattara a promis que la Côte d'Ivoire "jouera(it) sa part" dans la lutte contre le terrorisme au niveau de la sous-région ouest-africaine. Avec cette rencontre, suivie lundi de la visite du président sénégalais Macky Sall, Emmanuel Macron pose les premiers jalons d'une politique africaine qu'il veut renouveler en l'inscrivant dans un grand partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée. Il effectuera une visite de deux jours au Maroc mercredi et jeudi avant de participer au sommet G5 Sahel début juillet, pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme. Emmanuel Macron a par ailleurs précisé dimanche qu'il se rendrait au sommet UE-Afrique qui se tiendra fin novembre 2017 en Côte d'Ivoire.

  • Afrique du Sud: plainte de l'opposition contre le ministre des Finances pour corruption
    AFP, 09/06/2017 18h36
    Julius Malema, le leader du parti d'opposition de gauche radicale les Combattants pour la liberté économique (EFF), a porté plainte vendredi contre le ministre des Finances Malusi Gigaba pour son implication supposée dans des appels d'offres irréguliers dans l'achat de locomotives. Malusi Gigaba, un proche du président Jacob Zuma, a été nommé fin mars après un remaniement ministériel controversé à la place à Pravin Gordhan, champion de la lutte contre la corruption. "Nous voulons protéger l'argent des Sud-Africains, nous devons défendre les ressources limitées de notre Etat", a lancé M. Malema en sortant du commissariat de Johannesburg où il a porté plainte.

  • Somalie: pertes "importantes" dans l'attaque d'une base militaire par les shebab
    AFP, 08/06/2017 15h02
    Les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont attaqué jeudi une base militaire dans le nord du pays, occasionnant des "pertes importantes" dans les deux camps, mais impossibles à vérifier de source indépendante, a-t-on appris auprès de sources sécuritaires, de témoins et des shebab. Selon ces sources, des shebab lourdement armés ont lancé l'assaut à l'aube contre une base militaire de Af-Urur, dans la région semi-autonome du Puntland (nord). Cette base se trouve à proximité des montagnes de Golis, un des repaires des shebab opérant dans le nord du pays et regorgeant de caves difficiles d'accès. Des sources locales et des témoins ont fait état d'intenses combats et de morts dans les deux camps, mais les shebab et les forces sécuritaires ont fourni des versions différentes sur l'issue des affrontements et le nombre de morts.

  • Zambie: le chef de l'opposition sera jugé pour trahison
    AFP, 08/06/2017 14h56
    Un tribunal zambien a ordonné jeudi que le chef de l'opposition Hakainde Hichilema, incarcéré depuis près de deux mois, soit jugé pour trahison par une juridiction supérieure du pays. M. Hichilema, 54 ans, avait été arrêté début avril et inculpé de "trahison" pour avoir entravé le déplacement du convoi du chef de l'Etat, son rival à la présidentielle, Edgar Lungu. "Je renvoie l'accusé devant la haute cour pour un procès dès que possible", a déclaré le juge David Simusamba, sans préciser de date. "Nous avons toujours été prêts pour un procès. Ce n'est pas un problème, c'est une affaire où il n'y a pas eu d'enquête. Je suis ici à cause de la haine", a déclaré à la presse Hakainde Hichilema, vêtu d'un manteau rouge, les couleurs de son parti.

  • Nord-est du Nigeria: onze morts dans une attaque de Boko Haram
    AFP, 08/06/2017 14h51
    Onze personnes ont été tuées lors d'une attaque sur la grande ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lancée mercredi soir vraisemblablement par le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé la police locale. Dix civils ont été tués dans trois attentats suicide coordonnés et un autre dans le quartier de Jiddari Polo, alors que les habitants tentaient de fuir les assaillants, a expliqué le commissaire de police pour l'Etat de Borno, Damian Chukwu.

  • Au Lesotho, victoire de l'ex-premier ministre Thabane, contraint à une coalition
    AFP, 07/06/2017 17h52
    L'ex-Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, a remporté mardi les élections législatives mais devra former un énième gouvernement de coalition dans ce petit royaume d'Afrique australe très instable politiquement ces dernières années. Avec 48 sièges sur 120, le parti de M. Thabane devance celui du chef du gouvernement sortant, Pakalitha Mosisili, qui n'en a remporté que 30, a annoncé la Commission électorale indépendante (IEC). "Nous avons l'intention de former un gouvernement avec l'Alliance démocratique, le Parti national basotho et le Congrès réformé du Lesotho", a immédiatement affirmé Samonyane Ntsekele, le secrétaire général de la Convention des Basothos (ABC), la formation de M. Thabane. A eux quatre, ces partis totalisent 63 sièges, soit deux de plus que le nombre requis pour la majorité absolue. "Nous officialiserons ce gouvernement de coalition dans les deux prochains jours", a ajouté M. Ntsekele. La victoire de M. Thabane a été saluée par plusieurs centaines de ses partisans, parés des couleurs jaunes de l'ABC, devant le centre des résultats dans la capitale, Maseru.

  • La Mauritanie rompt ses relations diplomatiques avec le Qatar
    AFP, 07/06/2017 17h49
    La Mauritanie a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar, accusé par les autres pays de la péninsule arabique et l'Egypte de "soutien au terrorisme", a rapporté mardi soir l'agence officielle AMI. "Le gouvernement de la République islamique de Mauritanie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Etat du Qatar", lui reprochant de "soutenir les organisations terroristes et de promouvoir les idées extrémistes", selon un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étranges, cité par l'agence. "Il a semé le chaos et les tensions dans dans de nombreux pays arabes, ce qui a provoqué de grandes tragédies humanitaires dans ces pays, en Europe, et à travers le monde", selon le texte.



  • Washington veut une enquête de l'ONU sur le meurtre d'experts en RDC
    AFP, 06/06/2017 15h06
    Les Etats-Unis ont exhorté lundi les Nations unies lundi à créer une commission d'enquête sur les meurtres de deux experts de l'ONU qui cherchaient à prouver l'existence de fosses communes en République démocratique du Congo. L'ambassadrice américaine Nikki Haley, présente à Genève pour des réunions du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a souhaité la création d'une commission d'enquête séparée sur les violations de ces droits dans la province de Kasaï (centre), qu'elle a qualifiées d'"actes horribles". La justice militaire congolaise a ouvert lundi le procès des présumés assassins de deux experts de l'ONU tués en mars dans cette région, théâtre d'une rébellion depuis septembre 2016. Les deux assassins présumés, Evariste Ilunga (âgé de 16 ans) et Mbayi Kabasele (vendeur d'huile de palme, âgé de 30 ans), ont comparu pour les meurtres de l'Américain Michael Sharp et du Suédo-chilien Zaida Catalan. Mais les Nations unies soupçonnent le gouvernement congolais d'avoir enquêté un peu trop vite.

  • L'Egypte suspend les liaisons aériennes avec le Qatar à partir de mardi
    AFP, 05/06/2017 17h34
    L'Egypte a annoncé lundi la suspension des liaisons aériennes avec le Qatar à partir de mardi, après avoir rompu ses relations diplomatiques avec le riche émirat gazier accusé de soutenir le "terrorisme". La décision, annoncée par le ministère de l'Aviation civile dans un communiqué, sera appliquée "dès mardi 6 juin à 04H00 GMT (06H00 au Caire) jusqu'à nouvel ordre". Six compagnies aériennes du Golfe ont annoncé une décision similaire dans la journée.

  • La Cédéao donne son accord de principe pour l'adhésion du Maroc (déclaration finale)
    AFP, 05/06/2017 13h36
    La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) a donné son accord de principe à la demande d'adhésion du Maroc, lors d'un sommet dimanche à Monrovia, selon le communiqué final. Parmi les sujets à l'ordre du jour, les dirigeants ouest-africains devaient examiner une demande d'adhésion du Maroc, officiellement candidat depuis février, à la suite de son retour en janvier au sein de l'Union africaine, de statut d'observateur pour la Tunisie, et se prononcer sur un accord d'association avec la Mauritanie. Ils ont "exprimé un soutien général pour la demande du royaume du Maroc, compte tenu des liens forts et multidimensionnels qu'il entretient avec les Etats membres". Les chefs d'Etat ont "chargé la Commission d'examiner les implications d'une adhésion du royaume du Maroc au regard des dispositions des traités de la Cédéao et de soumettre ses conclusions" au prochain sommet de l'organisation, selon le texte.

  • Cameroun: au moins neuf morts dans un double attentat attribué à Boko Haram
    AFP, 02/06/2017 18h28
    Au moins neuf civils ont été tués vendredi dans un double attentat-suicide à Kolofata dans l'Extrême-nord du Cameroun près du Nigeria, selon le gouverneur de la région qui en rend responsable le groupe jihadiste nigérian Boko Haram. Le bilan provisoire du double attentat est de "onze morts, dont les deux kamikaze et une trentaine de blessés", a rapporté le gouverneur, Midjiyawa Bakari, lors d'une intervention à la radio d'Etat. Selon lui, deux kamikazes sont entrés à Kolofata "vers 5 heures 30" en se faisant passer pour des réfugiés nigérians. "Ils ont pu surprendre les populations" en actionnant leur charges explosives alors que les habitants observant le ramadan prenaient leur petit déjeuner avant l'aube, a expliqué M. Midjiyawa. "Très rapidement, nous nous sommes mobilisés pour secourir les blessés", a-t-il ajouté, précisant que certains ont été transférés dans la ville voisine de Mora. Les "cas jugés plus critiques" étaient en cours d'acheminement à Maroua, le chef-lieu de la région.

  • Soudan du Sud: 15 enfants meurent d'un vaccin contaminé
    AFP, 02/06/2017 18h26
    Quinze enfants sont décédés après l'administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013, a annoncé vendredi le ministre de la Santé. "L'équipe de vaccination n'a pas respecté les normes de sécurité approuvée par l'Organisation mondiale de la Santé", a déclaré le ministre Riek Gai Kok lors d'une conférence de presse, assurant notamment qu'une seule seringue avait été utilisée pendant la campagne de vaccination contre la rougeole ayant duré quatre jours.

  • RDC: des ONG réclament une enquête internationale sur le Kasaï
    AFP, 01/06/2017 16h22
    Plusieurs ONG congolaises et internationales ont appelé jeudi le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à lancer une enquête internationale sur les violences meurtrières commises depuis septembre au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo. "Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies devrait d’urgence établir une commission d’enquête sur la situation dans la région centrale du Kasaï", écrivent dans un communiqué plus de deux cents organisations, dont Human Rights Watch (HRW) et la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). "Les violences dans la région du Kasaï ont causé d'immenses souffrances, les autorités congolaises se montrant incapables ou peu désireuses d’arrêter le carnage ou de faire en sorte que les responsables des abus rendent des comptes", ajoute le document. "Une enquête internationale indépendante est nécessaire pour documenter les abus, identifier les responsables et aider à garantir la justice pour les victimes".

  • Niger: six soldats tués dans "une attaque terroriste"
    AFP, 01/06/2017 16h18
    Six soldats nigériens ont été tués mercredi soir lors d'une "attaque terroriste" contre la ville d'Abala à environ 200 km au nord de Niamey, près de la frontière malienne, a indiqué jeudi une source sécuritaire. "Il y a six morts dans cette attaque terroriste" dont quatre membres de la Garde nationale et deux gendarmes, a précisé cette source sécuritaire, arrivée jeudi matin sur le lieu de l'attaque. "Peu après 19H00 locales (18h00 GMT), des hommes lourdement armés venus à bord de quatorze voitures tout terrain" ont attaqué la position militaire dans cette zone théâtre de nombreuses attaques jihadistes, a précisé cette source. "Nos hommes ont opposé une forte résistance (...) ils se sont vaillamment battus", a ajouté cette source. Cette source sécuritaire a précisé que des combats étaient "en cours (jeudi après-midi) entre les terroristes et les forces nigériennes" près du Mali et que "des avions militaires" étaient engagés "dans les opérations de ratissage et de poursuites".

  • RDC: Kabila en visite au Kasaï après huit mois des violences
    AFP, 31/05/2017 13h36
    Le président congolais Joseph Kabila s'est rendu mardi dans la capitale du Kasaï-central pour sa première visite dans la province depuis le début en septembre d'une vague de violences meurtrières dans le centre de la République démocratique du Congo. "Le président Joseph Kabila est arrivé à Kananga pour une visite de réconfort moral des familles éplorées. Il a voulu écouter de ses propres oreilles les populations", a déclaré Louis d'Or Balekelayi, conseiller en communication du ministre de l'Intérieur. "C'est à l'issue des audiences accordées aux différentes couches de la population que le chef de l’État pourra s'adresser à la population de Kananga", a-t-il ajouté, sans préciser la durée de cette visite qui intervient huit mois après le déclenchement des violences.

  • Le Kenya lance son "train de la liberté" entre Nairobi et Mombasa
    AFP, 31/05/2017 13h14
    Le président kényan Uhuru Kenyatta a inauguré mercredi le plus grand projet d'infrastructure accompli au Kenya depuis son indépendance en 1963: une ligne ferroviaire reliant la capitale Nairobi à Mombasa, sur l'océan Indien, et devant asseoir la position du Kenya comme porte d'entrée de l'Afrique de l'Est. Après une cérémonie en grande pompe dans la ville portuaire de Mombasa, M. Kenyatta a embarqué dans un train du Standard Gauge Railway (SGR) d'une capacité de 1.260 passagers pour rejoindre la capitale Nairobi, accompagné notamment de divers responsables kényans et chinois, ainsi que de 47 enfants issus des 47 comtés du pays. Ces 472 kilomètres de rail financés et construits principalement par la Chine doivent remplacer le "Lunatic Express", la ligne construite par le colon britannique.

  • Maroc: le leader de la contestation à Al-Hoceïma a été arrêté
    AFP, 29/05/2017 15h26
    Le leader de la contestation populaire qui secoue depuis plus de six mois le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, a été arrêté lundi matin par la police, a-t-on appris de source gouvernementale. "Zefzafi a été arrêté", a annoncé cette source. M. Zefzafi était recherché depuis vendredi soir par la justice pour avoir interrompu le prêche d'un imam dans une mosquée de la ville d'Al-Hoceïma (nord).

  • La RD Congo autorise des tests de vaccin anti-Ebola
    AFP, 29/05/2017 15h20
    Le gouvernement congolais a autorisé des tests de vaccin contre le virus d'Ebola en République démocratique du Congo où une épidémie s'est déclarée dans une région du nord-est, a-t-on appris lundi de source gouvernementale. "La RDC accepte l'utilisation des vaccins contre le virus d'Ebola. Depuis quelques jours, le gouvernement a donné un avis de non-objection qui autorise que des vaccins pour combattre le virus Ebola soient administrés sur le territoire congolais", a déclaré un responsable du ministère de la Santé congolais.

  • Burundi: les concubins doivent légaliser leur union
    AFP, 26/05/2017 18h47
    Les couples vivant en union libre ou en concubinage ont jusqu'à la fin 2017 pour légaliser leur union, ont décidé les autorités burundaises qui entendent ainsi "moraliser" les mœurs et ont déjà commencé à appliquer cette nouvelle mesure.
    Cette décision fait suite au mot d'ordre lancé le 1er mai par le président Pierre Nkurunziza en faveur d'une "campagne de moralisation de la société".


  • Egypte: un bus transportant des chrétiens attaqué, au moins 20 morts
    AFP, 26/05/2017 18h43
    Au moins 20 personnes ont été tuées vendredi en Egypte dans l'attaque par des hommes armés d'un bus transportant des chrétiens, ont indiqué des responsables et la télévision d'Etat. Cette attaque, qui a eu lieu dans la province de Minya, au sud du Caire, intervient un mois et demi après des attentats contre deux églises coptes, qui avaient fait 45 morts et avaient été revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique.

  • L'Ethiopien Tedros nouveau patron de l'Organisation mondiale de la santé
    AFP, 24/05/2017 09h39
    L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), l'emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro.
    C'est la première fois qu'un Africain va diriger l'OMS, une des agences de l'ONU les plus puissantes. "C'est un jour historique pour l'Ethiopie et pour l'Afrique", s'est exclamé à l'issue du vote l'ambassadeur éthiopien auprès de l'ONU à Genève, M. Negash Kibret. Le nouveau chef de l'OMS, une des plus influentes agences des Nations unies dont le siège est à Genève, prendra le 1er juillet la succession de la Dr Margaret Chan (Chine) qui a dirigé l'institution pendant 10 ans.


  • Kiir annonce un cessez-le-feu et ouvre un dialogue national au Soudan du Sud
    AFP, 23/05/2017 12h42
    Le président sud-soudanais Salva Kiir a déclaré lundi un cessez-le-feu unilatéral en lançant un dialogue national destiné à mettre fin à la guerre civile, un processus controversé qui n'inclut pas son vieux rival Riek Machar. "Je déclare une nouvelle fois un cessez-le-feu unilatéral effectif à partir d'aujourd'hui, pour que nous puissions créer l'environnement nécessaire à un dialogue inclusif", a déclaré Salva Kiir pendant une cérémonie en présence de son fidèle allié, le président ougandais Yoweri Museveni.

  • Gel des biens de Jammeh, soupçonné d'avoir détourné 50 millions USD
    AFP, 23/05/2017 12h40
    La justice gambienne a gelé lundi les biens de l'ex-président Yahya Jammeh, soupçonné d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars (plus de 44 millions d'euros) avant son départ en exil, a annoncé le ministre de la Justice. "L'ex-président Yahya Jammeh a personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d'au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale" de fonds appartenant à l'Etat, a déclaré le ministre, Abubacarr Tambadou, citant notamment l'opérateur public de téléphonie mobile. "Nous avons obtenu aujourd'hui une décision de justice gelant ou opérant une saisie sur les biens connus dans le pays du président Jammeh et les sociétés qui lui sont associées", a ajouté M. Tambadou lors d'une conférence de presse. C'est la première fois que le nouveau gouvernement évalue officiellement les avoirs retirés selon lui des caisses de l'Etat par le président gambien avant qu'il ne quitte le pays, en janvier, pour la Guinée équatoriale.

  • 3 morts lors d'affrontements entre "démobilisés" et police en Côte d'Ivoire
    AFP, 23/05/2017 12h35
    Trois personnes ont été tuées mardi lors d'affrontements à Bouaké (centre) entre policiers et ex-rebelles démobilisés qui bloquaient l'entrée de la ville, réclamant des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire la semaine dernière. Trois corps ensanglantés ont été amenés au Centre hospitalier universitaire de Bouaké, a constaté le journaliste, peu après l'assaut des forces de police qui ont dispersé vers 7h00 (locales et GMT) les manifestants bloquant depuis la veille l'entrée sud de la ville.

  • Six miliciens tués au Nigeria par des membres présumés de Boko Haram
    AFP, 22/05/2017 12h37
    Des membres présumés de Boko Haram ont tué six miliciens combattant aux côtés des forces gouvernementales au cours de deux attaques séparées dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé dimanche des miliciens. Samedi, les islamistes ont tué quatre miliciens en plein jour et enlevé deux autres miliciens à l'extérieur de la ville de Maiduguri. Les victimes étaient en train de chasser dans la brousse près d'un camp pour personnes déplacées près du village de de Dalori, a précisé le milicien Babakura Kolo. "Deux autres sont portés disparus et nous pensons qu'ils ont été enlevés par les terroristes". Au cours d'une autre attaque samedi soir, deux autres miliciens ont été tués après que deux femmes kamikazes se sont fait exploser dans la ville de Konduga, selon des miliciens. "L'une des assaillantes a déclenché ses explosifs près d'un groupe de miliciens, qui étaient de garde, une fois qu'on leur a demandé de présenter leurs papiers", a déclaré le milicien Ibrahim Liman.



  • RDC: nouvelle évasion, plusieurs dizaines de détenus s'échappent
    AFP, 19/05/2017 17h18
    Plusieurs dizaines de détenus se sont échappés d'une prison située au sud-ouest de Kinshasa dans la nuit de jeudi à vendredi, moins de 48 heures après une spectaculaire évasion dans la capitale congolaise, selon des sources concordantes. "Sur les 74 détenus que comptait la vétuste prison de Kasangulu, 68 se sont évadés" vers 01h00 du matin, a déclaré Jean-Claude Vuemba, député de cette cité rurale de la province du Kongo-central située à environ 40 km au sud-ouest de la capitale. Dix d'entre eux ont ensuite été "récupérés", a précisé cet élu d'opposition, dénonçant les conditions de vie des détenus. "Ils n'ont pas à manger, les malades ne sont pas soignés". Jointe plus tôt dans la matinée, une militante locale d'une ONG de défense des droits de l'Homme avait déclaré avoir "visité la prison avec les autorités". "Nous avons vu seulement quatre personnes dont deux femmes", avait-elle dit. Selon cette militante et M. Vuemba, aucun mort ou blessé n'a été signalé.

  • Burkina: 6 morts, 12 blessés graves dans un accident de la route
    AFP, 19/05/2017 17h15
    Au moins six personnes ont été tuées et douze grièvement blessées dans la collision entre un minibus et un camion au Burkina Faso, a-t-on appris vendredi auprès d’un préfet local. L’accident s’est produit jeudi soir à Nobéré (100 km au sud de la capitale Ouagadougou) sur la route nationale 5 reliant le Burkina au Ghana. Le minibus, qui reliait Pô (sud) à Ouagadougou avec à son bord une vingtaine de personnes, a "percuté de face un camion de marchandises qui tentait de dépasser un car en stationnement", a expliqué le préfet de Nobéré, Binjamin Zalve, qui s’est rendu sur les lieux de l'accident.

  • Un opposant Nigérien écroué pour "complot" présumé contre le régime
    AFP, 19/05/2017 10h43
    L'opposant et ex-député nigérien Amadou Djibo Ali a été incarcéré jeudi après-midi, après trois jours de garde-à-vue, pour "complot" présumé visant le "renversement" du président Mahamadou Issoufou, a indiqué l'un de ses avocats. L'opposant a été déféré au parquet, inculpé pour le chef de "proposition de complot" et "renvoyé devant le tribunal statuant en matière de flagrant délit", a déclaré l'avocat Marc Le Bihan sur une télévision privée. Son procès se tiendra "probablement vendredi ou lundi", a affirmé l'avocat, qui espère "la relaxe" de son client.

  • Le président soudanais el-Béchir n'assistera pas au sommet avec Trump à Ryad
    AFP, 19/05/2017 10h38
    Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour génocide, a décidé de ne pas se rendre au sommet des dirigeants arabes et musulmans à Ryad avec le président américain Donald Trump, a annoncé vendredi l'agence soudanaise Suna. "Le président Omar el-Béchir s'est excusé auprès du roi Salmane d'Arabie de ne pas pouvoir assister au sommet de Ryad", a indiqué l'agence en citant un communiqué de la présidence.

  • Nigeria: une autre adolescente de Chibok retrouvée par l'armée
    AFP, 18/05/2017 17h40
    Le gouvernement nigérian a annoncé mercredi qu'une autre écolière de Chibok, kidnappée il y a plus de trois ans par le groupe jihadiste Boko Haram, avait été retrouvée par l'armée nigériane alors qu'elle fuyait ses ravisseurs. Elle a été "retrouvée par des soldats de l'armée nigériane alors qu'elle s'échappait", a précisé un responsable gouvernemental. Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, a informé de cette nouvelle des ministres lors d'une réunion mercredi, selon le porte-parole de la présidence, Femi Adesina. "Nous n'avons pas encore tous les détails, mais je peux vous garantir que c'est vrai", assuré M. Adesina. "J'ai appris qu'elle était déjà à Abuja, mais je ne l'ai pas encore vue", a-t-il ajouté. Bashir Ahmad, le secrétaire général de la Présidence a également confirmé la nouvelle sur son compte Twitter, déclarant: "Une #Chibokgirl qui avait pris la fuite de ses ravisseurs, a été retrouvée par les troupes nigérianes". Aucun détail n'a été donné sur le lieu où elle a été retrouvée, mais désormais 107 des 219 lycéennes kidnappées par Boko Haram en avril 2014 sont libres.

  • Burundi: trois jeunes pro-régime tués par l'explosion d'une grenade
    AFP, 18/05/2017 17h37
    Trois membres des Imbonerakure, la ligue de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, ont été tués et deux blessés par l'explosion d'une grenade mercredi soir dans un quartier du sud de Bujumbura, a-t-on appris jeudi auprès de témoins et de la police. Ces Imbonerakure ("Ceux qui voient de loin" en kirundi, la langue nationale), un mouvement que l'ONU qualifie de milice, étaient réunis dans une maison de Gikoto, dans le quartier de Musaga, "lorsque on a entendu une explosion vers 20h00 (18h00 GMT)", a expliqué un témoin. Cette maison leur servait de quartier-général et ils s'y retrouvaient presque tous les soirs, selon plusieurs témoins. "Tout de suite des dizaines de policiers, des soldats et des agents du SNR (Service national de renseignement, ndlr) ont accouru (...) Nous nous sommes terrés dans nos maisons par peur de représailles éventuelles", a ajouté le même témoin, joint par téléphone et ayant requis l'anonymat.

  • Angola: incertitudes sur l'état de santé du président Dos Santos
    AFP, 17/05/2017 18h02
    L'opposition angolaise a réclamé mercredi une clarification officielle sur l'état de santé du président Jose Eduardo dos Santos que de nombreuses rumeurs décrivent mourant, en voyage médical à Barcelone, depuis le début du mois de mai. "Nous sommes tous préoccupés par le manque d’information officielle sur l´état de santé du président de la République", a dénoncé auprès de l'AFP Rafael Savimbi, le fils de Jonas Savimbi, ex-leader de l'Unita le principal parti d'opposition. "J’ai reçu des messages sur l'état de santé extrêmement grave de Jose Eduardo dos Santos. Nous avons besoin d'explications sérieuses et claires", ajoute Agostinho dos Santos, un analyste politique proche de l'opposition.

  • RDC: un chef rebelle s'évade de la prison de Kinshasa après un assaut
    AFP, 17/05/2017 17h53
    Le chef d'un mouvement insurrectionnel ayant appelé au soulèvement contre le président congolais Joseph Kabila s'est évadé mercredi de la prison centrale de Makala à Kinshasa à la faveur d'une attaque nocturne. "Les adeptes de Bundu Dia Kongo ont attaqué [...] la prison de Makala, faisant évader une cinquantaine de prisonniers dont leur gourou, Ne Muanda Nsemi. La police poursuit les assaillants", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende en début de matinée. Plus tard, un responsable de la ville-province de Kinshasa a dit, sous le couvert de l'anonymat, que trois détenus condamnés en lien avec l'assassinat de Kabila père en 2001, dont sa secrétaire particulière, figuraient au nombre des fugitifs.
    "Le pavillon [carcéral] des femmes est vide. Toutes les pensionnaires se sont évadées", a-t-il ajouté sans précisé le nombre des femmes détenues à Makala.


  • Mali: un couple lapidé pour concubinage par des "islamistes"
    AFP, 17/05/2017 17h44
    Un homme et une femme ont été tués mardi à coups de pierres dans la région de Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali, par des "islamistes" qui leur reprochaient de vivre en concubinage en violation de "la loi musulmane", ont affirmé mercredi des élus locaux. La lapidation s'est déroulée à Taghlit, entre les localités de Aguelhoc et Tessalit, a précisé un des élus locaux. D'après cet élu, "le couple non marié a été arrêté" par "les islamistes". Ces derniers "ont déclaré qu'ils ont violé la loi musulmane et qu'il fallait les lapider. C'est ce qu'ils ont fait", a-t-il détaillé. "Les islamistes ont creusé mardi deux trous dans lesquels ils ont mis l'homme et la femme qui vivaient maritalement sans être mariés. Ils ont été lapidés à mort", a affirmé un autre élu joint au téléphone depuis Bamako. Selon cet élu, "quatre personnes ont jeté des cailloux aux deux, jusqu'à leur mort", a-t-il précisé.



  • Côte d'Ivoire: accord accepté, retour des soldats mutins en caserne
    AFP, 16/05/2017 15h32
    Les soldats mutins de Bouaké ont accepté l'accord surprise annoncé la veille par le gouvernement après quatre jours de troubles ont affirmé plusieurs mutins mardi. "On a trouvé un terrain d'entente. On va retourner en caserne. C'est terminé, (la mutinerie)", a affirmé le sergent Cissé Fousseni, un des chefs du mouvement. Un autre responsable mutin, le sergent Sidick, a ajouté que l'accord était "secret défense", mais de source des mutins, ceux-ci ont obtenu la pleine satisfaction de leurs revendications avec le paiement de 5 millions de F CFA (7.500 euros) payés toute de suite et 2 millions en juin.

  • En Côte d'Ivoire, les soldats mutins continuent de réclamer leurs primes
    AFP, 15/05/2017 17h35
    Les mouvements de mutinerie qui troublent la Côte d'Ivoire depuis vendredi ont repris lundi à Bouaké (centre) et Abidjan notamment où des soldats mutins affirment vouloir seulement réclamer des primes non payées. "Ce n'est pas un coup d'Etat. Nous voulons nos primes. Le président (Alassane Ouattara) a signé un papier pour dire qu'il était d'accord pour nos primes. Quand il paiera, on rentrera chez nous", a déclaré sous couvert d'anonymat un porte-parole des mutins au camp du 3e bataillon d'Infanterie de Bouaké, épicentre de la mutinerie. "On ira jusqu'au bout. On ne baissera pas les armes. Nous sommes les 8.500 qui avons porté Ouattara au pouvoir, on ne veut pas le faire partir mais il doit tenir sa parole. C'est simple", a-t-il ajouté.

  • La Tunisie va demander l'inscription de Djerba au patrimoine de l'Unesco
    AFP, 15/05/2017 17h33
    La Tunisie va demander l'inscription de l'île de Djerba au patrimoine mondial de l'Unesco, en s'appuyant notamment sur sa richesse religieuse, a dit à l'AFP le ministre de la Culture, Mohamed Zine El Abidine, en marge du pèlerinage juif de la Ghriba. Le pays d'Afrique du Nord compte à ce jour huit sites classés, dont les médinas de Tunis et Sousse, l'amphithéâtre romain d'El Jem (est) ou encore les sites archéologiques de Carthage et de Dougga (nord), dernier en date inscrit, il y a 20 ans déjà. "Nous allons essayer de classer Djerba parmi le patrimoine universel. (...) C'est une île importante sur le plan de la singularité culturelle, religieuse", a indiqué M. Zine El Abidine.

  • Au Gabon, l'opposant Ping alerte Macron "sur la grave crise politique"
    AFP, 15/05/2017 17h29
    Le rival du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Jean Ping, a profité dimanche de la prise de fonctions du nouveau président français pour tenter d'attirer son attention sur "la grave crise politique que traverse le Gabon", partenaire historique de la France en Afrique. M. Ping, qui refuse de reconnaître la réélection de M. Bongo au scrutin présidentiel du 27 août, avait félicité dès dimanche dernier Emmanuel Macron pour son élection, se présentant comme à son habitude comme "le président élu" du Gabon.
    Dimanche, ses partisans de la Coalition de la nouvelle République (CNR) ont souhaité lors d'une réunion publique à Libreville que la France soit "sensible aux attentes du peuple gabonais, qui veut que soit respecté son libre choix (...). Le peuple gabonais aspire à la fin du pouvoir par la force".


  • Mutinerie en Côte d'Ivoire: tirs nourris à Abidjan et Bouaké
    AFP, 15/05/2017 13h32
    Des tirs nourris étaient entendus lundi au petit matin à Abidjan, selon des habitants, et Bouaké, épicentre de la mutinerie de soldats ivoiriens qui a été relancée vendredi. Dans la capitale économique Abidjan, de nombreux tirs étaient audibles en provenance des deux camps militaires d'Akouedo (est), formant la plus grande caserne du pays, selon une habitante qui réside entre les deux enceintes. A Bouaké, des tirs fréquents étaient audibles. Les mutins ont pris l'habitude de tirer en l'air pour montrer leur mécontentement à propos de primes non payées.

  • Épidémie d'Ebola déclarée dans le nord-est de la RDC, 3 morts (OMS)
    AFP, 12/05/2017 18h37
    Une épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où elle a fait trois morts depuis le 22 avril, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué. Selon l'OMS, l'épidémie touche une zone de forêt équatoriale dans la province du Bas-Uélé, frontalière de la Centrafrique. La dernière épidémie d'Ebola en RDC remonte à 2014. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement 49 morts.

  • Mali: la Croix-Rouge reprend ses activités à Kidal
    AFP, 12/05/2017 18h34
    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi la reprise de ses activités dans la région de Kidal, fief de l'ex-rébellion dans le nord-est du Mali, interrompues pendant plus de deux semaines, pour raisons de sécurité.
    Le CICR avait annoncé le 24 avril sa décision de "suspendre temporairement toutes les activités de la sous-délégation de Kidal", une des cinq régions administratives du nord du pays, à la suite d'un cambriolage, le deuxième en moins de trois mois, signe d'un "problème général de sécurité dans l'environnement de Kidal". "Après avoir obtenu les garanties de sécurité nécessaires pour le personnel et les biens du CICR auprès des autorités et des leaders de la région, nous avons décidé de reprendre nos activités humanitaires au profit des populations victimes du conflit armé et des violences dans la région de Kidal", a affirmé vendredi l'organisation humanitaire dans un communiqué. "Les programmes d'urgence, à savoir la fourniture d'eau potable et le soutien à l'hôpital de Kidal, n'avaient pas été concernés" par cette suspension, a-t-elle rappelé.


  • Soudan: premier gouvernement dirigé par un Premier ministre depuis 1989
    AFP, 12/05/2017 18h28
    Un nouveau gouvernement dirigé pour la première fois depuis près de 30 ans par un Premier ministre, a été formé au Soudan avec l'objectif ambitieux de régler la crise économique et les multiples conflits avec les rebelles. La formation de ce gouvernement a été annoncée jeudi tard le soir par Bakri Hassan Saleh, nommé le 1er mars Premier ministre par le président Omar el-Béchir qui garde néanmoins le pouvoir de nommer et limoger les ministres.

  • Conférence sur la Somalie à Londres pour un nouveau partenariat
    AFP, 11/05/2017 14h05
    Londres accueille jeudi une conférence internationale sur la Somalie pour dessiner les grandes lignes d'un nouveau "partenariat" économique et sécuritaire avec ce pays de la Corne de l'Afrique, un des plus pauvres et instables du monde. L'événement réunit une quarantaine de délégations et des institutions comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Ligue des Etats Arabes en présence du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, du ministre américain de la Défense, James Mattis, et de la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Selon le ministre britannique des Affaires étrangères, la conférence verra "l'adoption d'un nouveau partenariat entre la Somalie et les délégations présentes dans lequel elles s'engagent à coopérer" pendant les quatre ans à venir. L'accord stipulera qu'en échange du "soutien vital" de la communauté internationale, la Somalie engagera les réformes qui lui sont indispensables. La conférence intervient au moment où la Somalie est confrontée à un nouveau épisode de sécheresse et se retrouve au bord de la famine.

  • Maladie non identifiée au Liberia: des tests positifs à la méningite
    AFP, 11/05/2017 10h18
    Des prélèvements sur des victimes de la maladie non identifiée signalée depuis plus de deux semaines au Liberia se sont avérés positifs à la méningite, a-t-on appris mercredi auprès des autorités médicales. Au total 31 cas, dont treize décès à ce jour, ont été enregistrés dans trois provinces: Sinoe, Montserrado (ouest, où se trouve Monrovia) et Grand Bassa (centre-ouest, selon un communiqué du ministère libérien de la Santé reçu par l'AFP. Les premiers symptômes de la maladie, qui provoque notamment fièvre et vomissements, ont été enregistrés le 23 avril dans la province de Sinoe (sud-est) mais des cas ont aussi été recensés à Monrovia, d'après les autorités libériennes et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

  • Des interpellations pour trafic de bois et d'ivoire au Gabon
    AFP, 10/05/2017 17h40
    Onze personnes, dont sept Chinois, ont été arrêtées au Gabon pour exploitation illégale de bois et transport d'ivoire, a-t-on appris de sources policières. Huit forestiers - sept Chinois et un Gabonais - ainsi que trois personnes de diverses nationalités africaines soupçonnées de trafic d'ivoire, ont été interpellés par une mission de Contrôle d'aménagement forestier (CAF), selon les conclusions de l'enquête de la police forestière transmises mercredi à l'AFP. Du matériel a également été saisi. Le CAF déplore dans un communiqué "des milliers de mètres cube de bois détournés" et "des milliards de francs CFA perdus", à l'issue d'une mission de deux semaines menée dans la province de l'Ogooué-Ivindo (est du pays). Le communiqué rapporte également la saisie de "60 kilos d'ivoire" dans un camion supposé transporter de l'eau minérale. Les huit forestiers sont notamment soupçonnés d'avoir coupé des essences interdites, trop jeunes ou situées dans des zones de conservation contre la dégradation de la forêt, ajoute le communiqué.

  • Amical Colombie-Cameroun le 13 juin à Madrid
    AFP, 09/05/2017 17h03
    La Colombie affrontera le Cameroun en match amical le 13 juin à Madrid avant "l'ultime série de matches de qualification au Mondial-2018", a annoncé lundi la Fédération colombienne (FCF). La sélection colombienne emmenée par l'Argentin Jose Pekerman doit également affronter l'Espagne le 7 juin à Murcie.

  • Somalie: six morts dans un attentat à la voiture piégée à Mogadiscio
    AFP, 09/05/2017 17h00
    Au moins six personnes ont été tuées et une dizaine blessées lundi après-midi dans un attentat à la voiture piégée à Mogadiscio, a indiqué à l'AFP un policier présent sur place, Mohamed Abdulahi. La voiture piégée a explosé à proximité immédiate d'un café italien situé dans la rue Maka Al-Mukarama, une artère très fréquentée du centre de la capitale somalienne et qui mène au palais présidentiel. "Pour le moment, nous avons dénombré six morts dans l'explosion, des civils. La voiture remplie d'explosifs a explosé près d'un café italien", a déclaré le policier. "L'explosion a été très forte et de nombreuses personnes se trouvaient là lorsqu'elle est survenue. J'ai vu plusieurs morts et des blessés", a pour sa part rapporté un témoin, Abdukadir Ise.

  • Le président nigérian en route pour Londres pour des "examens médicaux"
    AFP, 08/05/2017 12h18
    Le président nigérian Muhammadu Buhari est parti dimanche soir à Londres pour "des examens médicaux", a annoncé la présidence, quelques instants après avoir reçu 82 lycéennes de Chibok libérées par le groupe jihadiste Boko Haram. Le président Buhari "avait décidé de partir dimanche après-midi mais a finalement repoussé son départ, après l'arrivée des 82 filles de Chibok", a déclaré son porte-parole Femi Adesina. Le porte-parole s'exprimait après des semaines de spéculations sur la santé du président, âgé de 74 ans.

  • Les 82 lycéennes nigérianes de Chibok rencontrent le président Buhari
    AFP, 08/05/2017 12h14
    Libérées samedi après plus de trois ans de captivité par le groupe jihadiste Boko Haram, les 82 lycéennes nigérianes de Chibok sont arrivées dimanche à la présidence à Abuja, pour rencontrer le président nigérian Muhammadu Buhari. Elles ont rejoint la villa présidentielle d'Abuja à 19h00 (1800 GMT) dans des bus de l'armée, a constaté un journaliste de l'AFP. Arrivée du nord-est du Nigeria par avion dans la matinée, elles devaient rencontrer le président à 16h00 après un contrôle médical. Leur bus étaient garés dimanche soir devant la résidence présidentelle, hors de vue des journalistes. "Bienvenue à nos filles, nos soeurs. Nous sommes heureux de vous retrouver", avait annoncé auparavant le directeur de cabinet du président Abba Kyari, à leur arrivée à l'aéroport en provenance de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno (nord-est). Ces adolescentes font partie du groupe de 276 jeunes filles enlevées dans leur lycée par le groupe jihadiste en 2014, rapt dont le Nigeria a commémoré avec tristesse mi-avril le troisième anniversaire.

  • La Côte d'Ivoire envoie 150 hommes à la force de l'ONU au Mali
    AFP, 03/05/2017 17h33
    L'armée ivoirienne va envoyer pour la première fois une "unité combattante" de 150 soldats au Mali, qui rejoindra la force de l'ONU à Tombouctou (nord), a annoncé mercredi le général Touré Sékou, chef d'état-major des armées. La Côte d'Ivoire avait déjà envoyé un "peloton de transport" à la Minusma mais jamais d'unité combattante, a souligné le général. "C'est un engagement fort (...) c'est la première unité combattante que nous déployons au Mali. Tout théâtre comporte des risques mais nous pensons que nos hommes ont été bien formés, bien sélectionnés. Ils ont un équipement adapté. Ils devraient pouvoir faire face à la situation et assumer la mission", a affirmé le général à la presse, lors d'une cérémonie à Abidjan en présence des familles des soldats.

  • Nigeria: le chef de Boko Haram blessé par un bombardement
    AFP, 03/05/2017 17h30
    Abubakar Shekau, le chef du groupe islamiste Boko Haram, a été blessé et l'un de ses adjoints tué par un bombardement aérien dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris mercredi de sources sécuritaires. Deux avions nigérians ont bombardé des combattants de Boko Haram réunis en prière vendredi dernier dans Balla, un village à quelque 40 km de Damboa, en lisière de la forêt de Sambisa, l'une des caches des islamistes. "Shekau a été blessé dans le bombardement et serait soigné près de la frontière avec le Cameroun, vers Kolofata", selon l'une de ces sources. "Son adjoint, Abba Mustapha, alias Malam Abba, a été tué ainsi qu'un autre de ses lieutenants, Abubakar Gashua, alias Abu Aisha", a ajouté cette source.

  • Malade, le président du Nigeria sous pression de se mettre en congé du pouvoir
    AFP, 03/05/2017 09h39
    Des membres de la société civile nigériane se sont unis mardi pour appeler le président Muhammadu Buhari, 74 ans, à se mettre en congé du pouvoir, assurant que ses problèmes de santé ne lui permettaient plus de diriger le pays. Dans une lettre ouverte signée par 13 figures importantes du Nigeria, dont Femi Falana, avocat pour les droits de l'homme et Jibrin Ibrahim, politologue respecté, ils se disent "contraints à lui conseiller de suivre les indications de ses médecins, et de reposer sans plus attendre". Ses absences répétées au sommet de l'État "ont nourri les spéculations et les rumeurs" sur son état de santé, ajoute la lettre signée du 1er mai.

  • Maladie non identifiée au Liberia: 12 morts, des cas à Monrovia
    AFP, 03/05/2017 09h35
    Le Liberia a enregistré, y compris dans sa capitale, Monrovia, de nouveaux cas de la maladie non identifiée provoquant fièvre et vomissements, testée négative à Ebola, avec désormais 12 morts en moins de dix jours, selon le ministère libérien de la Santé mardi. Depuis Genève, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a aussi fait état mardi de nouveaux cas de cette maladie dont les premiers patients ont été enregistrés dans la province de Sinoe, dans le sud-est du Liberia. Des analyses étaient en cours pour identifier la maladie, testée négative aux virus de la fièvre Ebola et de la fièvre de Lassa, d'après l'OMS et les autorités libériennes.

  • Au Malawi, un règlement qui réprime les grossesses adolescentes contesté
    AFP, 03/05/2017 09h33
    Quatorze adolescentes ont contesté mardi devant la justice du Malawi un règlement scolaire controversé qui punit d'un an d'exclusion et d'une amende les jeunes femmes enceintes, ainsi que le père de leur enfant, pendant leur scolarité. En avril 2016, ces écolières d'un établissement de Nkhata Bay (nord), sur les rives du lac Malawi, avaient été condamnées par un tribunal local à payer, du fait qu'elles étaient enceintes, des amendes de 10.000 kwachas (près de 13 euros). Conformément aux prescriptions en vigueur, elles et leurs partenaires avaient été suspendus de l'école pendant un an. Le tribunal en charge du dossier avait même ordonné le placement en détention des contrevenantes et des parents qui n'avaient pas pu payer sur le champ leurs amendes. Les jeunes femmes ont fait appel mardi de ces jugements devant la Haute-cour de Mzuzu (nord).

  • Le pape François a atterri au Caire
    AFP, 28/04/2017 18h28
    Le pape François a atterri vendredi au Caire pour une visite de deux jours, trois semaines après deux attentats meurtriers contre des églises coptes. Le pontife argentin doit rencontrer dans l'après-midi le président Abdel Fattah al-Sissi, le grand imam sunnite d'Al-Azhar Ahmed al-Tayeb, et le pape copte orthodoxe égyptien Tawadros II.

  • Burkina: ouverture et renvoi du procès du dernier gouvernement Compaoré
    AFP, 28/04/2017 13h26
    Le procès historique des ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré pour leur implication présumée dans la répression de l'insurrection populaire d'octobre 2014 qui a renversé le régime s'est brièvement ouvert jeudi devant la Haute cour de justice du Burkina Faso.
    Les débats de cette juridiction spéciale composée de magistrats et de députés, réunie pour la première fois de son histoire, ont toutefois été renvoyés au 4 mai en raison de la rentrée du barreau qualifiée... "d'événement majeur" par le bâtonnier. Comparaissant libres à une exception près, 24 des 34 ministres, assis sur des chaises en plastique, étaient présents au Palais de justice de Ouagadougou pour répondre de leur rôle dans la répression qui a fait une trentaine de morts. Réfugié en Côte d'Ivoire, l'ancien président Compaoré était absent. Les ministres sont poursuivis pour "complicité d'homicide volontaire et blessures volontaires" pour avoir participé "au Conseil des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel ils ont décidé de (faire appel à) l'armée pour réprimer les manifestants" qui protestaient contre la réforme constitutionnelle devant permettre à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat après 27 ans de pouvoir. Malgré le contretemps provoqué par le renvoi, les familles des victimes se sont réjouies de voir la justice à l'oeuvre.


  • Afrique du Sud: nouvelle manifestation contre Zuma à Pretoria
    AFP, 27/04/2017 17h48
    Quelque 2.000 personnes se sont réunies jeudi à Pretoria pour exiger le départ du président sud-africain Jacob Zuma, à l'occasion du "Jour de la liberté" qui marque la tenue en 1994 des premières élections libres de l'histoire du pays à la chute de l'apartheid. Réunis à l'appel d'un nouveau "Mouvement de la liberté", alliant partis et groupes de la société civile hostiles à M. Zuma, les manifestants, se sont rassemblés dans un parc de la capitale, brandissant des pancartes "Zuma doit partir". Accusé de piller les deniers publics, le chef de l'Etat est confronté depuis des mois à la grogne croissante de la population. Le remaniement ministériel controversé qu'il a ordonné fin mars, marqué par le limogeage du respecté ministre des Finances Pravin Gordhan, a précipité des dizaines de milliers de personnes dans les rues du pays pour réclamer sa démission. La mobilisation de jeudi a toutefois nettement marqué le pas comparée à celle des rassemblements précédents.

  • Zambie: l'accusation de trahison maintenue contre le chef de l'opposition
    AFP, 26/04/2017 13h23
    La justice zambienne a refusé mercredi d'abandonner les poursuites pour trahison contre Hakainde Hichilema, le leader de l'opposition emprisonné depuis plus de deux semaines après avoir tenté de perturber le passage du convoi présidentiel. Hakainde Hichilema est accusé d'avoir entrepris de "renverser par des moyens illégaux le gouvernement du président Lungu, à des dates inconnues entre le 10 octobre 2016 et le 8 avril 2017". "La loi ne donne pas à cette cour le pouvoir de retirer cette accusation", a déclaré le juge Greenwell Malumani, devant un tribunal de Lusaka plein à craquer, rejetant l'abandon des poursuites réclamé par M. Hichilema. Le magistrat a indiqué que le chef de l'opposition devait adresser cette demande à l'instance compétente, la Haute Cour de Lusaka.

  • Trump rencontrera le Premier ministre australien le 4 mai
    AFP, 26/04/2017 13h18
    Le Parlement tunisien a assoupli mardi la sévère loi sur les stupéfiants, une revendication insistante de la société civile qui dénonçait son coût social "exorbitant" pour les nombreux jeunes jetés en prison "pour un joint". Un amendement permettant aux magistrats de prendre en compte des circonstances atténuantes, et donc d'éviter dans certains cas la prison à des accusés, a été adopté par 133 élus sur les 140 présents dans l'hémicycle. Une mesure "provisoire" en attendant la révision "globale" de la loi, a indiqué le ministre de la Justice Ghazi Jeribi devant les députés. C'est "une étape considérable (...) qui a été franchie. La société civile a fini par gagner cette première bataille (mais) le combat continuera", a lancé sur Facebook l'avocat Ghazi Mrabet, militant de longue date contre cette loi.
    Promulguée en 1992 pendant la dictature de Zine El Abidine Ben Ali, la "loi 52" prévoit une peine minimale d'un an de prison pour "consommation de stupéfiants" et interdisait aux magistrats de prendre en compte toute circonstance atténuante.


  • Le pape en Egypte auprès des coptes meurtris par des attentats
    AFP, 26/04/2017 13h00
    Le pape se rend vendredi au Caire pour marquer sa proximité avec la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient, meurtrie par des attaques terroristes, et tendre en même temps la main aux musulmans. "J'espère que la visite sera une accolade de consolation et d'encouragement à tous les chrétiens du Moyen-Orient", a déclaré le pape dans un message vidéo transmis mardi aux Égyptiens, soulignant aussi son désir d'apporter "une contribution valable au dialogue interreligieux avec le monde de l'islam". Le monde "déchiré par la violence aveugle" a besoin de "paix, d'amour et de miséricorde", a plaidé le pontife argentin. Le pape de 80 ans aura vendredi une rencontre privée avec le grand imam sunnite d'Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, un professeur de philosophie islamique de 71 ans très critique des jihadistes, qui était venu au Vatican en mai 2016 après dix ans de relations glaciales.

  • Kenya: au moins 24 morts dans un accident de la route
    AFP, 25/04/2017 15h52
    Au moins 24 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans un accident de la route impliquant un bus et un camion dans la nuit de lundi à mardi sur l'autoroute entre Nairobi et la seconde ville du Kenya, Mombasa (sud-est), a-t-on appris de source policière. "C'est un très grave accident, dû à une collision frontale. Vingt-quatre personnes ont été tuées", a annoncé un responsable de la police de Kibwezi (sud), précisant que les blessés avaient été emmenés à l'hôpital de Malindi, sur la côte.

  • Cameroun: 10 ans de prison ferme pour le journaliste de RFI Ahmed Abba
    AFP, 25/04/2017 15h51
    Le correspondant de RFI au Cameroun, Ahmed Abba, a été condamné à 10 ans de prison ferme pour "non-dénonciation d'actes de terrorisme et blanchiment d'actes de terrorisme" par le tribunal militaire de Yaoundé. Le journaliste est condamné à "10 ans de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'audience (...) et à verser 55.726.325 francs CFA" (environ 85.000 euros), a déclaré le président du tribunal, précisant qu'il pourrait faire cinq ans de prison supplémentaires en cas de non-paiement de l'amende. "Ahmed Abba est déclaré non coupable d'apologie du terrorisme, coupable des faits de non-dénonciation d'actes de terrorisme, et blanchiment d'actes de terrorisme", a-t-il dit. Le verdict a été annoncé lundi à 17H30 GMT après avoir été reporté de quatre jours à la suite du dernier procès du correspondant de RFI en langue haoussa. Le commissaire du gouvernement (procureur) avait requis la perpétuité. Les avocats du journaliste, qui clame son innocence, ont décidé de faire appel dès mardi matin.

  • La RDC présente une vidéo estimée être celle du meurtre d'experts de l'ONU
    AFP, 24/04/2017 17h46
    Les autorités congolaises ont présenté lundi à la presse une vidéo montrant ce qu'elles estiment être l'assassinat de deux experts de l'ONU tués en mars au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo. La vidéo d'environ deux minutes montre un homme et une femme blancs, qui correspondent au signalement des deux experts onusiens, Michael Sharp (Américain) et Zaida Catalan (de double nationalité suédoise et chilienne) entourés par sept personnes parlant tshiluba, la langue dominante au Kasaï, coiffés de bandeaux rouges et armés de machettes, de bâtons, et pour l'un d'un fusil hors d'âge. Le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, a déclaré à la presse que les autorités avaient mis la main sur cette vidéo "grâce à la perspicacité de la police scientifique", sans en préciser les modalités.

  • Afrique: premier test à grande échelle pour un vaccin antipaludique (OMS)
    AFP, 24/04/2017 11h59
    Le vaccin antipaludique le plus avancé, mais à l'efficacité limitée, va être testé à grande échelle au Kenya, au Ghana et au Malawi, a annoncé lundi l'Organisation mondiale de la santé, qui ambitionne d'y vacciner au moins 360.000 enfants au total entre 2018 et 2020. L'Afrique est de très loin le continent le plus touché par le paludisme, comptant pour 92% des 429.000 personnes tuées dans le monde en 2015 par cette maladie transmise par des moustiques et également appelée malaria, selon des chiffres de l'OMS. Les enfants de moins de cinq ans représentent plus des deux tiers de ces décès.

  • Mali: Cinq soldats tués par les jihadistes, la France neutralise des "terroristes"
    AFP, 19/04/2017 10h42
    Cinq soldats maliens ont péri mardi dans une attaque jihadiste dans la région de Tombouctou, au nord du Mali, selon Bamako, la France annonçant que sa force Barkhane avait neutralisé une dizaine de "terroristes". L'attaque a visé un "détachement des Forces armées maliennes basé à Gourma Rharous", une localité d'accès difficile située à quelque 120 km à l'est de Tombouctou, selon un communiqué du gouvernement malien. L'assaut a été mené "par un groupe terroriste aux environs de 05H00 du matin" (heure locale et GMT), elle "a occasionné la mort de cinq soldats et une dizaine de blessés", a ajouté le gouvernement, sans identifier de groupe en particulier. L'attaque avait été rapportée plus tôt mardi à l'AFP par le porte-parole de l'armée malienne, le colonel Diarran Koné, qui avait parlé de "pertes en vies humaines et en matériel du côté des forces armées et de sécurité". Une source locale avait parlé de quatre soldats tués, bilan également évoqué dans un communiqué par l'état-major de l'armée française, en attribuant l'attaque à "un groupe armé terroriste".

  • Un policier tué en Egypte près du monastère de Sainte-Cathérine
    AFP, 19/04/2017 10h19
    Un policier a été tué et trois autres ont été blessés mardi en Egypte dans une attaque visant un point de contrôle près du monastère de Sainte Catherine dans le sud de la péninsule du Sinaï, a indiqué le ministère de l'Intérieur. L'attaque a été revendiquée dans la nuit de mardi à mercredi par le groupe Etat islamique (EI), très actif dans le Sinaï, via son organe de propagande Amaq. L'EI avait déjà revendiqué deux attentats suicide perpétrés le 9 avril contre des églises à Alexandrie et Tanta (nord). Ces attaques avaient fait 45 morts et des dizaines de blessés. Ces dernières violences surviennent avant la première visite du pape catholique François en Egypte, maintenue les 28 et 29 avril malgré les attaques du 9 avril.

  • En RDC, seize membres de l'ONU libérés après une prise d'otage
    AFP, 19/04/2017 10h15
    Seize membres de l'ONU ont été libérés mardi après avoir été pris en otage dans la journée par d'ex-rebelles sud-soudanais dans un camp de réfugiés de la République démocratique du Congo, a affirmé un responsable onusien sous couvert d'anonymat. La prise d'otage de ces membres de la mission des Nations unies en RDC (Monusco) s'est déroulée dans le camp pour anciens combattants de Munigi, dans l'est du pays. "Nous somme ravis de confirmer que l'ensemble des 16 membres de la Monusco, qui ont été retenus plus tôt (...), ont été libérés", a expliqué le responsable, sans toutefois donner les nationalités des personnes qui ont été détenues. "Le camp est calme et sous contrôle total de la Monusco. Tous ses membres sont rentrés chez eux en sécurité", a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte sur cet incident qui n'a pas fait de victime, a-t-on appris de même source.

  • RDC: Limogeage du chef de la Police de Kinshasa
    AFP, 18/04/2017 13h55
    Le général Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa visé par des sanctions financières européennes et américaines, a été limogé et remplacé par l'un de ses adjoints, a annoncé lundi la police congolaise. "Le colonel Elvis (Palanga Nawej) a été désigné commissaire provincial ad intérim de la police nationale congolaise (pour la) ville-province de Kinshasa", a précisé à l'AFP le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, dans un message laconique. "Il n'y a pas d'autres communications à faire à ce sujet", a ajouté l'officier, sans préciser les raisons de la disgrâce du général Kanyama, ni si celui-ci avait été relevé définitivement de son poste ou simplement suspendu. La confirmation de la mesure visant le général Kanyama n'a pu être obtenue de source gouvernementale alors qu'une telle décision relève normalement du pouvoir exécutif.

  • Afrique du sud: asile politique pour un pasteur congolais recherché par la RDC
    AFP, 18/04/2017 13h52
    Le pasteur Joseph Mukungubila, recherché par la République démocratique du Congo pour son implication présumée dans des violences fin 2013, a obtenu l'asile politique en Afrique du Sud, a-t-on appris lundi auprès de son entourage. "Il a obtenu l'asile politique suite à une décision rendue le 30 mars", a affirmé à l'AFP, Charlie Mingiedi, le porte-parole du pasteur Mukungubila. "C'est un soulagement. Il peut s'impliquer de nouveau dans la vie politique" congolaise, a-t-il ajouté. Les autorités sud-africaines n'étaient pas joignables lundi.

  • Au Soudan du Sud, les violences relèvent du "génocide", selon Londres
    AFP, 13/04/2017 17h18
    Les meurtres ciblés sur une base ethnique au Soudan du Sud, en proie à une guerre civile dévastatrice depuis 2013, relèvent d'un "génocide", a estimé la ministre britannique du Développement international, Priti Patel. "C'est tribal, c'est complètement tribal, et sur cette base, c'est un génocide", a déclaré Mme Patel à des journalistes, mercredi en Ouganda, selon un de ses attachés de presse voyageant avec elle et contacté jeudi par l'AFP. Mme Patel rentrait d'une visite au Soudan du Sud quand elle a tenu ces propos. Dans un entretien séparé avec l'AFP mercredi, elle avait expliqué y avoir vu des gens "qui ont vécu des traumatismes et des horreurs qu'aucun d'entre nous ne peut comprendre".

  • 500 morts dans une épidémie de choléra et de diarrhées en Somalie
    AFP, 13/04/2017 17h14
    Plus de 500 personnes sont mortes depuis janvier de choléra et de diarrhées aiguës en Somalie, menacée de famine, a indiqué jeudi l'ONU, en estimant que le nombre de gens affectés par cette épidémie devrait doubler d'ici fin juin à 50.000.
    Concernant l'épidémie de "diarrhée aqueuse aiguë/choléra, 533 décès ont été recensés en Somalie depuis le début de l'année", a déclaré un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke, lors d'un point de presse à Genève. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que près de 25.000 personnes avaient été affectées par cette épidémie depuis le début de l'année en Somalie, ravagée par la sécheresse. Ce chiffre devrait s'élever à 50.000 d'ici "fin juin", a précisé un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic.


  • Nigéria : Plus de 200 agents électoraux accusés de fraude en 2015
    AFP, 12/04/2017 16h37
    La commission électorale nigériane a annoncé avoir suspendu plus de 200 agents accusés d'avoir accepté des pots-de-vin pour influencer le résultat du vote lors des élections générales de 2015. Au total, 205 employés font l'objet de poursuites devant la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) qui a enquêté sur ces allégations de fraudes, a annoncé mardi soir la Commission électorale nationale indépendante (INEC) dans un communiqué. Elle ne précise pas quels sont les partis politiques impliqués ni si les fraudes concernent les élections des gouverneurs des 36 Etats composant le Nigeria ou l'élection présidentielle, qui ont eu lieu en même temps. Ces agents électoraux seront "suspendus de leurs fonctions et ne percevront que la moitié de leurs salaires", le temps que la procédure devant l'EFCC suive son cours, a ajouté la commission électorale après avoir également mené une enquête interne. Les cas de 70 autres agents seront entre outre renvoyés à l'EFCC pour une enquête plus poussée, pouvant mener à d'éventuelles poursuites.

  • Nigéraia: Plus de 200 agents électoraux accusés de fraude en 2015
    AFP, 12/04/2017 16h36
    La commission électorale nigériane a annoncé avoir suspendu plus de 200 agents accusés d'avoir accepté des pots-de-vin pour influencer le résultat du vote lors des élections générales de 2015. Au total, 205 employés font l'objet de poursuites devant la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) qui a enquêté sur ces allégations de fraudes, a annoncé mardi soir la Commission électorale nationale indépendante (INEC) dans un communiqué. Elle ne précise pas quels sont les partis politiques impliqués ni si les fraudes concernent les élections des gouverneurs des 36 Etats composant le Nigeria ou l'élection présidentielle, qui ont eu lieu en même temps. Ces agents électoraux seront "suspendus de leurs fonctions et ne percevront que la moitié de leurs salaires", le temps que la procédure devant l'EFCC suive son cours, a ajouté la commission électorale après avoir également mené une enquête interne. Les cas de 70 autres agents seront entre outre renvoyés à l'EFCC pour une enquête plus poussée, pouvant mener à d'éventuelles poursuites.

  • En Zambie, le chef de l'Etat l'Opposition inculpée de "trahison"
    AFP, 12/04/2017 16h31
    Le principal opposant zambien Hakainde Hichilema a été inculpé mercredi pour avoir tenté de bloquer le convoi présidentiel, une claire mise en garde du régime d'Edgar Lungu à ceux qui s'obstinent à refuser de reconnaître sa réélection. Arrêté mardi, M. Hichilema est poursuivi pour "trahison" avec cinq autres militants de son parti, a annoncé à la presse le patron de la police zambienne, Kakoma Kanganja.
    Surnommé "HH", le chef du Parti uni pour le développement national (UPND) a également été inculpé de refus d'obtempérer à un ordre de la police et d'insultes. "Il est établi que le chef de l'opposition a désobéi à la police qui lui ordonnait de laisser passer le convoi présidentiel et tenté de mettre en danger la vie du président de la République", a justifié l'inspecteur général Kanganja. La qualification de trahison, qui ne permet pas de libération sous caution en Zambie, est passible d'un minimum de quinze ans de prison et dans le pire des cas de la peine de mort.


  • Kinshasa veut financer les élections avec des ressources "internes"
    AFP, 12/04/2017 16h25
    Le nouveau Premier ministre de la République démocratique du Congo Bruno Tshibala a déclaré mardi qu'il comptait financer les élections pour désigner le successeur du président Joseph Kabila avec des ressources "internes". "Nous allons mettre tout en œuvre pour mobiliser les ressources financières internes en vue de financer les élections", a déclaré à Kinshasa M. Tshibala, ajoutant cependant qu'il ne voyait "pas d’inconvénients à ce qu'il y ait un appoint qui viendrait des (...) partenaires" étrangers dans le financement des élections considérées comme "la priorité des priorités" de son gouvernement.
    Mais pour le principal allié de M. Tshibala, Joseph Olenghankoy, chef de la dissidence du Rassemblement --la coalition créée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi décédé le 1er février à Bruxelles--, "la priorité est de répondre aux besoins (du) peuple notamment dans le social, dans la sécurité" avant de procéder à l'organisation des élections, a-t-il déclaré après avoir été consulté avec son groupe par le Premier ministre sur la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.


  • Niger: Une Centaine de blessés lors d'une manifestation d'étudiants
    AFP, 12/04/2017 16h20
    L'Eglise copte en Egypte a décidé mercredi de limiter les célébrations de Pâques aux messes et demandé un renforcement de la sécurité des églises après des attentats meurtriers contre cette communauté. Dimanche, en pleine célébration des Rameaux, deux attentats suicide revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) ont visé des églises à Tanta et à Alexandrie, dans le nord du pays, faisant 45 morts. En décembre dernier, une autre attaque jihadiste contre une église du Caire avait coûté la vie à 29 personnes. Les Coptes d'Egypte, la communauté chrétienne la plus importante et la plus ancienne du Moyen-Orient et qui représente 10% des 92 millions d'Egyptiens, craignent de nouvelles violences lors de la fête de Pâques célébrée dimanche. "Vu les circonstances actuelles et notre solidarité pour les familles des victimes, nous allons limiter (les célébrations) de Pâques aux messes dans les églises", a précisé l'église dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Les messes seront organisées samedi soir à la veille de la fête, a-t-il précisé. Le secrétaire du Patriarcat, le père Sergios, interrogé par l'AFP, a expliqué que contrairement aux années précédentes, "il n'y aura pas de décorations dans les églises et les pièces réservées à l'accueil des fidèles voulant présenter leurs voeux pour la fête resteront fermées".

  • Attentats en Egypte: les coptes limitent les célébrations de pâques
    AFP, 12/04/2017 16h16
    L'Eglise copte en Egypte a décidé mercredi de limiter les célébrations de Pâques aux messes et demandé un renforcement de la sécurité des églises après des attentats meurtriers contre cette communauté. Dimanche, en pleine célébration des Rameaux, deux attentats suicide revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) ont visé des églises à Tanta et à Alexandrie, dans le nord du pays, faisant 45 morts. En décembre dernier, une autre attaque jihadiste contre une église du Caire avait coûté la vie à 29 personnes. Les Coptes d'Egypte, la communauté chrétienne la plus importante et la plus ancienne du Moyen-Orient et qui représente 10% des 92 millions d'Egyptiens, craignent de nouvelles violences lors de la fête de Pâques célébrée dimanche. "Vu les circonstances actuelles et notre solidarité pour les familles des victimes, nous allons limiter (les célébrations) de Pâques aux messes dans les églises", a précisé l'église dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Les messes seront organisées samedi soir à la veille de la fête, a-t-il précisé. Le secrétaire du Patriarcat, le père Sergios, interrogé par l'AFP, a expliqué que contrairement aux années précédentes, "il n'y aura pas de décorations dans les églises et les pièces réservées à l'accueil des fidèles voulant présenter leurs voeux pour la fête resteront fermées".

  • En RDC, 34 personnes arrêtées pour avoir manifesté
    AFP, 11/04/2017 18h13
    Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées en République démocratique du Congo lundi, jour de manifestations interdites contre le président Joseph Kabila, ont indiqué mardi des sources policières. "La police a appréhendé et gardé à vue 34 personnes à Kinshasa: les unes tentaient de braver l’interdiction de la marche, les autres voulaient se livrer à des actes de vandalisme", a déclaré le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole national de la police congolaise.

  • Alger veut réveiller les électeurs avant les législatives de mai
    AFP, 07/04/2017 17h17
    La campagne pour les législatives du 4 mai débute dimanche en Algérie, où les autorités cherchent à mobiliser les électeurs, nombreux à bouder les urnes car "rien ne change". "Samaa sawtek" ("Fais entendre ta voix" en arabe) est le mot d'ordre d'une vaste campagne lancée par le gouvernement pour sensibiliser les citoyens sur l'importance du bulletin de vote. Des spots passent en boucle à la télévision tandis que le slogan s'affiche sur les panneaux publicitaires dans les villes et villages du pays. L’enjeu est important: il s'agit de faire mieux qu'aux législatives de 2012, où seuls 42,90% des électeurs avaient voté. Le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui a donc appelé cette semaine les Algériens à voter massivement "pour préserver la paix et la stabilité". Et les médias audiovisuels ont été invités à "veiller à la sensibilisation des électeurs" et à ne pas "œuvrer à décrédibiliser les élections ou donner la parole à des parties qui appellent au boycott".

  • CPI: Pretoria affirme ne pas avoir le devoir d'arrêter el-Béchir
    AFP, 07/04/2017 17h15
    Pretoria a affirmé vendredi lors d'une audience inédite devant la Cour pénale internationale (CPI) n'avoir violé aucune loi ni aucune règle en refusant d'arrêter sur son sol en 2015 le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide. "Il n'est et n'était pas du devoir de l'Afrique du Sud, aux termes du droit international d'arrêter le chef en exercice d'un Etat non-membre (de la Cour) comme M. Béchir", a déclaré Dire Tladi, conseiller légal de l'Afrique du Sud, dénonçant "l'incohérence et le manque de clarté" des lois, des règles et de la jurisprudence. M. Béchir est visé par deux mandats d'arrêt internationaux émis par la CPI en 2009 et 2010 pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile qui a fait 330.000 morts, selon l'ONU. Mais le président soudanais, qui nie fermement ces accusations, est toujours au pouvoir et continue de voyager régulièrement en Afrique sans être inquiété.

  • Manifestations en Afrique du Sud pour réclamer le départ de Zuma
    AFP, 07/04/2017 17h12
    Plusieurs milliers de Sud-Africains sont descendus vendredi dans les rues des principales villes du pays pour réclamer le départ de Jacob Zuma qui a irrité une partie de la population en remaniant la semaine dernière son gouvernement pour nommer des fidèles. Environ 10.000 partisans de l'Alliance démocratique (DA), le principal parti d'opposition, se sont réunis dans le centre-ville de Johannesburg, emmenés par leur leader Mmusi Maimane. “Il y a des Sud-Africains de tous horizons ici. Cela nous fait espérer avoir assez de soutiens (...) pour faire partir Zuma", a déclaré Yusuf Cassim, le chef des jeunes de la DA. Fait rare en Afrique du Sud, quelques centaines d'habitants - principalement Blancs - vivant dans les quartiers les plus huppés du nord de Johannesburg ont également manifesté aux carrefours des principales artères de la capitale économique sud-africaine en brandissant des panneaux "Zuma doit partir". A Pretoria, le parti communiste sud-africain, pourtant allié historique du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a organisé une marche vers le palais présidentiel, rejoint par des organisations de la société civile, toujours pour demander le départ de M. Zuma. Des partisans du président, ainsi que des dizaines de vétérans de l'ANC, se sont quant à eux rassemblés autour du siège du parti à Johannesburg. A la mi-journée, ces manifestations se déroulaient dans le calme.

  • Législatives en Gambie: majorité absolue pour l'ex-opposition
    AFP, 07/04/2017 17h06
    Le principal parti d'opposition à l'ex-président gambien Yahya Jammeh a remporté la majorité absolue aux élections législatives de jeudi, premier scrutin depuis le départ en exil de M. Jammeh, a annoncé vendredi la Commission électorale (IEC). Le Parti démocratique unifié (UDP) a remporté 31 des 53 sièges à pourvoir lors de ce scrutin, a déclaré le président de l'IEC Alieu Momar Njie, proclamant les "résultats définitifs" au siège de la commission. Le parti de M. Jammeh, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), qui détenait une majorité écrasante dans l'Assemblée sortante et avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions, ne conserve que 5 sièges. Cinq des 58 députés doivent encore être désignés par le chef de l'Etat Adama Barrow, candidat d'une large coalition à l'élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh. Cette nette victoire devrait donner une importante marge de manoeuvre à M. Barrow pour appliquer son programme de réformes.

  • Equateur: le socialiste Moreno officiellement proclamé président
    AFP, 05/04/2017 10h51
    Le socialiste Lenin Moreno, candidat du parti au pouvoir en Equateur, a été officiellement proclamé mardi vainqueur du second tour de l'élection présidentielle de dimanche par le Conseil national électoral (CNE) et succèdera à Rafael Correa le 24 mai. "Nous félicitons le peuple équatorien qui a élu légalement et légitimement son président", a déclaré le président du CNE, Juan Pablo Pozo, à la télévision publique, faisant état de "résultats officiels irréversibles" avec 99,65% des suffrages dépouillés.

  • Le Parlement béninois refuse de statuer sur la révision de la Constitution
    AFP, 05/04/2017 10h40
    Le Parlement béninois a créé la surprise mardi soir en refusant d'examiner le projet de révision de la constitution, un projet phare du président Patrice Talon qui souhaite notamment la mise en place d'un mandat présidentiel unique. Soixante députés ont voté en faveur de l’étude du texte, 22 contre et un s’est abstenu, alors que la majorité des trois-quart était exigée. La séance plénière qui a duré toute la journée de mardi a été l'objet de vifs débats entre les députés, et a été interrompue à deux reprises. "C'est un échec pour le gouvernement, une gifle", a confié un député, sous couvert d'anonymat. "Voilà un problème de réglé", a soupiré quant à lui, le président du parlement à l’issue du vote tard dans la soirée. Le président Patrice Talon, qui porte cette réforme, avait décidé de faire approuver le texte par l'Assemblée nationale, où il dispose d'un fort soutien, plutôt que d'organiser un référendum, comme il l'avait promis l'an dernier à son arrivée au pouvoir.

  • Séisme de magnitude 6,5 au Botswana
    AFP, 04/04/2017 10h41
    Un séisme de magnitude 6,5 a frappé lundi le Botswana selon l'Institut américain d'études géologiques (USGS), une secousse ressentie dans plusieurs pays voisins, dont l'Afrique du Sud, selon plusieurs témoignages. Le tremblement de terre s'est produit vers 17H40 GMT (19H40 locales) à 238 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Gaborone, et à 11 kilomètres de profondeur, a précisé l'USGS. La secousse a été ressentie dans la capitale pendant une trentaine de secondes, selon un correspondant de l'AFP. Le bilan d'éventuels dégâts n'était pas encore connu lundi soir. Plusieurs témoins ont également affirmé avoir ressenti le séisme dans plusieurs villes d'Afrique du Sud, mais aussi du Swaziland et du Zimbabwe, à des centaines de kilomètres de l'épicentre. "Tout mon lit s'est mis à trembler, c'était très effrayant, je ne savais pas ce qu'il se passait", a déclaré une résidente de Durban, dans le sud de l'Afrique du Sud, à l'agence News24. Plus tôt, lundi, une secousse plus légère, de magnitude 4,6 avait été enregistrée dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud.

  • Appel à la grève générale suivi dans plusieurs villes en RDC
    AFP, 03/04/2017 15h14
    La vie tournait au ralenti lundi à Kinshasa et dans quatre des principales villes de la République démocratique du Congo, après un appel à la grève générale lancé par l'opposition. Le Rassemblement de l'opposition a appelé les Congolais à observer lundi une "journée ville morte" pour exiger du président Joseph Kabila - dont le mandat a échu le 20 décembre 2016 - l'application de l'accord de cogestion du pays signé le 31 décembre entre le pouvoir et l'opposition. Cet appel a été largement suivi dans la capitale Kinshasa et dans les villes de Lubumbashi, Goma (est), Mbuji-Mayi, Kananga (centre) alors qu'il était ignoré à Kisangani (nord-est) et à Mbandaka (nord-ouest), selon des correspondants. "Nous avons respecté le mot d'ordre de ville morte parce que nous souffrons beaucoup. Qu'il (le président Kabila) quitte le pouvoir, il a fini son mandat, nous ne voulons plus de lui", a assuré Mamie Biamba, une habitante de Kingasani, bouillant quartier populaire de l'est de Kinshasa.

  • RDC: l'opposition appelle à une journée "ville morte"
    AFP, 31/03/2017 10h21
    Le "Rassemblement" de l'opposition congolaise a appelé la population à observer une "journée ville morte" le 3 avril en République démocratique du Congo pour exiger du président Joseph Kabila l'application de l'accord de cogestion du pays jusqu'à l'organisation des élections. Dans un communiqué reçu jeudi, le Rassemblement "exprime sa vive préoccupation face à la situation de chaos" née de la non signature des modalités d'application de l'accord signé le 31 décembre entre pouvoir et opposition, et "demande au peuple congolais de contribuer à la réussite de la journée ville morte" à travers le pays. Cet appel est le premier lancé par le Rassemblement depuis la fin des négociations de cet accord destiné à sortir le pays de la crise née du maintien au pouvoir du président Kabila à l'expiration de son mandat. En réaction, la majorité a accusé le Rassemblement - coalition formée en juillet 2016 autour d’Étienne Tshisekedi, opposant historique congolais décédé à Bruxelles le 1er février à 84 ans - de vouloir "créer trouble et désolation" et l'a invité "à un sursaut salutaire de patriotisme".

  • En Afrique du sud, Zuma limoge son ministre des Finances
    AFP, 31/03/2017 10h18
    Le président sud-africain Jacob Zuma s'est débarrassé jeudi de son ministre des Finances et détracteur Pravin Gordhan, malgré le refus exprimé par ses alliés et les risques de rupture au sein du Congrès national africain (ANC) au pouvoir. Au terme de plusieurs jours de rumeurs et de tensions, M. Zuma a annoncé en toute fin de soirée un remaniement gouvernemental de grande ampleur, marqué par le limogeage de M. Gordhan et la nomination de dix ministres et de dix vice-ministres. Sans surprise, le chef de l'Etat a attribué le portefeuille du Trésor à un de ses fidèles, le ministre de l'Intérieur Malusi Gigaba.

  • EnTunisie, un ancien Premier ministre lance son parti
    AFP, 30/03/2017 10h25
    L'ancien chef de gouvernement tunisien Mehdi Jomaa a annoncé mercredi la création de son propre parti, à l'approche d'échéances électorales, affichant l'ambition de devenir l'une des principales forces politiques du pays.
    Al Badil Ettounsi (l'alternative tunisienne, en arabe) est une formation "modérée, réaliste, patriote et surtout démocrate", a déclaré M. Jomaa lors d'une conférence de presse. L'ancien chef du gouvernement dit de technocrates, aux affaires de janvier 2014 à février 2015, a expliqué son retour sur la scène politique par la situation "difficile" et "fragile" du pays, caractérisée selon lui par un "manque de vision politique et économique". "Notre ambition aujourd'hui est d'être une force politique capable (de provoquer) des changements et nous serons au rendez-vous à toutes les échéances électorales", a dit M. Jomaa, en se disant "convaincu" que son parti se transformera en "un acteur principal" de la scène politique. Parmi les membres de cette nouvelle formation figurent d'anciens ministres comme celui de l'Equipement Hédi Larbi et l'ex-gouverneur de la Banque centrale, Mustapha Kamel Nabli.


  • Violences en RDC: les corps de deux experts de l'ONU retrouvés
    AFP, 29/03/2017 17h42
    Des violences particulièrement "préoccupantes" se poursuivent dans le centre de la République démocratique du Congo, où les corps de deux experts de l'ONU ont été retrouvés mardi, juste après l'annonce par le gouvernement du massacre de 39 policiers par des rebelles. Les deux experts, l'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan, avaient été enlevés le 12 mars en même temps que leurs quatre accompagnateurs congolais dans la province du Kasaï-central, secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire, après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a précisé que "la femme a été décapitée et le corps de l'homme est entier". Michael Sharp et Zaida Catalan "ont perdu leur vie en essayant de comprendre les causes du conflit et de l'insécurité en RDC, afin d'aider à ramener la paix à ce pays", a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. "Je fais confiance aux autorités congolaises pour qu'elles conduisent une enquête complète sur cet incident. Les Nations unies mèneront aussi une enquête. En cas d'actes criminels, les Nations unies feront tout leur possible pour assurer que justice soit faite", a-t-il ajouté.

  • Share articleAjouter un commentaire procèspolitique Côte d'Ivoire: coup de théâtre au procès de Simone Gbagbo acquittée
    AFP, 29/03/2017 17h33
    La Cour d'assises d'Abidjan a acquitté mardi l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, de crime contre l'humanité lors de la crise post-électorale, un coup de théâtre alors que le procureur avait requis l'emprisonnement à vie. "Le jury à la majorité déclare Simone Gbagbo non coupable des crimes qui lui sont reprochés, prononce son acquittement et ordonne qu'elle soit remise immédiatement en liberté si elle n'est retenue pour d'autres causes", a déclaré le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d'assises.
    Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par l'ex-président Laurent Gbagbo s'est félicité de cette décision, l’interprétant comme "une volonté d'aller à la réconciliation". "Nous souhaitons et attendons que les autres prisonniers politiques soient remis en liberté" a déclaré, à l'AFP, son chef Pascal Affi N'Guessan, dirigeant du FPI. Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison, prononcée en 2015 pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Les parties ont "60 jours pour introduire un pourvoi contre cette décision", a souligné le juge, à l'issue de six heures de délibéré des six jurés.


  • Rwanda: libération de l'épouse d'un opposant en exil
    AFP, 28/03/2017 16h48
    Un tribunal de Kigali a ordonné lundi la mise en liberté provisoire de l'épouse d'un opposant rwandais en exil, accusée notamment de "formation d'un groupe armé illégal", a-t-on appris mardi auprès de son avocate. La juge du tribunal de Gasabo à Kigali a "libéré provisoirement" Violette Uwamahoro, qui a la double nationalité rwandaise et britannique, a déclaré mardi son avocate Antoinette Mukamusoni. La libération effective de Mme Uwamahoro était attendue dans la journée, a précisé l'avocate. Selon un observateur des droits de l'Homme présent lors de l'audience lundi, la juge du tribunal de Gasabo a estimé que le témoignage de son co-accusé comportait des "contradictions". Mme Uwamahoro est l'épouse de Faustin Rukundo, un cadre du Congrès national du Rwanda (RNC), parti d'opposition en exil formé par d'anciens proches du président Paul Kagame et que Kigali qualifie de "terroriste". Résidente au Royaume Uni depuis 2004, elle s'était rendue au Rwanda pour assister aux obsèques de son père, mais son mari avait assuré avoir perdu sa trace le 14 février.

  • La Côte d'Ivoire va investir dans le tourisme médical
    AFP, 27/03/2017 18h17
    Le groupe médical ivoirien Novamed a annoncé son intention d'investir 18 milliards de FCFA (27 millions d'euros) pour faire d'Abidjan "une destination de tourisme médical" et "un hub de la santé" en Afrique de l'ouest. "Novamed Group va investir 18 milliards de FCFA sur deux ans dans le cadre de l’extension de son réseau de cliniques en Côte d’Ivoire", a déclaré Sami Chabenne, directeur général de Novamed, propriétaire d'une cinquantaine d'établissements sanitaires privés dans le pays. Le projet présenté au Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly lors d'une audience à la primature, siège du Premier ministre, vise à faire d'Abidjan, une "destination de tourisme médical" à l'instar du Maroc et de la Tunisie sur le continent, a souligné le patron de Novamed.

  • Afrique du Sud: Zuma rapatrie d'urgence le ministre des Finances
    AFP, 27/03/2017 18h13
    Le président sud-africain Jacob Zuma a ravivé lundi les spéculations sur un remaniement imminent de son gouvernement en interrompant en urgence une tournée de promotion à l'étranger de son ministre des Finances Pravin Gordhan. Dans une brève déclaration, la présidence a annoncé sans autre détail que le chef de l'Etat avait "ordonné" à M. Gordhan et à son vice-ministre Mcebisi Jonas "d'annuler une tournée de promotion des investissements au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et de rentrer immédiatement en Afrique du Sud". Depuis plusieurs mois, le torchon brûle entre M. Gordhan, respecté des marchés pour sa rigueur, et M. Zuma, englué dans une litanie de scandales politico-financiers, autour de la bonne gestion des deniers publics. Ces frictions, récurrentes, se sont encore accrues depuis que M. Zuma a plaidé le mois dernier pour une "transformation radicale de l'économie" au bénéfice de la majorité noire du pays. De nombreuses voix au sein de l'ANC se sont depuis exprimées en faveur d'un limogeage de Pravin Gordhan. L'entrée il y a quelques semaines au Parlement de l'ex-patron de la compagnie nationale d'électricité Eskom, Brian Molefe, un proche de Jacob Zuma mis en cause dans une affaire de corruption, n'a fait que renforcer l'hypothèse d'un remaniement ministériel. M. Molefe est largement pressenti pour succéder à M. Gordhan ou devenir son adjoint au portefeuille du Trésor. "Beaucoup craignent que le président Jacob Zuma ne s'engage finalement dans un remaniement", a commenté lundi le site d'information en ligne Daily Maverick après l'annonce de retour précipité de Pravin Gordhan.

  • 11 Angolais meurent après des pluies torrentielles
    AFP, 24/03/2017 16h54
    Au moins onze personnes ont été tuées par des pluies torrentielles et des inondations qui ont aussi fait des milliers de sans-abri cette semaine dans le nord-ouest de l'Angola, ont annoncé les services de secours. Onze personnes - dont un enfant de deux ans et une personne de 70 ans - ont été tuées dans la province côtière de Luanda (nord-ouest) de mardi soir à mercredi matin, a expliqué à l'AFP le porte-parole provincial de la protection civile et des services d'incendie, Faustino Minguês. Au total, 500.000 personnes ont été affectées, plus de 5.000 habitations et plusieurs écoles et centres de santé notamment inondés, et plus de 340 familles sont désormais sans-abri, selon des sources officielles. Les victimes ont été emportées par ces inondations soudaines, électrocutées ou tuées dans l'effondrement de leurs maisons, a-t-il précisé. Plusieurs personnes sont en outre toujours portées disparues, selon l'agence de presse nationale Angop. La capitale Luanda a également été paralysée par ces inondations, qui ont provoqué des coupures de courant et d'eau potable et gravement perturbé la circulation. Selon M. Minguês, de nombreuses rues de la périphérie de la capitale ont été inondées. Les services de secours travaillaient jeudi au creusement de tranchées pour l'évacuation rapide de l'eau, le nettoyage des gouttières, des égouts et des fossés, selon le responsable. Ces pluies torrentielles ont eu lieu après cinq ans de sécheresse dans une grande partie du pays, et ont saturé d'eau de nombreux terrains.

  • L'ex-président Moubarak, libéré, rentre chez lui
    AFP, 24/03/2017 15h53
    L'ex-président égyptien Hosni Moubarak a retrouvé la liberté vendredi. C'est son avocat Farid al-Deeb qui a annoncé vendredi le départ de M. Moubarak de l'hôpital militaire du Caire dans lequel il a passé l'essentiel de ses six années de détention. Outre M. Moubarak, son ex-ministre de l'Intérieur, Habib al-Adly, qui symbolise la torture et les abus du régime, a aussi été acquitté pour les meurtres de manifestants pendant la révolte. En revanche, Alaa Abdel Fattah et Ahmed Douma deux des plus importants meneurs de la révolution, sont toujours en prison.

  • Nomination en Somalie d'un nouveau gouvernement, plus féminin
    AFP, 21/03/2017 17h32
    Le nouveau Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire a nommé mardi son gouvernement, qui compte 26 ministres dont six femmes, au terme de tractations politiques de près d'un mois. Le nouveau gouvernement de 26 ministres compte le nombre le plus important de femmes depuis la chute du régime autoritaire du président Siad Barre en 1991. Le Premier ministre leur a notamment confié les portefeuilles de la Santé, des Transports et Ports, du Commerce, des Droits de l'Homme ou encore de la Jeunesse et des Sports.

  • 17 morts dans l'attaque d'un marché dans le centre du Nigéria
    AFP, 21/03/2017 17h30
    Un groupe d'hommes armés a attaqué une communauté rurale du centre du Nigeria et tué 17 personnes, dernier épisode en date du conflit opposant éleveurs et cultivateurs pour les droits de pâturage, a annoncé mardi la police locale. "Des inconnus ont lancé une attaque hier contre un marché de Zaki Biyam", dans l'Etat du Benue. "Dix-sept personnes ont été tuées et onze blessées", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat Moses Yamu, ajoutant que la plupart des victimes étaient des femmes et des enfants. Il a précisé que les attaquants venus en moto et voiture avaient ouvert le feu sur le marché de la localité avant d'incendier des bâtiments. "Nous n'avons procédé à aucune arrestation et nous cherchons toujours à déterminer les motifs exacts de l'attaque", a ajouté M. Yamu qui a dit que la police disposait de noms et était sur la piste de suspects. Le président Muhammadu Buhari a réagi mardi en condamnant une "attaque vicieuse" et en demandant que l'enquête permette "de faire rendre des comptes aux auteurs de cet acte lâche". Selon des médias locaux, le bilan serait plus lourd que celui donné par la police, avec entre 30 et 50 morts, dans une région théâtre de longue date d'un conflit entre éleveurs nomades d'ethnie peule et cultivateurs sédentaires pour le droit de pâturage du bétail.

  • Le Belge Marc Wilmots nommé sélectionneur en Côte d'Ivoire
    AFP, 21/03/2017 17h28
    L'ancien international et ex-technicien national de la Belgique Marc Wilmots a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, a annoncé la Fédération ivoirienne de football (FIF) sur son site internet mardi. Sélectionneur des Diables rouges de 2012 à 2016, Wilmots, 48 ans, avait été limogé à la suite de l'élimination des Belges en quart de finale de l'Euro en France. Il succède au Français Michel Dussuyer, remercié après son échec dès la phase de poules de la Coupe d'Afrique des nations 2017 alors que les Eléphants étaient les tenants du titre. Wilmots, dont c'est la première aventure africaine, s'est engagé pour un contrat de deux ans renouvelable, selon une source proche de la FIF. Il est attendu ce mardi soir à Abidjan et sera présenté officiellement mercredi à la presse. Wilmots aura pour mission de qualifier la Côte d'Ivoire pour le Mondial-2018 et la CAN-2019, précise-t-on de même source.

  • Le Maroc accueillera une "ville industrielle" chinoise
    AFP, 21/03/2017 17h23
    Le Maroc a signé une convention avec le groupe chinois Haite pour l'édification d'une "ville industrielle" près de Tanger (nord), qui accueillera quelque 200 compagnies chinoises et devrait créer des milliers d'emplois. Au cours d'une cérémonie présidée par le roi du Maroc, lundi au palais de Tanger, les autorités marocaines ont signé une convention avec le groupe Haite, basé à Chengdu (centre de la Chine), et présenté les grandes lignes de cette future "Cité Mohammed VI Tanger Tech". Erigé sur 2.000 hectares et porté par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Haite et le groupe marocain BMCE Bank, ce vaste projet fait suite à un mémorandum d'entente signé en mai 2016 au cours d'une visite officielle de Mohammed VI à Pékin. Mobilisant une enveloppe d'un milliard de dollars (930 millions d'euros), il consiste en "la construction d'un pôle économique capable de générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 emplois bénéficiera aux habitants de la région de Tanger", selon la présentation officielle. "Le premier coup de pioche sera donné durant le deuxième semestre de 2017" et l'édification de cette cité chinoise devrait durer 10 ans, a affirmé le ministre de l'Industrie Moulay Hafid El Alamy.

  • Soudan du Sud: aucun mort dans l'accident d'avion à Wau
    AFP, 21/03/2017 17h20
    Tous les passagers et membres d'équipage de l'avion de ligne qui a pris feu à l'atterrissage lundi à l'aéroport de la ville de Wau, dans le nord-ouest du Soudan du Sud, ont survécu à l'accident, a-t-on appris mardi de source officielle et hospitalière. L'accident a fait 37 blessés, dont un seul restait hospitalisé mardi, mais aucun mort, a indiqué le ministre de l'Information de l'Etat de Wau, Bona Gaudensio. Toutes les personnes à bord de l'avion "sont indemnes, personne n'est mort", a-t-il déclaré. "Nous n'avons reçu aucun mort. Et on nous a aussi dit que personne n'était mort", a confirmé à le docteur Edmond Sebit, de l'hôpital de Wau. La plupart des passagers ont subi des "blessures légères", causées par le choc à l'atterrissage, a-t-il précisé. Les circonstances exactes de l'accident de l'avion de la compagnie sud-soudanaise South Supreme Airlines ne sont pas encore clairement établies. "L'avion a heurté un véhicule des pompiers et c'est comme ça qu'il a pris feu. Un camion", a expliqué M. Gaudensio, en suggérant qu'il pourrait aussi y avoir eu un "problème technique".

  • Au moins 14 blessés dans le crash d'un avion de ligne au Soudan du Sud
    AFP, 20/03/2017 16h25
    Au moins 14 personnes ont été blessées dans le crash à l'atterrissage d'un avion de ligne lundi à l'aéroport de la ville de Wau, dans le nord-ouest du Soudan du Sud, a-t-on appris auprès du ministre de l'Information de l'Etat de Wau. "Nous avons reçu 14 patients qui ont été hospitalisés en urgence et sont dans un état stable", a déclaré à l'AFP le ministre Bona Gaudensio. Aucune précision sur le nombre de passagers à bord ni d'éventuels décès n'était disponible dans l'immédiat.

  • Plus de trente réfugiés somaliens tués au large du Yémen
    AFP, 17/03/2017 15h14
    Plus de trente réfugiés somaliens, dont des femmes et des enfants, ont été tués en mer Rouge, au large du Yémen où la guerre n'empêche pas un afflux de migrants fuyant la misère et les violences de la Corne de l'Afrique. L'embarcation visée par une attaque armée est entrée vendredi dans le port de Hodeida aux mains des rebelles chiites Houthis qui se sont empressés d'imputer à l'aviation de la coalition arabe, menée par l'Arabie saoudite, la responsabilité de l'attaque. Mais le lieu et les circonstances exactes de l'attaque restent inconnues dans une zone qui est déjà le théâtre d'opérations militaires liées à la guerre qui oppose les rebelles chiites aux forces favorables au gouvernement. Les corps des 33 réfugiés tués ont été transportés dans les hôpitaux de la ville portuaire, où 35 blessés ont été admis, a affirmé un responsable des services de santé, en disant ignorer les circonstances de l'attaque. Le bilan de 33 morts a été confirmé par un responsable portuaire. Ce responsable a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que l'embarcation de ces réfugiés a pu accoster à Hodeida et que les morts et les blessés avaient été atteint par des tirs d'armes légères, ce qui semble exclure une attaque aérienne. Selon lui, des dizaines d'autres Somaliens, qui ont survécu à l'attaque, ainsi que trois trafiquants yéménites arrivés à bord de l'embarcation, ont été conduits vers la prison centrale de la ville. L'agence Saba, contrôlée par les rebelles chiites Houthis, a toutefois affirmé que ces réfugiés avaient été attaqués en mer Rouge par l'aviation de la coalition arabe, sans préciser ni le nombre de victimes ni les circonstances de l'attaque.

  • Le Malgache Ahmad Ahmad élu président de la Confédération Africaine de Football
    AFP, 16/03/2017 14h08
    Le Malgache Ahmad Ahmad a été élu jeudi à la surprise générale président de la Confédération africaine de football (CAF) lors d'une élection qui l'opposait au Camerounais Issa Hayatou, qui dirigeait l'organisation depuis 1988. M. Ahmad a obtenu les suffrages de 34 des 54 des fédérations africaines votantes lors d'un scrutin organisé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, M. Hayatou obtenant les 20 autres voix, selon les résultats officiels communiqués à l'Assemblée générale de la CAF.

  • Ethiopie: au moins 72 morts dans l'éboulement d'une décharge
    AFP, 14/03/2017 17h25
    Au moins 72 personnes ont péri dans la catastrophe provoquée par un éboulement sur la plus grande décharge d'ordures d’Éthiopie où un deuil national de trois jours a été décrété, a-t-on appris mardi auprès du gouvernement. "Le bilan s'élève désormais à 72 morts", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Negeri Lencho, ajoutant que les équipes de secours étaient toujours à pied d’œuvre sur le site, en périphérie d'Addis Abeba. Un précédent bilan de cette catastrophe, survenue samedi soir au sud-ouest de la capitale, faisait état lundi de 65 morts, en majorité des femmes et des enfants. Le parlement éthiopien a décrété un deuil national de trois jours qui débutera mercredi: tous les drapeaux seront mis en berne dans ce pays de quelque 100 millions d'habitants, le deuxième plus peuplé d'Afrique. La plupart des victimes sont des personnes habitant sur cette décharge et fouillant quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d'objets susceptibles d'être revendus.

  • Attaque de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire: inauguration d'une stèle
    AFP, 14/03/2017 09h53
    Des centaines de personnes ont participé lundi à l'inauguration d'une stèle portant le nom des victimes lors de la commémoration de l'attentat islamiste qui a fait 19 morts, il y a un an, le 13 mars 2016 à Grand-Bassam, près d'Abidjan. Les cérémonies ont commencé avec une marche silencieuse dans la cité balnéaire qui a regroupé des centaines d'habitants de tous âges vêtus de blanc. Partis du stade, ils ont rallié le pont qui relie la nouvelle ville à l'ancienne cité touristique où une stèle portant le nom des victimes a été inaugurée par le maire Georges Ezaley. Le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a déposé une gerbe à l'entrée de la plage où a eu lieu l'attaque en présence des familles des victimes ainsi que du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, et du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro. Une minute de silence a été observée à 12h45, heure du début de l'attaque revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cet attentat est le premier de ce type perpétré sur le territoire ivoirien.

  • CAF/présidence: le Nigeria demande à sa Fédération de soutenir Hayatou
    AFP, 14/03/2017 09h50
    Le gouvernement nigérian a ordonné par décret au président de la Fédération nigériane de football (NFF) de soutenir la candidature de Issa Hayatou à sa réélection à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), a annoncé lundi une personnalité haut placée à la présidence. Cette personnalité, sous couvert de l'anonymat, a précisé qu'une réunion présidée par le vice-président Yemi Osinbajo avait abouti à la prise de cette décision, afin de conserver les bonnes relations du pays avec le Cameroun, dont Hayatou est un ressortissant. "Les deux pays entretiennent de bonnes relations et ont récemment collaboré dans la lutte contre les attaques de Boko Haram", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas mettre en péril ces bonnes relations, c'est pourquoi nous avons intimé l'ordre à Pinnick de voter en faveur de Hayatou". Le décret tombe alors que le président de la NFF, Amaju Pinnick, avait publiquement annoncé qu'il soutiendrait le seul rival d'Hayatou, le Malgache Ahmad Ahmad, dans la course à la présidence de la CAF.

  • Burkina: le président de l'Assemblée Salifou Diallo à la tête du parti au pouvoir
    AFP, 13/03/2017 12h23
    Le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salifou Diallo, 60 ans, a été élu dimanche à la tête du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti du chef de l'Etat Roch Marc Christian Kaboré. "Vous m’avez fait l’honneur de me porter à la tête de notre parti et c’est avec beaucoup de détermination mais aussi avec beaucoup d’humilité que j’accepte cette responsabilité", a déclaré M. Diallo aux milliers de militants rassemblée du Palais de sports de Ouaga 2000. M. Diallo était l'unique candidat à la présidence du parti, poste dont il assurait l'interim depuis l'élection en janvier 2016 de M. Kaboré en tant que chef de l'Etat. Connu pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays, Salifou Diallo, qui n'avait pas hésité à critiquer régulièrement le gouvernement et appeler à des mesures plus fortes, a réitéré dimanche sa volonté que le MPP ait un rôle de "contrôle" de l'action gouvernementale. Le parti doit "avoir un contrôle sur les maillons stratégiques de l’appareil de l'Etat, afin de garantir une mise en œuvre réussie des engagements auprès du peuple", a souligné M. Diallo, membre fondateur du MPP en 2014 avec M. Kaboré et l'actuel ministre de l'Intérieur, Simon Compaoré. Le congrès s'était ouvert samedi sur fond de luttes intestines à la tête du parti entre ses trois fondateurs. Simon Compaoré, jusque-là 2ème vice-président du parti, est devenu vice-président, laissant son ancien poste à Clément Sawadogo, actuel ministre de la Fonction publique. Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, a été élu membre du bureau politique national du MPP.

  • CAN-2019: le Malawi ne disputera pas les qualifications faute de moyens
    AFP, 13/03/2017 12h18
    Le Malawi ne participera pas aux qualifications pour la Coupe d'Afrique des Nations 2019 (CAN) faute de moyens financiers suffisants, a annoncé lundi la FAM, la fédération de ce petit pays d'Afrique australe. "Après avoir considéré toutes les options (...) nous avons décidé de nous retirer des qualification pour la CAN à partir du 30 avril à cause d'un manque de financements", a indiqué Alfred Gunda, le patron de la FAM, dans un communiqué. Pour les mêmes raisons, le Malawi ne disputera pas non plus les éliminatoires du Championnat d'Afrique des nations 2018 (CHAN, une compétition regroupant des équipes exclusivement composées de joueurs locaux), a précisé la fédération. "Le triste état dans lequel se trouve l'équipe, aussi bien au niveau de ses finances que du soutien dont elle bénéficie, ont rendu cette décision inévitable", a regretté M. Gunda. La FAM a également annoncé que le recrutement d'un sélectionneur national étranger était suspendu jusqu'à ce que le "gouvernement retrouve les ressources adéquates".

  • Centrafrique: un Casque bleu sénégalais tué à Bangui
    AFP, 10/03/2017 09h45
    Un Casque bleu sénégalais a été tué à Bangui "par des individus armés non identifiés", a indiqué jeudi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a ouvert une enquête pour "déterminer les circonstances" de sa mort.
    "L’agression a eu lieu mercredi soir et le Casque bleu est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital de la Minusca où il avait été transporté d’urgence", a précisé dans un communiqué la mission onusienne. La Minusca "indique qu’une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes" dans lesquelles il s'est produit, précise le communiqué, qui affirme que le Casque bleu a été tué par des "individus armés non identifiés". Le Casque bleu était en civil non loin de la base de la Minusca en plein centre de la capitale centrafricaine, a précisé à une source onusienne. "La Minusca rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre", précise-t-elle en présentant ses condoléances "à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal".


  • Nigeria: retour attendu du président Buhari après 2 mois d'absence
    AFP, 10/03/2017 09h21
    Le président nigérian Muhammadu Buhari sera de retour au Nigeria vendredi, après près de deux mois de "repos médical" en Grande-Bretagne ayant suscité des inquiétudes sur son état de santé, a annoncé jeudi la présidence. Agé de 74 ans, l'ancien général a quitté le Nigeria le 19 janvier, pour ce qui était à l'origine "ses congés annuels". Son séjour avait été prolongé jusqu'à une date indéterminée, les médecins lui ayant recommandé "une plus longue période de repos" après des "examens médicaux de routine", avait expliqué à la mi-février son porte-parole, Femi Adesina.

  • Madagascar: au moins 5 morts après le passage du cyclone Enawo
    AFP, 09/03/2017 11h58
    Au moins cinq personnes sont mortes et plus de 12.000 sinistrées à Madagascar après le passage du cyclone Enawo, selon un nouveau bilan communiqué par le bureau national de gestion des catastrophes (BNGC) dans la nuit de mercredi à jeudi. Le BNGC fait également état de 7 blessés et 10.288 déplacés, notamment à Antananarivo où des évacuations ont eu lieu dès mercredi en raison des pluies diluviennes tombées sur la ville. Après avoir touché la capitale, Enawo a été reclassé jeudi matin par les services météorologiques malgaches en "dépression tropicale". L'alerte a été levée sur la Grande Ile, les vents soufflant beaucoup moins forts (65km/h) que les violentes rafales de 290 km/h qui ont touché le nord du pays mardi. Selon la Croix-Rouge, il s'agit du plus puissant cyclone qui frappe Madagascar depuis le cyclone Giovanna en 2012. Enawo a traversé Madagascar alors que l'île souffre déjà d'une intense sécheresse qui a entraîné une hausse du prix du riz, l'aliment de base des populations, et de graves pénuries alimentaires, notamment dans le Sud.

  • Soudan: grâce présidentielle pour 259 rebelles dont 66 condamnés à mort
    AFP, 08/03/2017 17h27
    Le président soudanais Omar el-Béchir a accordé mercredi sa grâce à 259 rebelles capturés lors de combats avec les forces gouvernementales, dont 66 avaient été condamnés à mort, selon la présidence. La grâce présidentielle a été ordonnée trois jours après l'annonce par un important groupe rebelle de la libération de 125 prisonniers pris lors de combats avec les forces soudanaises. "La décision de gracier 259 rebelles vise à créer un climat pour parachever le processus de paix dans le pays", explique le bureau du président Béchir. La présidence a indiqué que 66 d'entre eux étaient sur la liste des condamnés à mort, mais elle n'a pas précisé à quels groupes rebelles appartenaient les personnes amnistiées.

  • Attaques: le Burkina interdit la circulation de nuit à sa frontière avec le Mali
    AFP, 08/03/2017 17h22
    Le Burkina Faso, touché récemment par plusieurs attaques jihadiste dans le nord de son territoire, a interdit la circulation nocturne de tout véhicule sur la bande frontalière avec le Mali, a annoncé le gouverneur de la zone, le colonel Hyacinthe Yoda. "La circulation des véhicules à quatre roues, des motos à deux roues, des tricycles (triporteurs) et des vélos est formellement interdite tous les jours de 17H00 à 06H00 du matin dans la bande frontalière comprise entre la frontière du Mali au nord et la ligne délimitée par les localités suivantes: Baraboulé, Nassoumbou, Koutoukou, Déou, Oursy, Markoye", a indiqué le colonel Yoda. Nassoumbou a été le théâtre en décembre d'un raid meurtrier revendiqué par le groupe Ansarul Islam, qui a coûté la vie à 12 soldats burkinabè et traumatisé le pays. Cette restriction "s’applique également à l’intérieur des villes et villages situées dans cette même bande" a-t-il précisé. Seules les ambulances munies de laissez-passer pourront circuler. "C’est vrai que cette décision nous créée des désagréments, la population vivant de fait un couvre-feu, mais on s’y plie car c’est peut-être le prix à payer pour venir à bout" des attaques, a expliqué, sous le couvert de l'anonymat, un habitant de Nassoumbou, joint par téléphone.

  • Côte d'Ivoire: le barrage "chinois" de Soubré livré fin mars
    AFP, 07/03/2017 16h58
    Le barrage hydroélectrique de Soubré, ouvrage gigantesque construit par la Chine en vue de résorber le déficit énergétique en Côte d'Ivoire, sera mis en service fin mars a annoncé mardi un responsable du projet. "Soubré est l’aménagement hydroélectrique le plus puissant de Côte d'Ivoire qui apportera 275 mégawatts supplémentaires, pour une puissance installée qui est actuellement de 2000 MW", a expliqué Amidou Traoré directeur général de la société des Énergies de Côte d'Ivoire (CI-Énergie) qui pilote le projet. "La première machine sera mise en service fin mars les autres suivront pour un démarrage total en août" a souligné M. Traoré, lors d'une opération de "mise à eau" (premiers essais techniques). D'un coût de 331 milliards de FCFA (504 millions d'euros), la construction de ce barrage de quatre kilomètres de long, démarrée en 2013 dans le sud-ouest du pays, a été financée par la Chine à hauteur de 85%. "Cet ouvrage augmentera la part du renouvelable de 45% et 200 hectares de terres ont été préservées pour la conservation de la faune et de la flore" s'est félicité M. Traoré.

  • Présidence de la CAF: Ahmad Ahmad veut conduire le changement
    AFP, 03/03/2017 08h56
    Ahmad Ahmad, membre de la commission exécutive de la Confédération africaine de footbal (CAF) et candidat à la présidence de l'organisme sportif souhaite apporter de "nombreux changements" au football africain en cas d'élection. Le président de la fédération malgache a fait un rapide séjour au Nigeria jeudi pour sonder sa popularité dans la course à l'élection prévue le 16 mars dans la capitale éthiopienne Addis Abeba. Ahmad Ahmad sera le seul candidat face au Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis 1988 et qui brigue un 8e mandat. "Je crois que de nombreuses choses doivent changer dans le fotball africain", a-t-il assuré à Abuja. "Nous devons modifier notre formation des arbitres et des entraîneurs. Nous ne pouvons délivrer une licence d'arbitrage après seulement 10 ou jours d'apprentissage. Pour l'instant, il ne s'agit que d'un certificat pour trouver du travail. Notre développement dans le domaine technique doit évoluer", a-t-il poursuivi. "Ce n'était pas mon ambition de devenir président de la CAF mais des collègues comme le président Amaju Pinnick, de la fédération nigériane de football m'y ont encouragé après le congrès de la FIFA à Mexico l'an dernier", a-t-il révélé.

  • Au Soudan, Béchir nomme un Premier ministre, une première depuis 1989
    AFP, 02/03/2017 10h36
    Le président soudanais Omar el-Béchir a nommé un proche conseiller au poste de Premier ministre, une première depuis qu'il avait supprimé cette fonction lors du coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir en 1989, a annoncé un responsable mercredi. La désignation de Bakri Hassan Saleh a été entérinée par le bureau exécutif du parti du Congrès national du chef de l'Etat. "Il prêtera serment comme Premier ministre demain (jeudi)", a déclaré à la presse Ibrahim Mahmoud, haut responsable du parti du Congrès national, ajoutant que M. Saleh conserverait son poste actuel de premier vice-président. Les députés soudanais avaient voté en décembre en faveur du rétablissement du poste de Premier ministre, lui donnant la responsabilité du "pouvoir exécutif dans le pays". Le président garde en revanche le pouvoir de former le gouvernement et de limoger des ministres. M. Béchir devrait d'ailleurs procéder à un remaniement ministériel jeudi.

  • Le président algérien Bouteflika fête ses 80 ans
    AFP, 01/03/2017 16h42
    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika souffle jeudi ses 80 bougies sur fond d'interrogations persistantes sur sa santé chancelante qui l'éloigne de la scène publique depuis des années. Les spéculations ont été relancées de plus belle avec l'annulation à la dernière minute de la visite prévue le 20 février à Alger de la chancelière allemande Angela Merkel. "Le président ne s'est pas adressé directement aux Algériens depuis 2012. Aucun Algérien ne peut croire qu'il n'y a pas une vacance de pouvoir", estime Ahmed Adhimi, professeur en sciences politiques à l'université d'Alger.

  • Attentat de Sousse en Tunisie: six agents de sécurité inculpés
    AFP, 01/03/2017 16h39
    Six membres des forces de sécurité tunisiennes seront jugés pour "non assistance à personne en danger" au terme de l'enquête sur l'attentat de juin 2015 à Sousse, dans lequel 38 touristes étrangers ont été tués, a-t-on indiqué mercredi de source judiciaire. Trente-trois personnes au total sont poursuivies dans ce dossier, dont six membres des forces de sécurité, a déclaré le porte-parole du pole antiterroriste, Sofiène Sliti, confirmant des informations de presse. Accusés de "non assistance à personne en danger", les six agents font partie de 12 accusés laissés en liberté dans l'attente de leur procès, dont la date n'a pas encore été fixée, a-t-il ajouté.

  • Somalie: 3 morts dans un important incendie à Mogadiscio
    AFP, 27/02/2017 16h58
    Trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans un important incendie qui a détruit lundi une grande partie du principal marché de Mogadiscio, a-t-on appris auprès de la police somalienne. "C'était le pire feu que j'ai jamais vu. Il a dévasté une large partie du marché. Trois civils ont été tués, dont deux enfants, et plusieurs ont été blessés", a indiqué un responsable de la police, Adam Mohamed, en précisant que le feu était désormais maîtrisé. L'incendie, qui aurait pu être causé par un réchaud ou un court-circuit, s'est déclenché dans la matinée, se propageant aux étals du marché de Bakara qui s'entremêlent dans un fatras indescriptible, ce qui a rendu la tâche extrêmement ardue pour les pompiers. "Nous ne savons pas exactement ce qui a déclenché l'incendie, mais il a continué pendant plus de trois heures et a ravagé une grande partie du marché. Nous avons été informés de la mort de civils, dont des enfants", a déclaré un commerçant, Hassan Hussein. Le marché de Bakara est le poumon économique de la capitale. "Mon magasin a été complètement réduit en cendres et il n'y a rien que je puisse récupérer", s'est plaint un autre commerçant, Mohamed Ali, en fouillant les décombres.

  • Deux Allemands enlevés au Nigeria dans un contexte sécuritaire inquiétant
    AFP, 24/02/2017 10h44
    Deux archéologues allemands ont été kidnappés mercredi dans l’État de Kaduna (nord-ouest du Nigeria), accroissant les inquiétudes au sujet des enlèvements pour rançons qui se répandent de plus en plus à travers le géant d'Afrique de l'Ouest. Ibrahim Idris, le chef de la police fédérale, a confirmé que les deux hommes travaillaient sur un site d'archéologie de la culture Nok, en partenariat avec le centre national du patrimoine nigérian, et que des hélicoptères de surveillance et des spécialistes en contre-terrorisme ont été déployés sur la zone, jeudi, au lendemain de l'attaque. Les autorités allemandes n'ont souhaité faire aucun commentaire. "Les ravisseurs sont arrivés avec des armes à feu et des machettes, et ont ordonné aux Allemands de les suivre dans la brousse", a raconté un habitant, sans vouloir dévoiler son identité pour des raisons de sécurité. "Deux villageois qui ont décidé de poursuivre les ravisseurs ont été abattus", a-t-il ajouté. Cet enlèvement a un écho particulièrement important, puisqu'il a eu lieu à proximité de la route reliant l'aéroport de Kaduna à la capitale fédérale Abuja, axe qui sera intensément utilisé dans quelques semaines: le gouvernement a annoncé la fermeture de l'aéroport d'Abuja pour travaux à partir du 8 mars.

  • 15 soldats tués dans une "attaque terroriste" au Niger
    AFP, 24/02/2017 10h41
    Quinze soldats nigériens ont été tués et 19 blessés dans une "attaque terroriste" menée mercredi contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (ouest du Niger proche du Mali), a annoncé jeudi à la radio le ministère de la Défense. "Dans l'après-midi du 22 février aux environs de 16 heures (15H GMT), une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée par des éléments terroristes (...) nous déplorons 15 morts, 19 blessés dans nos rangs", précise un communiqué lu à la radio publique par le porte-parole de l'armée, le colonel Touré Seydou Albdoula Aziz. "Des opérations de ratissage ont été engagées dans le secteur pour neutraliser les terroristes en fuite", assure ce porte-parole, qui ne précise ni les circonstances de l'attaque, ni le nombre des assaillants. Sur son compte tweeter, le président du Niger, Mahamadou Issoufou a présenté "au nom du peuple nigérien meurtri", ses "sincères et vives condoléances aux familles des victimes de l’attaque de Tilwa".

  • Au moins 5 morts lors de manifestations en Guinée
    AFP, 21/02/2017 16h00
    Au moins cinq personnes ont été tuées lundi à Conakry dans des violences ayant éclaté lors de manifestations pour réclamer la réouverture des classes, closes depuis trois semaines en Guinée, a annoncé le gouvernement guinéen. "Notre capitale a été le théâtre (lundi) de manifestations non déclarées et interdites par le gouverneur de la ville de Conakry" pour réclamer la réouverture des classes, des manifestations marquées par des "actes de violence, de vandalisme" alors que, la veille, un accord avait été obtenu "avec les syndicats après plusieurs jours de négociations", a ajouté le gouvernement dans un communiqué. "A la mi-journée, ces manifestations ont malheureusement causé la mort d'au moins cinq personnes" et fait "30 blessés, dont des membres des forces de l'ordre", selon la même source. Tard dimanche soir, le gouvernement avait annoncé avoir trouvé un accord avec les syndicats, précisant que "les parties ont convenu de se retrouver ce lundi pour la signature formelle de cet accord". Les violences de lundi ont également "créé des perturbations dans la circulation sur les différents axes routiers", a indiqué le gouvernement. De même source, on indique qu'il y a eu également "12 personnes interpellées" et "des dégâts matériels importants sur des ambulances et des centres médicaux communaux".

  • Robert Mugabe fête ses 93 ans ce mardi 21 février 2017
    AFP, 21/02/2017 12h10
    Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, plus vieux dirigeant en exercice dans le monde, célèbre mardi ses 93 ans avec la ferme intention de continuer à régner sans partage sur le pays malgré des signes extérieurs de vieillesse de plus en plus évidents. Comme c'est le cas depuis des années, le doyen Mugabe doit souffler sa presque centaine de bougies lors d'une cérémonie limitée à ses ministres et plus proches collaborateurs. Ses concitoyens ont quand même été invités à lui faire parvenir leurs vœux via les réseaux sociaux des médias d'Etat.

  • Messi en Egypte mardi pour une campagne contre l'hépatite C
    AFP, 20/02/2017 17h13
    Le footballeur argentin Lionel Messi se rendra finalement en Egypte mardi pour une campagne de lutte contre l'hépatite C, une visite qui avait été reportée au lendemain d'une cinglante défaite du FC Barcelone, a-t-on appris lundi auprès des organisateurs. C'est dans le cadre d'une campagne organisée pour promouvoir le tourisme de santé en Egypte et la lutte contre l'hépatite C, une maladie virale transmise essentiellement par le sang, très courante en Egypte, et qui peut entraîner cirrhoses et cancers du foie, que le quintuple Ballon d'Or se rendra au Caire.

  • Burundi: Face au dialogue bloqué, Mkapa veut un sommet de l'EAC
    AFP, 20/02/2017 08h55
    Le médiateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, a estimé dimanche urgent de convoquer un sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est (EAC) qui l'ont mandaté, afin d'étudier les "obstacles au processus" de paix au Burundi. L'ancien président tanzanien a fait cette déclaration à l'issue de quatre jours de consultations stériles entre les parties à la crise burundaise, mais en l'absence notable du gouvernement, qui a boycotté cette session à Arusha (Tanzanie). "Il est urgent de convoquer un sommet des chefs d'Etat chargé d'examiner les éléments posant un obstacle au processus" de dialogue interburundais, a annoncé M. Mkapa, dans une déclaration lue en session plénière. "Je me chargerai de communiquer ce désir au médiateur (principal, le président ougandais Yoweri Museveni) et au président du Sommet des chefs d'Etat de l'EAC dans les plus brefs délais", a ajouté M. Mkapa. Il a assuré avoir noté "un consensus général sur les questions de fond" à aborder, estimant que "les désaccords" se situaient "au niveau de la mise en oeuvre des solutions".

  • En Somalie, 20 personnes sont mortes dans un attentat à la voiture-suicide à Mogadiscio
    AFP, 20/02/2017 08h52
    Au moins 20 personnes ont été tuées dimanche matin par un kamikaze au volant d'une voiture piégée qui l'a fait exploser à un carrefour fréquenté de la capitale somalienne, Mogadiscio, ont annoncé des responsables locaux et des témoins. "Un kamikaze conduisant une voiture s'est fait exploser au milieu du marché, à une heure de grande fréquentation, tuant au moins 20 personnes et faisant de nombreux blessés", a déclaré Ahmed Abulle Afrah, le préfet de l'arrondissement de Wadajir, à Mogadiscio. Selon des témoins, l'attentat a visé un carrefour très animé du quartier de Madina, dans le sud de la capitale, où se trouvaient de nombreux commerçants, des civils faisant leurs courses et des militaires de faction. "Il y a beaucoup d'échoppes le long de la route, des petits commerces, des restaurants, des maisons de thé", a expliqué un témoin, Sumayo Moalim. Un premier bilan avait fait état de 14 morts et 30 blessés.

  • Le pape appelle à la fin des violences en RD Congo
    AFP, 20/02/2017 08h48
    Le pape François a appelé dimanche les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à rapidement stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant particulièrement l'usage d'enfants soldats. "Nous continuons de recevoir de tristes informations d'affrontements violents et brutaux dans la région du Kasaï-central de la République démocratique du Congo", a regretté le pape lors de la prière de l'Angelus sur la place Saint-Pierre du Vatican. "Je ressens profondément la douleur des victimes, particulièrement celle de ces nombreux enfants qui sont arrachés à leurs familles et à leurs écoles pour être utilisés comme soldats", a ajouté le pape. Le souverain pontife a lancé un "appel urgent" aux "autorités nationales et la communauté internationale afin qu'elles prennent rapidement les décisions appropriées" pour mettre fin aux violences. Le pape a également appelé les fidèles à prier pour les victimes des guerres et des violences dans d'autres parties de l'Afrique et du monde, notamment au Pakistan où "un acte cruel de terrorisme" a fait au moins 88 morts jeudi.

  • Au Zimbabwe, l'opposant Mawarire pourrait se présenter face à Mugabe
    AFP, 17/02/2017 17h33
    Le pasteur Evan Mawarire, une des figures de la contestation contre le gouvernement au Zimbabwe, a annoncé vendredi qu'il envisageait de se présenter aux élections générales de 2018 face au président Robert Mugabe. "Si le besoin se fait sentir ou s'il s'avère nécessaire pour moi de participer aux élections, je veux vraiment me rendre disponible pour cela", a lancé le pasteur Mawarire aux journalistes à la sortie du tribunal d'Harare où il était entendu par la justice. "Je n'ai pas encore pris ma décision mais je ne veux certainement pas fermer cette porte", a-t-il ajouté. Evan Mawarire comparaissait vendredi devant la justice zimbabwéenne, accusé de tentative de sabotage du gouvernement et d'incitation à la violence. L'audience a été repoussée au 16 mars pour permettre à la police de poursuivre son enquête. Il avait été arrêté le 1er février à l'aéroport d'Harare, de retour de six mois d'exil en Afrique du Sud et aux Etats-Unis, avant d'être libéré sous caution une semaine plus tard.

  • Côte d'Ivoire: une manifestation de producteurs de cacao dispersée
    AFP, 17/02/2017 16h20
    La police a dispersé vendredi à coups de gaz lacrymogène une manifestation de producteurs de cacao de Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial de la fève, organisée pour dénoncer la mévente des récoltes. Plusieurs dizaines de producteurs brandissant des pancartes proclamant "Tout notre cacao va à crédit (il n'est pas payé)", se sont rassemblés au Plateau, quartier administratif et des affaires d'Abidjan pour déplorer "l'immobilisation de plusieurs milliers de tonnes de cacao au port d'Abidjan à la suite du blocage du système d'achat mis en place par les autorités". "Les producteurs sont venus de toutes les régions de Côte d'Ivoire (...) pour que le cacao soit payé. Le produit (cacao) se trouve bloqué dans les deux ports de San Pédro et Abidjan", a déclaré Bilé Bilé, président de la Coordination nationale des planteurs de Côte d'Ivoire.

  • L'état d'urgence prolongé de trois mois en Tunisie
    AFP, 16/02/2017 17h29
    Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a décidé jeudi une nouvelle prolongation d'une durée de trois mois de l'état d'urgence, instauré en Tunisie en novembre 2015 après un attentat meurtrier, a indiqué la présidence. Le chef de l'Etat "a décidé, après des consultations avec le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée des représentants du peuple, de prolonger l'état d'urgence de trois mois à partir du 16 février", selon la présidence. L'état d'urgence avait été proclamé dans tout le pays le 24 novembre 2015 après un attentat contre un bus de la sécurité présidentielle en plein Tunis. L'attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), avait fait 12 morts. Le couvre-feu décrété en même temps dans le Grand Tunis a été rapidement levé, mais l'état d'urgence a été renouvelé depuis. Dans une déclaration à la radio privée Mosaïque FM, le chef du gouvernement Youssef Chahed avait affirmé mercredi que l'état d'urgence serait "levé définitivement dans trois mois".

  • Egypte: Sissi reçoit le président libanais pour sa première visite
    AFP, 13/02/2017 17h21
    Le président libanais Michel Aoun est arrivé au Caire où il a été reçu lundi par le président Abdel Fattah Al-Sissi pour sa première visite en Egypte, dont il a souligné le rôle important en matière de lutte contre le "terrorisme". A son arrivée, M. Aoun s'est rendu au palais présidentiel pour entamer sa visite de deux jours en Egypte. Le chef de l'Etat libanais a souligné "les grands espoirs placés en l'Egypte (...), qui peut lancer une initiative de sauvetage arabe, construite sur une stratégie de lutte anti-terroriste et des solutions politiques aux crises dans le monde arabe, notamment en Syrie", lors d'une conférence de presse conjointe. De son côté, M. Sissi a indiqué que "l'Egypte était prête à soutenir le Liban, pour renforcer les capacités de son armée et de ses services de sécurité". M. Aoun, chrétien maronite, rencontrera également le chef de l'église copte orthodoxe d'Egypte, le pape Tawadros II plus tard dans la journée, précise un communiqué de l'église copte. Il sera aussi reçu par le Grand imam d'Al-Azhar Ahmad al-Tayeb, à la tête de la prestigieuse institution théologique et une référence pour l'islam sunnite. Le président libanais se rendra mardi à la Ligue Arabe, dont le siège est au Caire, où il doit rencontrer son secrétaire général, l'Egyptien Ahmed Aboul Gheit.

  • Le gouvernement Libyen dénonce la formation d'une armée "parallèle"
    AFP, 13/02/2017 08h55
    Le gouvernement libyen d'union (GNA) a dénoncé dimanche dans un communiqué l'annonce cette semaine à Tripoli de la formation d'une coalition de groupes armés baptisée "Garde nationale", y voyant une tentative de créer "un organe de sécurité parallèle". Jeudi, des groupes armés venus essentiellement de la ville de Misrata (ouest) ont annoncé la création d'une "Garde nationale libyenne" qui aurait pour mission selon eux, de combattre le groupe Etat islamique, de sécuriser les institutions de l'Etat, les missions diplomatiques, et les ressortissants étrangers. Ces groupes n'avaient pas précisé si cette "Garde nationale" appuyait ou pas le GNA, seul exécutif reconnu et soutenu par l'ONU et les pays occidentaux. Mais selon des sources locales, plusieurs des milices qui la composent seraient loyales à Khalifa Ghweil, un ancien dirigeant qui avait autoproclamé en 2014 à Tripoli un "gouvernement de salut national" et n'avait ensuite pas voulu reconnaître le GNA quand ce dernier s'était installé dans la capitale en 2016.

  • Accident de train au Cameroun: le parquet de Nanterre "incompétent"
    AFP, 10/02/2017 16h22
    Le parquet de Nanterre, saisi d'une plainte mettant notamment en cause Camrail, filiale camerounaise du groupe Bolloré, après une catastrophe ferroviaire au Cameroun en octobre, s'est déclaré "incompétent" pour mener l'enquête, a-t-il indiqué vendredi. Le parquet "n'est pas compétent" pour enquêter sur ce drame, a-t-il indiqué à l'AFP, en l'absence notamment de victime française dans son ressort. Après la catastrophe, qui a fait 79 morts et au moins 550 blessés le 21 octobre près de la gare d'Eseka (200 km au sud de Yaoundé), le Syndicat professionnel des conducteurs de train du Cameroun, le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P), une organisation d'opposition basée en France, et le Groupe de solidarité aux victimes du 21 octobre à Eseka avaient déposé plainte à Nanterre. Cette plainte contre X visait notamment des faits d'homicides et blessures involontaires, de non-assistance à personnes en danger et de mise en danger de la vie d'autrui.
    Les plaignants mettaient en cause "la gouvernance du secteur du transport ferroviaire par l’État du Cameroun" et s'interrogeaient sur "les conditions" dans lesquelles la Régie nationale des chemins de fer camerounais avait été "privatisée", la concession "renouvelée", et "certaines obligations à la charge du concessionnaire (Camrail) manifestement méconnues". Porter plainte à Nanterre, "c'était le moyen d'agir au plus près de celui qui contrôle le capital", avait expliqué l'avocat des plaignants, Stéphane B. Engueleguele. Une enquête judiciaire est en cours au Cameroun.


  • Côte d'Ivoire: fin de la mutinerie des forces spéciales
    AFP, 10/02/2017 09h10
    Les soldats des Forces spéciales ivoiriennes qui s'étaient mutiné mardi dans leur base d'Adiaké, à 90 km à l'est d'Abidjan, pour réclamer des primes, ont mis fin jeudi à leur mouvement, a indiqué à l'AFP un haut gradé de l'armée ayant requis l'anonymat. "Nous nous sommes parlés entre soldats. Ils ont compris et regrettent de s’être laissé emporter. Ils ont présenté leurs excuses aux autorités (...) d’Adiaké et aux populations pour tous les désagréments causés" a affirmé cet officier supérieur. Interrogé sur les informations faisant état de la satisfaction des revendications des mutins, l'officier a répondu: "c’est faux!". "Il n’y a pas eu besoin d’accord, encore moins secret. Il n’y a eu aucune négociation avec le gouvernement" a poursuivi ce gradé ayant pris part aux discussions entamées mercredi entre la hiérarchie militaire et les mutins. De son côté, une source au ministère ivoirien de la Défense, a affirmé que "tout a été géré entre les mutins et leurs premiers responsables, le colonel Lassina Doumbia (commandant des Forces spéciales) ainsi que le chef d'état-major de l'armée, le général Sékou Touré". Le calme était revenu jeudi matin dans la ville d'Adiaké, où commerces et écoles ont rouvert. "On respire ce matin. Depuis hier 15H00 (locales et GMT), les tirs ont cessé (...) Les élèves ont repris le chemin de l'école. Je crois que les activités vont reprendre. Nous sommes très contents. J'ai même fait un tour en ville les gens commencent à vaquer à leurs occupations", a raconté un habitant.

  • L'opposant Zimbabwen Evan Mawarire libéré sous caution
    AFP, 09/02/2017 11h10
    Le tribunal d'Harare a ordonné mercredi la libération sous caution du pasteur Evan Mawarire, accusé notamment de tentative de sabotage du gouvernement zimbabwéen et arrêté début février après un exil de six mois à l'étranger. "J'ordonne que le requérant soit libéré contre une caution de 300 dollars", a déclaré le juge Clement Phiri demandant que M. Mawarire rende son passeport et se présente deux fois par semaine à la police.

  • L'ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo élu président
    AFP, 09/02/2017 11h08
    L'ancien Premier ministre somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a été élu mercredi président de son pays à l'issue d'un vote des parlementaires, et a promis de lutter contre deux des fléaux gangrénant la Somalie, la corruption et les combattants islamistes shebab. Après deux tours de vote ayant duré plus de six heures, l'actuel président Hassan Sheikh Mohamud a reconnu sa défaite, et Mohamed Abdullahi 'Farmajo', membre d'un des principaux clans du pays, les Darod, a été proclamé vainqueur. Son élection marque la fin d'un processus électoral de plusieurs mois, maintes fois retardé et entaché de nombreuses accusations de corruption et manipulation. Malgré l'absence du suffrage universel, reporté à 2020, cette élection est vue comme une avancée dans ce pays privé de véritable état central depuis la chute de l'autocrate Siad Barre en 1991. "C'est le début de l'unité pour la nation somalienne, le début de la lutte contre les shebab et la corruption", a affirmé le nouveau président devant les parlementaires, journalistes et observateurs réunis dans un hangar de l'aéroport de Mogadiscio - un des endroits les mieux protégés de la ville -, où l'élection était organisée. "Aujourd'hui est un grand jour, (...) je félicite Farmajo pour sa victoire et je vous appelle tous à travailler de manière sincère avec lui", a déclaré le président sortant Hassan Sheikh Mohamud, dont l'administration est taxée de corruption et dénoncée pour son bilan en matière de sécurité.

  • Haïti: Jovenel Moïse, investi président, appelle à l'union nationale
    AFP, 08/02/2017 14h34
    Investi 58e président d'Haïti mardi à Port-au-Prince, Jovenel Moïse promet de restaurer l'ordre et appelle à l'union nationale pour permettre le développement économique de ce pays marqué par l'instabilité politique depuis la fin de la dictature en 1986. "Je vous félicite parce que vous avez choisi la démocratie à la place de l'anarchie, le chemin de la paix plutôt que la violence, l'ordre et le progrès au lieu du désordre et du brigandage qui fait notre pays reculer", a déclaré le nouveau président haïtien, lors de son premier discours officiel mardi en milieu de journée. L'homme d'affaires de 48 ans débute sa carrière politique en accédant aux plus hautes fonctions dans le pays le plus pauvre des Caraïbes, après une crise électorale qui a paralysé la vie politique nationale pendant un an et demi. Après avoir remercié ses partisans, M. Moïse a largement focalisé ses propos sur le relèvement économique du pays. "Je vais travailler pour que les gens de la diaspora qui veulent revenir chez eux puissent le faire sans avoir peur, pour que la diaspora vienne faire des affaires et créer des emplois et participer vraiment au développement", a-t-il poursuivi.

  • CAN: Yaoundé en liesse pour le retour des Lions indomptables
    AFP, 07/02/2017 09h20
    Des milliers de Camerounais enthousiastes, massés à l'aéroport de Yaoundé et dans les rues de la capitale, ont acclamé lundi les joueurs de l'équipe nationale de football du Cameroun, de retour au lendemain de leur sacre à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2017) disputée au Gabon. A l'aéroport international de Yaoundé, le capitaine des Lions indomptables, Benjamin Moukandjo, encadré par de nombreux policiers et gendarmes, a fait une brève apparition, en compagnie de certains de ses coéquipiers, à l'esplanade de l'aéroport où des milliers de supporters étaient massés. L'équipe a ensuite pris place dans un car pour rallier son hôtel, avançant très lentement dans les rues au milieu de milliers de supporters en liesse et dans un concert de klaxons et de casseroles.

  • CAN: le Cameroun écarte l'Egypte pour renouer avec son glorieux passé
    AFP, 06/02/2017 12h37
    Quinze ans que le Cameroun attendait ça: la sélection entraînée par le Belge Hugo Broos est devenue championne d'Afrique pour la 5e fois de son histoire en battant en finale l'Egypte (2-1), nation la plus titrée du continent, dimanche à Libreville. "Je pense que dans cette salle, personne n'aurait mis un centime sur nous, et c'est bien dommage, parce qu'il aurait gagné peut-être", avait ironisé le capitaine camerounais Benjamin Moukandjo, la veille, en conférence de presse. Et même sûrement, grâce à un boulet de canon de dernière minute de Vincent Aboukakar (88e), qui a offert la victoire à son pays au bout d'une finale totalement inattendue avant le coup d'envoi de la compétition. Les favoris du tournoi étaient plutôt la Côte d'Ivoire, tenante du titre, l'Algérie et son Ballon d'Or africain Riyad Mahrez, ou encore le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, pays-hôte. Tous trois ont été sortis dès le 1er tour.

  • Au Mozambique, reprise des négociations de paix sans les médiateurs
    AFP, 03/02/2017 17h23
    Le président mozambicain Filipe Nyusi a annoncé vendredi le début d'une nouvelle phase des négociations visant à mettre fin au conflit entre son gouvernement et l'opposition armée, sans la supervision des médiateurs internationaux. "J’ai adressé des lettres à tous les médiateurs internationaux qui ont participé au processus de paix. Le peuple mozambicain est véritablement reconnaissant et apprécie leurs efforts, qui ont permis de rapprocher les positions du gouvernement et de la Renamo", a indiqué M. Nyusi devant la presse. "Cette phase peut être considérée comme terminée. Une nouvelle étape du processus du paix va être initiée", a-t-il poursuivi en marge des commémorations du Jour des héros mozambicains. Dans son discours, le président a expliqué s’être directement mis d'accord avec Afonso Dhlakama, le chef du principal parti d'opposition, la Renamo, sur la création de deux groupes de travail pour poursuivre les discussions. L'un portera sur les questions militaires, l'autre la décentralisation. "J'aurai le plaisir d'annoncer dans les prochains jours les prochaines étapes", a précisé M. Nyusi. "A partir de lundi, nous allons créer deux nouveaux groupes de travail qui reprendront le dialogue à Maputo", a confirmé M. Dhlakama vendredi à la radio nationale, Radio Mocambique. "Le travail des médiateurs est terminé, maintenant c'est le temps des spécialistes. Mais à n'importe quel moment si nous avons besoin d'eux, ils seront prêts à nous aider", a-t-il ajouté.

  • CAN: le Cameroun s'offre une revanche contre l'Egypte en finale
    AFP, 03/02/2017 10h51
    Les "Lions indomptables" rugissent de nouveau. Le Cameroun, vainqueur du Ghana (2-0) jeudi en demi-finale de la CAN-2017 malgré son effectif rajeuni et la défection de ses cadres, affrontera dimanche l'Egypte pour le titre et une revanche, neuf ans après une défaite au même niveau. L'attente a été longue mais Hugo Broos, sans stars mais avec un groupe de jeunes joueurs "disciplinés" à l'image des buteurs Michael Ngadeu (73e) ou Christian Bassogog (90+4), a permis au Cameroun de retrouver son rang de nation majeure du continent africain. Un exploit au vu du calibre des nations en lice (Côte d'Ivoire, Algérie, Sénégal...) au début de tournoi. Hégémoniques au débuts des années 2000, avec la génération dorée de Patrick M'Boma, Rigobert Song ou encore le jeune Samuel Eto'o, les "Lions indomptables" n'ont plus disputé une finale de CAN depuis 2008. Dimanche à Libreville, les Camerounais se sont offerts une opportunité rêvée de prendre leur revanche sur les "Pharaons", qui l'avaient emporté 1-0 dans les derniers instants du match sur un but d'Aboutrika. Signe du destin, le Cameroun avait déjà acquis à l'époque son billet pour la finale contre... le Ghana justement!

  • Zimbabwe: l'opposant Evan Mawarire interpellé à son retour d'exil
    AFP, 02/02/2017 09h54
    Le pasteur zimbabwéen Evan Mawarire, un des chefs de file de la fronde contre le régime autoritaire du président Robert Mugabe, a été arrêté mercredi à l'aéroport d'Harare alors qu'il rentrait dans son pays après plus de six mois d'exil. Mercredi, de retour d'un exil qui l'a conduit en Afrique du Sud puis aux Etats-Unis pour "chercher des soutiens", il a été arrêté dès sa sortie de l'avion qui le ramenait à Harare. "Quand il est arrivé à l'aéroport, il a été escorté dans une pièce par trois hommes", a affirmé à l'AFP sa soeur, Telda Mawarire. "Je confirme qu'il a été arrêté", a déclaré son avocat, Harrison Nkomo. "Bonjour à tous, nous remercions Dieu d'être en bonne santé, malheureusement j'ai encore été arrêté", a lancé Evan Mawarire sur une vidéo filmée par une avocate proche de l'opposition, Fadzayi Mahere, au poste de police de l'aéroport. "J'espère que je vais m'en sortir", a-t-il ajouté sur ce court film mis en ligne par l'avocate, "c'est mon pays et je suis autorisé à rentrer chez moi. Je n'ai pas commis de crime". Avant d'embarquer à Johannesburg pour la capitale zimbabwéenne, le pasteur avait confié à un journaliste sud-africain, Simon Allison, qui l'accompagnait, être conscient des risques d'un retour dans son pays. "Je rentre à la maison et je ne sais pas ce qu'il va se passer", avait-il confié à M. Allison.

  • CAN: le doyen El-Hadary emmène l'Egypte en finale
    AFP, 02/02/2017 09h45
    L'Egypte, déjà sept fois vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations, s'est qualifiée pour la finale de l'édition 2017 devant le Burkina Faso (1-1 a.p., 4-3 aux t.a.b.), mercredi à Libreville, grâce à la grande performance de son gardien Essam El-Hadary, le doyen de la compétition. Un gardien burkinabé de 20 ans qui rate son pénalty face à son aîné de 44 ans: c'est le scenario inattendu qui a permis mercredi à l'Egypte de se sortir du piège burkinabé. Absente depuis trois éditions, l'Egypte retrouve la finale après ses trois victoires de rang (2006, 2008, 2010) dimanche à Libreville, contre le Ghana ou le Cameroun qui se mesurent jeudi à Franceville.

  • RDC: Étienne Tshisekedi, mobutiste zélé mué en éternel opposant
    AFP, 02/02/2017 09h07
    Étienne Tshisekedi, mort mercredi à Bruxelles à l’âge de 84 ans, a marqué de son empreinte la vie politique de la République démocratique du Congo, d’abord comme pilier du régime du dictateur Mobutu avant de se muer en éternel opposant aux dirigeants en place à Kinshasa. "Tshitshi", comme le surnommaient ses partisans, avait quitté la capitale congolaise pour Bruxelles le 24 janvier à la suite d’une brusque dégradation de son état de santé. Son parti négociait alors avec les alliés du président Joseph Kabila un partage du pouvoir jusqu'à la prochaine élection présidentielle, censée avoir lieu fin 2017 en vertu d'un accord politique signé le 31 décembre.

  • Le Maroc salue son retour "historique" au sein de l'UA
    AFP, 01/02/2017 09h31
    Le retour du Maroc au sein de l'Union africaine (UA) a été salué à Rabat comme une victoire "historique", mais elle pose dès à présent la question de la cohabitation forcée entre le royaume et le Front Polisario au sein de l'organisation continentale. Le Maroc avait claqué la porte de l'UA en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par les indépendantistes du Front Polisario au Sahara occidental, ex-colonie espagnole que Rabat contrôle et considère comme sien. Réunis en sommet à Addis Abeba, les chefs d’État africains ont entériné lundi la réintégration du royaume, à huis clos et à l'issue d'un débat tendu. Trente-neuf pays (sur 54) se sont prononcés pour une réadmission sans condition, malgré l'opposition et les réserves exprimées par une dizaine d'autres membres, Algérie et Afrique du Sud en tête, traditionnels soutiens du Front Polisario. "Décision historique", "Retour victorieux", "Merci Majesté!", "Joli coup pour le Maroc"... La réaction de la presse marocaine a été unanime. La très officielle agence MAP a multiplié les interviews "d'experts" sur la "vision stratégique" du royaume, ou de ministres africains souhaitant la "bienvenue" au Maroc, "de retour dans sa famille africaine".

  • La Turquie rouvre son ambassade à Tripoli
    AFP, 30/01/2017 17h10
    La Turquie a rouvert lundi son ambassade à Tripoli, en Libye, qui avait été fermée pour des raisons de sécurité en 2014, a annoncé le ministère turc des Affaires étrangères. Les "activités de notre ambassade ont repris aujourd'hui avec un personnel réduit dans un premier temps", a indiqué le ministère dans un communiqué. "La réouverture de notre ambassade permettra à la Turquie de contribuer de façon plus importante aux efforts pour ramener la paix et la stabilité, ainsi que reconstruire la Libye", a-t-il ajouté. Ankara avait fermé son ambassade à Tripoli et son consulat à Benghazi (est) en 2014 à cause de la situation sécuritaire dégradée, mais avait gardé sa représentation à Misrata (ouest). L'ambassadeur de Turquie en Libye, Ahmet Aydin Dogan, avait continué d'assumer ses fonctions depuis la Tunisie voisine.

  • Gambie: arrivée du président Barrow à Banjul en provenance du Sénégal
    AFP, 27/01/2017 12h12
    Le nouveau président gambien Adama Barrow, accueilli au Sénégal voisin depuis le 15 janvier, est arrivé jeudi après-midi à Banjul, acclamé par une foule en liesse. Parmi l'assistance venue attendre son arrivée, sous la surveillance de militaires sénégalais et nigérians cagoulés et lourdement armés, et d'un détachement de soldats gambiens, figurait la vice-présidente Fatoumata Jallow Tambajang.

  • Zambie: interdiction aux policiers d'épouser un étranger
    AFP, 26/01/2017 15h28
    Le chef de la police zambienne a créé un vif émoi parmi ses troupes en interdisant à tous ses fonctionnaires de se marier avec un étranger pour des raisons de "sécurité", une mesure aussitôt jugée "discriminatoire". L'ordre de l'inspecteur général Kakoma Kanganja est tombé le 11 janvier sous la forme d'une circulaire sans équivoque. "Soyez informés que le haut-commandement de la police a décidé qu'aucun policier ne doit épouser un étranger", indique le document, largement diffusé par les médias zambiens. "En conséquence, ceux déjà mariés avec des étrangers doivent déclarer leur conjoint étranger à l'inspecteur général de la police dans un délai d'une semaine, faute de quoi ils feront l'objet d'une sanction disciplinaire", ajoute la note. Les craintes de la hiérarchie sécuritaire zambienne face à d'éventuelles fuites d'informations sensibles sur l'oreiller ne sont pas nouvelles. L'interdiction imposée aux policiers, comme aux militaires, de convoler avec un étranger est d'ailleurs gravée dans la loi depuis de nombreuses années. Mais, aux dires mêmes des chefs de la police, elle était de moins en moins respectée, d'où le récent rappel à l'ordre.

  • Somalie: au moins 7 morts dans une double explosion près d'un hôtel de Mogadiscio
    AFP, 25/01/2017 14h35
    Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans l'explosion de deux véhicules piégés aux abords d'un hôtel du centre de Mogadiscio, suivie d'une attaque par des hommes armés, a-t-on appris de source policière. "Pour l'instant, nous avons compté sept morts, pour la plupart des civils et des gardes de sécurité. Il y a aussi de nombreuses personnes qui ont été blessées dans les deux explosions", a déclaré un responsable de la police, Ibrahim Mohammed.

  • Gambie: retour du président Barrow prévu jeudi après-midi
    AFP, 25/01/2017 14h33
    Le retour en Gambie du nouveau président gambien Adama Barrow, accueilli au Sénégal voisin depuis le 15 janvier, est prévu jeudi après-midi, a-t-on appris mercredi de sources officielles concordantes. Interrogé sur la véracité d'un message publié mercredi matin sur un compte Facebook au nom du nouveau président selon lequel "son arrivée à Banjul est prévue jeudi 26 janvier 2017 à 16H00" GMT, son conseiller Mai Fatty a répondu: "Oui, demain (jeudi) après-midi", dans un texto à l'AFP à Dakar. Une source à la présidence sénégalaise a également confirmé que cette information était "exacte", de même qu'une source diplomatique à Banjul. "Tout changement à ce programme sera communiqué", ajoute le message. Ni Adama Barrow ni son entourage n'ont jusqu'à présent officiellement annoncé de date pour son retour, attendu depuis le départ en exil le 21 janvier au soir de l'ex-président Yahya Jammeh, accueilli en Guinée équatoriale.

  • RDC: l'opposant historique Tshisekedi s'apprête à quitter le pays
    AFP, 24/01/2017 09h08
    L'opposant historique congolais Étienne Tshisekedi doit quitter Kinshasa mardi pour Bruxelles alors que son parti négocie avec la majorité soutenant le président Joseph Kabila un partage du pouvoir en République démocratique du Congo, a annoncé son parti dans la nuit de lundi à mardi. Le vieil opposant, âgé de 84 ans, "va effectuer un voyage pour la Belgique ce mardi 24 janvier 2017 à 10h00" (09h00 GMT), écrit l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Selon la formation dont M. Tshisekedi est l'inamovible président, "ce voyage longtemps programmé, a été plusieurs fois reporté compte tenu de la situation politique au pays et des enjeux de l'heure". L'UDPS ne précise pas les raisons de ce voyage, mais l'entourage de M. Tshisekedi a indiqué à l'AFP que celui-ci retournait en Belgique "pour un contrôle (médical) à Bruxelles". Mais pour un haut cadre de l'UDPS, la santé du "Vieux", comme le surnomment affectueusement ses compagnons d'engagement politique, s'est brusquement dégradée, au point que son retour au pays n'est plus assuré.

  • Le nouveau président gambien Barrow diffère son retour
    AFP, 23/01/2017 17h06
    La Gambie attendait toujours lundi l'annonce d'une date pour le retour de son nouveau président Adama Barrow, qui réclame des garanties de sécurité et la poursuite de l'opération militaire ouest-africaine, malgré le départ en exil de Yahya Jammeh, accusé d'avoir vidé les caisses de l'Etat. M. Barrow, accueilli depuis le 15 janvier au Sénégal voisin à la demande de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui craignait pour sa sécurité durant les derniers jours du mandat de Yahya Jammeh, a prêté serment le 19 janvier à l'ambassade de Gambie à Dakar, peu avant le déclenchement de l'opération. Bien que Yahya Jammeh ait finalement quitté samedi le pays pour la Guinée-Equatoriale à la suite d'une ultime médiation des présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, le nouveau chef de l'Etat juge les conditions de sécurité encore insuffisantes pour rentrer, selon son conseiller Mai Fatty. "La sécurité en Gambie est encore fragile", a souligné M. Fatty dimanche soir à Dakar. "Nous attendons une déclaration publique des chefs des services de sécurité sur leur engagement de loyauté envers la République et la Constitution, ainsi que de leur allégeance au chef de l'Etat", a-t-il indiqué, citant l'ensemble de ces services, dont l'armée, la police, ou encore la très redoutée Agence nationale du renseignement (NIA).

  • La Tunisie prolonge l'état d'urgence pour un mois
    AFP, 19/01/2017 17h29
    Le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi a décidé de prolonger une nouvelle fois, pour une durée d'un mois, l'état d'urgence en vigueur en Tunisie depuis une attaque meurtrière en novembre 2015, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence. M. Caïd Essebsi "a décidé de prolonger pour un mois la mesure d'état d'urgence, en date du 17 janvier", a-t-on précisé. La précédente prolongation, d'une durée de trois mois, avait été prise le 19 octobre 2016. Cette mesure octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Elle permet aussi en théorie d'interdire les grèves et les réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", de fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons" ou encore de "prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature".

  • Nord du Mali: 37 morts dans un attentat suicide contre un camp de groupes armés
    AFP, 18/01/2017 15h35
    Un kamikaze a tué 37 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao en se faisant exploser mercredi dans leur site de regroupement dans cette ville du nord du Mali, a appris d'une source militaire à l'ONU au Mali. "Un kamikaze a attaqué un camp" de regroupement d'ex-rebelles à dominante touareg et de membres des groupes armés progouvernementaux à Gao. "Le bilan est de 37 morts", a affirmé une source militaire au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma). L'information a été confirmée par une source administrative à Gao.

  • Gambie: état d'urgence à la veille de l'investiture de Barrow
    AFP, 18/01/2017 08h46
    La Gambie était en état d'urgence mercredi, à la veille de l'investiture prévue de son président élu, Adama Barrow, à qui le chef de l'Etat sortant Yahya Jammeh refuse de céder la place après 22 ans au pouvoir. M. Jammeh a proclamé mardi l'état d'urgence et dénoncé à la télévision "un niveau d'ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent" dans le processus électoral et les affaires gambiennes, ainsi que "l'atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays". Ce petit pays d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le Sénégal, à l'exception de sa façade atlantique, est plongé dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé le 9 décembre qu'il ne reconnaissait plus les résultats de la présidentielle. Une semaine auparavant, il avait pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

  • Egypte: huit policiers tués dans le sud-ouest
    AFP, 17/01/2017 09h03
    Huit policiers égyptiens ont été tués lundi soir dans l'attaque d'un poste de contrôle par un groupe d'hommes armés dans la province d'el-Wadi el-Gedid, dans le sud-ouest du pays, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Deux des assaillants ont été tués tandis que trois autres membres des forces de sécurité ont été blessés, a-t-on déclaré de même source. L'attaque s'est produite au poste de contrôle d'al-Naqab, à environ 80 kilomètres de la ville de el-Kharga, la capitale de la province, a précisé le ministère.

  • Zimbabwe: arrestation d'un pasteur qui a prédit la mort de Mugabe pour 2017
    AFP, 17/01/2017 08h49
    Un pasteur a été arrêté lundi au Zimbabwe pour avoir prédit le décès du président Robert Mugabe, 92 ans, pour cette année, a-t-on appris auprès de son avocat. Patrick Mugadza a été interpellé au tribunal d'Harare où il comparaissait pour avoir arboré, sans autorisation, le drapeau zimbabwéen, un délit au Zimbabwe depuis que ce symbole a été utilisé par des manifestants anti-Mugabe en 2016.
    Le pasteur "comparaissait dans une autre affaire quand la police l'a interpellé" au sujet de la prophétie qu'il a faite la semaine dernière, a déclaré son avocat, Gift Mtisi. Jeudi, lors d'une conférence de presse à Harare, le pasteur pentecôtiste avait annoncé le décès du président pour le 17 octobre. Patrick Mugadza a dans un premier temps été inculpé pour atteinte à l'autorité du chef de l’État, avant d'être finalement inculpé pour insulte vis-à-vis de personnes pratiquant une religion, selon son avocat. Le pasteur Mugadza fait partie des figures de la société civile à la pointe de la contestation anti-Mugabe.


  • Le Kenya enregistre ses électeurs en masse en vue des élections d'août
    AFP, 16/01/2017 17h46
    La Commission électorale kényane (IEBC) a lancé lundi une vaste opération d'enregistrement des électeurs en vue des élections générales prévues en août, les deux principaux camps appelant leurs partisans à s'enregistrer en masse pour peser notamment sur la présidentielle. L'enjeu est de taille: l'IEBC compte sur l'enregistrement de 4 à 6 millions d'électeurs supplémentaires d'ici à la date limite du 14 février, de quoi faire basculer une élection en faveur de celui qui parviendra à mobiliser ses partisans, dans un pays où le vote s'effectue traditionnellement sur des lignes ethniques. L'actuel président Uhuru Kenyatta avait remporté la présidentielle de 2013 par une marge d'environ 800.000 voix. Il briguera un second mandat à la tête d'une alliance rassemblant deux des principales ethnies du pays, les Kikuyu, dont il est issu, et les Kalenjin du vice-président William Ruto.

  • Mali: visite du président Hollande aux troupes françaises et maliennes à Gao
    AFP, 13/01/2017 17h37
    Le président français François Hollande est arrivé vendredi sur la base opérationnelle de Gao, principale ville du nord du Mali, pour une visite éclair auprès des troupes françaises et maliennes engagées dans la lutte contre les jihadistes. Arrivé peu après 15H00 (locales et GMT) en compagnie de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, M. Hollande a été accueilli par le chef du gouvernement malien Modibo Keïta. Après avoir assisté à un briefing, il devait rencontrer des officiers français et maliens. Il est ensuite attendu en début de soirée à Bamako pour un sommet Afrique-France.

  • Le Nigeria devrait envisager l'asile pour le président gambien Jammeh
    AFP, 13/01/2017 10h34
    Le Nigeria devrait envisager d'accorder l'asile au président gambien Yahya Jammeh si cela peut ouvrir la voie à une sortie de crise, ont estimé jeudi les députés à Abuja. Une motion adoptée par la chambre basse du Parlement affirme le soutien des députés aux efforts régionaux pour résoudre la crise politique née du refus de Jammeh d'accepter les résultats des urnes. Les députés ont estimé que "l'horloge tourne vite" pour la Gambie et qu'il fallait intensifier la diplomatie, dans la mesure où le risque de violences et de déplacements de populations massifs menaçaient la stabilité de l'Afrique de l'Ouest. Ils ont appelé Jammeh à "respecter la volonté du peuple", qui a voté pour le candidat de l'opposition Adama Barrow,à l'élection du 1er décembre. Le président nigérian Muhammadu Buhari, qui dirige la médiation régionale, devrait envisager d'"offrir au président sortant Yahya Jammeh un refuge sûr au Nigeria pour vivre en sécurité comme moyen de mettre fin à l'impasse politique en Gambie", ont-ils ajouté. La motion ne lie cependant pas le gouvernement et n'a pas suscité de réponse immédiate de M. Buhari, qui devrait se rendre à Banjul ce vendredi pour des pourparlers.

  • nouveaux heurts entre police et manifestants à Ben Guerdane en Tunisie
    AFP, 13/01/2017 10h30
    Des affrontements ont éclaté jeudi, pour la seconde journée consécutive, entre manifestants et policiers à Ben Guerdane dans le sud-est de la Tunisie, une région en proie aux tensions liées aux revendications de libre passage des marchandises avec la Libye voisine. Pour tenter d'apaiser la tension sociale dans cette zone, les autorités tunisiennes se sont entretenues dans la journée avec des "représentants" libyens au ministère des Affaires étrangères à Tunis, selon le porte-parole du gouvernement Iyed Dahmani. Après une grève générale observée en journée à Ben Guerdane, des manifestations suivies d’échauffourées ont de nouveau eu lieu jeudi, ont rapporté des témoins. Les manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont riposté en lançant des grenades lacrymogènes, ont-ils ajouté. Des heurts similaires avaient déjà eu lieu mercredi dans cette région proche du point de passage de Ras Jédir.

  • Afrique du Sud: Zuma pour l'élection d'une femme à la tête de l'ANC
    AFP, 12/01/2017 17h46
    Le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma s'est dit favorable à ce qu'une femme prenne la direction de son parti, le Congrès national africain (ANC), un soutien implicite à Nkosazana Dlamini-Zuma son ancienne épouse pressentie pour ce poste, un tremplin pour la présidence. "Il n'y a plus de discussion au sein de l'ANC pour savoir si une femme peut ou non occuper un poste à hautes responsabilités", a déclaré M. Zuma dans une interview accordée mercredi soir à plusieurs radios en langues vernaculaires du groupe audiovisuel public SABC. "On a eu cette discussion dans le passé et le parti a conclu qu'à partir du moment où cette personne a les qualités requises pour diriger le mouvement, cela ne pose aucun problème. L'ANC est prêt pour cela, et l'est depuis un certain temps", a-t-il ajouté, cité par le quotidien The Times. Ces déclarations interviennent au moment où la course pour la succession de M. Zuma à la tête du pays est déjà lancée.

  • L'ex-président Nigérian Jonathan visé par une enquête iltalienne
    AFP, 11/01/2017 13h43
    Des procureurs italiens enquêtent sur un scandale impliquant l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan et sa ministre du pétrole, soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin pour conclure un contrat de 1,3 milliard de dollars avec les géants pétroliers ENI et Shell. Selon des documents judiciaires consultés par l'AFP, le parquet de Milan mène actuellement une enquête préliminaire visant 11 personnes, y compris les dirigeants des deux majors pétrolières et les entreprises elles-mêmes. M. Jonathan a réagi mardi, affirmant qu'il n'avait pas été "accusé, mis en examen ni jugé pour avoir perçu de l'argent de manière corrompue" dans le cadre de cette affaire.

  • Côte d'Ivoire: Daniel Kablan Duncan nommé vice-président
    AFP, 10/01/2017 17h27
    Le président Alassane Ouattara a nommé mardi son ex-Premier ministre Daniel Kablan Duncan vice-président de Côte d'Ivoire, un poste nouvellement créé par la Constitution promulguée en novembre.
    "J'ai tenu à venir devant vous pour vous faire part de ma décision de nommer le vice-président de la République (...) Mon choix s'est porté sur Daniel Kablan Duncan,un grand serviteur de l'Etat" a déclaré M. Ouattara devant les députés ivoiriens réunis en session extraordinaire.


  • Centrafrique: un général belge à la tête de la mission de l'UE
    AFP, 10/01/2017 17h25
    L'Union européenne a nommé mardi un général de brigade belge en remplacement d'un Français à la tête de sa mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 28 pays membres. Herman Ruys, 55 ans, qui a servi pour l'Otan en Afghanistan et était depuis juin 2015 en poste au QG de l'Eurocorps à Strasbourg, remplacera à Bangui le général français Eric Hautecloque-Raysz à compter du 16 janvier, précise le Conseil dans un communiqué.
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  • Envoi d'une mission de la Cédéao en Gambie
    AFP, 10/01/2017 08h32
    Les Etats d'Afrique de l'Ouest, qui appellent Yahya Jammeh à céder le pouvoir en Gambie, ont annoncé lundi l'envoi d'une nouvelle mission à Banjul, où Jammeh a limogé son ministre de la Communication ainsi que douze ambassadeurs qui avaient félicité le président élu Adama Barrow. Ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest de moins de deux millions d'habitants traverse une crise née de l'élection présidentielle du 1er décembre: Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994, a annoncé le 9 décembre qu'il ne reconnaissait plus sa défaite, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

  • RD Congo: un opposant accusé d'insulte envers Kabila ressort libre
    AFP, 05/01/2017 17h16
    Un opposant accusé d'avoir insulté le président Joseph Kabila est ressorti libre jeudi du palais de justice de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, dont les accès ont été bouclés par plusieurs centaines de policiers. L'interrogatoire de l'opposant Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, qui encourt jusqu'à trois ans de prison mais est ressorti libre, a duré 2h30. Le parquet de Lubumbashi accuse M. Kyungu d'avoir insulté M. Kabila dans une vidéo réalisée en avril. Le magistrat a projeté le film en présence de l'accusé et de ses avocats, selon une source judiciaire, mais la défense a mis en doute son authenticité et a fait état "d'un montage". "L'interrogatoire s'est déroulé dans une grande sérénité, (...) l innocence de mon client pourra éclater si la justice continue d'adopter cette attitude", a déclaré à l'AFP Hervé Diekesse Kyungu l'un des avocats de la défense. M. Kyungu est rentré libre chez lui, mais reste à la disposition de la justice pour d'autres interrogatoires.

  • "Biens mal acquis": le procès de Teodorin Obiang reporté en juin
    AFP, 04/01/2017 17h00
    Le premier procès des "biens mal acquis" attendra: la justice française a accepté mercredi la demande de report de Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, accusé de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable. Le tribunal correctionnel de Paris a décidé que le procès du fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema se tiendrait du 19 juin au 6 juillet, au cours de neuf audiences. La présidente a notamment souligné que la défense n'avait bénéficié que de huit semaines pour préparer l'audience, un délai que les conseils de Teodorin Obiang avaient jugé trop court. Interrogé sur la présence du prévenu au futur procès, l'un de ses avocats, Emmanuel Marsigny, a expliqué qu'il ne disposait pas de l'agenda officiel du vice-président équato-guinéen, absent lundi à l'ouverture des débats qui devaient initialement se tenir jusqu'au 12 janvier.

  • Burundi: la plus ancienne ligue des droits de l'homme "radiée"
    AFP, 03/01/2017 17h29
    La plus ancienne ligue burundaise des droits de l'homme, Iteka, a été "définitivement radiée" de la liste des ONG locales autorisées à travailler au Burundi, selon une ordonnance ministérielle rendue publique mardi. Iteka ("dignité" en kirundi, la langue nationale), agréée depuis 1991, était suspendue d'activités depuis le début de la crise déclenchée par la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de se représenter pour un troisième mandat, qu'il a obtenu en juillet de la même année. Mais les autorités ont décidé de la dissoudre, en rétorsion à la publication en novembre d'un rapport co-écrit avec la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) - qu'elle représente au Burundi -, qui faisait le point sur la répression gouvernementale et les violations massives des droits de l'homme.

  • Dakar: audition d'un militaire guinéen recherché pour le massacre d'opposants en 2009 à Conakry
    AFP, 30/12/2016 13h19
    Le militaire guinéen Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, recherché pour le massacre d'opposants en 2009 à Conakry, a été entendu mercredi par un procureur à Dakar où il a été arrêté récemment. Toumba Diakité, un médecin militaire ayant le grade de commandant, a été arrêté le 16 décembre par des gendarmes dans la capitale sénégalaise où il vivait sous "une identité d'emprunt" et ayant subi plusieurs changements d'apparence, selon la gendarmerie. Il est recherché pour son implication présumée dans le massacre perpétré le 28 septembre 2009 par des militaires dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d'opposants à la candidature à l'élection présidentielle de Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire ayant dirigé la Guinée de 2008 à fin 2009. Toumba Diakité a tenté, le 3 décembre 2009, d'assassiner M. Camara, dont il était l'aide de camp, lui reprochant de vouloir lui faire porter l'entière responsabilité du massacre. Mercredi à Dakar, il a été entendu par un procureur pour le compte du Parquet général, "en exécution du mandat d'arrêt à son encontre. C'était l'interrogatoire préalable", a affirmé son avocat, Me Baba Diop, parlant d'une "formalité". Il s'agissait de "l'interroger pour connaître son identité", "lui notifier le mandat d'arrêt", s'assurer que ce mandat "lui était applicable" et "lui demander s'il est d'accord pour être extradé" entre autres questions, a expliqué Me Diop. Selon lui, son client "a indiqué qu'il ne souhaiterait pas être extradé" dans son pays "pour des raisons de sécurité".

  • Malte: les pirates de l'avion libyen réclament l'asile politique
    AFP, 23/12/2016 17h42
    Les deux hommes qui ont détourné vendredi un avion libyen vers Malte sont des partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi et réclament l'asile politique dans cette île, a déclaré un ministre libyen. S'exprimant sur des télévisions libyennes, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement d'union nationale (GNA), Taher Siala, a ajouté que les pirates veulent en outre annoncer la création d'un parti politique pro-Kadhafi. Selon des images de télévision, l'un des deux pirates est sorti de l'avion durant quelques instants brandissant le drapeau vert de la Libye sous Kadhafi. Par ailleurs, le pilote de l'avion, Ali Milad, joint par une télévision libyenne, Libya Channel, a indiqué que les deux pirates étaient armés de grenades et d'un pistolet.

  • Présidentielle en Gambie: la Cour suprême fixe au 10 janvier l'examen du recours de Yahya Jammeh
    AFP, 22/12/2016 17h03
    La Cour suprême en Gambie a annoncé mercredi fixer au 10 janvier l'examen du recours du parti du président Yahya Jammeh, qui demande l'annulation de l'élection présidentielle du 1er décembre, officiellement remportée par l'opposant Adama Barrow. Le président de la Cour, le juge nigérian Emmanuel Fagbenle, a ordonné le renvoi motivé par l'absence de représentant de la commission électorale qui, selon l'avocat de M. Jammeh, Me Edward Gomez, n'avait pas reçu la convocation à comparaître. Aucune date n'avait été annoncée jusqu'à présent.

  • RDC: Kinshasa ville morte à la fin du mandat de Kabila
    AFP, 19/12/2016 17h16
    Kinshasa a revêtu lundi ses atours de ville morte des jours de tension politique à la veille du terme du mandat du président Joseph Kabila, dont l'opposition conteste la volonté de se maintenir au pouvoir en attendant l'élection d'un successeur. Vers 08h00 (07h00 GMT), la bouillante mégapole de 10 millions d'habitants, quadrillée par les forces de la police et de la garde républicaine, n'était que l'ombre d'elle-même, ont constaté des journalistes de l'AFP : grandes avenues vides, avec une circulation presque inexistante. Le bruit de fond habituel de la capitale de la République démocratique du Congo- coutumière des violences meurtrières à caractère politique - a disparu. Dans le nord et l'est de la ville, les militaires et policiers sont plus nombreux dans les rues que les passants, tandis que les transports collectifs publics fonctionnent à un rythme très ralenti. De nombreuses entreprises ont donné pour consigne à leurs employés de ne pas venir travailler, et aucun "blanc-bleu" ainsi que l'on surnomme les écoliers à cause de leur uniforme n'est visible dans les rues, alors que les écoles secondaires ne sont pas encore en vacance. Sur la place Victoire, emblématique du cœur animé de la ville, la grande majorité des commerces sont fermés. Les étals ont disparu de la place, qui grouille habituellement. Un camion blindé de la police antiémeute est stationné dans un coin. Samedi soir, les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo ont annoncé la suspension de leur médiation en vue de permettre une sortie apaisée de la crise politique qui ronge le pays depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011.

  • Le président soudanais Omar al-Béchir met en garde après de nouveaux appels à manifester
    AFP, 12/12/2016 15h12
    Le président soudanais Omar al-Béchir a prévenu lundi que toute tentative visant à renverser son régime serait sévèrement réprimé, alors que de nouveaux appels étaient lancés pour protester contre la politique du gouvernement. Des militants ont appelé à une nouvelle grève de deux jours, les 19 et 20 décembre, dans tout le pays pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter les prix notamment des médicaments. "Nous avons entendu ces derniers jours des appels à renverser le régime lancés par des personnes cachées derrière leurs claviers", a déclaré devant des partisans rassemblés dans la ville de Kasala (est) le président Béchir, au pouvoir depuis un coup d'Etat militaire en 1987. "Nous leur disons: +si vous voulez renverser le régime, faites-nous face directement dans la rue+. Je vous défie de descendre dans la rue". "Mais vous ne viendrez pas car vous n'avez pas oublié ce qui s'est passé ... Ce régime ne sera pas renversé par des claviers et (l'application) Whatsapp", a prévenu le président lors de son discours retransmis à la télévision. Il faisait allusion aux heurts sanglants qui avaient opposé manifestants et forces de l'ordre en 2013 à l'occasion d'une précédente hausse des prix consécutive à une réduction des subventions. Ils avaient fait près de 200 morts selon des organisations de défense des droits de l'Homme, moins de 100 selon le gouvernement.

  • Six morts dans une attaque contre la police au Caire
    AFP, 09/12/2016 16h42
    Six policiers ont été tués vendredi dans un attentat à la bombe contre leur check-point au Caire, la dernière attaque en date en Egypte visant forces de sécurité et responsables, a indiqué le ministère de l'Intérieur. L'explosion a eu lieu dans le quartier de Talibiya dans l'ouest de la capitale égyptienne, juste après la prière hebdomadaire musulmane du vendredi, au moment où les rues du Caire sont relativement vides. Sur les lieux, les corps ensanglantés de plusieurs policiers gisaient près de véhicules de la police, selon un photographe de l'AFP. La police a bouclé le secteur avec un cordon jaune et procédé à la recherche d'éventuels autres explosifs. Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que l'explosion avait eu lieu près d'un check-point, tuant deux officiers, un policier de rang inférieur et trois conscrits. Trois autres conscrits ont été blessés. Aucun groupe n'avait revendiqué l'attentat dans l'immédiat.

  • Cameroun: la France demande la libération d'un journaliste de RFI
    AFP, 06/12/2016 11h15
    Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a demandé mardi la libération du correspondant de RFI au Cameroun Ahmed Abba, emprisonné depuis plus d'un an et dont le procès pour "complicité d'actes de terrorisme" doit reprendre mercredi. "Nous défendons ce journaliste qui faisait son travail et qui est détenu dans des conditions que nous n'acceptons pas", a déclaré M. Ayrault sur l'antenne de RFI. "Nous n'avons pas cessé d'intervenir auprès des autorités camerounaises et nous continuons à le faire. Nous souhaitons sa libération", a-t-il ajouté. Arrêté le 30 juillet 2015, M. Abba, correspondant en langue haoussa de RFI, est poursuivi pour "complicité d'actes de terrorisme" en lien avec les jihadistes nigérians de Boko Haram et "non-dénonciation des actes de terrorisme". M. Abba, qui a toujours clamé son innocence, risque la peine de mort, peine prévue par une loi controversée de lutte contre le terrorisme en vigueur depuis fin 2014. "Après neuf renvois d’audience en audience, le dossier reste absolument vide", selon RFI, qui défend "un journaliste dont le travail, vérifiable et vérifié, est irréprochable".

  • Haïti: le président appelle au calme avant la publication des résultats électoraux
    AFP, 29/11/2016 10h02
    Le président haïtien Jocelerme Privert a lancé un appel au calme lundi matin avant la publication des résultats du premier tour de la présidentielle, prévue pour la fin de journée. "Le recours à des actes de violence ne peut que gâcher les fruits de cette belle journée que nous avons tous construits ce jour du 20 novembre 2016", a déclaré Jocelerme Privert au palais présidentiel. Le scrutin du 20 novembre, qui s'est déroulé sans incident majeur, est une étape indispensable pour permettre au pays de retourner à l'ordre constitutionnel, après l'annulation du premier tour de la présidentielle tenu en octobre 2015. Près de 6,2 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés aux urnes pour élire le président ainsi que des députés et des sénateurs.

  • Afrique du Sud: trois ministres appellent à la démission du président Zuma
    AFP, 28/11/2016 16h41
    Au moins trois ministres du gouvernement sud-africain ont appelé à la démission du président Jacob Zuma, englué dans une série de scandales de corruption qui suscitent de plus en plus de critiques dans son propre camp, ont rapporté lundi les médias locaux. Ces trois ministres ont exprimé leur défiance vis-à-vis du chef de l'Etat ce week-end lors d'une réunion à huis clos de la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a indiqué le site d'information News 24 citant des sources internes au parti.

  • Soudan: trois employés de l'ONU enlevés au Darfour
    AFP, 28/11/2016 16h39
    Trois employés du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) ont été enlevés au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en proie à des violences, a annoncé lundi un responsable local. "Un groupe d'hommes armés a enlevé hier dimanche à Geneina (capitale du Darfour-Ouest Ndlr) trois employés du HCR, deux Népalais et un Soudanais", a indiqué Abdelah Mustafa, porte-parole de l'Etat du Darfour-Ouest, ajoutant que la police pourchassait les ravisseurs. Aucun commentaire n'a été obtenu dans l’immédiat auprès du HCR à Khartoum. Mais un porte-parole de cette agence a indiqué à l'AFP qu'une réunion était en cours pour discuter d'un "incident urgent".

  • Soudan: nouvelles arrestations d'opposants
    AFP, 24/11/2016 08h48
    Les forces de sécurité soudanaises ont arrêté quatre dirigeants de l'opposition de gauche, a annoncé mercredi leur formation, l'alliance des Forces nationales du consensus (NCF). Le puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) a arrêté Siddig Youssif, Tareq Abdelmajid, Mohamed Diaelddin et Munzir Abumali dans l'enceinte même de ce service où ils étaient convoqués mercredi, a indiqué cette alliance dans un communiqué. "Quand ils sont arrivés au bureau de la NISS, ils ont été informés qu'ils étaient en état d'arrestation", a dit encore le communiqué. Des membres de la famille de MM. Youssif et Abumali ont confirmé leur arrestation.

  • Affrontements en Centrafrique: au moins 16 morts et des milliers de déplacés
    AFP, 24/11/2016 08h45
    Les affrontements entre factions rivales de l'ex-Séléka en Centrafrique ont fait au moins 16 morts et déplacé plusieurs milliers de civils, a indiqué mercredi la Mission des Nations unies (Minusca) qui met en garde contre des "assassinats ciblés" visant des Peuls. "Il y aurait au moins 16 morts confirmés et des milliers de déplacés. Le bilan des morts pourrait s’alourdir d’autant plus que les informations qui nous parviennent font état d’assassinats ciblés et d’exactions contre les Fulanis (ndlr: les Peuls)", a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, cité dans un communiqué. Les combats ont éclaté à Bria (400 km au nord-est de Bangui) entre le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC de Nourredine Adam) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC d'Ali Darass). La Minusca a annoncé des renforts à Bria pour protéger quelque 5.000 civils réfugiés près de sa base.

  • Zimbabwe: poursuites suspendues contre des vétérans anti-Mugabe
    AFP, 23/11/2016 17h26
    La justice du Zimbabwe a suspendu mercredi les poursuites intentées contre cinq anciens combattants de la guerre d'indépendance accusés d'avoir "sapé l'autorité" du président Robert Mugabe en dénonçant ses méthodes "dictatoriales".
    Lors de la deuxième audience de leur procès devant un tribunal d'Harare, le juge Hosea Mujaya a reproché au parquet ses demandes répétées de report des débats. "Je rejette tout nouveau report (...) gardez votre pagaille au sein de votre service", a sèchement argumenté le magistrat. Cette décision impose au parquet de renouveler toute la procédure avant d'obtenir une nouvelle date d'audience. Douglas Mahiya, le porte-parole de l'Association nationale des anciens combattants du Zimbabwe (ZNLWA), et quatre autres de ses responsables sont poursuivis pour avoir écrit en août un texte accusant M. Mugabe de comportement "dictatorial". Ils avaient également annoncé qu'ils ne soutiendraient pas une nouvelle candidature à la présidence du chef de l'Etat, 92 ans. Mardi, leur avocate, Beatrice Mtetwa, avait rejeté devant le juge les accusations lancées contre ses clients.


  • Nigeria: quatre para-militaires tués dans un centre pétrolier
    AFP, 23/11/2016 17h18
    Quatre membres d'une force para-militaire nigériane ont été tués lundi par des hommes armés dans une installation pétrolière de la filiale locale du groupe italien Eni, ont annoncé mercredi les services de sécurité nigérians. Les quatre membres du Corps nigérian de défense et sécurité civile (NSCDC), une agence gouvernementale de sécurité, ont été tués lors d'échanges de coups de feu avec un nombre indéterminé d'assaillants qui ont tenté de pénétrer dans l'installation pétrolière, à Omoku, près du grand centre pétrolier de Port-Harcourt.

  • MLS: Drogba quittera Montréal en fin de saison
    AFP, 23/11/2016 17h10
    L'ancien international ivoirien Didier Drogba a confirmé mardi qu'il quittera Montréal, son club depuis juillet 2015, en fin de saison, à l'expiration de son contrat. "C'était mon dernier match ici", a déclaré Drogba aux journalistes à l'issue de la demi-finale aller du Championnat nord-américain (MLS) remportée 3 à 2 par son équipe face à Toronto. "Mais le plus important, ce n'est pas cela, c'est le prochain match, la demi-finale retour, qu'il faut gagner", a poursuivi l'attaquant, entré en jeu pour les vingt dernières minutes de la rencontre. Juste après la fin de la demi-finale aller, l'Impact avait organisé sur la pelouse du Stade olympique une cérémonie d'adieux avec diffusion d'une vidéo retraçant la carrière de Drogba sous son maillot et remise d'un cadeau. L'ancien buteur de Chelsea, âgé de 38 ans, a pris le micro pour remercier les supporteurs du club et ses dirigeants. "Je voulais remercier le club d'avoir cru en moi, c'était un pari osé, c'est ici que je voulais être, je remercie tout le monde du fond du coeur, c'était génial", a-t-il déclaré. "On a vécu de grands moments ensemble, de grosses émotions, c'est dommage que cela se finisse", a ajouté Drogba qui devrait poursuivre sa carrière de joueur dans un nouveau club, au moins jusqu'au terme de la saison 2017-18.

  • Le Maroc quitte le sommet Afrique et Monde arabe à Malabo
    AFP, 23/11/2016 17h02
    Le Maroc et plusieurs pays arabes ont quitté le sommet Afrique/Monde arabe qui se tenait mercredi à Malabo en Guinée équatoriale pour protester contre la présence d'une délégation du Front Polisario, ont indiqué plusieurs médias. Gros investisseur en Afrique, le Maroc a quitté le quatrième sommet Afrique/Monde arabe sur le thème de la coopération économique avec sept autre pays arabes (Arabie Saoudite, Emirats Arabes unis, Bahrein, Qatar, Sultanat d’Oman, Jordanie, Yémen) ainsi que la Somalie. La délégation marocaine a pris cette décision pour protester contre "la présence de l'emblème d’une entité fantoche dans les salles de réunions", a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC) cité par l'agence de presse marocaine MAP.

  • Malawi: 2 ans de prison pour un séropositif coupable de pratiques sexuelles "nuisibles"
    AFP, 22/11/2016 17h34
    Un Malawite séropositif, qui a affirmé avoir eu des relations sexuelles avec plus de 100 adolescentes et veuves, a été condamné mardi à deux ans de prison pour "pratiques nuisibles", une affaire qui a défrayé la chronique dans ce pays d'Afrique australe ravagé par le sida. "Je vous condamne à deux ans de prison", a déclaré le juge Innocent Nebi au tribunal de Nsanje (sud-est) devant l'accusé, Eric Aniva, qui avait confessé, dans une interview à la BBC, avoir eu des rapports sexuels tarifés dans le cadre d'une pratique traditionnelle controversée.

  • Egypte: la justice annule une nouvelle condamnation pour Morsi
    AFP, 22/11/2016 17h33
    La cour de Cassation égyptienne vient de retoquer deux verdicts sévères à l'encontre de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi et ses partisans, des décisions qui ne signalent toutefois pas de revirement dans la ligne répressive du président Abdel Fattah Al-Sissi. Mardi, la Cour a annulé la peine de prison à vie prononcée contre M. Morsi dans un procès pour espionnage et ordonné un nouveau procès dans cette affaire. Il y a une semaine déjà, elle avait annulé sa condamnation à mort dans une autre affaire. Des décisions dévoilant le manque de "preuves" et les "vices juridiques" qui entachent les procès "politisés" intentés à l'ancien président, selon des experts, mais qui ne signalent pas de changement dans la politique de répression contre les Frères musulmans.

  • Nigeria: 6 morts dans 3 attentats suicides à Maiduguri
    AFP, 18/11/2016 17h16
    Trois attentats suicides ont fait six morts, dont quatre kamikazes, vendredi matin à Maiduguri, ont indiqué les forces de sécurité nigérianes, alors que la grande ville du nord-est du Nigeria tente de maintenir une sécurité relative, dans une région toujours dévastée par sept ans de conflit avec Boko Haram. "En plus de l'explosion qui a eu lieu à Jiddari (quartier de Maiduguri), il y a eu deux autres attentats-suicide le long de Gamboru Road", à la périphérie de la ville, a rapporté à la presse Damian Chukwu, commissaire de police de Maiduguri. En tout, ces attaques ou tentatives d'attaques, ont fait "six morts, les quatre kamikazes et deux membres des milices civiles" qui défendent la ville aux côtés de l'armée, a expliqué M. Chukwu. "Ce sont la sixième ou septième attaque ou tentative en quelques jours", a-t-il ajouté. "La police, appuyée par les autres forces de sécurité, travaille dur pour mettre fin à cette regrettable recrudescence". A Jiddari, une femme kamikaze a activé sa charge explosive à 3h50, juste avant un contrôle policier devant la haute cour fédérale de la ville, provoquant sa mort et celle d'un autre kamikaze. Une de ses complices a survécu à l'attentat et a été arrêtée, ont affirmé les autorités. Quelques heures plus tard, un homme qui se dirigeait vers un camp de déplacés a été "arrêté par des milices qui ont voulu procéder à une fouille", a rapporté à l'AFP Ahmed Satomi, de l'Agence nationale de la gestion d'urgences (Sema). "Il s'est aussitôt fait sauter, tuant les deux miliciens et lui-même", a-t-il ajouté. Un autre tentative d'attentat, dont les détails sont pour l'heure inconnus, s'est déroulé quelques centaines de mètres plus loin, provoquant seulement la mort du kamikaze, selon la police. Non revendiquées, ces attaques portent la marque habituelle de celles menées par les jihadistes nigérians de Boko Haram.

  • Présidentielle en Gambie: le président Jammeh appelle à une élection libre
    AFP, 17/11/2016 10h15
    Le président gambien Yahya Jammeh a appelé mercredi à une élection libre, à l'ouverture de la campagne pour le scrutin du 1er décembre, alors que des organisations des droits de l'Homme s'inquiétaient d'une série d'interpellations de journalistes. L'un de ces journalistes, le photographe indépendant Alagie Manka, arrêté le 10 novembre pour avoir pris des photos "volées" de partisans du chef de l'Etat au retour de la cérémonie de son dépôt de candidature, a été relâché sans charge, a-t-on appris mercredi soir auprès des sources de sécurité et auprès de sa famille. En revanche, le directeur général de la radiotélévision d'Etat GRTS Momodou Sabally, et le correspondant de la chaîne pour les questions agricoles Bakary Fatty, arrêtés le 8 novembre par l'Agence nationale du renseignement (NIA), étaient toujours détenus mercredi soir, sans que leurs proches ou leurs avocats aient pu leur rendre visite. "Notre campagne est axée sur la paix et la sécurité et non pas la violence. La violence est comme un feu de forêt, on sait où elle commence mais jamais où elle s'arrête", a affirmé M. Jammeh devant ses partisans, dans des déclarations retransmises par la GRTS. "Faisons campagne pacifiquement, votons pacifiquement, puis célébrons notre victoire", a-t-il dit. "Tout le monde peut voter pour le candidat de son choix. Personne ne doit être forcé à voter pour moi", a assuré le président sortant, qui dirige le pays depuis 1994, en lice face à un candidat unique de l'opposition, Adama Barrow, et un ancien député du parti au pouvoir, Mama Kandeh.

  • Côte d'Ivoire: 4 morts, dont 2 gendarmes, dans des affrontements
    AFP, 17/11/2016 10h07
    Quatre personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées mercredi lors d'affrontements entre populations et forces de l'ordre dans le village de Neamoue, à 70 km de Bouna (nord-est de la Côte d'Ivoire), qui avait été secoué en mars par des troubles ayant fait 19 morts, a-t-on appris de source hospitalière. Selon la radio nationale ivoirienne, deux civils ont d'abord été tués lors d'un contrôle de gendarmes qui a dégénéré en altercation avec des coups de feu. Des villageois mécontents ont ensuite attaqué les gendarmes, selon la même source.

  • Côte d'Ivoire: le procès de Simone Gbagbo se poursuivra sans elle et avec avocats commis d'office
    AFP, 16/11/2016 17h31
    Le procès de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, pour crimes contre l'humanité, se poursuivra sans elle et avec des avocats commis d'office, a décidé mercredi le président de la Cour d'assises, le juge Boiqui Kouadjo. Mercredi, Mme Gbagbo a refusé de comparaître et ses avocats étaient absents à la séance. Après avoir entendu le procureur et les parties civiles, le juge Kouadjo a estimé qu'on pouvait "passer outre" la présence de Mme Gbagbo pour poursuivre les débats. Il a ensuite commis d'office plusieurs avocats et renvoyé la prochaine audience au 28 novembre.

  • RDC: un journaliste de la télévision publique tué par balles
    AFP, 16/11/2016 17h30
    Un journaliste de la radiotélévision publique a été tué par balles à son domicile dans la nuit de lundi à mardi, à Mbuji-Mayi, dans le centre de la République démocratique du Congo, a annoncé à l'AFP un responsable de l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC). "Nous condamnons la mort de Marcel Lubala de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise) abattu froidement dans la nuit de lundi à mardi alors qu'il dormait paisiblement avec sa famille" à Mbuji-Mayi, a déclaré à l'AFP Joseph Boucard Kasonga Tshilunde, président de l'UNPC. "C'est le seizième journaliste tué en RDC en dix ans et trop souvent les auteurs et commanditaires ne sont jamais sanctionnés", a-t-il déploré. Contacté, un haut responsable de la RTNC a indiqué que la chaîne se prononcerait rapidement sur cette information. "Nous sommes profondément troublés parce que cet assassinat intervient alors que seule la police fait des patrouilles la nuit dans la ville de Mbuji-Mayi", capitale de la province du Kasaï-Oriental, a indiqué M. Tshilunde.

  • Cameroun: 21 personnes décèdent après avoir bu un alcool artisanal
    AFP, 16/11/2016 10h29
    Vingt-et-une personnes sont mortes au Cameroun après avoir consommé de l'"odontol", une boisson locale très alcoolisée et réputée dangereuse, a rapporté mardi soir la radio d'Etat. Dans l'est du Cameroun, on a "déjà" enregistré 21 victimes" dans les arrondissements de Mindourou (18 morts) et Abong-Bang (3) après la consommation "d'un maudit breuvage appelé odontol", a rapporté la Cameroon radio television (CRTV). Des femmes figurent parmi les victimes, selon la radio. A l'hôpital d'Abong-Bang, 22 personnes sont internées après la consommation de cette boisson locale très prisée notamment des villageois de l'est, du sud et du centre du pays, de même source. Les autorités des zones concernées ont annoncé l'interdiction de la production et de la commercialisation de ce breuvage produit et vendu généralement dans le circuit informel.

  • Le Burundi demande à l'ONU de remplacer son médiateur
    AFP, 15/11/2016 09h48
    Le gouvernement burundais a averti l'ONU qu'il ne souhaitait plus continuer à traiter avec son médiateur Jamal Benomar et a demandé son remplacement. Dans cette lettre adressée la semaine dernière au secrétaire général Ban Ki-moon, Bujumbura demande aux Nations unies de trouver un successeur à M. Benomar à l'occasion de l'arrivée en janvier du nouveau secrétaire général, Antonio Guterres. "Dans cette période de transition entre les deux secrétaires généraux, le Burundi ne voudrait pas être pris au dépourvu", a expliqué à l'AFP l'ambassadeur burundais à l'ONU Albert Shingiro.
    Il a souhaité "des consultations tous azimuts entre le gouvernement du Burundi et les deux secrétaires généraux pour penser à son remplacement". Pour sa part, le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq a affirmé que M. Benomar "gardait toute la confiance du secrétaire général". "M. Benomar reste en fonctions", a-t-il déclaré.


  • Mali: le chef de l'ex-junte Amadou Sanogo jugé à partir du 30 novembre
    AFP, 14/11/2016 10h06
    Le chef de l'ex-junte malienne, le général Amadou Sanogo, sera jugé devant les assises à partir du 30 novembre pour "assassinat et complicité" d'assassinat de militaires dont les corps ont été découverts dans un charnier en 2013, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires. Le procès est prévu à Sikasso, une ville du sud du pays, a précisé une source au parquet de Bamako. Les procès d'assises sont souvent délocalisés au Mali, notamment pour des motifs de sécurité.



  • Côte d'Ivoire: le procès de Simone Gbagbo bloqué
    AFP, 08/11/2016 09h02
    Le procès de Simone Gbagbo, l'ex-première dame de Côte d'Ivoire, pour crimes contre l'humanité, a été bloqué lundi pendant plusieurs heures, la défense campant sur sa position de voir comparaître des personnalités ivoiriennes. Lundi, à la reprise de l'audience, après près d'une semaine de suspension, aucun des dix témoins de la défense cités n'était présent et le juge Boiqui Kouadjo a une nouvelle fois suspendu l'audience. Les témoins absents n'étaient pas les témoins vedettes, mais la défense a voulu créer un événement en ne les faisant pas venir pour protester contre la non-comparution des personnalités. "Nous n'allons pas aller dans un procès où les acteurs des faits n'ont pas été entendus. Pour nous, c'est fondamental. Si les acteurs des faits ne viennent pas, nous n'allons pas continuer le procès", a expliqué Me Ange Rodrigue Dadje. La défense demande notamment à entendre l'actuel président de l'Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, l'ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, l'ex-ministre, Charles Koffi Diby, l'ex-patron de l'armée, le général Philippe Mangou, ainsi que le directeur général de la police, Brindou M'Bia. Pour le procureur général Aly Yéo, la défense effectue des manoeuvres dilatoires en demandant la comparution peu probable de ces personnalités. "Les victimes ne sauraient accepter de tels agissements car il revient à la défense de faire venir ses témoins", a réagi de son côté, Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d'Ivoire. Pour M. Diaby, "la défense a passé son temps à faire croire que le dossier était vide, maintenant elle se rend compte de la réalité et court pour essayer de colmater les brèches, c'est peine perdue, la loi sera dite". L'audience a été suspendue et le procès devait reprendre mardi.
    "Demain (mardi) aucun de nos témoins ne viendra (...). Nous allons continuer à discuter", a averti Me Dadjé.


  • 22 soldats tués dans une attaque jihadiste dans un camp de réfugiés au Niger
    AFP, 07/10/2016 15h10
    Le Niger a été frappé jeudi par une nouvelle attaque "probablement jihadiste" qui a fait 22 morts parmi ses soldats stationnés dans un camp de réfugiés près de la frontière avec le Mali. Cette attaque a été menée dans un camp de réfugiés maliens à Tazalit, dans la région de Tahoua, à 300 km au nord-est de Niamey, a précisé un responsable des services de sécurité nigériens. Trente à quarante hommes "lourdement armés parlant le touareg ont mené cette attaque vers 14H00 (13H00 GMT) et fait 22 tués parmi les militaires", a affirmé à l'AFP ce responsable. Ils "sont allés directement vers le poste de sécurité du camp des réfugiés et ont mitraillé les militaires qui étaient en train de déjeuner", a-t-il expliqué. Les assaillants sont repartis deux heures plus tard en emportant des vivres, des vêtements, des armes et munitions et trois véhicules, dont un appartenant au Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies et une ambulance, selon ce responsable. Le HCR a confirmé le bilan de 22 soldats tués et ajouté que cinq militaires avaient été blessés. Seuls trois des soldats affectés à la sécurité de ce camp de réfugiés ont réussi à fuir, a indiqué le HCR dans un communiqué. Des témoins cités par le HCR ont indiqué que les assaillants étaient restés dans cette zone pendant au moins deux heures avant de piller du matériel médical. Ils ont également incendié une ambulance du HCR qui a précisé que les assaillants s'étaient enfuis à bord d'un véhicule militaire volé avant l'arrivée des renforts nigériens sur place.

  • Une vingtaine de militaires nigériens tués dans une attaque terroriste près de Tazalit, proche de la frontière malienne
    Xinhua, 07/10/2016 12h39
    Au moins 22 militaires nigériens ont été tués jeudi dans une attaque d’un camp de réfugiés maliens à Tazalit, près de Tassara (nord-ouest) proche de la frontière avec le Mali, perpétrée par des assaillants, apprend-on de sources concordantes à Niamey. La télévision nationale qui a confirmé cette attaque dans son journal de jeudi soir, a fait cas “d’importantes pertes en vies humaines et en matériel” du côté nigérien, et a promis de revenir sur cette information dans ses prochaines éditions. Cependant, aucune déclaration officielle sur cette attaque jeudi soir à Niamey. Le camp de réfugiés maliens de Tazalit, dans la région de Tasara, à 180 kilomètres de la frontière malienne, a été attaqué jeudi 6 octobre à 14 h 22, heure locale, selon nos informations. L’assaut a été confirmé par le Haut-commissariat aux réfugiés qui dispose de personnel sur place. Une quarantaine d’assaillants, vraisemblablement d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, ont pris d’assaut l’installation sécurisée par des gardes, des gendarmes et des militaires nigériens. Ceux-ci ont été pris par surprise alors qu’ils déjeunaient. Une source au ministère de l’Intérieur fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de morts parmi les forces de sécurisation du site. Un seul réfugié aurait été blessé et une ambulance brûlée. L’armée nigérienne a engagé une poursuite aérienne et terrestre contre les assaillants, précise-t-on de même source. La partie nord du Mali abrite depuis près de cinq ans plusieurs groupes terroristes proches d’Alkaidah au Maghreb Islamique (Aqmi), d’Ançar Dine et d’autres mouvements rebelles qui mènent des attaques meurtrières de part et d’autre de la frontière commune entre le Niger et le Mali.

  • Zambie: le chef de l'opposition inculpé et libéré sous caution
    AFP, 07/10/2016 09h43
    Le chef de l'opposition zambienne Hakainde Hichilema a été inculpé jeudi d'incitation à l'insurrection et l'organisation d'un rassemblement illégal mais libéré sous caution après avoir passé une nuit en prison, a-t-on appris de sources concordantes. Le président du Parti uni pour le développement national (UPND) et son vice-président Geoffrey Mwamba avaient été arrêtés puis placés en détention à la prison de Luanshya, dans la région minière de la Copperbelt ("Ceinture de cuivre", centre). "Ils ont comparu et ont été libérés sous caution. Tous deux ont plaidé non coupable", a affirmé à l'AFP leur avocat, Jack Mwiimbu. Dans un communiqué, l'UPND a précisé que les deux responsables avaient été remis en liberté contre le paiement d'une caution de 25.000 kwachas (2.200 euros). La semaine dernière, MM. Hichilema et Mwamba avaient voulu rendre visite à des membres de leur parti enfermés dans plusieurs prisons de la région. Mais ils n'y avaient pas été autorisés. Leur procès doit se tenir le 19 octobre. S'ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu'à sept ans de prison.

  • Les Marocains aux urnes pour choisir leurs députés
    AFP, 07/10/2016 09h39
    Les Marocains votent vendredi pour élire leurs députés, dans un scrutin où les islamistes à la tête du gouvernement de coalition depuis cinq ans tenteront de conserver la majorité face aux "modernistes". Ces législatives s'annoncent comme un face-à-face serré entre le Parti authenticité et modernité (PAM), formation libérale fondée par un proche conseiller du roi Mohammed VI et aujourd'hui dirigée par Ilyas El Omari, et les islamistes du Parti justice et développement (PJD). Les bureaux de vote ouvriront à 08h00 heure locale (07h00 GMT) et fermeront en principe à 19h00 heure locale.

  • Soudan du Sud: la communauté internationale fustige l'appel à une nouvelle guerre
    AFP, 06/10/2016 16h05
    La communauté internationale, dont l'Union européenne et les Etats-Unis, a vivement condamné l'appel de l'ex-chef des rebelles du Soudan du Sud Riek Machar à déclencher une nouvelle guerre contre le gouvernement sud-soudanais. Fin septembre, Riek Machar, ancien vice-président sud-soudanais, avait annoncé son intention de "lancer une résistance populaire armée contre le régime autoritaire et fasciste du président Salva Kiir afin d'apporter au pays la paix, la liberté, la démocratie et le règne de la loi". Il avait lancé cet appel depuis Khartoum (Soudan), où il vit en exil après des combats en juillet dans la capitale sud-soudanaise Juba, estimant que l'accord de paix obtenu grâce à la communauté internationale n'était plus valide. Dans un communiqué commun transmis jeudi, l'UE, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège, et plusieurs pays voisins du Soudan du Sud (Soudan, Ethiopie, Kenya et Ouganda) ont condamné "les appels de leaders de l'opposition à une reprise du conflit armé". "La poursuite du conflit ne résoudra pas les défis politique et économique urgents du pays. Cela ne fera qu'empirer la souffrance du peuple sud-soudanais, aggraver la crise humanitaire et exacerber les tensions ethniques", souligne le communiqué. "Nous sommes très inquiets des affrontements violents qui ont eu lieu dans le pays ces dernières semaines, notamment près de Yei, Wau, Bentiu et Nassir", ajoute le communiqué, dénonçant de graves violences perpétrées contre les civils.

  • Bénin: au moins 3 morts dans l'effondrement d'un immeuble en construction
    AFP, 06/10/2016 15h01
    Au moins trois personnes ont été tuées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble en construction à Dégakon, un quartier populaire de la capitale économique béninoise Cotonou, ont indiqué les autorités locales. "C'est un chantier en construction et comme vous le constatez actuellement on est toujours en train de sortir des corps des décombres", a déclaré Arlette Saïzonou, chef du premier arrondissement de Cotonou. "Il y a déjà trois corps inanimés sortis des décombres et deux blessés. L'effondrement est survenu alors que les ouvriers coulaient la dalle du troisième étage", a-t-elle ajouté. Selon des riverains, le bâtiment s’est effondré tôt jeudi matin alors que les ouvriers procédaient à la réalisation de la troisième dalle de cet immeuble de quatre niveaux en construction dans ce quartier populaire de la capitale. A la mi-journée, les services de secours travaillaient à déblayer les décombres à la recherche de victimes de l'effondrement.

  • Côte d'Ivoire: une nouvelle Constitution pour mettre fin aux crises
    AFP, 05/10/2016 17h22
    Le président ivoirien Alassane Ouattara a présenté mercredi devant les députés un projet de nouvelle Constitution qui veut en finir avec l'"Ivoirité", évoquant une "occasion de tourner définitivement la page des crises successives" qui ont secoué ce pays. Pour en finir avec le concept de "l'Ivoirité", qui a empoisonné la vie de ce pays d'Afrique de l'Ouest pendant plus d'une décennie et manqué de le plonger dans la guerre civile, le projet de texte modifie notamment les conditions d'éligibilité à la présidence de la République. Il prévoit que "le candidat doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine". La Constitution actuelle stipule "de père ET de mère", une disposition visant M. Ouattara, accusé par ses détracteurs d'être d'origine burkinabè. M. Ouattara a été accueilli par le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro au siège du Parlement dans le quartier des affaires d'Abidjan, quadrillé par un important dispositif policier et militaire. "Honorables députés, je me tiens devant vous avec l'avant-projet de Constitution et avec la ferme conviction que son adoption va nous permettre de bâtir une nation plus forte, plus stable (...) réconciliée et en paix", a déclaré M. Ouattara devant 234 parlementaires présents sur 250. "L'esprit de l'avant-projet de la Constitution (...) est aussi l'occasion de tourner définitivement la page des crises successives que notre pays a connues", a-t-il dit. En outre, ce projet prévoit la création d'un poste de vice-président "élu en même temps" que le président et d'un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. "En cas de vacance de la présidence, le vice-président garantit la stabilité et la continuité du fonctionnement de l'exécutif d'une part et le respect du calendrier électoral d'autre part", a expliqué M. Ouattara, soulignant qu'il "s'agit de mettre le pays à l'abri d'incertitude pouvant déboucher sur une crise ou à un ralentissement économique liée à l'organisation d'élections anticipées". Le cycle électoral "sera connu à l'avance par tous avec des dates précises afin qu'aucun report ou décalage ne puisse perturber la stabilité de notre nation", a-t-il affirmé. Ce projet de nouvelle Constitution prévoit également que "le mandat du président de la République est de cinq ans renouvelable une seule fois". Il supprime la limite d'âge maximale de 75 ans pour être candidat, mais prévoit que le président "n’est rééligible qu’une fois". M. Ouattara, 74 ans, a été réélu pour un second mandat en octobre 2015. Ce projet sera soumis à un référendum fin octobre après adoption par les députés.

  • Mali: un Casque bleu tué et cinq blessés dans le Nord
    AFP, 04/10/2016 09h36
    Un Casque bleu de l'ONU au Mali a été tué et plusieurs autres ont été blessés lundi, dont cinq grièvement, dans une attaque combinée contre leur camp à Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). A la suite de tirs de mortier vers 14H00 (locales et GMT) sur le camp de la Minusma à Aguelhok, deux des véhicules d'intervention envoyés pour en identifier l'origine ont heurté un engin, dont "l'explosion a entraîné la mort d'un Casque bleu", a précisé la force des Nations unies dans un communiqué. "Plusieurs autres soldats de la paix ont été blessés, dont cinq grièvement", selon le texte, qui ne donne pas d'indication sur la nationalité des victimes. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné lundi soir dans un communiqué ces attaques contre la Minusma, rappelant que s'en prendre à des Casques bleus constituait un crime de guerre. La Minusma a elle aussi condamné ces attaques et a affirmé qu'elles n'affaibliraient pas la détermination des Nations unies à soutenir le gouvernement malien, les parties signataires de l'accord de paix et le peuple malien dans leurs efforts pour parvenir à une paix et à une stabilité durables", selon son chef Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué.

  • CAF: le prochain président ne pourra exercer que pendant au maximum 12 ans
    AFP, 03/10/2016 18h24
    Le prochain président de la Confédération africaine de football (CAF) ne pourra exercer cette fonction qu'au maximum pendant douze ans, soit trois mandats de quatre ans, a confirmé l'instance lundi par la voix de son porte-parole Junior Binyam. Cette mesure prendra effet dès la prochaine élection à la présidence de l'institution, en 2017. Cette mesure n'est pas rétroactive. Issa Hayatou, 70 ans, en charge de cette fonction depuis 28 ans, grand favori à sa succession s'il se représente, peut donc en théorie briguer trois nouveaux mandats de quatre ans et rester en place jusqu'à... 82 ans. Le Camerounais avait succédé en 1988 à la présidence de la CAF à l'Ethiopien Yidnekatchew Tessema, qui avait présidé l'institution pendant 16 ans. Ce qui signifie que, depuis 1972, la CAF n'a connu que deux présidents. Cette nouvelle mesure, qui s'appliquera aussi aux membres du comité exécutif de la Confédération, permet à la CAF de s'aligner sur les nouveaux statuts en vigueur à la Fifa.

  • Démantèlement d'une cellule féminine de l'Etat islamique au Maroc
    AFP, 03/10/2016 16h02
    Dix femmes, qui avaient fait allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et voulaient commettre des attentats suicide dans plusieurs villes du Maroc, ont été arrêtées lundi par la police, une première dans le pays, a-t-on appris de source officielle. Les dix suspectes ont "essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Elles "voulaient commettre des attentats suicide contre des installations vitales au Maroc", selon ce communiqué. Elles avaient tissé des "liens étroits avec plusieurs terroristes marocains également affiliés à Daech" (acronyme de l'EI en arabe) et "basés à la frontière syro-irakienne". Cette cellule féminine était par ailleurs chargée du recrutement et de l'entraînement de femmes pour l'EI. Elle était active dans plusieurs localités du pays, toujours selon le ministère de l'Intérieur: notamment à Kénitra, Sidi Slimane, Salé et Tanger. Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur le démantèlement de cellules liées à l'EI et l'arrestation de recruteurs présumés pour le compte du groupe.

  • Cameroun: l'ex-footballeur Rigobert Song dans le "coma" après un AVC
    AFP, 03/10/2016 15h55
    L'ex-capitaine de l'équipe nationale de football du Cameroun, Rigobert Song, 40 ans, a été victime dimanche d'un accident vasculaire cérébral (AVC) et se trouvait lundi matin dans le "coma", a rapporté la radio d'Etat. L'actuel sélectionneur de l'équipe A' du Cameroun est "dans un état de coma", après avoir avoir "été frappé (dimanche) par un accident vasculaire cérébral à domicile à Yaoundé", a rapporté la Cameroon radio television (Crtv). Il a été admis au Centre des urgences de Yaoundé et les pouvoirs publics envisagent une évacuation sanitaire lundi par "aéronef médicalisé", selon la Crtv. "Je te souhaite beaucoup de courage et un prompt rétablissement grand-frère", a réagi sur sa page Facebook Samuel Eto'o, qui a été pendant plusieurs années le coéquipier de Song en sélection nationale. Emblématique capitaine des Lions indomptables, "Magnan", son surnom, détient le record de participations à la Coupe d'Afrique des nations (8, 36 matches). Totalisant 137 sélections, il a également disputé quatre phases finales de Coupe du monde (1994, 1998, 2002, 2010). En club, Song a notamment joué en France, à Metz et à Lens, en Angleterre, à Liverpool, et en Turquie, à Galatasaray et Trabzonspor.



  • Nigeria: nouvelle attaque sur un oléoduc dans le Delta
    AFP, 29/09/2016 17h53
    Un groupe rebelle nigérian a revendiqué jeudi une nouvelle attaque d'oléoduc, dans l'Etat du Delta (sud), alors que le pays souffre d'une grave crise économique et énergétique. Les Militants pour une justice sur les terres vertes du Delta (NDGJM), qui ont fait leur apparition en août dernier, ont annoncé dans un communiqué avoir "fait exploser l'oléoduc Unenurhie-Evwreni (...) vers 01h00 du matin, aujourd'hui, le 29 septembre 2016". Ce canal d'acheminement, situé dans le district d'Ughelli dans la région pétrolière du Delta, est exploité par NPDC (Nigerian Petroleum Development Company), une filiale de la compagnie des hydrocarbures nationale, NNPC. Les NDGJM ont dit avoir agi pour "prouver aux compagnies pétrolières internationales, méchantes et ingrates, et à leurs alliés de l'armée nigériane (...) que ces terres sont à +nous+". Un agent des services nigérians (DSS) a confirmé cet incident, indiquant que le sabotage avait causé un incendie sur l'oléoduc. "Nous avons alerté NPDC, et nous espérons qu'ils prendront les mesures nécessaires pour interrompre la fuite sur l'oléoduc", a indiqué l'agent des DSS. "Pour l'instant, nous pouvons dire que l'explosion a été faite à la dynamite, tout comme leur dernière attaque", a-t-il ajouté. Ogheneochuko Emurotu, habitant de la commune voisine d'Evwreni, dit avoir entendu l'explosion dans la nuit, et a vu des troupes de l'armée déployées à la lumière du jour. "Tôt ce matin, vers 06h00, des troupes de l'opération "Delta sécurisé" ont ratissé les environs pour récupérer des éléments pour leur enquête", a expliqué le riverain. "Mais ils ne pouvaient pas s'approcher du lieu de l'explosion à cause de l'incendie", a-t-il dit.

  • Gabon: Bongo nomme nouveau Premier ministre chargé de "former un gouvernement d'ouverture"
    AFP, 29/09/2016 10h12
    Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a nommé un nouveau Premier ministre, l'actuel ministre des Affaires étrangères Emmanuel Issoze Ngondet, pour former un "gouvernement d'ouverture", a annoncé la présidence mercredi. "Le président de la République a nommé par décret M. Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre, chef du gouvernement et lui a demandé de former un gouvernement d’ouverture", a indiqué la direction de la communication présidentielle (DCP) dans un communiqué au lendemain de la prestation de serment d'Ali Bongo, 57 ans, pour un second septennat.

  • Libye: réunion la semaine prochaine à Paris avec plusieurs pays de la région
    AFP, 28/09/2016 17h16
    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a annoncé mercredi en Conseil des ministres une réunion sur la Libye la semaine prochaine à Paris avec plusieurs représentants de pays de la région parmi lesquels l'Egypte, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. "Jean-Marc Ayrault a indiqué qu'il réunirait un certain nombre de pays la semaine prochaine - l'Egypte, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Turquie - pour voir comment on fait avancer l'unité nécessaire en Libye, qui reste l'objectif majeure de la diplomatie française", a indiqué M. Le Foll. Cette annonce intervient au lendemain d'une rencontre entre le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et le président François Hollande à l'Elysée.

  • CPI: le Congolais Bemba fait appel de sa condamnation pour crimes de guerre
    AFP, 28/09/2016 17h01
    L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, condamné en juin à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a officiellement interjeté appel, dénonçant les "défauts" de son procès. La semaine dernière, "M. Bemba a interjeté appel de sa condamnation", a annoncé mercredi dans un communiqué l'équipe de défense du chef de guerre jugé responsable de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

  • Suppresion de bourse : manifestation des étudiants à N’Djamena
    tchadinfos.com/, 27/09/2016 10h18
    Pour les étudiants, le gouvernement n’a pas considéré l’ultimatum de 72h accordé pour revenir sur la mesure. Et, c’est ainsi que pour exprimer leurs mécontentements ils ont déclenché la manifestation sectorielle partout dans la ville de N’Djamena ce matin du 26 septembre. Les manifestants ont eu à brûler des pneus, briser des vitres des véhicules administratifs en jetant des cailloux. Malgré la présence des forces de l’ordre aux ronds-points, devant les collèges et lycées, la circulation a été perturbée dans plusieurs avenues de la capitale. À Walia dans le 9e arrondissement le véhicule du maire adjoint a été vandalisé. Au total, c’est 8 véhicules de l’administration publique qui ont été cassés. Les manifestations ont eu lieu aussi dans d’autres villes du pays, à savoir Pala et Sahr. La rencontre prévue par le Premier ministre en ce jour avec les étudiants aurait pu déboucher sur une solution. Malheureusement, d’après les étudiants cette rencontre a été avorter à la dernière minute sans raison. Ce rendez-vous manqué à accentuer la colère des étudiants. Beaucoup des parents ont demandé à leurs enfants de ne pas se rendre à l’école.

  • Mali: un militaire et un civil assassinés à Tombouctou
    AFP, 27/09/2016 09h48
    Un militaire et un civil maliens ont été tués à Tombouctou (nord-ouest du Mali) par des jihadistes présumés, a appris lundi l'AFP de sources militaires. "Un garde national (composante de l'armée malienne) et un de ses cousins ont été tués dimanche à Tombouctou par de présumés terroristes. C'est une attaque ciblée", a déclaré à l'AFP un officier de l'armée malienne. Les meurtriers sont arrivés dans la ville en véhicule et ont tourné un bon moment autour du domicile du militaire malien et de son cousin avant de les assassiner, selon la même source. Selon une autre source militaire malienne, ils ont été assassinés au pistolet automatique, le militaire en premier, puis le civil.

  • Bongo: "pas de raison" que la CAN-2017 ne se tienne pas au Gabon
    AFP, 26/09/2016 17h54
    Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a assuré que son pays était prêt à accueillir comme prévu la Coupe d'Afrique des Nations de football du 14 janvier au 5 février 2017, dans des propos rapportés lundi par le quotidien l'Union. "A l'heure où nous parlons, il n'y a pas de raisons pour que cette coupe ne se tienne pas chez nous. Les stades seront prêts et nous aurons de beaux matches", a déclaré M. Bongo lors d'un entretien samedi soir à la chaîne publique Gabon Télévision, reproduit in extenso par le quotidien. M. Bongo s'exprimait alors que la Cour constitutionnelle venait de valider sa réélection en rejetant la requête de son rival Jean Ping après un mois de crise post-électorale très tendue. Un pic de violence avait été atteint le 31 août après la première proclamation de la victoire d'Ali Bongo par la commission électorale, avec des émeutes, des morts et des arrestations par centaines. Le tirage au sort de la CAN-2017 est prévu à Libreville le 19 octobre prochain. Les 16 équipes qualifiées disputeront les rencontres de poule dans quatre villes: Libreville, Franceville (sud-est), Port-Gentil (ouest) et Oyem (nord) près du Cameroun.

  • Législatives au Maroc: la campagne est lancée
    AFP, 26/09/2016 11h43
    Près de 10.000 personnes ont participé dimanche matin à Rabat à un grand meeting du parti de la Justice et du développement (PJD, islamiste), démonstration de force qui marque véritablement le début de la campagne pour les législatives du 7 octobre au Maroc. Ce meeting marque véritablement le début de la campagne pour les législatives, qui a officiellement débuté samedi dans tout le pays et se clôturera le 6 octobre, veille du scrutin. Une trentaine de partis prendront part à ces élections, pendant lesquelles 16 millions d'électeurs doivent désigner 395 députés. Le scrutin s'annonce comme un duel serré entre le PJD et son grand rival du Parti authenticité et modernité (PAM), d'inspiration libérale et qui se présente comme "moderniste" face aux islamistes.

  • Gabon: la réélection de Bongo très froidement accueillie par la communauté internationale
    AFP, 26/09/2016 11h22
    L'Union européenne a sévèrement critiqué dimanche les travaux de la Cour constitutionnelle du Gabon qui a validé la victoire d'Ali Bongo, un résultat d'ailleurs très froidement accueilli par la communauté internationale à qui l'opposant Jean Ping a lancé un appel. "Grande faiblesse du système électoral" et "évidentes anomalies" non rectifiées: les observateurs électoraux de l'Union européenne au Gabon ont eu la dent dure avec la Cour, deux jours après qu'elle a validé la réélection d'Ali Bongo Ondimba, en rejetant la requête de son rival Jean Ping, "président élu" auto-proclamé.
    "La Mission d'observation électorale regrette que la Cour constitutionnellle n'ait pas, été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes", écrit la Mission présente au Gabon à l'invitation des autorités du 12 juillet jusque quelques jours après le vote du 27 août. Dans le détail, l'observatrice en chef, Marya Gabriel, regrette que "les doutes sérieux sur les résultats du Haut-Ogooué n'aient pas été levés de manière satisfaisante". La requête de M. Ping portait précisément sur un nouveau décompte des voix dans cette province, fief d'Ali Bongo, où le chef de l'Etat sortant a obtenu 95% des voix pour 99% de participation, lui assurant quelque 5.000 voix d'avance sur l'ensemble du Gabon, selon les premiers résultats de la commission électorale. La Cour constitutionnelle a corrigé à la marge les résultats du Haut-Ogooué, annulant par ailleurs les résultats des votes dans plusieurs bureaux de Libreville. Résultat: Ali Bongo est élu avec 172.990 voix (50,66%) devant Jean Ping (161.287 voix, 47,24%), selon la Cour. L'opposant, qui dénonce un "déni de justice", a lancé un appel à la communauté internationale sans préciser ce qu'il en attend. Cette même communauté internationale a pour l'instant accueilli froidement et sans félicications la réélection d'Ali Bongo. Entre toutes, une réaction a agacé l'exécutif d'Ali Bongo: "La France constate que l'examen des recours n'a pas permis de lever tous les doutes", a publiquement regretté le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. "Nous déplorons que le quai d'Orsay se soit déporté à Bruxelles", a réagi le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-by-Nze. Libreville accuse Paris de reprendre la thèse des observateurs de l'UE.


  • Une centaine de Biafrais manifestent au quartier Biafra d'Abidjan
    AFP, 23/09/2016 18h46
    Une centaine de Nigérians du Biafra ont manifesté symboliquement vendredi au quartier Biafra d'Abidjan, demandant la libération du leader indépendantiste Nnamdi Kanu, a constaté un photographe de l'AFP. "Le Nigeria doit libérer notre leader Nnamdi Kanu. Son arrestation en octobre 2015 était illégale. Un tribunal d'Abuja a ordonné sa libération. Le président (nigérian) Muhammadu Buhari et le SSS (Service de Sécurité de l'Etat) doivent respecter la décision de justice", a affirmé par téléphone à l'AFP Emeka G. Nnaoma, un des responsables de la manifestation organisée par le mouvement Peuple indigène du Biafra (IPOB). "Nous avons le droit à l'auto-détermination, à la libre expression. c'est pour cela que nous manifestons", a-t-il ajouté. Dans un tract en français distribué vendredi, l'IPOB assure que "Nnamdi Kanu et d'autres militants ont inventé le slogan +Biafra ou la mort+. Nous, les peuples indigènes du Biafra, nous sommes unis aujourd'hui dans plus de 98 pays pour appeler la communauté internationale à dire au gouvernement du Nigeria de libérer notre leader sans condition". Leader de l'IPOB, Nnamdi Kanu a été arrêté le 14 octobre 2015. En juin dernier, Amnesty International avait dénoncé l'exécution en mai, par les forces de l'ordre nigérianes, de militants indépendantistes non armés, avant et pendant une manifestation marquant l'anniversaire du début de la guerre civile du Biafra. L'armée avait rejeté ces accusations. Selon la police, 10 personnes ont été tuées - cinq à Onitsha, dans l'Etat d'Anambra, et cinq à Asaba, dans l'Etat voisin de Delta, dans le sud-est du Nigeria - au cours de violences liées à ces commémorations, lundi 30 mai. L'IPOB, un groupe indépendantiste à l'origine de ces commémorations, soutient de son côté qu'au moins 35 de ses membres ont été tués à Onitsha.

  • Le Gabon sous tension dans l'attente du verdict de la Cour
    AFP, 23/09/2016 10h11
    Le Gabon se réveille vendredi avec la peur de nouvelles violences et dans l'incertitude la plus totale alors que la Cour constitutionnelle doit trancher le contentieux électoral entre le président sortant Ali Bongo Ondimba et son rival Jean Ping. Aux abois depuis des semaines, les Gabonais ne savent même pas si la Cour rendra sa décision vendredi, dans les délais prévus par la Constitution, soit quinze jours après le recours de Jean Ping contre la réélection d'Ali Bongo. La président de la Cour, Marie-Madeleine Mborantsuo, a laissé elle-même planer le suspense jeudi soir à l'issue d'une séance publique, où les avocats de MM. Bongo et Ping ont procédé à une dernière passe d'armes. "L'affaire est mise en délibéré. En principe, la décision pourrait être rendue à l'audience du 23 septembre, mais je demande au greffier de communiquer la date exacte, l'heure exacte aux conseils des deux partis", a déclaré la femme qui tient entre ses mains l'avenir de ce petit pays (1,8 million d'habitants) aux grandes richesses naturelles (pétrole, bois, manganèse, mines...). Saisie par Jean Ping, la Cour peut soit valider l'élection d'Ali Bongo, soit annuler l'élection présidentielle à un tour du 27 août, soit donner gain de cause au requérant qui se proclame le "président élu".

  • Cameroun: trois civils tués dans un attentat suicide dans l'Extrême-Nord
    AFP, 22/09/2016 17h44
    Trois civils ont été tués mercredi soir dans un attentat-suicide perpétré dans une localité de l'Extrême-Nord du Cameroun, cible d'attaques récurrentes attribuées aux islamistes nigérians de Boko Haram, a appris l'AFP de sources concordantes. L'attentat s'est produit vers 20H00 (19H00 GMT) dans la localité de Djakana, faisant "quatre morts (le kamikaze compris) et des blessés, dont un dans un état critique", selon une source proche des autorités régionales. Ce bilan a été confirmé par une source sécuritaire. Le kamikaze visait la ville de Mora, située à quelques kilomètres de Djakana, où il projetait de se faire exploser jeudi, jour de marché, a rapporté la source proche des autorités. Alors qu'il transitait dans la nuit par Djakana, "il a été repéré par un membre du comité de vigilance de Djakana qui a (alors) tenté de le neutraliser", provoquant l'explosion, a-t-elle précisé. De même source, le membre du comité de vigilance a succombé à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital. Djakana se trouve à environ cinq kilomètres de la frontière nigériane. Cette localité a été à plusieurs reprises le théâtre d'attaques portant la marque de Boko Haram qui a fait allégeance à organisation de l'Etat islamique (EI).

  • Nigeria: l'école reprendra en octobre à Chibok, assure le gouvernement
    AFP, 22/09/2016 10h05
    Les élèves de l'école de Chibok, où avait eu lieu l'enlèvement de masse de plus de 200 lycéennes par les jihadistes de Boko Haram il y a deux ans, pourront retourner en classe le mois prochain, a assuré le gouvernement nigérian. Le ministre de l'Education de l'Etat du Borno (nord-est du Nigeria), Inuwa Kubo, a annoncé tard mardi que tous les collèges et lycées du district seraient rouverts le 3 octobre, après une fermeture de plus de deux ans, due au conflit contre le groupe islamiste. "Tous les dégâts causés aux bâtiments ont été réparés", a déclaré M. Kubo à la presse, dans la capitale de l'Etat, Maiduguri.Le ministre régional a expliqué que certaines écoles n'étaient pas sécurisées et que les élèves seraient regroupés dans des endroits plus sûrs. La Government Secondary School (GSS), l'établissement où se trouvaient les 276 lycéennes enlevées en avril 2014, avait été rasée dans l'attaque et n'a toujours pas été reconstruite et les élèves partageront les locaux d'une école primaire voisine, selon les autorités. Faisant suite à cette annonce, les habitants de la localité de Chibok n'ont pas caché leur scepticisme, affirmant que la scolarisation des élèves n'était pas réaliste: l'école primaire en question accueille déjà les enfants d'un autre collège détruit. Yakubu Nkeki, qui est à la tête d'une association de soutien aux familles des jeunes filles otages de Boko Haram, a expliqué à l'AFP que "les enfants de l'école primaire utilisaient les salles de classe le matin, et les collégiens, l'après-midi". "Les structures d'accueil sont débordées. Ce n'est pas possible" de faire venir d'autres élèves, selon lui.

  • Egypte: 42 morts dans le naufrage d'un bateau de migrants
    AFP, 22/09/2016 09h54
    Au moins 42 personnes sont mortes et 163 ont été secourues mercredi après le naufrage d'un navire de migrants en Méditerranée, près des côtes égyptiennes, qui transportait jusqu'à 450 personnes selon les témoignages de cinq survivants. L'embarcation a fait naufrage près de Rosette, ville portuaire dans le delta du Nil, alors qu'un nombre grandissant de personnes partent des côtes égyptiennes pour une traversée périlleuse vers l'Europe. "Il y a 42" morts, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Megahed, tandis que l'armée annonçait 163 rescapés. Dans un hôpital de Rosette, cinq survivants, menottés à leur lit, ont indiqué que l'embarcation transportait jusqu'à 450 passagers. "Le bateau a coulé, mes trois enfants sont morts", a expliqué Badr Abdel Hamid, 28 ans, avant de fondre en larmes. "On était 450 à bord, on est parti à deux heures du matin. Une heure et demie plus tard, le bateau chavirait. Celui qui savait nager nageait. On a même abandonné les femmes et les enfants", raconte encore Ahmed Mohamed, 27 ans. Parmi les victimes figurent 10 femmes, un enfant et 31 jeunes hommes, a précisé Ali Abdel Sattar, un responsable de la petite ville de Matbouss, au nord de Rosette, au large de laquelle le navire a fait naufrage et où les opérations de sauvetage se poursuivent. "Il y a des Egyptiens, des Soudanais, des Érythréens, des Somaliens, des Syriens", a-t-il indiqué par téléphone, précisant que le navire avait fait naufrage à 12 kilomètres de la côte.

  • RDC: l'ONU appelle au calme et insiste sur l'"importance" de l'élection
    AFP, 22/09/2016 09h48
    Le Conseil de sécurité de l'ONU a lancé mercredi un appel au calme en République démocratique du Congo (RDC) et insisté sur "l'importance cruciale" de la tenue d'une élection présidentielle "dans le respect de la constitution". Les membres du Conseil de sécurité "condamnent fortement la violence qui a déjà conduit à la mort d'au moins 32 personnes, dont quatre policiers", lundi et mardi à Kinshasa, selon la déclaration. Ils appellent "toutes les parties à éviter de futures violences et provocations et à régler pacifiquement leurs différends". "Ils appellent les autorités à respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales, particulièrement la liberté de rassemblement". Le Conseil de sécurité a insisté sur "l'importance cruciale de la tenue d'une élection présidentielle pacifique, crédible, transparente, dans les délais opportuns et dans le respect de la constitution".

  • Foot: Eto'o suspendu jusqu'à nouvel ordre par Antalyaspor
    AFP, 21/09/2016 18h38
    L'attaquant camerounais Samuel Eto'o a été suspendu jusqu'à nouvel ordre par son équipe, Antalyaspor, suite à des accusations de racisme portées sur les réseaux sociaux, a annoncé le club turc mercredi dans un communiqué diffusé sur son site internet. Cette décision intervient alors que l'ancien international est soupçonné d'avoir critiqué le président du club, Ali Safak Ozturk, sur Instagram, où il a posté, en turc, mardi: "Rappel -- peut-être que certaines personnes ne me respectent pas car je suis noir". "Mais je ne vais pas redescendre du niveau que j'ai atteint. Je suis dans ce jeu depuis 18 ans", avait poursuivi le joueur, assortissant ses mots d'une capture d'écran de son palmarès sur le site Wikipedia. Dans ce premier message, Eto'o ne met personne en cause nommément mais, face à la controverse, il a ensuite posté l'image de mains formant un coeur devant le logo de son club depuis juin 2015, assurant que sa sortie ne visait pas son président. Les observateurs estiment en effet qu'elle était une réponse aux critiques de M. Ozturk sur ses récentes performances. "Aucun joueur n'est au-dessus des intérêts d'Antalyaspor. Chacun doit connaître sa place", avait déclaré ce dernier. Le séjour turc de l'ancien du FC Barcelone, de l'Inter Milan ou encore de Chelsea a tourné au vinaigre ces dernières semaines, alors que la rumeur l'annonçait en partance pour Besiktas. Des tensions encore aggravées par un très mauvais début de saison, au cours duquel Antalyaspor n'a récolté qu'un seul point en quatre matches.

  • La situation s'apaise à Kinshasa après deux jours de violences meurtrières
    AFP, 21/09/2016 13h20
    Kinshasa a retrouvé un calme précaire mercredi matin, selon des journalistes de l'AFP, après deux journées de pillages et d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre et jeunes en colère contre le pouvoir du président congolais Joseph Kabila. Dans les quartiers centre-ouest et sud de la capitale de la République démocratique du Congo, la vie a commencé à reprendre un cours normal. Vers 09h00 (08h00 GMT), les transports en communs fonctionnaient de nouveau, mais la situation était plus fluide qu'un jour normal dans cette mégapole de 10 millions d'habitants habituée aux embouteillages. Les vendeurs à la sauvette qui avaient disparu pendant deux jours déambulaient de nouveau en transportant leurs marchandises sur la tête. Les pompes à essence et les boutiques avaient majoritairement rouvert. Pas d'écoliers visibles dans les rues en revanche, les parents préférant les garder un troisième jour à la maison pour s'assurer que le calme est bien rétabli. "C'était terrible ici hier et avant-hier", explique Christian, 21 ans, devant une boutique d'opérateur téléphonique dévalisée au quartier 1 de Ndjili dans le sud de la capitale. "On ne refuse pas que les gens revendiquent leurs droits, mais ce qui me fait mal, c'est qu'on ait cassé et pillé" des commerces susceptibles de donner de l'emploi à la grande majorité de la population qui en manque cruellement, ajoute-t-il. Un peu plus loin, un dépôt du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo (créé il y a deux ans par le gouvernement) a été totalement pillé. Il n'y reste que des conteneurs vides. "La grande majorité de la population n'a pas les moyens de manger ce maïs produit au Congo", déclare Patrick, pour qui cela explique "la colère qui pousse les gens à piller". "On n'a pas de problème particulier avec le président Kabila, mais nous attendons qu'il dise publiquement qu'il ne va pas se représenter" et "que le président qui lui succédera donne de l'emploi aux gens", ajoute-t-il. Les violences ont commencé lundi matin en marge d'une manifestation d'opposition à trois mois et un jour de la fin du mandat de M. Kabila, pour lui signifier son "préavis".

  • Gabon: le président Ali Bongo se redit "prêt à rencontrer" Jean Ping
    AFP, 21/09/2016 13h16
    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba s'est redit "prêt à rencontrer" son rival Jean Ping, qui s'est proclamé élu au scrutin présidentiel du 27 août "afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort" du fait de la crise post-électorale, selon son porte-parole. M. Bongo "est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris M. Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous", a assuré mardi soir à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, en référence au contentieux électoral en cours d'examen par la Cour constitutionnelle. Le porte-parole a par ailleurs dénoncé "des voix irresponsables (qui) s’élèvent à nouveau". "Ces voix, qui incarnent une violence politique jamais atteinte dans notre pays, promettent une instabilité durable si le résultat de la Cour ne leur était pas favorable", a accusé M. Bilie-By-Nzé. "Le dessein avoué de ces gens est de faire encore plus de victimes, comme si le nombre de morts déjà enregistrés et le deuil qui frappe de nombreuses familles gabonaises ne sont pas déjà des morts de trop", a-t-il ajouté.

  • Violences en RDC : l'Église catholique suspend sa participation au "dialogue national"
    AFP, 20/09/2016 18h18
    L’Église catholique en République démocratique du Congo a annoncé mardi qu'elle suspendait sa participation au "dialogue national" en cours pour tenter de sortir le pays de la crise politique, "afin de faire le deuil" après 48 heures de violences meurtrières à Kinshasa. "Il devra être clairement établi et stipulé" dans l'accord politique devant être forgé à l'issue de ce forum, "que l'actuel président de la République ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle à organiser le plus tôt possible", écrit la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dans un communiqué.

  • Côte d'Ivoire: Yaya Touré annonce sa retraite internationale
    AFP, 20/09/2016 15h45
    Le milieu de terrain ivoirien Yaya Touré, vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations 2015 avec la Côte d'Ivoire, a annoncé sa retraite internationale mardi sur les réseaux sociaux. "Après 14 ans au plus haut niveau avec les Eléphants, je suis arrivé au terme de mon aventure avec la Côte d'Ivoire. (...) Je dois passer le témoin aux plus jeunes", écrit le joueur de Manchester City, âgé de 33 ans, sur son compte Twitter. Touré totalise 113 sélections avec la Côte d'Ivoire depuis ses débuts en 2004.

  • Violences à Kinshasa : 17 à 50 morts selon les bilans
    AFP, 20/09/2016 10h16
    Kinshasa a renoué lundi avec ses vieux démons des violences à caractère politique au cours d'une journée meurtrière dont l'opposition entend faire le coup d'envoi d'un compte à rebours jusqu'au départ du président Joseph Kabila à l'issue de son mandat, le 20 décembre. Les bilans des heurts dans la capitale de la République démocratique du Congo apparaissent irréconciliables : 17 morts pour le pouvoir contre plus de 50 pour le "Rassemblement" de l'opposition qui avait appelé à manifester dans tout le pays pour signifier à M. Kabila son "préavis" et exiger la convocation de la présidentielle dans les temps. Selon la Constitution, mardi est la date limite pour convier les électeurs aux urnes pour ce scrutin censé avoir lieu cette année. Pouvoir et opposition se sont renvoyé la responsabilité des violences, comme en janvier 2015, lorsque des émeutes ont totalement échappé au contrôle des deux camps après la répression violente de manifestation anti-Kabila dans la capitale. On avait alors dénombré plusieurs dizaines de personnes tuées en trois jours. "La ville de Kinshasa vient de faire face à un mouvement insurrectionnel qui s'est soldé par un échec", a affirmé à la presse le ministre de l'Intérieur, Évariste Boshab. Le "bilan provisoire" est de "17 morts" : "trois policiers [...] et quatorze civils parmi les pillards", a-t-il ajouté. Le "Rassemblement" déplore pour sa part "plus de 50 morts" victimes des "balles [...] de la police et de la garde républicaine". Dénonçant une "dérive totalitaire du régime", la coalition d'opposition a appelé "toute la population à se rassembler" dès mardi "pour poursuivre sans désemparer les revendications" jusqu'au "départ définitif de Joseph Kabila de la tête de la RD Congo". "L'ordre sera respecté et les honnêtes citoyens seront protégés", a rétorqué le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, à la télévision publique.

  • Nigeria: huit personnes tuées par balles devant une église
    AFP, 19/09/2016 16h18
    Au moins huit personnes ont été tuées dans une fusillade attribuée au groupe jihadiste Boko Haram, dans un village du nord-est du Nigeria, ont rapporté lundi des riverains. Des hommes à moto ont ouvert le feu sur la foule à la sortie de la messe dimanche matin à Kwamjilari, à une trentaine de km à l'est de Chibok (Borno), a expliqué Luka Damina, une habitante du village voisin de Kautikeri, où beaucoup d'habitants ont fui. "Quelques croyants étaient restés autour de l'église à la fin de l'office, les assaillants (...) ont tiré et huit hommes sont morts", rapporte Mme Damina, soulignant que les combattants étaient arrivés à moto, mais qu'ils les avaient ensuite abandonnées à la sortie du village pour ne pas attirer l'attention. "Personne ne les connaît dans le village. Ils avaient placé d'autres combattants sur la route et ils tiraient sur les gens qui tentaient de fuir", rapporte la riveraine. "Beaucoup se sont cachés dans les fourrés avec des blessures par balles, mais on ne peut confirmer que huit morts pour l'instant." Après la fusillade, les assaillants ont mis le feu aux habitations et aux champs de maïs qui étaient prêts à être labourés, a rapporté quant à lui un chef local de Kautikeri. Selon lui, des militaires nigérians, basés à Chibok - où s'était déroulé le kidnapping de masse de plus de 200 lycéennes il y a deux ans-, ont été déployés sur Kwamjilari. Une attaque similaire a fait 10 morts le mois dernier dans la même communauté, 13 personnes avaient été kidnappées, et le village pillé et mis à sac. Ce mode d'opération est la marque du groupe islamiste Boko Haram, qui effectue régulièrement des fusillades dans les villages, contre des églises et des mosquées. L'armée nigériane affirme avoir vaincu le groupe jihadiste, qui a fait plus de 20.000 morts et 2.6 millions de déplacés depuis 2009. Mais des attaques régulières démontrent que des vastes étendues de territoire ne sont toujours pas sécurisées.

  • Deux policiers tués à Kinshasa, manifestation d'opposition annulée
    AFP, 19/09/2016 15h54
    Deux policiers ont été tués lundi à Kinshasa dans des violences survenues avant une manifestation d'opposition hostile au président congolais Joseph Kabila et ayant poussé les autorité à annuler ce rassemblement, a-t-on appris de source officielle. "Deux policiers ont été tués" dans l'attaque d'une permanence du parti présidentiel à Limete (centre-ouest de la capitale de la République démocratique du Congo), a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais. A la suite de ces violences, "on a annulé la manifestation", a-t-il ajouté. Une religieuse catholique a déclaré avoir vu "brûler vif" un policier commis à la garde de cette permanence politique. Faisant état de plusieurs pillages ou incendies criminels visant des cibles politiques, M. Mende a accusé l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le principal parti de l'opposition, d'être à l'origine de ces violences. "Il y a eu des pillages ciblés", a déclaré M. Mende, "il y a des gens qui se sont préparés pour faire tout ce désordre". "Ils ont trompé le gouverneur" de Kinshasa sur le caractère pacifique de leur manifestation, a ajouté M. Mende, pour justifier l'annulation de l'autorisation de manifester accordée par les autorités locales. Réuni autour du fondateur de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, un "Rassemblement" des principaux partis d'opposition a appelé à manifester lundi dans tout le Congo pour signifier à M. Kabila son "préavis", trois mois avant l'expiration de son mandat, le 20 décembre, et exiger la convocation de la présidentielle censée avoir lieu avant cette date. A Kinshasa, la manifestation devait commencer à 13h00 (12h00 GMT), mais plusieurs heurts ont opposés de jeunes manifestants armés de pierre à la police antiémeutes dans la matinée.

  • L ' opposition guinéenne rejette le chronogramme électoral de la CENI
    APA, 15/09/2016 09h18
    L’opposition guinéenne a rejeté le chronogramme électoral de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fixant au 18 décembre prochain la tenue des élections locales, a –t-on appris mercredi de sources concordantes. Une rencontre entre une délégation de l’opposition républicaine et le président de la CENI, Bakary Fofana, prévue ce mercredi, et qui devait être une occasion pour les opposants de lui notifier le rejet du chronogramme électoral a été reportée sine die.

  • Mali: l'opposition pour un report des élections municipales de novembre
    AFP, 09/09/2016 15h54
    Le chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé s'est dit favorable à un report des élections municipales du 20 novembre, en raison de l'instabilité dans le centre et le nord du pays, à l'issue d'une rencontre avec le président Ibrahim Boubacar Keïta. "Pendant trois heures d'entretien, nous avons abordé tous les problèmes: le déficit de dialogue, la nécessité d'organiser des concertations nationales et la situation difficile au nord du pays", a déclaré M. Cissé à l'issue de cet entretien au palais présidentiel jeudi soir. "Aujourd'hui nous avons beaucoup d'incertitudes, en particulier dans le nord et le centre de notre pays. Nous allons rentrer dans des phases électorales qui créent encore de nouvelles perturbations", a estimé le président de l'Union pour la République et la démocratie (URD), ancien ministre des Finances. "Nous souhaitons bien sûr que des élections, si elles se font, se fassent dans tout le pays, mais je crois qu'il ne faut pas être grand devin pour se rendre compte que d'ici novembre ce sera difficile que partout les choses puissent bien se passer. Nous le souhaitons, mais nous le croyons pas", a-t-il souligné. "Les dates nous paraissent des dates certainement à revoir et la loi électorale n'est pas satisfaisante aujourd'hui pour l'opposition", a-t-il ajouté. M. Cissé a par ailleurs qualifié l'entretien de "détendu" et indiqué que l'opposition avait réclamé au chef de l'Etat des "journées nationales de concertation" pour débattre de "tous les problèmes du pays". "Nous ne voyons pas bien la vision du président sur le Nord. Ou s'il a une vision, elle n'est pas bien expliquée", a-t-il ajouté, regrettant que l'opposition n'ait pas été associée aux accords de paix. Les élections municipales qui auraient dû se tenir en 2014, constamment repoussées depuis en raison de l'instabilité au Mali, ont été fixées au 20 novembre lors d'un Conseil des ministres le 10 août. Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

  • L'opposition ivoirienne satisfaite du dialogue avec le pouvoir mais reste sur ses positions
    AFP, 09/09/2016 12h09
    L'opposition ivoirienne s'est montrée satisfaite jeudi de "la reprise du dialogue" avec le pouvoir à l'issue d'une réunion du Cadre permanent du dialogue (CPD), tout en réaffirmant ses positions sur "les prisonniers politiques", ou la nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara. "Le dialogue a repris", a dit le leader de l'opposition, Pascal Affi Nguessan, justifiant son retour au sein du CPD par "des gestes" du pouvoir, dont le dégel des avoirs de 10 cadres de son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), fondé par l'ancien président Laurent Gbagbo, ainsi que la libération de "9 prisonniers politiques". M. Affi Nguessan, qui a déclaré que l'opposition maintenait sa ligne de conduite, a annoncé qu'une soixantaine d'autres prisonniers, qui n'ont pas encore été jugés, devraient retrouver la liberté d'ici à la fin de l'année et que des réunions auraient lieu prochainement pour finaliser la liste des personnes libérées. Il a confiance quant à l'adoption prochaine d'une loi d'amnistie pour les prisonniers déjà jugés. Il reste toutefois de nombreux points d'achoppement, a-t-il rappelé. "L'opposition a marqué sa vive préoccupation" quant aux prochaines élections législatives, alors que la date du scrutin, le découpage et le nombre des circonscriptions ne sont pas encore connus. "Le mandat (des députés) prend fin en novembre (ou) début décembre". M. Affi Nguessan a aussi réitéré la "grande frustration" de l'opposition quant à son accès aux médias publics, estimant que le "comportement (des médias publics) est pire qu'à l'époque du parti unique". L'opposition "n'a pas commenté le fond de la nouvelle Constitution" voulue par le président Ouattara dont on connaît les grandes lignes (création d'une vice-présidence et d'un Sénat), mais elle a exigé la "création d'une Commission constitutionnelle" où seraient débattues toutes les propositions.

  • Gabon: l'opposant Jean Ping saisit la Cour constitutionnelle contre Bongo
    AFP, 09/09/2016 10h42
    L'opposant gabonais Jean Ping a finalement déposé jeudi un recours contre la réélection du président Ali Bongo, comme le lui suggérait la communauté internationale pour gagner du temps et calmer les esprits dans la violente crise post-électorale. La Cour constitutionnelle, qui inspire de la défiance à des nombreux opposants, dispose désormais de 15 jours pour trancher le contentieux électoral alors que MM. Bongo et Ping revendiquent tous deux la victoire à la présidentielle du 27 août. Le recours de M. Ping demande le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote dans la province du Haut-Oogoué, fief des Bongo, où le président sortant a obtenu plus de 95% des voix avec plus de 99% de participation. Ce score lui a permis de l'emporter au niveau national d'une très courte tête d'environ 5.000 voix, selon les résultats officiels provisoires contestés par l'opposition.

  • Le président Buhari implore les Nigérians "de changer"
    AFP, 08/09/2016 17h19
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a dévoilé jeudi son programme pour rendre le Nigeria "meilleur", imaginant un paradis incorruptible où les automobilistes s'arrêteront aux feux rouges et où les agents de police refuseront les pots-de-vin. Dans le Nigeria rêvé de M. Buhari, les couturiers n’achèteront que des tissus "made in Nigeria", les groupes armés dans la région pétrolière du Delta déposeront les armes, les détritus seront jetés dans la poubelle et non dans la rue, et les employés arriveront à l'heure au bureau. "Je ne vendrai pas mon corps pour avoir mes examens", lance une étudiante dans une série de petits films promotionnels montrés lors d'un grand rassemblement de personnalités politiques de haut rang à la villa présidentielle d'Abuja pour lancer l'initiative pour un nouveau Nigeria. "Je f'rai plus jamais Yahoo Yahoo ou 419", déclare un autre acteur en pidgin (anglais créole), faisant référence aux surnoms des arnaqueurs nigérians sur l'internet, qui ont donné sa mauvaise réputation à ce grand pays d'Afrique de l'Ouest. Cette "campagne de réorientation", telle qu'elle a été nommée par le chef de l'Etat, ne fait pas défaut à la discipline militaire tant affectionnée par le général à la retraite et à son style de direction du pays très "Big Brother". Mais M. Buhari a souligné que le but était avant tout de changer les "mentalités". "Nous devons résister à la tentation de tomber dans les mêmes petitesses, la même intolérance et la même immaturité qui empoisonnent notre pays depuis si longtemps", a-t-il lancé à la délégation après le visionnage des films. "Vous devez vous demander: qu'est-ce que j'ai changé jusqu'à présent? Qu'est-ce qui fait que je suis, moi aussi, un acteur du changement?". Les films promotionnels, rythmés par le jingle incessant "le changement commence avec moi", apparaît comme une version édulcorée de la "guerre contre l'indiscipline", engagée par le général Buhari, lorsqu'il a gouverné le Nigeria une première fois, dans les années 1980.
    A l'époque, des soldats forçaient les gens à faire la queue pour attendre le bus, ou à ne pas augmenter les prix dans les marchés, et les fonctionnaires devaient faire des pompes s'ils arrivaient en retard au travail. Trente ans plus tard, la police et le secteur publique en général demandent toujours des pots-de-vin, et s'arrêter aux feux rouges est plus une suggestion qu'une loi. M. Buhari a été élu en 2015, notamment pour sa volonté d'éradiquer la corruption, et les Nigérians, dans leur majorité, désiraient ce retour à l'ordre dans leur vie quotidienne. Le président âgé de 73 ans, dont la réputation de sévérité n'est plus à prouver, accuse les Nigérians d'être "indisciplinés", et les implore de perdre leur "mauvaises habitudes de défier les lois". "Chacun de nous doit changer la manière dont on faisait les choses avant", a-t-il dit. "Nous ne pouvons pas croiser les bras et accepter que les choses se fassent à l'ancienne."


  • Gabon: Ali Bongo critique la mission de l'UE
    AFP, 07/09/2016 17h44
    Le président gabonais sortant Ali Bongo, dont l'annonce de la réélection a provoqué des violences, a critiqué mercredi la mission d'observation électorale de l'Union européenne, qui a dénoncé une "anomalie évidente" dans le scrutin du 27 août. "J'aurais aussi apprécié qu'on relève quelques anomalies dans le fief de monsieur (Jean) Ping. Si on veut relever les anomalies, il faut être clair, équilibré et relever toutes les anomalies si on en a constaté", a commenté M. Bongo sur la radio française RTL, en accusant M. Ping de "fraude massive". "Nous avons des cas où certains observateurs de l'Union européenne ont outrepassé la mission qui était la leur. Certains (...) se sont mal comportés", a insisté M. Bongo dans un autre entretien à la radio française Europe1. La mission de l'UE a affirmé mardi avoir décelé des "anomalies" dans la province gabonaise du Haut-Ogooué, fief ethnique du président Bongo où il a obtenu plus de 95% des suffrages, permettant au président sortant d'être réélu d'une courte tête (5.594 voix d'avance).

    Alors que l'opposition, mais aussi la France, ancienne puissance coloniale, réclament un recomptage des résultats, M. Bongo a de nouveau invité son rival Jean Ping à se tourner vers la Cour constitutionnelle, conformément à la loi électorale gabonaise. "En ce qui concerne le recomptage, ceci est prévu dans le cadre de la loi et se fait au niveau de la Cour constitutionnelle", a-t-il dit. L'opposition, qui a jusqu'à jeudi pour déposer un recours, estime que la Cour est inféodée à la présidence. "On reproche aux gouvernements africains de ne pas respecter les lois. Pour une fois que nous respectons notre loi, on nous dit de l'outrepasser, c'est quand même singulier", a commenté M. Bongo, dont la famille dirige le Gabon depuis 50 ans. Alors que l'Union africaine (UA) s'est dite prête à envoyer une délégation au Gabon pour tenter une médiation, M. Bongo a affirmé sur Europe1: "nous allons écouter ce qu'ils auront à nous dire". "Lorsque l'on vient dans un pays, c'est d'abord s'enquérir des lois de ce pays", a-t-il ajouté. Interrogé sur le sort de binationaux franco-gabonais dont Paris s’inquiétait lundi, le président gabonais a indiqué que "l'ambassade de France (...) a communiqué une liste de six noms" au gouvernement et qu'ils étaient "en cours d'identification", ajoutant que ces individus figuraient "parmi tous ceux qui ont cassé et pillé, et (...) arrêtés dans ce cadre-là". Des dizaines de Gabonais cherchent toujours un proche introuvable depuis les centaines d'arrestations qui ont suivi l'annonce mercredi dernier de la réélection contestée de M. Bongo. Les violences post-électorales ont fait trois morts, d'après un bilan officiel. L’AFP a recensé pour sa part sept morts, dont un policier. Selon l'opposant Jean Ping, qui revendique la victoire à la présidentielle, la crise aurait fait "50 à 100 morts". "Monsieur Ping a l'habitude d'avancer beaucoup de choses qu'il ne peut pas prouver", a réagi mercredi M. Bongo sur RTL. "Ce n'est pas à 74 ans que M. Ping va commencer une carrière de démocrate qu'il n'a jamais été", l'a-t-il encore taclé sur Europe1. Comme nombre de responsables de l'opposition, Jean Ping a travaillé de longues années aux côtés du président sortant, sous le régime du père de ce dernier, Omar Bongo, qui a dirigé le pays pendant 41 ans, jusque sa mort en 2009.


  • Share articleAjouter un commentaire Francediplomatieprocèspétroleimmobilier "Biens mal acquis": le fils du président de Guinée équatoriale sera jugé en France
    AFP, 07/09/2016 17h37
    Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, soupçonné de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d'euros, a été renvoyé devant un tribunal parisien, ouvrant la voie au premier procès français des "biens mal acquis". Promu fin juin par son père Teodoro Obiang Nguema vice-président de Guinée équatoriale, il sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption, a appris mercredi l'AFP de source proche de l'enquête. Mais ce procès dont la date n'a pas encore été fixée, "pourrait être avant tout symbolique car il est fort probable qu'il se tienne en l'absence de l'accusé", estime une proche du dossier. "La France va accueillir le premier procès sur les biens mal acquis", s'est félicité William Bourdon, avocat de l'ONG Transparency International France et président de Sherpa, deux associations à l'origine des poursuites.

  • Gabon: le Premier ministre français suggère un nouveau "décompte" des résultats
    AFP, 06/09/2016 10h00
    Le Premier ministre français Manuel Valls a souhaité mardi un nouveau "décompte" des voix du scrutin présidentiel au Gabon, où des violences ont suivi l'annonce de la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba. "La sagesse commanderait de faire un nouveau décompte des résultats", a déclaré le chef du gouvernement sur la radio RTL, en demandant par ailleurs aux autorités gabonaises que "tout soit fait" pour retrouver "une quinzaine" de ressortissants français dont Paris est sans nouvelles dans le pays.

  • Nigeria: arrestation du cerveau du kidnapping de contractuels de Lafarge
    AFP, 05/09/2016 18h17
    Les services secrets nigérians ont annoncé avoir arrêté le cerveau de l'enlèvement de sept personnes, dont cinq expatriés, fin juin dans la région pétrolifère du Delta (sud) qui travaillaient pour la société australienne Macmahon, sous contrat avec le cimentier franco-suisse Lafarge Holcim. "Le 22 août 2016, un dénommé Samuel Asuquo, un baron du kidnapping, a été arrêté dans le village de Nasarawa Bakoko, dans l'Etat de Cross River", a déclaré le département des Services d'Etat dans un communiqué publié dimanche soir. "Asuquo était le cerveau de l'enlèvement des trois employés australiens du cimentier Lafarge, qui avait reçu une rançon de 150 millions de nairas" (470.815 dollars), indique le communiqué. Les Australiens avaient été enlevés avec deux de leurs collègues nigérians ainsi qu'un Néo-Zélandais et un Sud-Africain, tous employés de la société minière et d'ingéniérie Macmahon. Ils avaient été libérés une semaine après leur enlèvement sans qu'aucune rançon n'ait été versée, selon les déclarations de l'époque. Leur chauffeur nigérian avait été tué lors de l'attaque et un quatrième employé australien était parvenu à s'enfuir.

  • Zambie: la justice valide la réélection du président sortant Lungu
    AFP, 05/09/2016 18h12
    La Cour constitutionnelle de Zambie a définitivement validé lundi l'élection de justesse le mois dernier du président sortant Edgar Lungu en rejetant le recours pour fraude de son rival malheureux de l'opposition Hakainde Hichilema. Trois jours après lui avoir accordé un délai pour préparer son recours, les hauts magistrats zambiens ont finalement fait machine arrière et mis un terme définitif à la procédure engagée par M. Hichilema. "Ce recours ne sera pas examiné par cette cour", a tranché la juge Annie Sitali dans sa décision rendue lundi tandis que la présidence annonçait que M. Lungu serait officiellement investi à la tête de l'Etat la semaine prochaine. "La décision rendue vendredi n'est pas défendable. Nous jugeons que le délai de recours a expiré vendredi à minuit", a justifié la magistrate, sans autre explication. Vendredi, la présidente de la Cour constitutionnelle Hildah Chibomba avait pourtant décidé d'accorder un délai supplémentaire au chef de l'opposition. Ses avocats avaient refusé de le représenter pour dénoncer le manque de temps qui leur avait été accordé pour préparer leur dossier. "Dans ces circonstances, nous devons autoriser l'audition du recours. Cette affaire sera étudiée et chaque partie aura deux jours" pour s'exprimer, avait alors estimé Mme Chibomba. Le responsable de l'opposition n'a pas immédiatement réagi à la décision de la Cour, devant laquelle plusieurs centaines de ses partisans étaient réunis. Dans la foulée de la décision, la présidence a annoncé que M. Lungu, 59 ans, serait investi mardi de la semaine prochaine. "A la suite de l'expiration du délai de recours (...) le président élu et son vice-président prêteront serment le mardi 13 septembre", a fait savoir le secrétaire général de la présidence Roland Msiska.

  • Gabon: deux morts à Libreville où les tensions persistent
    AFP, 02/09/2016 17h55
    Le Gabon se trouvait vendredi sous haute tension avec deux civils morts par balles à Libreville, des opposants toujours retenus, des troubles et des pénurie de nourriture qui menacent, alors que le pouvoir refuse tout nouveau décompte après la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba. Deux hommes sont morts dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de Nzeng Ayong, théâtre d’affrontements jeudi soir entre manifestants et forces de l’ordre. Bekam Ella Edzang, étudiant en droit de 27 ans, est mort vendredi matin des suites d’une blessure par balles à l’abdomen après avoir été opéré à la polyclinique Chambrier. "Il a été blessé jeudi soir vers 21H00 (20H00 GMT) à Nzeng Ayong par la garde républicaine qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles réelles", a indiqué à l’AFP devant l’hôpital un homme se présentant comme un ami d'enfance. Un autre jeune, Axel Messa, 28 ans, a été tué par balles jeudi soir dans ce même quartier, le plus grand de la capitale. Le corps a été emmené vers la morgue par un véhicule de l’armée, après avoir été portée dans le quartier sur un brancard de fortune par des habitants en colère, enveloppée dans le drapeau du Gabon. "Ils ont trouvé mon fils devant la porte, sur la route. Une voiture noire est arrivée. Ils ont baissé la vitre, ils étaient deux, ils ont tiré deux coups", a déclaré sa mère à l’AFPTV. Le ministre de l’Intérieur était injoignable pour confirmer ces deux décès, qui portent à cinq le nombre de victimes recensées depuis le début des troubles mercredi après-midi, juste après l’annonce de la réélection contestée d’Ali Bongo. Entre 800 et 1.100 personnes ont été interpellées dans l’ensemble du pays, a indiqué jeudi le ministre de l’Intérieur. A Nzeng Ayong, une dizaine de petites échoppes ont été pillées, a constaté un journaliste de l’AFPTV. La situation est aussi tendue dans les PK, les quartiers périphériques qui s’étendent le long de l’unique route nationale reliant Libreville au reste du pays. "On a entendu des coups de feu toute la nuit. Les stations-service sont fermées, gardées par des militaires. Devant une boulangerie, des militaires assurent la sécurité pour qu’on ait un peu de pain", a détaillé Nicolas, un menuisier de la périphérie de la capitale.

  • Ali Bongo: "la démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un parlement"
    AFP, 01/09/2016 18h01
    Le président gabonais Ali Bongo a tancé jeudi l'opposition qui conteste sa réélection, jugeant que "la démocratie s'accommod(ait) mal de la prise d'assaut d'un parlement", tandis que son ministre de l'Intérieur annonçait un millier d'interpellations depuis mercredi soir. "La démocratie s'accorde mal des succès autoproclamés, des groupuscules formés à la destruction. La démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un parlement et de la télévision nationale", a déclaré Ali Bongo Ondimba au palais présidentiel lors d'une allocution à la presse de moins de quatre minutes. "Les élections ont rendu leur verdict (...) Qui a perdu? Un groupuscule dont le seul projet était de prendre le pouvoir pour se servir du Gabon et non servir le Gabon", a encore accusé le fils et successeur d'Omar Bongo, en visant Jean Ping, son principal rival à la présidentielle, qui durant la campagne est parvenu à rallier d'autres candidats importants de l'opposition.

  • Gabon: Hollande "condamne les violences" et réclame la "transparence"
    AFP, 01/09/2016 17h39
    Le président français François Hollande a exprimé jeudi "sa profonde inquiétude" après une nuit de pillages et d'émeutes au Gabon, déclenchés par la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba. Dans un communiqué, le chef de l'Etat français "condamne avec la plus grande fermeté les violences et les pillages ainsi que les menaces et attaques portées contre les partisans des principaux candidats". Il "appelle toutes les parties à la retenue et à l'apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin", contestés par l'opposition.

  • Gabon: plus de 200 pillards arrêtés à Libreville
    AFP, 01/09/2016 14h33
    Plus de 200 pillards ont été arrêtés depuis mercredi à Libreville, a annoncé jeudi le commandant de la police nationale gabonaise, suite aux émeutes qui ont éclaté après l'annonce de la victoire du sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle, contestée par son rival Jean Ping. "Nous avons arrêté plus de 200 pillards depuis hier soir. Ils sont dans les locaux de la police judiciaire mais aussi dans les commissariats de la ville. Les pillages continuent maintenant dans les quartiers populaires", a affirmé le commandant en chef de la police nationale, Jean-Thierry Oye Zue. "Six policiers ont été blessés", a-t-il ajouté. Parmi les civils, "il a très vraisemblablement des blessés vu la violence avec laquelle ils nous ont assaillis", a ajouté M. Oye Zue. Il n'a toutefois pas pu confirmer s'il y avait des morts : "Je ne peux pas vous le dire". Des journalistes de l'AFP ont fait état de deux camions remplis de dizaines de personnes qui avaient été arrêtées, dont des femmes, menées à la police judiciaire. Ils levaient le poing en chantant l'hymne national "la Concorde".

  • Gabon: l'assaut contre le QG de Ping vise "des criminels" qui ont incendié l'Assemblée (porte-parole du gouvernement)
    AFP, 01/09/2016 10h58
    L'assaut des forces de sécurité gabonaises contre le QG de l'opposant Jean Ping à Libreville vise "des criminels" ayant incendié l'Assemblée nationale quelques heures après la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba, a affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs (...) Il ne s'agit pas de manifestants politiques mais de criminels", a déclaré à l'AFP Alain-Claude Bilie-By-Nze.

  • Gabon: Ping annonce 2 morts et plusieurs blessés dans l'assaut contre son QG
    AFP, 01/09/2016 09h31
    Deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées jeudi dans l'assaut des forces de sécurité gabonaises contre le QG de l'opposant Jean Ping à Libreville, a annoncé le candidat malheureux à la présidentielle. "Il y a deux morts et plusieurs blessés de source sûre", a dit M. Ping en évoquant un premier bilan de l'assaut, donné quelques heures après les violences ayant secoué la capitale à la suite de la proclamation des résultats donnant la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba. M. Ping, qui a fédéré autour de lui des poids lourds de l'opposition gabonaise pour la présidentielle tenue samedi, a accusé les forces de sécurité d'empêcher les services de secours de prendre en charge les blessés alors que l'assaut, lancé en milieu de nuit, était toujours en cours au petit matin. La Garde républicaine a chargé le bâtiment abritant le QG de campagne de M. Ping à la recherche de "criminels" responsable de l'incendie dans l'après-midi du siège de l'Assemblée nationale à Libreville, avait auparavant indiqué le porte-parole du gouvernement. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs", avait déclaré le porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze. M. Ping a démenti ces accusations affirmant qu'il n'y avait "aucune arme au QG" et demandé une aide internationale. "Nous avons dit que le peuple gabonais est en danger il faut venir nous aider contre ce clan (Bongo)", a-t-il dit, demandant à "bénéficier des ambulances des services français militaires et civils présentes dans le pays". Il a précisé avoir été en contact avec les responsables de l'ambassade de France. Quelques heures plus tôt, la commission électorale avait annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23%), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d'Ali. Ex-puissance coloniale, la France a demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500), relayant une demande de l'Union européenne et de l'opposition. La diplomatie américaine a également fait cette demande. "C'est une bonne chose", a insisté M. Ping, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Commission de l'Union africaine.

  • Présidentielle au Gabon: la commission électorale valide la réélection de Bongo
    romandie.com/, 31/08/2016 16h48
    La commission électorale nationale (Cénap) du Gabon a validé mercredi la réélection du président Ali Bongo Ondimba face à son rival Jean Ping, a-t-on appris auprès de membres de cette institution à la sortie de sa réunion plénière. Le ministre de l'Intérieur est désormais le seul habilité à proclamer légalement à la télévision les résultats officiels provisoires du scrutin de samedi depuis le siège de la Cénap, dans une allocution attendue prochainement. Les membres de la Commission électorale se sont prononcés à bulletin secret sur des procès-verbaux contestés par l'opposition. L'opposition s'est abstenue, a précisé l'un de ses délégués, dénonçant un passage en force. Les délégués de M. Ping contestent les résultats dans une des neuf provinces du pays, le Haut-Ogooué, fief de l'ethnie Téké des Bongo. M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d'après le procès-verbal qui devait servir de base au débat et auquel l'AFP a eu accès en début de réunion. Ce score permettrait au président sortant de remporter la victoire avec 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires. Ce qui représente une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits pour l'élection présidentielle qui s'est déroulé dans le calme. Monsieur Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l'Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin, ont indiqué dans un communiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gasaprd Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet. Ils n'ont pas précisé si ce recomptage concernait seulement la province du Haut-Ogooué.


  • Gabon : Ali Bongo réélu
    tchadinfos.com/, 31/08/2016 16h25
    Le décompte du dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle au Gabon, effectué par la Commission électorale, donne le chef de l’Etat sortant, Ali Bongo, vainqueur avec 49,85% des voix. Son principal adversaire, Jean Ping, en obtient 48,16%. L’opposition gabonaise rejette les résultats de la Commission électorale et réclame un nouveau décompte dans une province, a dit mercredi une porte-parole de Jean Ping. De son côté, l’Union européenne demande à la Commission électorale gabonaise de rendre publics “les résultats détaillés” de chaque bureau de vote. Elle appelle aussi les protagonistes à maintenir le calme dans le pays. Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA), a clamé victoire ces derniers jours et appelé Ali Bongo à reconnaître sa défaite.

  • Présidentielle au Gabon: Bongo ou Ping, l'attente s'éternise
    AFP, 31/08/2016 10h47
    Le Gabon a les yeux tournés vers la commission électorale nationale (Cénap) qui va proclamer mercredi le nom du vainqueur de l'élection présidentielle dans un pays suspendu au combat entre le président sortant Ali Bongo Ondimba et son rival Jean Ping. Après des heures d'attente, la Cénap a commencé ses travaux en pleine nuit, selon les chaînes publiques Gabon Télévision et Gabon 24 proches du pouvoir. "La plénière se tient toujours à la cité de la Démocratie avant l'annonce des résultats par la Cénap", lisait-on sur un bandeau qui défile en continu. "La plénière n'a jamais commencé", a répondu le directeur de campagne de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi. Selon la procédure, le ministre de l'Intérieur doit venir dans les locaux de la commission pour lire à la télévision les résultats à l'issue des travaux de cette plénière tant attendue. De source concordante, les débats de la plénière entre pouvoir et opposition butent sur l'absence de certains procès-verbaux. "Nous avons les résultats des huit autres provinces sauf ceux du Haut-Ogooué", a expliqué un délégué de l'opposition à la Cénap. Cette province, qui compte 71.123 électeurs inscrits, est le fief ethnique du président Ali Bongo et de son père et prédécesseur Omar, au pouvoir pendant 41 ans (1967-2009). "Pour gagner, Ali Bongo devrait obtenir plus de 60.000 voix dans le Haut-Ogooué, avec un taux de participation dépassant les 90%...", a avancé mardi soir le directeur de campagne de M. Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi. Mardi, M. Ping, 73 ans, a répété qu'il se considérait vainqueur de cette élection. Il a appelé ses militants à rester mobilisés devant son siège de campagne, mais sans manifester, alors que le pays attend les résultats du scrutin dans une ambiance tendue. Bien avant la tombée de la nuit, les rues de Libreville et Port-Gentil se sont vidées. En matinée, de nombreux Librevillois avaient envahi supermarchés et épiceries pour faire des provisions. Les forces de police anti-émeute se sont progressivement déployées aux points stratégiques de la capitale d'environ 650.000 habitants. Des blindés légers patrouillaient sur le bord de mer et des barrages bloquaient les accès de la présidence. Habitués à la paix civile, les Gabonais n'ont pas oublié qu'en 2009 des violences post-électorales avaient éclaté à Port-Gentil, la capitale économique (morts, pillages, couvre-feu, consulat de France incendié...). Sur son site, l'ambassade de France a "demandé aux ressortissants français d'éviter tout déplacement ce mardi 30 août à compter de 14h00".

  • Somalie: au moins 5 morts dans un attentat-suicide à Mogadiscio
    AFP, 30/08/2016 16h47
    Au moins cinq personnes ont été tuées et près de 30 blessées mardi dans un attentat-suicide contre un hôtel très fréquenté de la capitale somalienne Mogadiscio, non loin du palais présidentiel, et revendiqué par les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda. "Grâce à Dieu, le nombre de victimes est limité par rapport à la force de l'explosion, qui a été énorme", a déclaré Mohamed Abdulkadir, un policier somalien, faisant état de cinq morts, dont plusieurs membres des forces de sécurité. Le véhicule piégé a d'abord forcé un premier check-point à quelques centaines de mètres de l'hôtel, a expliqué M. Abdulkadir. "Les forces de sécurité ont ensuite ouvert le feu sur le véhicule avant que celui n'explose". "Un énorme nuage de fumée et des flammes se sont ensuite élevés dans le ciel, il y a eu une énorme explosion", a de son côté décrit Elmi Ahmed, un habitant de Mogadiscio témoin de la scène. Un journaliste de l'AFP présent sur place a rapporté qu'une partie de l'hôtel s'était effondrée. D'autres bâtiments situés à proximité ont été endommagés par l'explosion. Le directeur de l'hôpital Madina, Mohamed Yusuf, a assuré que 28 blessés avaient été admis dans son établissement et indiqué que deux d'entre eux avaient succombé à leurs blessures, sans être en mesure de préciser si ces deux victimes sont inclues dans le bilan fourni par la police. L'attaque de l'hôtel a aussitôt été revendiquée par les shebab, qui ont publié un communiqué sur Telegram, une messagerie cryptée prisée par les jihadistes. "Un courageux kamikaze qui conduisait un véhicule rempli d'explosifs a visé un hôtel", ont-ils indiqué. L'hôtel est situé à proximité de l'enceinte ultra-sécurisée de la Villa Somalia, complexe fortifié abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre.

  • Présidentielle au Gabon: jour J pour Ali Bongo et Jean Ping
    AFP, 30/08/2016 09h31
    Les Gabonais retiennent leur souffle et redoutent des violences mardi, jour de l'annonce des résultats de l'élection présidentielle: second septennat pour le président sortant Ali Bongo Ondimba ou alternance avec l'ex-patron de l'Union africaine Jean Ping ? A partir de 17h00 (16h00 GMT), le ministre de l'Intérieur doit lire les résultats dans les locaux de la commission électorale nationale (Cénap) alors que le pays tourne au ralenti depuis la fermeture des bureaux samedi soir. Ex-baron du régime du président Omar Bongo, opposant tardif après l'élection de son fils Ali en 2009, Jean Ping, 73 ans, prétend renverser la famille au pouvoir depuis 1967 dans une région, l'Afrique centrale, où l'alternance politique est exceptionnelle. "Nous maintiendrons l'ordre", affirme le pouvoir, "Nous ne nous laisserons pas voler notre victoire", répètent les pro-Ping...: les risques de troubles urbains sont réels dès l'annonce des résultats, puisque les deux camps revendiquent déjà la victoire. "Je suis élu", a lancé dimanche Jean Ping, alors que le président-candidat attend "sereinement" les résultats. Son porte-parole a cependant affirmé dès samedi soir qu'"Ali Bongo est en tête avec une avance qui ne peut plus s'inverser". Habitués à la paix civile, les Gabonais n'ont pas oublié qu'en 2009, des violences post-électorales avaient éclaté à Port-Gentil la capitale économique (morts, pillages, couvre-feu, consultat de France incendié...). Persuadés de la victoire de Jean Ping, ses partisans préviennent qu'ils n'accepteront pas d'autre verdict: "Les esprits sont déjà surchauffés. Tous ces jeunes ne se laisseront pas faire", prévient un proche de Ping."Nous savons que des violences se préparent dans certains quartiers", avant le vote une source gouvernementale, affirmant avoir identifié les meneurs.

  • JO 2016 : l'Algérien Larbi Bouraada établit un record d'Afrique au décathlon
    APA, 19/08/2016 18h06
    L’athlète algérien Larbi Bouraada (28 ans) a établi, dans la nuit de jeudi à vendredi, un nouveau record d’Afrique du décathlon, le portant à 8521 points, à l’issue des épreuves de cette spécialité aux Jeux olympiques de Rio. Il détenait le précédent record (8461 pts) qu’il avait établi, il y a un an aux Mondiaux de Pékin. Malgré cette performance, l’Algérien se contente de la 4ème place, derrière le champion et recordman du monde, l’Américain Ashton Eaton. Le Français Kevin Mayer (2e) et le Canadien Damien Warner (3e) complètent le podium.


  • Libye : une dizaine de soldats loyaux tués dans deux attentats
    APA, 19/08/2016 18h03
    Une dizaine de soldats de l’armée loyale au gouvernement d'union nationale en Libye ont été tués jeudi dans deux attentats suicide à la voiture piégée à l'ouest de Syrte, a-t-on appris de sources concordantes à Tripoli. Les deux attentats qui ont également fait une vingtaine de blessés parmi les forces gouvernementales ont été attribués au groupe Etat islamique (DAECH). Ils ont eu lieu dans une zone située à l'ouest de Syrte (450 kilomètres à l'est de Tripoli).


  • L'ONU suspend son aide après une rare attaque de convoi humanitaire
    AFP, 29/07/2016 15h03
    Un convoi humanitaire des Nations unies a été attaqué jeudi dans le nord-est du Nigeria, région en proie aux violences du groupe jihadiste Boko Haram, faisant plusieurs blessés, ont rapporté vendredi l'armée nigériane et l'Unicef. C'est la première fois qu'un convoi humanitaire international est attaqué depuis le début de l'insurrection de Boko Haram dans cette zone. Selon l'Unicef, l'ONU a suspendu temporairement ses missions d'assistance dans la zone, commencées de manière effective seulement depuis le 23 juillet. "Le convoi était sur la route entre Bama et Maiduguri, dans l'Etat du Borno, revenant d'une mission d'assistance pour des personnes qui en ont un immense besoin", a indiqué le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué. "Des assaillants non identifiés ont attaqué le convoi qui comportait des employés de l'Unicef, de l'Unfpa (Fonds des Nations unies pour la population) et de l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations)", précise le communiqué. L'armée nigériane a confirmé l'incident, accusant des membres présumés de Boko Haram d'être derrière l'attaque. "Des troupes qui escortaient les employés des organisations humanitaires ont été prises dans une embuscade perpétrée par des membres présumés de Boko Haram qui se cachent dans le village de Meleri, à quelques kilomètres de Kawuri", a indiqué le porte-parole de l'armée nigériane, Sani Usman, dans un communiqué. Un employé de l'Unicef et un contractuel de l'OIM ont été blessés et sont actuellement soignés dans un hôpital de la région. Deux soldats ont également été blessés dans cette attaque, a précisé l'armée. L'Unicef effectuait une mission dans cette région reculée du nord-est du Nigeria, où le conflit a provoqué une grave crise humanitaire et alimentaire. "Ce n'est pas seulement une attaque contre des travailleurs humanitaires. C'est une attaque contre les gens qui ont cruellement besoin de l'aide que les humanitaires viennent leur apporter", souligne le communiqué.

  • Présidentielle au Gabon: l'UE appelle à "tout faire" pour éviter les violences
    AFP, 29/07/2016 14h58
    La représentante de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne au Gabon a appelé jeudi à "tout faire" pour "éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation", dans un climat tendu à l'approche de la présidentielle du 27 août. L'observatrice en chef, la Bulgare Mariya Gabriel, a demandé aux autorités gabonaises ainsi qu'aux partis d'opposition "de tout faire afin d’éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation", soulignant qu'il "en va de leur responsabilité commune", lors d'une conférence de presse pour le lancement de la mission européenne au Gabon. "Les récents incidents qui ont donné lieu à des actes de violences sont inquiétants. La campagne électorale doit se faire dans un environnement apaisé ou les libertés fondamentales -la liberté d’expression, d’association et de rassemblement- sont pleinement respectées", a ajouté la députée européenne. "Dans ce contexte, les forces de l’ordre se doivent aussi d’agir avec retenue", a-t-elle souligné. Mme Gabriel a par ailleurs demandé aux autorités "de garantir la transparence du processus électoral à tous les niveaux, qui est la clé afin que tout le monde accepte les résultats finaux de l'élection". Vingt-deux observateurs européens vont être déployés dans les jours qui viennent dans les neuf provinces du pays et plus d’une cinquantaine au total pendant le scrutin. Cette mission intervient "à l'invitation du gouvernement gabonais". Ils auront accès "à toutes les étapes le jour du scrutin", notamment l’ouverture des bureaux de vote, le vote lui-même, et le dépouillement des résultats, a précisé la cheffe de la mission d'observation. A moins d'un mois du scrutin, pouvoir et opposition multiplient les escarmouches, laissant craindre une campagne tendue dans ce pays réputé calme de 1,8 million d'habitants. La Cour constitutionnelle du Gabon vient de rejeter les recours introduits par trois opposants contre la candidature à la présidentielle du chef de l'Etat sortant Ali Bongo Ondimba, qu'ils accusent inéligibilité. Par ailleurs, un collectif d'avocats a dénoncé une nouvelle fois jeudi "la détention arbitraire" à la prison centrale de plusieurs syndicalistes arrêtés le 9 juillet en marge d'un meeting pro-Bongo et réclamé leur libération.

  • Libye: un quartier de Benghazi repris aux jihadistes
    AFP, 29/07/2016 14h54
    Les forces des autorités libyennes non reconnues ont repris jeudi aux jihadistes un quartier de Benghazi, la deuxième ville de Libye, après trois jours de combats qui ont fait six morts dans leurs rangs, selon une source militaire. "Nous avons pris le contrôle total d’al-Gawarcha mercredi et nous avons renforcé nos positions dans (ce quartier)", a déclaré jeudi à l’AFP Khalifa al-Obeidi, chef du centre de presse du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL). "Nous poursuivons à présent les terroristes qui se sont retranchés à un kilomètres à l’est (...) d’al-Gawarcha dans les bâtiments du Centre des sourds-muets", a précisé M. al-Obeidi. "Nous savons qu’il y a des commandants (du groupe jihadistes) à l’intérieur du centre", a-t-il ajouté. Les forces loyales au général Haftar ont perdu six officiers lors de cette offensive lancée mardi pour reprendre ce quartier situé dans la banlieue ouest de Benghazi. Quatre d’entre eux, membres des Forces spéciales, ont été tués dans l’explosion d’une mine antipersonnel.
    Au bout de trois jours de combats, les forces sous le commandement du général controversé Khalifa Haftar, chef proclamé de l'ANL, sont entrées dans le quartier d'al-Gawarcha où est apparu pour la première fois début 2013 le groupe jihadiste libyen Ansar al-Charia et d’autres groupes dont le groupe jihadiste radical Etat islamique (EI). Mercredi soir, le centre de presse du commandement de l’ANL avait annoncé "le contrôle du barrage de sécurité à 10 km à l’ouest du centre de Benghazi" dans ce quartier où aucun politique, militaire, journaliste ou organisation de la société civile ne pouvait entrer. Les forces du général Haftar combattent depuis plus de deux ans à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) des groupes islamistes dont l'EI, également combattue par les forces pro-GNA dans son fief de Syrte (450 km à l'est de Tripoli). Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des jihadistes de l'EI. "Nous leur avons asséné un coup dur. C’est une grande victoire", a indiqué al-Obeidi.


  • Soudan du Sud: des Casques bleus accusés d'avoir laisser commettre des viols
    AFP, 28/07/2016 11h07
    Les Nations unies ont recensé au moins 120 cas de viols depuis un récent regain de violence au Soudan du Sud et enquêtent sur des accusations selon lesquelles des Casques bleus n'ont rien fait pour les empêcher. "Nous prenons très au sérieux les allégations selon lesquelles des Casques bleus n'ont pas aidé des personnes en danger", a indiqué le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq. "Il y aura de graves conséquences s'ils ont failli à leur mission", a-t-il ajouté. Selon des informations de presse, des Casques bleus népalais et chinois ont été témoins d'une attaque contre une femme par des soldats sud-soudanais près d'une base de l'ONU mais ne sont pas intervenus malgré les appels à l'aide de la victime. Le commandement de la Mission de l'ONU au Soudan du sud (Minuss) a ouvert une enquête, a indiqué le porte-parole. Il a cité des informations sur des violences sexuelles exercées par des soldats sud-soudanais en uniforme, dont des viols en réunion, contre des civils près d'une base de l'ONU à Juba et dans d'autres secteurs de la capitale. Certaines des victimes étaient mineures, a-t-il précisé.

  • Arrivée à Bamako du chef jihadiste arrêté dans le centre du Mali
    AFP, 28/07/2016 10h27
    Le chef d'une unité du groupe jihadiste malien Ansar Dine arrêté mardi dans le centre du Mali, où opère son organisation, a été transféré dans la capitale Bamako, où il doit être entendu par la police judiciaire, a indiqué mercredi une source sécuritaire malienne. Mahmoud Barry dit Abou Yehiya, chef d'Ansar Dine du Macina, une unité combattante du groupe jihadiste malien Ansar Dine, a été arrêté mardi après-midi par les forces spéciales de la Sécurité d'Etat (SE, service du renseignement) entre les localités de Nampala et Dogofri, dans la région de Ségou (centre), d'après plusieurs sources au sein de la SE. Il "est arrivé sous bonne escorte depuis hier (mardi) soir à Bamako", a affirmé mercredi un officier de la SE. Son audition est prévue dans les prochaines heures. "Nous avons chez nous des officiers de police judiciaire pour commencer le circuit judiciaire", a ajouté ce responsable. Sur une photo rendue publique mercredi par la SE, Mahmoud Barry apparaît vêtu d'une tunique blanche à col rond avec bandes noires, chaussé de sandales. De teint clair, il a une fine moustache, la barbe et les cheveux courts. D'après des sources au sein de la SE, Mahmoud Barry, un Malien, a participé à plusieurs attaques contre les positions des forces maliennes depuis 2015. L'une d'elles a précisé qu'il "a très probablement" participé à l'attaque contre l'armée malienne à Nampala, le 19 juillet, fatale à 17 soldats, selon un bilan du gouvernement, qui avait dénoncé une "action terroriste coordonnée" et annoncé une opération de traque des assaillants. L'attaque a été revendiquée par deux groupes armés, un mouvement armé peul révélé en juin et Ansar Dine. Ce dernier fait partie des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013. Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de ces régions par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

  • RDC: l'opposant historique Tshisekedi atterrit à Kinshasa après deux ans d'absence
    AFP, 27/07/2016 18h33
    L'avion transportant l'opposant historique congolais Étienne Tshisekedi a atterri mercredi à l'aéroport de Ndjili, dans l'est de Kinshasa, où l'attendaient plusieurs milliers de ses partisans, dans un climat politique tendu lié aux incertitudes entourant la prochaine présidentielle. Le jet privé, en provenance de Belgique, a atterri peu après 14h00 locales (13H00 GMT). Une dizaine de cadres de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et des responsables du "Rassemblement", la plateforme d'opposition nouvellement créée en Belgique, attendaient au bas de la passerelle, selon ces journalistes. M. Tshisekedi "vient prendre la commande des opérations afin de nous amener à l'alternance qu'attendent les Congolais depuis des décennies", a lancé Bruno Tshibala, secrétaire général de l'UDPS, quelques instants avant l'atterrissage de l'avion de l'opposant. Agé de 83 ans, M. Tshisekedi est encore très populaire à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Son retour, maintes fois annoncé, avait jusqu'à présent toujours été reporté.

  • Un chef jihadiste arrêté dans le centre du Mali
    AFP, 27/07/2016 10h22
    Le chef d'une unité du groupe jihadiste malien Ansar Dine opérant dans le centre du Mali a été arrêté mardi par les forces spéciales maliennes près de Nampala (centre), où 17 soldats maliens ont péri récemment dans une attaque, selon des sources de sécurité. "Nos forces spéciales ont capturé aujourd'hui (mardi) vers 16H00 (locale et GMT) Mahmoud Barry, alias Abou Yehiya", qui est un des plus hauts dirigeants" d'Ansar Dine Macina, a affirmé un officier de la Sécurité d'Etat (SE, renseignement) dans la nuit de mardi à mercredi. L'information a été confirmée par plusieurs sources de sécurité, précisant que l'intéressé, de nationalité malienne, est "l'émir" de la katiba (unité combattante) Ansar Dine du Macina. Il était en cours de transfèrement vers Bamako, la capitale, ont indiqué ces sources. Il "est entre les mains de nos hommes qui sont en train de s'organiser pour l'amener à Bamako où il sera entendu", "il a pris part à plusieurs attaques contre les positions des FAMa (Forces armées maliennes) entre 2015 et maintenant", a ajouté l'officier de la SE. Selon une autre source de sécurité malienne, son arrestation s'est déroulée "entre les localités de Nampala et de Dogofri", dans la région de Ségou (centre). De même source, "Abou Yehiya a très probablement" participé à l'attaque contre l'armée malienne à Nampala, le 19 juillet, qui a fait 17 morts et 35 blessés parmi les soldats, selon un bilan officiel. "Depuis plusieurs jours, les forces spéciales des services du renseignement du Mali étaient à la recherche de l'individu dans la zone", a-t-elle précisé.

  • Sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Cemac samedi prochain à Malabo
    APA, 26/07/2016 15h21
    Une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se tiendra le 30 juillet 2016 à Malabo, a appris lundi APA de source officielle. Ce sommet se tient sur convocation du président en exercice, le Président de la République de la Guinée Equatoriale, Obiang Nguema Mbasogo. Le communiqué signé par le directeur de la communication de la Commission de la CEMAC, David Yingra, et dont APA a reçu une copie, précise que « plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session ». Il s’agit notamment l’accompagnement du relèvement politique et économique de la République Centrafricain et l’état des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre la configuration Afrique Centrale et l’Union européenne. Egalement au menu des échanges des dirigeants de la CEMAC, la conjoncture économique et financière à laquelle fait face les Etats de la sous région.

  • Somalie: 13 tués dans un double attentat des shebab à Mogadiscio
    AFP, 26/07/2016 15h02
    Au moins 13 personnes ont été tuées mardi près de l'aéroport de Mogadiscio dans un double attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab, démontrant une nouvelle fois la capacité de nuisance du groupe affilié à Al-Qaïda au cœur de la capitale somalienne. "Au moins 13 personnes ont été tuées dans deux explosions. Un des véhicules a explosé près d'un poste de contrôle et un autre près d'un bâtiment de l'ONU", a annoncé un responsable de la police, Bishaar Abdi Gedi. "Les forces de sécurité ont réussi à intercepter les assaillants et à repousser l'attaque", a-t-il ajouté. Des tirs ont suivi les deux explosions qui ont eu lieu aux abords de locaux de l'ONU et de la force de l'Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), mais ont ensuite cessé, selon un journaliste de l'AFP sur place. Les militants islamistes radicaux shebab ont revendiqué cette nouvelle attaque dans la capitale somalienne. "Les deux explosions ont été menées par deux courageux kamikazes moudjahidines, qui ont ciblé deux endroits différents où les prétendus soldats de maintien de la paix sont basés", ont indiqué les shebab dans un communiqué.

  • A Nouakchott, la Ligue arabe condamne les interventions de l'Iran dans ses pays membres
    AFP, 26/07/2016 13h01
    La Ligue arabe a condamné lundi les interventions de l'Iran de l'Iran dans les affaires intérieures de ses pays membres lors d'un sommet d'une demi-journée à Nouakchott, qualifié par le président mauritanien de "succès". Le sommet, initialement prévu sur deux jours puis ramené à la seule journée de lundi, s'était ouvert en fin de matinée, en présence de sept chefs d'Etats des 22 membres: les émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, du Soudan, des Comores et de Djibouti autour de leur hôte mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, désigné président en exercice de l'organisation pour un an. Quatorze autres membres - dont les poids lourds saoudien et égyptien - étaient représentés à la rencontre, le siège de la Syrie est resté vide. Le sommet s'est déroulé en présence du Tchadien Idriss Deby Itno, invité en tant que président en exercice de l'Union africaine (UA) et du groupe dit G5 Sahel. Dans sa déclaration finale, le sommet de Nouakchott a condamné les interventions de l'Iran dans les affaires intérieures des pays arabes - allusion aux différends entre Téhéran et l'Arabie saoudite, exacerbés par l'exécution par Ryad, en janvier, d'un chef religieux chiite - et les incursions de la Turquie dans le Kurdistan irakien. Certains diplomates avaient exprimés des craintes quant à des divergences sur ce sujet, comme lors de la réunion, vendredi, des ministres des Affaires étrangères en prélude du sommet, en évoquant un refus de l'Irak de soutenir cette position. Finalement, a affirmé une source au sein de l'organisation, les dirigeants ont réussi à convaincre l'Irak de ne pas s'y opposer. En revanche, la motion contre les incursions turques dans le Kurdistan irakien n'a pas figuré dans le texte final du sommet en raison de l'opposition de quatre pays arabes dont le Qatar et l'Arabie saoudite, a-t-on indiqué.



  • RDC: deux morts dans des heurts à Kisangani
    AFP, 26/07/2016 12h28
    Deux personnes ont été tuées lundi lors de heurts entre les forces de l'ordre et des manifestants à Kisangani, importante ville du nord-est de la République démocratique du Congo, selon des sources locales. "J'ai vu les corps de deux manifestants tués par balle", a déclaré une source ecclésiastique sous le couvert de l'anonymat. Un officier de la police a aussi confirmé, "la mort de deux civils", sans autres précisions. Les manifestants répondaient à l'appel de l'Association des motocyclistes qui avait prévu lundi l'opération "Kisangani sans moto" afin de protester contre les arrestations arbitraires et autres "tracasseries" policières. Selon des habitants, un déferlement de jeunes a été constaté tôt lundi matin dans les artères de Kisangani, capitale de la province de la Tshopo et troisième ville de la RDC. Ces derniers "ont barricadé les rues dans tous les sens", selon un correspondant de l'AFP, ajoutant qu'un poste de police dénommé "PK6", sur la route de l'aéroport, a été mis à sac. Pour acheminer les voyageurs à l'aéroport, la garde présidentielle a organisé plusieurs convois afin de franchir les barrières érigées par des manifestants. Une grande affiche du tour cycliste du Congo frappée de l'effigie du président Joseph Kabila qui flottait au rond-point "6 kilomètres" a été déchirée. "Des motards ont tenté de marcher aujourd'hui, mais pour le moment, la ville est entièrement sous contrôle, tout est calme", a expliqué à l'AFP le gouverneur de la province de la Tshopo, Jean Tokole, refusant d'avancer un bilan de ces heurts. "Nous n'avons pas appelé à barricader les routes ou à des casses", a déploré de son côté Soleil Basomboli, président de cette association représentant des taxi-motos, dénonçant "une main inconnue" qui a récupéré cette manifestation, sans toutefois la nommer. La situation politique est tendue en RDC, à mesure qu'approche la fin du mandat du président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter.

  • Soudan du Sud: Taban Deng Gai nommé vice-président à la place de Riek Machar
    AFP, 26/07/2016 12h21
    Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a annoncé lundi avoir nommé Taban Deng Gai comme vice-président, en lieu et place de son grand rival Riek Machar, qui a fui la capitale Juba après les violents combats de début juillet. "En tenant compte des recommandations des hauts dirigeants du SPLM/SPLA-IO (ex-rébellion, ndlr), pour la nomination du successeur du Premier vice-président de la République du Soudan du Sud, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés (...), je publie ce décret républicain ordonnant la nomination de Taban Deng", a annoncé le président Kiir, selon un décret lu à la radio nationale. Taban Deng, actuel ministre des Mines dans le gouvernement d'union nationale, avait été désigné samedi par une partie des responsables de l'ex-rébellion pour occuper les fonctions de vice-président, si Riek Machar ne revenait pas à Juba.

  • Nigeria: les rebelles démentent négocier la sécurité des installations pétrolières
    AFP, 22/07/2016 17h21
    Les rebelles du groupe des Vengeurs du Delta du Niger (NDA) ont démenti vendredi avoir engagé des pourparlers avec le gouvernement nigérian pour mettre fin à leurs attaques d'installations pétrolières. Le président Muhammadu Buhari avait affirmé jeudi que son administration était en discussion avec les NDA, dont les sabotages dans le sud ont miné le secteur pétrolier, principale source de revenus du Nigeria. Le gouvernement "est en pourparlers avec les militants des Vengeurs du Delta du Niger par le biais d'entreprises pétrolières et des forces de sécurité, afin de trouver une solution à l'insécurité dans la région", avait déclaré le président Buhari. Une information rapidement démentie par les rebelles qui ont affirmé sur leur site web que "la vérité est que nous ne sommes informés d'aucun pourparlers de paix". "S'il y a bien des pourparlers de paix, cela signifie que le président parle à ses mercenaires qui servent à perturber la lutte authentique des militants", ajoute le message. Les NDA, qui ont déjà nié dans le passé être en discussion avec les autorités nigérianes, font référence à des soldats de l'armée nigériane qu'ils accusent de commettre aussi des sabotages dans le delta pétrolier du Niger. "Si nous devons engager des pourparlers de paix, nous avons souligné que la communauté internationale doit en faire partie", souligne leur communiqué. "Le président connait nos exigences. Ils doivent cesser de tromper les compagnies pétrolières internationales, l'opinion publique et la communauté internationale", concluent les NDA. Le groupe a revendiqué la plupart des attaques perpétrées depuis février contre la compagnie pétrolière nationale NNPC, ainsi que les groupes étrangers Shell, Chevron et Eni. La recrudescence de ces violences a été provoquée par une série de facteurs, dont la pauvreté des populations locales et l'annonce de la fin d'une amnistie accordée par le gouvernement aux militants actifs dans les années 2000. Les Vengeurs, comme d'autres rebelles nigérians avant eux, réclament une meilleure redistribution des revenus pétroliers et une plus grande autonomie politique. Ils revendiquent en plus l'auto-détermination du Delta du Niger, principale zone pétrolifère du premier producteur d'Afrique. Leurs opérations ont entraîné une forte réduction de la production pétrolière du Nigeria, déjà frappée par la chute des cours du brut.

  • Regain de violences meurtrières dans le centre et le nord du Mali
    AFP, 22/07/2016 09h49
    Alors que le Mali rendait jeudi hommage à 17 de ses soldats tués à Nampala (centre) dans une des récentes attaques dans la zone, des combats ont opposé à Kidal (nord) un groupe pro-gouvernemental et l'ex-rébellion, marquant un regain de violences dans ce pays instable. Selon des habitants, les combats, qui ont cessé tard jeudi soir, avaient éclaté vers 16H30 (locales et GMT) à Kidal, où cohabitaient sans heurts depuis février la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et la Plateforme (coalition pro-gouvernementale).
    Les violences impliquent des membres du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), de la Plateforme, et des hommes du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), de la CMA. Jeudi peu avant 23H00 locales, un responsable de la CMA, Almou Ag Mohamed, a parlé de "beaucoup morts" dans le camp adverse et de trois ex-rebelles tués. Un habitant a de son côté parlé de 10 morts "du côté du Gatia" et cinq "côté CMA". Aucun responsable du Gatia n'a pu être joint jusqu'à jeudi dans la nuit. Les "combats violents" ont été confirmés dans un communiqué par la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), présente à Kidal, qui n'identifie cependant pas précisément les mouvements concernés, indiquant simplement que tous sont signataires en mai-juin 2015 d'un accord de paix avec Bamako. "Des armes lourdes, y compris des mortiers, ont été utilisées lors des confrontations", affirme la Minusma, appelant leurs responsables "à mettre fin immédiatement aux hostilités", sans indication de bilan ou de la cause des violences.
    Selon un élu local, c'est une querelle de pouvoir entre tribus touareg rivales qui a mis le feu aux poudres. Cette communauté - minoritaire au Mali mais très présente dans la région de Kidal - est représentée dans les deux camps qui se sont affrontés dans le passé puis ont enterré la hache de guerre par un "pacte d'honneur" conclu au dernier trimestre de 2015. Les combats sont liés à "un problème de leadership entre la tribu touareg des Imghad et celle des Ifoghas pour le contrôle de Kidal", a dit cet élu, sans plus de détails. D'après une source à la Minusma à Kidal, plusieurs civils ont quitté leurs domiciles pour se réfugier dans le camp de l'ONU dans la nuit de jeudi.


  • Nord du Mali: combats à Kidal entre des ex-rebelles et pro-régime
    AFP, 22/07/2016 09h40
    De violents combats étaient en cours jeudi en fin de journée à Kidal entre un groupe armé pro-gouvernemental et des ex-rebelles à dominante touareg cohabitant depuis février dans cette ville de l'extrême nord du Mali, ont affirmé à deux élus locaux et un habitant. Les affrontements opposent des membres du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une des principales composantes de la coalition de l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, à des membres du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), de la coalition de mouvements armés soutenant Bamako, ont expliqué ces sources jointes par téléphone depuis Ségou (centre). "Des combats de rue se déroulent actuellement entre le Gatia et le HCUA. Ce sont de violents combats de rue", a déclaré un des élus locaux. "Tous les civils sont chez eux. Ca tire de partout à l'arme lourde, surtout dans le centre-ville", les affrontements se déroulent "entre le HCUA et le Gatia", a aussi affirmé l'habitant. Un second élu de Kidal présent dans la ville a confirmé les combats précisant qu'ils sont liés à "un problème de leadership entre la tribu touareg des Imghad et celle des Ifoghas pour le contrôle de Kidal". Les affrontements "sont très violents", a-t-il ajouté.

  • Côte d'Ivoire: le journaliste Kieffer "exécuté" sous les ordres de Simone Gbagbo, affirme un témoin
    AFP, 21/07/2016 13h45
    Le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, porté disparu en 2004 à Abidjan, a été "exécuté, son corps incinéré" sous les ordres de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, a affirmé mercredi devant la justice un ex-chef de milice, disant citer les propos d'un de ses chefs. Moïse Metchro Harolde Metch, dit "commandant Hôtel ou Colonel H", "chef du Groupement des patriotes pour la paix (GPP)", une des nombreuses milices qui sévissaient en Côte d'Ivoire sous l'ex-président Laurent Gbagbo de 2000 à 2011, s'exprimait mercredi à Abidjan lors du procès pour crimes contre l'humanité de Simone Gbagbo.
    "Kieffer a été exécuté par le commandant Anselme Séka Yapo, dit Séka Séka, sous les ordres de Simone Gbagbo", dont il était le chef de la sécurité rapprochée, a affirmé à la barre l'ex-chef de milice. "Son corps a été incinéré pour ne pas laisser de traces", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il rapportait une conversation d'un de ses chefs. "Vous avez rapporté des faits qu'aurait déclaré quelqu'un d'autre, est-cela?", lui a demandé mercredi à l'audience un des avocats de Mme Gbagbo, Me Ange Rodrigue Dadje. "Oui", a répondu le témoin, précisant toutefois "n'avoir pas eu la confirmation de la participation directe" de son informateur à l'opération. Le journaliste indépendant Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo. Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations financières, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. Le 21 juin, Mme Gbagbo avait demandé que progresse l'enquête sur la disparition du journaliste. "On m'accuse, on me salit (...) Que l'enquête concernant cette affaire aille à son terme!", avait lancé Mme Gbagbo, qui a déjà été entendue par la justice française dans cette affaire. La cour d'assises d'Abidjan juge depuis le 31 mai l'ex-Première dame ivoirienne, 67 ans, pour crimes contre l'humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois. Mme Gbagbo comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée l'an dernier.


  • Israël renoue avec la Guinée après 49 ans de brouille
    AFP, 21/07/2016 13h31
    Israël a annoncé mercredi avoir restauré ses relations diplomatiques avec la Guinée, 49 ans après que ce pays d'Afrique de l'ouest eut rompu ses relations avec l'Etat hébreu dans la foulée de la guerre des Six Jours en 1967. "Je suis heureux d'annoncer que nous venons juste de signer une déclaration conjointe sur la reprise des relations diplomatiques entre la République de Guinée et l'Etat d'Israël", a indiqué dans un communiqué le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Dore Gold, qui a rencontré à Paris un haut responsable guinéen, Ibrahim Khalil Kaba. L'annonce intervient peu de temps après une tournée historique du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en Afrique, qui a permis de resserrer les liens politiques et économiques avec un continent longtemps mal disposé à l'égard d'Israël. "Israël revient en Afrique", a répété M. Netanyahu lors de ses quatre jours de tournée début juillet. "Dans les jours à venir, je pense qu'un autre pays" s'ajoutera à la Guinée, a prédit mercredi M. Netanyahu sans donner davantage de détails.

  • Gambie: le chef de l'opposition condamné à trois ans de prison ferme
    AFP, 21/07/2016 13h27
    Le chef du principal parti d'opposition en Gambie, Ousainou Darboe, et 17 co-accusés ont été condamnés mercredi à trois ans de prison ferme pour plusieurs chefs d'inculpation, dont celui d'avoir manifesté illégalement, a annoncé le tribunal qui les a jugés. M. Darboe, chef du Parti démocratique uni (UDP) et les autres prévenus ont comparu devant la Haute cour de Banjul, qui a acquitté un homme. Tous étaient visés par plusieurs chefs d'inculpation, dont rassemblement illégal, incitation à la violence et complot. Tous avaient plaidé non coupable. Ils avaient été arrêtés après des manifestations organisées en avril, d'abord pour réclamer des réformes politiques puis pour protester contre le décès en détention d'un responsable de l'UDP. "Je vous déclare coupable de tous les chefs d'accusation" à l'exception d'un seul, celui d'"incitation à la violence", "qui a été abandonné", selon la décision de la cour lue par un juge. Le verdict a été accueilli par des cris et pleurs de membres de familles des prévenus et sympathisants de l'opposition présents à l'extérieur de la salle d'audience. Parmi les condamnés figure Fanta Darboe Jawara, 45 ans, une Gambienne naturalisée américaine, qui habite dans le Maryland (est des Etats-Unis). Selon ses proches, elle a été arrêté alors qu'elle attendait un taxi après une des manifestations. Tous ceux reconnus coupables ont été reconduits sous escorte à la prison principale de Banjul, Mile Two. Cette condamnation intervient à moins de cinq mois de l'élection présidentielle gambienne prévue le 1er décembre, un scrutin à tour unique auquel est candidat le chef de l'Etat Yahya Jammeh. Peu après l'annonce du verdict, l'organisation Amnesty International a demandé à la libération "immédiate et inconditionnelle" des prisonniers dans un message électronique à l'AFP à Dakar. "Ousainou Darboe et les autres opposants (détenus) n'auraient jamais dû être arrêtés, et encore moins traduits en justice. Amnesty considère comme des prisonniers d'opinion toutes les personnes détenues pour avoir manifesté pacifiquement" en Gambie, a déclaré le directeur adjoint de l'ONG pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Stephen Cockburn. "A moins de cinq mois de la présidentielle, les autorités gambiennes devraient prendre des mesures urgentes pour que les gens qui veulent s'exprimer puissent le faire sans crainte de représailles. Et si elles ne le font pas, la communauté internationale ne devrait pas regarder faire", a ajouté M. Cockburn. M. Darboe et ses 17 co-prévenus font partie de plusieurs dizaines de militants et sympathisants de l'opposition arrêtés sur plusieurs jours, puis inculpés en lien avec les manifestations organisées les 14 et 16 avril en Gambie. La manifestation du 14 avril visait à réclamer des réformes politiques. Elle a été suivie par l'arrestation de plusieurs opposants, dont Solo Sandeng, secrétaire national à l'organisation de l'UDP, décédé en détention selon son parti et Amnesty. Le 16 avril, les opposants sont de nouveaux sortis dans la rue pour dénoncer le décès en détention de Solo Sandeng. La manifestation a été réprimée et s'est soldée par de nouvelles arrestations, incluant le chef de l'UDP Ousainou Darboe.

  • L'UA propose l'envoi d'une brigade d'intervention au Soudan du Sud
    AFP, 19/07/2016 10h22
    Les chefs d’Etat africains réunis au 27e sommet de l’Union africaine (UA) à Kigali se sont prononcés lundi en faveur de l'envoi d'une "force régionale de protection" au Soudan du Sud avec un mandat plus robuste que l'actuelle mission des Nations unies sur place. La capitale du Soudan du Sud a été le théâtre de combats meurtriers entre les troupes du président Salva Kiir et les forces loyales au vice-président, l'ex-rebelle Riek Machar. Ces combats, qui ont fait au minimum 300 morts et plusieurs dizaines de milliers de déplacés, ont mis en péril un fragile accord de paix conclu en août 2015 pour mettre un terme à une guerre civile débutée fin 2013, deux ans et demi après l'accession à l'indépendance du pays. "L'ONU n'a pas le mandat pour imposer la paix (...) Les troupes africaines sont prêtes à s'engager dans des situations très difficiles (...) C’est notre responsabilité", a expliqué à la presse à Kigali le Commissaire à la Paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui. La force de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), forte de 12.000 hommes, a été critiquée pour ne pas avoir réussi à endiguer les derniers combats à Juba et échoué à protéger les populations civiles prises au piège. M. Chergui a ajouté que la brigade africaine d'intervention, dont la création devra être approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU, s'inspirait de celle déployée dans l'est de la République démocratique du Congo depuis 2013. Forte de 3.000 Sud-Africains, Tanzaniens et Malawites, celle-ci, intégrée à la mission de l'ONU, a activement participé à la défaite en novembre 2013 de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).

  • Nigeria: 249 personnes suspectées de liens avec Boko Haram blanchies, l'armée leur donne 10 dollars
    AFP, 18/07/2016 18h20
    Près de 250 prisonniers détenus par les autorités nigérianes pour des liens présumés avec le groupe jihadiste Boko Haram, ont été libérés après avoir été blanchis, et ont reçu dix dollars de la part de l'armée, a annoncé lundi l'armée nigériane. "Hier (dimanche), 249 personnes suspectées d'être des terroristes de Boko Haram ou leurs complices ont été blanchies et libérées (...) après approbation du chef de l'armée", qui était en visite à Maiduguri, fief historique de Boko Haram, a précisé le porte-parole de l'armée, Sani Usman. Dans un communiqué, le porte-parole a indiqué que parmi les personnes libérées figuraient 169 hommes, 46 femmes et 34 enfants, sans préciser combien de temps elles avaient passé en prison. "Chaque personne s'est vue remettre 3.000 nairas" (10,4 dollars), a ajouté le porte-parole. Les 249 personnes ont été remises aux autorités de l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, qui a été ces dernières années l'épicentre des violences des rebelles islamistes de Boko Haram. Après leur libération, il leur a été conseillé de "respecter la loi" et de "vaquer à leurs occupations", a indiqué le porte-parole de l'armée.

  • Présidentielle à Sao Tomé : victoire du parti au pouvoir dès le premier tour
    AFP, 18/07/2016 10h23
    Les électeurs de Sao Tomé et Principe ont élu dimanche dès le premier tour le candidat du parti au pouvoir à la présidence de la République, avec pour enjeu la lutte contre la pauvreté qui mine le petit archipel d'Afrique centrale. Evaristo Carvalho, candidat soutenu par le parti du Premier ministre Patrice Trovoada, a obtenu 50,1% des voix (34.629 suffrages) contre 24,8% (17.121) pour le président sortant Manuel Pinto da Costa et 24,8% (16.638) pour la troisième candidate, Maria das Neves, a indiqué la Commission électorale nationale (Cen) dans la nuit de dimanche à lundi. Le tribunal constitutionnel doit encore valider ces résultats, a précisé la Cen. Sous réserve de cette procédure juridique, cette victoire permet au charismatique Premier ministre Patrice Trovoada de gagner son pari : mettre fin au partage du pouvoir et gouverner avec un président de son parti, l’Action démocratique indépendante (ADI), déjà vainqueur des élections législatives en 2014. Comme dans l'ancienne colonie portugaise, le président arbitre mais ne gouverne pas dans ce petit pays indépendant depuis 1975. "Nous voulons commencer une nouvelle étape de stabilité, de travail et de progrès pour le peuple de Sao Tomé", a commenté dans la nuit le Premier ministre Patrice Trovoada, fils de l’ex-président Miguel Trovoada qui a longtemps vécu en exil à Paris. Au total plus de 60% des 111.222 inscrits ont participé au scrutin qui s’est déroulé dans la "sérénité" selon la mission d’observation de l’Union africaine (UA). Le vote marque la défaite et sans doute la fin de la carrière du président sortant, Manuel Pinto da Costa, 79 ans dans quelques jours, qui postulait pour un nouveau mandat de cinq ans.

  • RDC: 15 ans de prison ferme pour deux militants d'opposition condamnés après une bagarre
    AFP, 18/07/2016 10h16
    Deux militants d’un parti opposé à la prolongation du mandat du président congolais Joseph Kabila ont été condamnés à quinze ans de prison par un tribunal de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, à la suite d'une bagarre, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. "Olivier Kabala et Eustache Mutombo ont été condamnés à 15 ans d’emprisonnement par le tribunal de grande instance de Lubumbashi", a déclaré leur défenseur commis d'office, Alexandre Ngoy. Les deux hommes ont été arrêtés et incarcérés à la prison de Lubumbashi. Lors de cette audience pourtant publique, aucun média - excepté la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), télévision publique - n’a été autorisé à accéder à la salle. Olivier Kabala et Eustache Mutombo sont membres de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l'opposant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique de la région du Katanga (sud-est). Samedi à la mi-journée, une rixe avait opposé les deux hommes à leurs anciens camarades du parti, restés à la majorité, alors que les deux tendances se disputaient le contrôle de la gestion d’un parking de taxi-motos de la commune de Kenya, fief de l’opposant Kumwanza. "Lors de cette bataille rangée entre les deux factions, on a enregistré des blessés légers. Il n'y a pas eu de blessés graves, ni de personnes tuées", a indiqué un officier de police ayant requis l'anonymat. MM. Kabala et Mutombo ont été jugés dans la foulée dans la nuit de samedi à dimanche, et condamnés pour "tentative de meurtre", selon le greffe du tribunal. L'Unafec est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l'opposition au président Joseph Kabila en septembre dernier et qui soutient la candidature de l’opposant Moïse Katumbi. "C’est un procès boutiqué et hautement politique", a réagi M. Ngoy, trouvant "suspect" que ses clients se soient retrouvés au tribunal "seuls au box des accusés". Selon lui, "les prévenus encouraient une peine de six mois maximum". Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC en raison de l'incertitude liée au très probable report de l'élection présidentielle censée se tenir fin novembre. Jeudi, le chef de la mission de l'ONU en RDC a émis des doutes sur l'organisation de la présidentielle le 27 novembre. L'opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.

  • Union africaine: après 32 ans, le Maroc veut retrouver sa place
    AFP, 18/07/2016 10h07
    Le roi Mohammed VI a annoncé dimanche que le moment était "arrivé" pour que le Maroc retrouve sa "place naturelle" au sein de l'Union africaine, qu'il avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique, proclamée par le Front Polisario. "Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé", a déclaré le roi, selon l'agence de presse marocaine MAP, dans un message adressé au 27e sommet de l'UA qui s'est ouvert dimanche à Kigali. "Par cet acte historique et responsable de retour, le Maroc compte œuvrer au sein de l'UA en vue de transcender les divisions", a déclaré le souverain. Il est revenu sur les conditions dans lesquelles le Maroc avait décidé en 1984 de quitter l'Organisation de l'Union africaine (OUA) - qui a précédé l'Union africaine - à la suite de l'admission en son sein de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

  • Nigeria: six morts dans un attentat contre une mosquée
    AFP, 08/07/2016 19h06
    Six fidèles ont été tués vendredi dans un attentat suicide contre une mosquée de Damboa, dans le nord-est du Nigeria, une attaque imputée par l'armée nigériane au groupe islamiste Boko Haram. Le colonel Sani Usman, porte-parole de l'armée, a précisé qu'un premier attentat visant la grande mosquée avait été déjoué mais qu'un autre kamikaze "avait réussi à pénétrer dans une autre mosquée plus petite et à faire exploser sa bombe, se tuant lui-même et tuant six fidèles". Selon le colonel Usman, l'attaque a été perpétrée par "deux terroristes de Boko Haram" vers 5H15 du matin (04H15 GMT) dans la ville de Damboa, située à quelque 90 kilomètres au sud-ouest de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno. "Le premier kamikaze a visé la grande mosquée de Damboa mais au vu des mesures de sécurité drastiques, il n'a pu y pénétrer. Évidemment déçu, il s'est fait exploser et a péri près de la grande mosquée", a-t-il détaillé. "Cependant, le second kamikaze a viré de bord et est entré dans une autre petite mosquée où il a déclenché sa bombe, se tuant lui-même et six autres fidèles et faisant un blessé". "Le blessé a été évacué à l'hôpital, pendant qu'on nettoie les décombres. Des soldats et d'autres renforts de sécurité ont été mobilisés dans la zone", a encore dit le porte-parole. Le colonel Usman a également indiqué que jeudi soir, des militants présumés du groupe islamiste avaient attaqué le village de Gaskeri, près du camp tentaculaire de déplacés de Dalori, dans les environs de Maiduguri : "Ils ont tué trois miliciens civils et pillé des stocks de nourriture. Les troupes ont été mobilisées et elles sont sur les traces des suspects terroristes."

  • Mali: une membre de l'ex-rébellion et huit nouveaux ministres au gouvernement
    AFP, 08/07/2016 18h42
    Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a procédé jeudi soir à un remaniement du gouvernement marqué par l'arrivée au sein de l'équipe d'une membre de l'ex-rébellion et de huit autres nouveaux ministres, selon un communiqué officiel. Mme Nina Walett Intalou, membre de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), l'ex-rébellion à dominante touareg dans le nord du Mali, occupe le poste de ministre de l'Artisanat et du tourisme dans la nouvelle équipe gouvernementale, selon le décret présidentiel communiqué vendredi. Jusqu'à son entrée au gouvernement, Mme Walett Intalou était première vice-présidente de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). La CVJR a été créée en 2014 pour trois ans, avec pour mission d'enquêter sur les violences commises dans le nord du Mali durant cinq décennies. Outre Mme Walett Intalou, huit autres ministres font leur entrée dans ce gouvernement dont Mamadou Ismaël Konaté, avocat et défenseur des droits humains, qui prend la tête du département de la Justice et des Droits de l'Homme. Mohamed Ali Ag Ibrahim, autre nouveau venu, dirige le ministère du Développement industriel, nouvellement créé. Sept ministres, dont Choguel Kokalla Maïga (Communication et Economie numérique), quittent le gouvernement. M. Maïga est remplacé par Mountaga Tall, auparavant ministre de l'Enseignement supérieur. La nouvelle équipe compte 34 ministres, deux de plus que la précédente. Les titulaires des ministères de l'Administration territoriale (équivalent du ministère de l'Intérieur, ndlr; Abdoulaye Idrissa Maïga), des Affaires étrangères (Abdoulaye Diop) et de la Défense (Tièman Hubert Coulibaly) restent à leurs postes. Le gouvernement est toujours dirigé par Modibo Keïta, qui est le troisième Premier ministre du président Ibrahim Boubacar Keïta après Oumar Tatam Ly (septembre 2013-mars 2014) et Moussa Mara (avril 2014-janvier 2015).

  • Afrique du Sud: Pistorius dans une cellule individuelle
    AFP, 08/07/2016 11h24
    Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, condamné mercredi à six ans de prison pour le meurtre de sa petite amie, est détenu dans l'aile médicalisée de la prison centrale de Pretoria, ont indiqué jeudi les services pénitentiaires. "Il est dans la même cellule" individuelle que celle où il avait été incarcéré entre octobre 2014 et octobre 2015, a déclaré à l'AFP le porte-parole des services pénitentiaires sud-africains, Manelisi Wolela. Il échappe de ce fait aux cellules surpeuplées sud-africaines, tristement célèbres pour leur violence. La cellule numéro 2 de la prison de Kgosi Mampuru à Pretoria, que l'AFP avait pu visiter en 2015, est une petite pièce exiguë aux murs jaunes, meublée d'un lit simple en fer blanc et équipé d'un lavabo en inox. Elle est éclairée par une fenêtre en hauteur. Interrogé pour savoir pourquoi Pistorius était de nouveau détenu dans l'aile médicalisée de la prison, Manelisi Wolela a répondu: "Il est double amputé. Et si on le met dans une cellule normale avec plusieurs autres détenus, il sera vulnérable". L'ancien athlète a déjà passé un an derrière les barreaux après sa condamnation en première instance pour homicide involontaire, avant d'être assigné à résidence chez son oncle à Pretoria. Mais en appel, il a été reconnu coupable de meurtre et condamné mercredi à six ans de prison. Il a été incarcéré dans la foulée du jugement. Selon le droit sud-africain, il est éligible à la libération conditionnelle après avoir purgé la moitié de sa nouvelle peine de prison, soit en 2019. Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, Pistorius, alors en pleine gloire, avait abattu chez lui de quatre balles sa petite amie Reeva Steenkamp, qui se trouvait dans les toilettes. Il a toujours clamé l'avoir tuée par erreur, croyant à l'intrusion d'un cambrioleur dans sa maison ultra sécurisée de Pretoria. L'année précédente, il était devenu un héros en s'alignant avec les valides sur le 400 mètres aux jeux Olympiques de Londres.

  • Génocide rwandais: les deux condamnés à perpétuité font appel
    AFP, 08/07/2016 11h21
    Deux anciens bourgmestres rwandais, condamnés à la prison à vie par la justice française pour leur participation au génocide des Tutsi en avril 1994, vont faire appel, ont annoncé jeudi leurs avocats, dénonçant "les motivations indigentes" de la cour d'assises de Paris. "Nous allons bien entendu faire appel de cette condamnation", ont dit Françoise Mathe et Philippe Meilhac. A l'issue de deux mois de procès, Octavien Ngenzi, 58 ans, et Tito Barahira, 65 ans, ont été jugés mercredi coupables de "crimes contre l'humanité" et "génocide", pour "une pratique massive et systématique d'exécutions sommaires" en application d'un "plan concerté tendant à la destruction" du groupe ethnique tutsi dans leur commune de Kabarondo, dans l'est du Rwanda. C'est la seconde et la plus lourde condamnation en France en relation avec les massacres de 1994 au Rwanda, après celle en 2014 de l'ex-capitaine de l'armée Pascal Simbikangwa à 25 ans de réclusion, pour génocide et complicité de crimes contre l'humanité. Tous ont été arrêtés en France et jugés en vertu de la compétence universelle des juridictions françaises pour les crimes les plus graves. "La motivation de la cour est sidérante. C'est un résumé imprécis et vague de l'ordonnance de mise en accusation, qui ne fait aucune référence aux déclarations des témoins à l'audience. On constate un problème de chronologie mais on n'en tire aucune conclusion", a estimé Me Mathe.

  • Guinée: le nouveau Code pénal supprime la peine de mort
    AFP, 08/07/2016 11h05
    La Guinée s'est dotée cette semaine d'un nouveau Code pénal qui supprime la peine de mort, a-t-on appris jeudi, auprès de députés et de l'ONG Amnesty International, selon laquelle la dernière exécution capitale dans le pays remonte à quinze ans. Le nouveau Code pénal ainsi que le nouveau Code de procédure pénale ont été adoptés par l'Assemblée nationale lundi. Pour entrer en vigueur, les deux textes doivent encore être promulgués par le chef de l'Etat Alpha Condé, à une date non déterminée. Ils ont été votés par la majorité des députés, ont affirmé deux des parlementaires, Ousmane Gaoual Diallo (opposition) et Mamadi Kandé (majorité). Le nouveau Code pénal "ne dit rien concernant la peine de mort. Nous sommes dans un moratoire. Il est silencieux sur la question", a précisé M. Kandé. "Concernant la peine de mort, la Guinée s'achemine vers ce qu'on appelle un moratoire de droit. Ce n'est pas encore l'abolition. Mais nous passons du moratoire de fait au moratoire de droit", a déclaré à l'issue du vote le ministre de la Justice, Cheick Sako, selon des propos rapportés cette semaine par des médias locaux. Le nouveau Code pénal "supprime la peine de mort de la liste des peines applicables et, pour la première fois, criminalise la torture", fait de son côté valoir Amnesty International dans un communiqué, assimilant cette suppression à une abolition de la peine capitale. "Quinze ans après avoir procédé à sa dernière exécution, la Guinée, en adoptant ce Code pénal, devient le 19e pays d'Afrique à abolir la peine de mort pour tous les crimes, se plaçant du bon côté de l'Histoire", se félicite François Patuel, chercheur pour l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, cité dans le communiqué. De même source, la nouvelle loi punit la torture "de peines allant d'une amende de 500.000 francs guinéens (60 euros) à 20 ans d'emprisonnement". L'ONG s'inquiète cependant du fait que la nouvelle loi "ne prévoit pas de peines explicites" pour "certaines formes de tortures les plus fréquentes (...) définies comme des traitements cruels et inhumains". C'est le cas "notamment du viol, des décharges électriques, des brûlures, des positions douloureuses, de la privation sensorielle et des simulacres d'exécution et de noyade". Amnesty invite le président à demander une révision du texte avant de le promulguer, pour ne pas risquer de renforcer "la culture de l'impunité pour les forces de sécurité".

  • Sénégal: le président veut retirer les enfants mendiants des rues
    AFP, 07/07/2016 18h44
    Le président sénégalais Macky Sall a ordonné de mettre fin à la mendicité organisée des enfants, appelés localement "talibés" et estimés à plusieurs dizaines de milliers dans les rues des grandes villes, menaçant de sanctions ceux qui poussent les mineurs à quémander. "J'ai donné des instructions très fermes au gouvernement pour mettre un terme à cette image insoutenable d'enfants abandonnés dans la rue" comme "talibés", a déclaré le président Sall devant la presse après la grande prière à l'occasion de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan. "Ce n'est pas parce qu'ils sont issus de milieux pauvres ou modestes qu'on doit les laisser à la merci de la rue", a-t-il dit. Auparavant, le 1er juillet, il avait annoncé sur Twitter avoir "ordonné le retrait d'urgence des enfants des rues" dans le cadre de "la protection des droits de l'enfant et groupes vulnérables". Selon une étude gouvernementale réalisée en 2014, plus de 30.000 "talibés", dont beaucoup originaires des pays voisins, mendient chaque jour rien qu'à Dakar, la capitale, pieds nus et en haillons. Ils sont généralement confiés à des maîtres coraniques, à la tête de "daara" (écoles coraniques, en langue wolof), qui les font vivre dans la précarité, les exploitent en les forçant à mendier et à rapporter des quotas journaliers d'argent et de denrées, sous peine d'être battus, selon divers témoignages. Cette pratique persiste en dépit d'une loi de 2005 interdisant la mendicité forcée et qui punit ses auteurs de deux à cinq ans de prison et d'amendes. Ce n'est pas la première fois que les autorités sénégalaises annoncent l'interdiction de la mendicité des "talibés". Durant la présidence d'Abdoulaye Wade (2001-2012), une mesure similaire avait été prise en 2010 avant d'être rapportée. Selon des observateurs, l'application de cette interdiction rencontre l'hostilité de nombreux guides religieux, très influents au Sénégal dont la population est musulmane à plus de 95%. "Tout le pays doit se mobiliser" contre la mendicité des enfants, "ce n'est pas une question religieuse, puisque les vrais +daara+ qui enseignent ne laissent pas leurs +talibés+ traîner" jour et nuit dans les rues, "cela n'a rien à voir avec l'islam", a affirmé Macky Sall. "Ceux qui continueront à vouloir s'adonner" à cette pratique s'exposeront "à la rigueur de la loi. Pour le moment, il s'agit de pédagogie", de "travailler ensemble pour éradiquer l'exploitation des enfants", a-t-il ajouté.

  • Mali: deux Casques bleus néerlandais tués accidentellement lors d'un exercice
    AFP, 07/07/2016 18h41
    Deux Casques bleus néerlandais ont été tués et un a été gravement blessé mercredi au Mali par l'explosion accidentelle d'un mortier lors d'un exercice à Kidal (extrême nord-est), a annoncé la Défense néerlandaise. "Lors de cet accident, deux de nos hommes ont perdu la vie", a indiqué le vice-amiral Rob Bauer au cours d'une conférence de presse à La Haye. "Un autre militaire néerlandais de 23 ans a été grièvement touché. Il a été opéré à l'hôpital de terrain de l'ONU à Kidal et ensuite amené à l'hôpital militaire de Gao (la plus grande ville du nord du Mali, au sud de Kidal, ndlr)." La défense a identifié les deux militaires décédés comme étant le caporal Kevin Roggeveld, 24 ans, et le sergent Henry Hoving, 29 ans, qui laisse derrière lui "une femme et un jeune enfant". Mercredi vers 12H20 (10h20 GMT), "l'explosion accidentelle d'un mortier a entraîné la mort de deux Casques bleus de la Minusma lors d'un exercice sur un champ de tirs à Kidal", a indiqué de son côté la Mission de l'ONU dans le pays, la Minusma, dans un communiqué. L'accident s'est produit lors d'un exercice de tirs à l'aide d'un mortier de 60 millimètres au sein de la compagnie Charlie du 13e bataillon de la brigade aéromobile d'Assen, au nord des Pays-Bas. "Mais nous ne savons pas encore comment cela s'est passé exactement et nous ne voulons pas spéculer à ce sujet", a ajouté le vice-amiral Bauer. La Minusma a lancé "une enquête interne" pour déterminer "les circonstances exactes de ce dramatique accident". Selon une source africaine au sein de la Minusma, jointe à Gao, "il y a eu mauvaise manipulation d'un mortier et ils ont été tués".

  • Nigeria: nouvelle attaque d'infrastructures pétrolières par les rebelles
    AFP, 07/07/2016 18h20
    Le groupe rebelle des Vengeurs du Delta a revendiqué jeudi une nouvelle attaque contre des infrastructures pétrolières du sud du Nigeria, malgré les appels à l'unité du régime nigérian.
    Le groupe a revendiqué par courriel des attaques dans la nuit contre les plates-formes de distribution déportées (RMP) 22, 23 et 24 opérées par le pétrolier américain Chevron dans le delta du Niger. Les RMP 23 et 24 avaient déjà été attaquées le 1er juin, puis réparées. Un porte-parole militaire a indiqué que l'attaque s'était produite dans la région de Warri et avait été menée à l'aide d'une charge explosive contrôlée à distance. "Cette technique donne le temps aux militants de prendre de la distance avec leur objectif", a souligné le militaire. Depuis le début de l'année, les Vengeurs du Delta ont renvendiqué des dizaines d'attaques contre des infrastructures pétrolières qui a porté un coup sévère aux capacités de production du Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique.
    Les Vengeurs exigent le départ du pays des compagnies pétrolières étrangères de cette région du sud du Nigeria déshéritée malgré les revenus du pétrole. Ils revendiquent également l'auto-détermination de la région du Delta. Le président nigérian Muhammadu Buhari a appelé mercredi les rebelles à "donner une chance" au Nigeria en ces "temps de difficulté économique", mais a souligné qu'il s'opposait à toute partition de la fédération nigériane.


  • Guinée: la peine de mort disparaît du Code pénal
    RFI, 05/07/2016 10h38
    En adoptant un nouveau Code pénal et Code de procédure pénale, les députés ont aboli la peine capitale par omission. Le temps judiciaire devrait être également considérablement réduit grâce à la suppression des cours d'assises. Mais certaines dispositions sont dénoncées par des associations des droits de l'homme. « Le Code pénal prévoit des dispositions qui sont très vagues sur la légitime défense et l’état de nécessité, note François Patuel, chercheur pour Amnesty International. Ces dispositions pourraient être utilisées pour protéger les membres des forces de sécurité qui violent les droits humains au nom de la lutte contre la criminalité. Alors l’abolition de la peine de mort est un élément positif, maintenant il ne faut pas en profiter pour donner carte blanche aux forces de sécurité. » La session des lois a été clôturée. La révision du Code civil a elle été reportée à une date ultérieure.

  • Cameroun: remise de peine et liberté pour une avocate franco-camerounaise
    AFP, 05/07/2016 10h26
    Le président camerounais Paul Biya a annoncé lundi qu'il accordait une remise de peine à l'avocate française d'origine camerounaise Lydienne Yen-Eyoum Loyse, condamnée à 25 ans de prison pour détournement de fonds publics. "Une remise totale de la peine restante à purger est accordée à Yen-Eyoum Lydienne Annette, épouse Loyse, condamnée à 25 ans de prison pour détournement de deniers publics", a écrit le président Biya dans un décret présidentiel lu lundi soir à la radio d'Etat. M. Biya charge le ministre de la Justice, Laurent Esso, "de l'exécution" de cette mesure. "C'est magique. Elle est en train de sortir de prison, là, ce soir", a réagi l'avocate parisienne de Mme Yen-Eyoum, Caroline Wassermann. "Je pense qu'elle va venir en France. Nous avions des informations (sur une possible libération) mais nous ne pensions pas que cela se ferait si vite", a ajouté Me Wassermann. Mme Yen-Eyoum a déjà passé plus de six ans en prison. Arrêtée en janvier 2010, elle avait été condamnée à 25 ans de prison le 26 septembre 2014 par le Tribunal criminel spécial (TCS). Cette juridiction, spécialisée dans la répression de la grande corruption, l'avait reconnue coupable du détournement de 1,077 milliard de FCFA (1,5 million d'euro). Le 9 juin 2015, la peine avait été confirmée par la Cour suprême, le dernier niveau de juridiction du Cameroun. Mme Yen-Eyoum a toujours clamé son innocence. Mme Yen-Eyoum, mandatée par le ministère camerounais des Finances, avait recouvré en 2004 d'anciennes créances auprès de la SGBC (devenue SG Cameroun), filiale de la banque française Société générale, en contentieux avec l'Etat camerounais. La justice camerounaise lui a reproché d'avoir gardé une partie des fonds recouvrés. Devant la Cour suprême, Me Yondo Black, l'un des avocats camerounais de la Française, avait accusé cette filiale d'être à l'origine de ses ennuis judiciaires. Contactée en mai 2015, la Société générale avait expliqué ne pas avoir "de commentaires à faire dans une affaire où nous ne sommes pas partie et qui semble résulter des relations entre Me Eyoum et l'Etat camerounais". De sources concordante, la France a exercé d'énormes pressions sur la présidence camerounais, demandant la libération de l'avocate. Sa libération intervient quelques jours après le déplacement à Yaoundé du secrétaire d'Etat français au Développement André Vallini, officiellement pour la signature d'un contrat de désendettement et de développement. Le président Hollande avait fait une brève allusion à l'affaire Yen-Eyoum lors de son voyage à Yaoundé il y a un an jour pour jour, lors d'une conférence de presse avec son homologue camerounais. Des pressions similaires avaient déjà abouti à la libération le 24 février 2014 d'un autre Français d'origine camerounaise, Michel Thierry Atangana, emprisonné durant 17 ans pour détournements de fonds publics. Le Cameroun a lancé en 2006 une opération Epervier de lutte contre la corruption dans le cadre de laquelle plusieurs personnalités ont déjà été arrêtées et condamnées à de lourdes peines de prison pour la plupart.

  • Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo "malade", son procès suspendu
    AFP, 04/07/2016 18h14
    Le procès devant les assises d'Abidjan de l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo, pour crimes contre l'humanité, a été suspendu lundi pour une semaine, l'accusée ayant été victime d'"un malaise" en fin de semaine dernière. "L'audience est suspendue, elle va reprendre lundi prochain" a déclaré le président de la Cour, Kouadio Bouatchi, après des échanges entre le parquet général et le défense sur la santé de l'accusée, absente. Mme Gbagbo, 67 ans, "a fait un malaise vendredi, elle est malade et internée dans une clinique d'Abidjan" a affirmé un de ses avocats, Me Ange Rodrigue Dadjé, qui se montrait confiant sur la reprise du procès, "le temps qu'elle soit rétablie". Mercredi, la défense a réclamé la publication d'un rapport psychiatrique d'un ex-chef de milice qui avait accusé la veille Mme Gbagbo de financer leur mouvement. Il faudra attendre la reprise du procès pour connaître la décision de la Cour. La cour d'assises d'Abidjan juge depuis le 31 mai Mme Gbagbo pour crimes contre l'humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois. Cette crise avait été provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Mme Gbagbo comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée l'an dernier.

  • Kenya: manifestation à Nairobi après le meurtre d'un avocat impliquant la police
    AFP, 04/07/2016 17h21
    Des centaines de personnes ont manifesté lundi à Nairobi pour dénoncer les meurtres brutaux d'un avocat, de son client et de leur chauffeur, dont sont accusés trois policiers maintenus en détention après avoir comparu devant un tribunal de la capitale kényane. A l'appel de la Commission nationale sur les droits de l'Homme et du barreau kényan, plusieurs centaines de personnes se sont réunies lundi matin dans le centre de Nairobi, pour réclamer l'arrêt des "exécutions extrajudiciaires". Les manifestants exprimaient leur émotion après le meurtre de l'avocat Willie Kimani, de son client Josephat Mwenda et de leur chauffeur de taxi Joseph Muiruri. Ils devaient ensuite présenter au président Uhuru Kenyatta et au chef de la police, Joseph Boinnet, des pétitions demandant la fin des "disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires par le Service national de police et la justice pour les familles des disparus et des tués". Certains réclamaient la démission du ministre de l'Intérieur Joseph Nkaissery et de M. Boinnet. D'autres portaient des pancartes avec les photos des trois hommes tués. La plupart avaient revêtu des t-shirts avec l'inscription "arrêtez les exécutions par la police" écrites en lettres couleur sang. Des marches similaires ont eu lieu à Mombasa (sud-est), Kakamega (ouest) et Kisumu (ouest). Les trois hommes tués avaient disparu le 23 juin après une audience au tribunal de Makovo, dans la banlieue de Nairobi. Leurs corps mutilés avaient été retrouvés jeudi et vendredi dans la rivière Ol Donyo Sabuk, au sud-est de la capitale. Les poignets de Me Kimani avaient été attachés, trois de ses doigts coupés et ses yeux énucléés, selon la presse kényane. Le client du jeune avocat accusait la police de l'avoir harcelé et intimidé afin qu'il abandonne une plainte contre un haut responsable des forces de l'ordre qui, disait-il, lui avait tiré dessus sans raison en avril 2015.
    Willie Kimani était spécialisé dans les droits de l'Homme et oeuvrait pour l'organisation américaine International Justice Mission (IJM). Il avait défendu de nombreux prisonniers politiques et des victimes d'abus de l'Etat au Kenya.


  • RDC: décès de l'abbé Apollinaire Malu Malu, ancien président de la Céni
    RFI, 01/07/2016 18h25
    Selon le communiqué de l’évêque de Butembo-Beni, l’abbé Apollinaire Malu Malu est mort cette nuit à Dallas aux Etats-Unis. Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech présente les condoléances chrétiennes à la famille biologique du disparu, à tous les prêtres, aux personnes consacrées, aux fidèles catholiques de son diocèse, ainsi qu’à tous ceux qui sont affligés par cette triste nouvelle. Il y a plusieurs mois l’abbé Malu Malu avait été opéré d’un cancer du cerveau en Afrique du Sud, avant d’aller poursuivre les soins aux Etats-Unis. L’aggravation de son état de santé l’avait poussé à abandonner ses charges à la tête de la Commission électorale nationale indépendante, la Céni. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, évoque une perte immense : « C’est une bien triste nouvelle pour la République démocratique du Congo, pas seulement pour le gouvernement, mais pour la Nation tout entière parce que monsieur l’abbé Malu Malu était un homme de grande vision qui a servi notre peuple, jusqu’au bout de ses forces, à la tête de la Commission électorale nationale indépendante. Il est resté attaché à ses principes de la foi chrétienne. Il n’a rien renié de ses principes. Il s’est mis au service de son peuple et c’est un exemple pour les intellectuels congolais. En tous les cas, lorsque nous évaluons les résultats des élections de 2006 qu’il avait conduites, il faut dire que ce sont les meilleures élections que nous ayons eues depuis le processus de démocratisation ait été mis en œuvre par la Constitution de 2006 ».

  • Burkina: de nouvelles expertises réclamées dans le dossier Sankara
    AFP, 01/07/2016 12h39
    Le parquet militaire va étendre la contre-expertise ADN aux douze autres victimes dans le dossier Thomas Sankara, afin "d'étoffer le dossier et éviter une vice de procédure", a annoncé jeudi Me Bénéwendé Sankara, l'avocat de la famille Sankara. Thomas Sankara, le "père de la révolution" burkinabè, a été tué lors du putsch qui porta au pouvoir, le 15 octobre 1987, l'ex-président Blaise Compaoré. "Le juge d’instruction va étendre la contre-expertise à tous les 13 corps et a requis à cet effet le consentement des familles concernées", a déclaré à l'AFP Me Sankara. Les familles "ont marqué leur accord" et cette contre-expertise, dont les résultats pourront être disponibles dans "quelques semaines", sera réalisée à Santiago en Espagne, a-t-il précisé. Les corps présumés de Sankara et de ses 12 compagnons tués avec lui ont été exhumés fin mai 2015 afin de déterminer avec certitude l'identité des victimes et lever le voile sur les circonstances de leur mort. Les résultats de ces tests ADN, réalisés en France, indiquaient que les ADN n'étaient pas "détectables" et ne permettaient pas d'identifier à coup sûr les victimes. Selon Me Sankara, seulement deux familles, dont celle de Thomas Sankara, avaient demandé une contre-expertise ADN des présumés restes de leurs proches enterrés à la sauvette au cimetière de Dagnoën, un quartier populaire à l'est de Ouagadougou, la capitale burkinabè. "Étendre cette contre-expertise à tous les treize corps permettra d’étoffer davantage le dossier et éviter tout vice de procédure", s’est-il réjoui. La justice militaire avait émis début décembre 2015 un mandat d'arrêt international contre M. Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire, pour son implication présumée dans l'assassinat du président Thomas Sankara. Il est poursuivi pour "assassinat", "attentat" et "recel de cadavre" dans le cadre de l'enquête ouverte fin mars 2015 par les autorités de la transition burkinabé.

  • Togo: l'opposition dépose une proposition de loi pour réformer la Constitution
    RFI, 01/07/2016 12h17
    Au Togo, l'opposition a une nouvelle fois déposé une proposition de loi mardi 28 juin à l'Assemblée pour les réformes à opérer dans la Constitution. Deux partis de l'opposition, l'Alliance pour la démocratie et le développement intégral et l'Alliance nationale pour le changement sont les initiateurs de la proposition de loi. La majorité présidentielle va-t-elle accepter de voter cette loi ? C'est la question qui court à Lomé.

  • Côte d’Ivoire: 23 partis d’opposition contre le projet de nouvelle Constitution
    RFI, 01/07/2016 10h42
    C'est une fin de non-recevoir que les 23 partis viennent d'opposer au projet de Constitution d'Alassane Ouattara. Le FPI, Le Lider, le Cojep, l'URD ou encore le RPC montent au front ensemble contre ce projet qu'ils jugent « antidémocratique, illégal et illégitime ». Sur le fond d'abord : la coalition rejette les principaux points du projet. Pour elle, la nomination d'un vice-président par le chef de l'Etat est une dérive monarchique qui permettrait à Alassane Ouattara de choisir son successeur. Même chose concernant la création d'un Sénat dont le tiers serait nommé par le président. Sur la forme : la méthode Ouattara est entièrement remise en cause. Le président a confié la rédaction du projet à des experts. Le texte sera ensuite soumis au Conseil du gouvernement, au Conseil des ministres et à l'Assemblée nationale. Avant un référendum en septembre ou octobre. Une procédure jugée « antidémocratique, autoritaire et illégitime » par les mouvements d'opposition. Pour eux ce texte « revêt le sceau du sacré », il faudrait donc un débat constitutionnel rassemblant toutes les couches de la nation, disent-ils. Enfin, les 23 partis voient même un danger dans ce projet qui « menace la paix et la stabilité » d'un pays qui selon eux connaîtrait une résurgence des violences et des frustrations. Pour eux, le moment pour élaborer une nouvelle Constitution est donc inopportun. Les conditions ne sont pas réunies tant que la société ivoirienne reste divisée. « Le pays n’est pas encore sorti totalement de la crise de 2010-2011, avec les nombreux prisonniers politiques, les procès interminables, qui continuent d’entretenir la rancœur et la frustration. Sans compter les nombreux exilés, rappelle Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, signataire de la déclaration. La situation nationale est telle que nous considérons que ce n’est pas le moment pour engager un processus qui devrait rassembler tous les Ivoiriens de manière à ce que la nouvelle Constitution nous permette d’éviter les erreurs du passé. Nous appelons le chef de l’Etat à renoncer à cette initiative et à créer les conditions pour que dans l’avenir, nous puissions, avant les élections de 2020 en particulier, si tous les Ivoiriens le désirent, fonder la nouvelle Côte d’Ivoire. »

    Réactions du pouvoir
    Un argument rejeté par le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication ivoirienne Bruno Koné, pour qui le moment est justement bien choisi. « Dans dix ans, on pourra continuer à dire que ce n'est pas le moment opportun, parce qu'il y aura encore des problèmes non résolus au niveau de la nation, souligne-t-il. Il n'y a aucune nation qui n'ait complètement résolu ses problèmes avant d'aller travailler sur une Constitution. Bien au contraire, le bon moment pour travailler sur une Constitution, c'est justement le moment où il y a des difficultés. Et chacun sait que la Constitution précédente a créé à notre pays d'énormes problèmes. Beaucoup de difficultés que la Côte d'Ivoire a traversées au cours des dix, quinze dernières années, sont venues malheureusement de cette Constitution-là. Le chef de l'Etat entame un deuxième mandat, je ne vois pas quel moment peut être plus opportun pour cet exercice. » Joël N'Guessan, secrétaire général adjoint et porte-parole du RDR, le parti présidentiel, juge cette déclaration des partis d'opposition incongrue. « On n’a même pas encore soumis le texte à l’appréciation des députés, que des individus se lèvent et disent : "Nous, on n’est pas d’accord". Ils n’ont même pas vu le texte, donc vous comprenez que leur démarche, elle est saugrenue, estime-t-il. Comment peut-on s’opposer à une proposition ? Ce sont des inquiétudes qui n’ont aucun sens. Il nous faut cette révision constitutionnelle pour éviter de tomber dans les dérives passées. Maintenant, ce qui ne veulent pas faire de révision, c’est leur droit, mais qu’ils laissent au moins ceux, la majorité, qui veulent une révision, la faire. On fera un référendum et on verra qui va gagner. »


  • Cameroun: dix tués dans un attentat portant la marque de Boko Haram
    AFP, 30/06/2016 12h20
    Un nouvel attentat-suicide portant la marque des islamistes nigérians de Boko Haram a fait au moins dix morts dans la nuit de mercredi à jeudi au Cameroun.
    Cet attentat démontre que le groupe garde la capacité de mener des opérations meurtrières même s'il a été affaibli par une série d'offensives des armées de la région. "Un kamikaze de Boko Haram s'est fait exploser dans la nuit à Djakana", localité de la région de l'Extrême-Nord, à la frontière du Nigeria, tuant dix personnes, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire s'exprimant sous couvert d'anonymat. L'information a été confirmée par une source proche des autorités de la région. "Sur le coup, sept personnes sont mortes, dont le kamikaze. Quatre blessés ont ensuite succombé", a précisé la source sécuritaire: "d'autres blessés trouvent à l'hôpital. Nous craignons une évolution du nombre de victimes". Selon cette source, la plupart des victimes étaient des membres d'un comité de vigilance chargé de traquer les combattants de Boko Haram, groupe qui a rallié l'organisation de l'Etat islamique (EI), et de prévenir les forces de sécurité en cas d'infiltrations de jihadistes. "Ils étaient rassemblés dans une salle vidéo lorsqu'un kamikaze s'est infiltré et a actionné sa charge explosive", a rapporté la source. Ces dernières semaines, aucun attentat-suicide n'avait été enregistré dans cette région, frontalière de la zone d'influence de Boko Haram au Nigeria. Les islamistes utilisent régulièrement des femmes et filles comme kamikazes, au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger. Ils visent fréquemment des mosquées, des marchés populaires, des gares routières et des postes de contrôle. Plusieurs attaques ont également visé des camp de personnes déplacées par le conflit qui dure depuis 2009 et qui a fait 20.000 morts et 2,3 millions de réfugiés.


  • Somalie: 8 morts dans l'explosion d'une mine au passage d'un minibus
    AFP, 30/06/2016 11h44
    Au moins huit personnes ont été tuées et une vingtaine blessées jeudi par l'explosion d'une mine au passage de leur minibus à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la capitale somalienne Mogadiscio, ont indiqué des témoins. "Il y a eu un incident terrible, une mine a explosé et touché un minibus", a affirmé Mohamed Wedow, un témoin de l'explosion qui a eu lieu dans la localité de Lafole (sud de la Somalie), à environ 18 km de Mogadiscio. "Au moins huit personnes ont été tuées et plus d'une vingtaine blessées", a-t-il ajouté. Selon un journaliste de l'AFP qui s'est rendu sur place, l'explosion a complètement éventré le minibus. Plusieurs personnes qui ont pu être extraites du minibus étaient gravement blessées, ce qui fait craindre un bilan plus lourd, selon les témoins interrogés, qui ont affirmé que l'explosion était due à une mine. Un habitant d'un village proche, Abdurahman Hussein, a affirmé que le bilan était "de près de dix morts", ajoutant que tous les passagers du minibus avaient été tués ou blessés. L'attaque n'avait pas été revendiquée jeudi dans l'immédiat, mais les rebelles islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, utilisent régulièrement ce mode opératoire pour perpétrer leurs attentats.

  • Mali: l'ONU renforce les effectifs de ses Casques bleus
    AFP, 29/06/2016 18h38
    Le Conseil de sécurité a augmenté mercredi de 2.500 hommes environ les effectifs de la force de l'ONU au Mali (Minusma), en butte aux attaques des jihadistes dans le nord du pays, et l'a dotée d'un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel. La résolution, préparée par la France et adoptée à l'unanimité des 15 pays membres, renouvelle pour un an le mandat de la Minusma. Elle fait passer l'effectif autorisé des Casques bleus à 13.289 soldats (au lieu de 11.240) et 1.920 policiers (contre 1.440). La Minusma a désormais pour "priorité stratégique" d'aider le gouvernement malien à appliquer l'accord de paix conclu il y a un an avec des groupes armés du Nord, à rétablir son autorité sur le nord et le centre du pays, et à organiser des élections crédibles. La mission est autorisée à "utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat". Elle est invitée "à adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien ce mandat". L'ambassadeur français François Delattre a précisé que cette résolution allait "permettre le déploiement de contingents européens très spécialisés comme des forces spéciales" ou des capacités de renseignement.

  • Angola: 17 opposants libérés et assignés à résidence
    AFP, 29/06/2016 18h23
    La justice angolaise a ordonné mercredi la libération conditionnelle et l'assignation à résidence de 17 opposants, dont le rappeur Luaty Beirao, condamnés à des peines de deux à huit ans de prison en mars pour tentative de rébellion. Le tribunal suprême de Luanda, saisi par la défense, a décidé mercredi "la libération conditionnelle des 17 requérants qui vont être assignés à résidence qui prend effet à compter de ce jour", selon le jugement rendu public. Selon les services pénitentiaires, les 17 prisonniers n'étaient plus dans leurs cellules mercredi après-midi, mais attendaient toujours de quitter la prison. L'avocat de la défense Francisco Miguel Michel s'est dit "très heureux" de la décision rendue par le tribunal suprême. "N'importe quel tribunal qui veille à l'application de la justice aurait agi de la sorte", a-t-il encore estimé, affirmant que ses clients n'avaient "commis aucun crime". Fin mars, les 17 opposants, dont le rappeur Luaty Beirao qui possède la double nationalité portugaise et angolaise, avaient été condamnés à des peines de 2 à 8 ans de prison. Ils avaient été reconnus coupables notamment de tentative de rébellion. Ils avaient été arrêtés en juin 2015 alors qu'ils étudiaient un livre intitulé "Outils pour détruire une dictature et éviter une nouvelle dictature". Les 17 opposants appartiennent au Mouvement révolutionnaire pour l'Angola qui réclame le départ du président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979. Plusieurs organisations des droits de l'homme avaient dénoncé le verdict, Amnesty International estimant "injustifiable" la condamnation de militants "pacifistes". Leur libération conditionnelle est "une bonne nouvelle", a réagi Zenaïda Machado, chercheuse spécialisée sur l'Angola pour l'organisation Human Rights Watch. "Je suis satisfaite que la Cour suprême fasse respecter la loi du pays", a-t-elle encore dit. Les opposants qui ont fait appel de leur condamnation vont désormais "attendre une décision finale de la justice dans cette affaire, chez eux, auprès de leur famille et leurs amis", a-t-elle ajouté, souhaitant que "le réexamen du verdict soit juste, rigoureux et aussi rapide que possible."

  • Meurtri, le Soudan du Sud annule sa fête d'indépendance
    AFP, 29/06/2016 11h15
    Le Soudan du Sud ne célébrera pas en juillet le cinquième anniversaire de son indépendance, a annoncé mardi le plus jeune pays au monde, invoquant une économie ravagée par une guerre civile meurtrière dont il peine à sortir. Cette annonce intervient après des affrontements ce week-end, provoqués "par des éléments opposés à la paix et soutenus par des combattants tribaux" selon l'armée, et fatals à au moins 43 personnes (39 civils et 4 policiers) à Wau, ville située à 650 kilomètres au nord-ouest de la capitale Juba. "Ce sont les corps qui ont été retrouvés jusqu'à présent, mais le nettoyage continue", a déclaré mardi le ministre sud-soudanais de l'Information, Michael Makuei. "Le bilan va probablement s'alourdir", a prévenu ce responsable, alors que les Casques bleus de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Unmiss) ont ouvert les portes de leur base à plus de 10.000 civils déplacés par ces violences. L'absence de célébrations pour le 5e anniversaire d'un pays qui avait fièrement hissé son drapeau le 9 juillet 2011 après des décennies de guerre civile avec le Soudan, est avant tout due à une économie exsangue forçant les autorités à plus de sobriété, a précisé mardi le ministre Makuei. "Nous avons décidé de ne pas célébrer le jour de l'Indépendance, le 9 juillet, parce que nous ne souhaitons pas dépenser trop d'argent", a déclaré mardi M. Makuei, précisant que le chef de l'Etat, Salva Kiir, s'adressera néanmoins à la nation.

  • Karim Wade: le parquet français juge recevable la demande d'entraide de Dakar
    RFI, 28/06/2016 12h31
    Karim Wade a certes été grâcié en fin de semaine dernière par Macky Sall, mais les sanctions financières et les procédures de recouvrement sont maintenues. A ce titre, une audience s'est tenue ce lundi 27 juin au Tribunal de grande instance de Paris. Objectif : déterminer si la justice française peut ordonner ou non la confiscation des biens de Karim Wade, à la demande d'un arrêt de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI). L'audience porte sur un appartement situé dans le XVIe arrondissement de Paris et sur un compte bancaire. Pour le procureur, la demande d'entraide judiciaire formulée par le Sénégal est recevable, dans la mesure où « la confiscation d'un appartement et d'un compte bancaire n'ont pas d'impact sur les intérêts de la nation et l'ordre public français ». Le procureur rappelle par ailleurs que l'arrêt de la CREI a un caractère décisif et exécutoire et assure que la législation française prévoit la confiscation des biens pour les cas de blanchiment d'argent. Un point que conteste vigoureusement la défense, qui relève que la législation traite des délits de blanchiment, de recel ou de vol, mais pas d'enrichissement illicite. Lors de cette audience, les avocats de Karim Wade ont surtout mis l'accent sur les conditions dans lesquelles leur client a été jugé à Dakar. Ils décrivent un procès émaillé d'irrégularités et rappellent que le Groupe de travail des Nations unies avait à cette époque dénoncé une détention arbitraire. « Cette décision de la CREI a été donnée dans un contexte qui ne respecte pas les principes du respect du droit de la défense », souligne Me Clédor Ly. Le tribunal se prononcera le 26 septembre prochain.

  • Mali: l'avenir de la mission de l'ONU discuté et acté cette semaine
    RFI, 28/06/2016 11h54
    Le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à renouveler, mercredi 29 juin, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma). Compte tenu d'un contexte terroriste très difficile, il s'agit de l'opération de maintien de la paix la plus meurtrière. Son mandat, selon des informations de RFI, devrait se recentrer en priorité sur la mise en place de l'accord de paix et de réconciliation nationale dans le nord du pays. Il devrait aussi adopter une posture plus offensive et robuste.

  • Le commandant en chef des forces "Barkhane" chez le président mauritannien
    panapress, 28/06/2016 10h55
    Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience lundi après-midi le commandant en chef des forces françaises "Barkhane" chargées de lutter contre le terrorisme, le général Patrick Brethous. L’officier général commandant "Barkhane" effectue actuellement une mission de travail en Mauritanie. Au menu de la rencontre, la situation sécuritaire et militaire dans la bande sahélo saharienne et la coopération bilatérale entre Paris et Nouakchott. A l’issue de l’audience, le commandant en chef de l’opération "Barkhane" a déclaré à la presse gouvernementale, "j’ai été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz en qualité de responsable sur le terrain des opérations de lutte cotre le terrorisme au Sahel. Par ailleurs, je suis présent en Mauritanie dans le cadre d’une assistance militaire opérationnelle à la demande de votre pays en vue d’aider à la montée en puissance de certaines unités de votre armée nationale". Le commandant en chef de l’opération "Barkhane" a par la suite salué l’esprit fraternel qui prévaut dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre la France et la Mauritanie. La Mauritanie est membre du G5 du Sahel aux côtés du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad.
    Cette organisation regroupe les Etats considérés comme "les plus fragiles" de la région et qui constituent la ligne de front dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.


  • Au Liberia, Michelle Obama invite les jeunes filles à lutter "pour rester à l'école"
    AFP, 28/06/2016 09h37
    La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a invité lundi les jeunes filles du Liberia à lutter "pour rester à l'école", lors d'une visite dans ce pays, dans le cadre d'une tournée en faveur de l'accès à l'éducation. Madame Obama est arrivée lundi vers 13H00 (locales et GMT) à Monrovia, la capitale, en compagnie de ses deux filles, Malia et Sasha, ainsi que de sa mère, Marian Robinson, en provenance de l'île de Sal, au Cap-Vert, où elle avait fait escale. A son arrivée, elle s'est entretenue dans le salon d'honneur de l'aéroport international Roberts avec la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, avant de se rendre à Kakata, près de Monrovia, dans un centre du Corps de la Paix (Peace Corps, volontaires américains œuvrant pour la paix dans le monde). Des centaines d'enfants massés sur les bords de la route l'ont acclamée sur son trajet, aux cris de "Bienvenue Mme Obama!", indifférents à la forte pluie qui s'est ensuite abattue sur la zone. A Kakata, Michelle Obama a échangé avec des adolescentes de milieux défavorisées soutenues par le Corps de la paix, notamment sur l'importance de l'implication des femmes dans la gestion du pays et de l'accès à l'éducation, en compagnie de l'actrice Freida Pinto. "Je suis fière d'être ici aujourd'hui avec ma mère et mes deux filles", a-t-elle dit, comparant sa suite et elle-même à "une équipe spéciale de filles". Barack "Obama n'est pas là parce que lui, c'est un garçon", a-t-elle plaisanté, avant d'ajouter, plus sérieuse: "Je voudrais que vous continuiez à vous battre pour rester à l'école". "Je suis ici pour braquer les projecteurs sur vous". "Allez à lycée, à l'université si vous le pouvez et quand vous deviendrez les femmes que vous voulez devenir, revenez ici et appuyez d'autres filles qui ont besoin d'aide", a-t-elle lancé. Après Kakata, Mme Obama s'est rendue à Unification Town, près de l'aéroport, où elle a échangé avec d'autres écolières en compagnie de Mme Sirleaf.Après le Liberia, Mme Obama se rendra au Maroc mardi et mercredi en compagnie de l'actrice américaine Meryl Streep, puis en Espagne jeudi, pour sa campagne baptisée "Let Girls Learn" ("Laissez les filles apprendre"), qui promeut l'accès des filles à l'éducation.

  • Afrique du Sud: Zuma doit rembourser 500.000 dollars après un scandale
    AFP, 27/06/2016 18h07
    Le président sud-africain Jacob Zuma doit rembourser à l'Etat 500.000 dollars dans le scandale de sa résidence privée, a recommandé lundi le ministère des Finances, chargé par la justice de déterminer le montant de la somme due. La somme "que le président devrait payer personnellement (...) correspond à 7.814.555 rands", soit l'équivalent d'une partie des travaux effectués dans sa propriété avec de l'argent public, a indiqué le Trésor dans un document remis à la Cour constitutionnelle. Fin mars, la Cour constitutionnelle avait jugé que le chef de l'Etat avait violé la constitution en refusant de rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non liés à la sécurité. En cause: la piscine, un centre pour visiteurs, un enclos pour bétail, un poulailler et un amphithéâtre. La justice, qui avait été saisie par l'opposition dans cette affaire d'abus de biens sociaux, avait demandé au Trésor de déterminer la somme à rembourser. La Cour constitutionnelle doit désormais approuver ou non ce montant. Une fois qu'elle aura donné le feu vert, le président Zuma, qui accumule les déboires, aura 45 jours pour rembourser la somme déterminée.

  • Centrafrique: un Casque bleu sénégalais "abattu" à Bangui
    AFP, 27/06/2016 18h05
    Un Casque bleu sénégalais a été "abattu" vendredi dernier à Bangui par "des individus armés non identifiés", a indiqué lundi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui fait face à un regain de violence dans la capitale. "Alertés de l'incident, les Casques bleus de la Minusca, de concert avec les forces de sécurité intérieure, ont aussitôt organisé des recherches pour retrouver le corps de la victime à l'endroit présumé de l'incident", a indiqué la Minusca dans un communiqué. Mais "la dépouille a été retrouvée à l'hôpital général de Bangui dans des circonstances non encore élucidées. Une enquête a été immédiatement ouverte", ajoute la mission de paix condamnant "cet acte ignoble et injustifié". Jointe par l'AFP, une source au sein de la Minusca a indiqué que le soldat tué faisait partie du contingent sénégalais. "Porter atteinte à la vie d'un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre", a indiqué dans le communiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, promettant que "tout sera mis en place" pour traduire les auteurs de ce meurtre en justice.

  • Nigeria: deux kamikazes présumés tués en tentant d'attaquer une mosquée
    AFP, 27/06/2016 18h03
    Deux kamikazes présumés ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans deux explosions alors qu'ils tentaient d'entrer dans une mosquée lors d'une prière du Ramadan, dans la ville nigériane de Maiduguri, fief historique de Boko Haram, a-t-on appris de sources locales. "Il y a eu deux explosions à l'extérieur d'une mosquée ce matin, mais heureusement, il n'y pas eu de victime à part les deux kamikazes", a indiqué lundi Babagana Kolo, membre d'un groupe d'autodéfense à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno (nord-est). Selon M. Kolo et un habitant qui a souhaité gardé l'anonymat, les deux kamikazes présumés voulaient se joindre à la prière de la nuit dans la mosquée en ce mois du jeûne du Ramadan, mais ont été stoppés à l'entrée par un garde. "Un membre d'un groupe d'autodéfense ne les a pas laissés entrer parce qu'il les trouvait suspects, et il a eu raison", a expliqué l'habitant interrogé sous couvert d'anonymat. "Les deux suspects ont commencé à se disputer, l'un a peut-être perdu patience et a déclenché ses explosifs. Peu de temps après, le deuxième kamikaze a aussi été tué dans une explosion", a poursuivi cet habitant. Selon ces deux sources, seul le membre du groupe d'autodéfense assurant la sécurité a été blessé. La prière a ensuite été annulée à la mosquée. Il n'était pas possible dans l'immédiat de déterminer si les deux suspects appartenaient ou non au groupe jihadiste islamiste Boko Haram.

  • Un an après, la Tunisie et la Grande-Bretagne rendent hommage aux victimes de Sousse
    AFP, 27/06/2016 11h20
    Une minute de silence a été observée dimanche sur la plage tunisienne près de Sousse où 38 touristes, dont 30 Britanniques, ont été tués il y a un an jour pour jour dans un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). Lors d'une cérémonie placée sous très haute sécurité, la ministre tunisienne du Tourisme Selma Elloumi Rekik et un responsable du Foreign office pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, Tobias Ellwood, ont déposé des gerbes au pied de la pancarte à la mémoire des victimes plantée au bord de la mer à Port El Kantaoui, station balnéaire près de Sousse (centre-est). Un pasteur a ensuite égrené les noms des victimes sous l’œil des forces de sécurité présentes en masse, et 38 roses blanches ont été déposées à la mémoire de chacune d'entre elles. Des diplomates d'Allemagne, du Portugal, d'Irlande, de Belgique et de Russie, pays ayant également perdu des ressortissants lors de l'attaque, étaient présents, tout comme des employés de l'hôtel. "Il est important de se souvenir des vies de ceux que nous avons perdus et de continuer à soutenir ceux qui ont été pris dans cet évènement tragique", a souligné M. Ellwood, en remerciant le personnel de l'hôtel dont des membres "se sont mis en travers des armes pour protéger la vie d'Européens". Le 26 juin 2015, un Tunisien armé d'une kalachnikov débarquait sur la plage et dans l'hôtel Imperial Marhaba et ouvrait le feu sur les estivants étrangers avant d'être abattu par la police. L'attentat, revendiqué par l'EI, survenait trois mois après celui du musée du Bardo à Tunis (21 touristes et un policier tués). Un choc pour la Tunisie et un coup très dur pour le tourisme, déjà affecté par l'instabilité ayant suivi la révolution de 2011. Depuis ce soulèvement, la Tunisie fait face à la montée d'une mouvance jihadiste extrémiste, responsable de la mort de dizaines de touristes ainsi que de soldats et de policiers. En novembre 2015, un troisième attentat majeur revendiqué par l'EI avait tué 12 agents de la garde présidentielle en plein Tunis. L'état d'urgence proclamé dans la foulée de cette attaque est toujours en vigueur. Après Sousse, la Grande-Bretagne avait recommandé aux touristes britanniques de quitter la Tunisie et déconseillé tout voyage "non essentiel" dans le pays. "On a eu plusieurs entretiens et nous sommes en contact avec les responsables de la Grande-Bretagne. Après le mois de ramadan, il va y avoir un rafraîchissement de ce conseil aux voyageurs. Espérons qu’il soit positif", a dit Mme Elloumi. M. Ellwood a qualifié son entretien à ce sujet avec la ministre tunisienne de "très constructif" et salué "les énormes progrès" en matière de sécurité en Tunisie, sans toutefois se prononcer sur la possibilité d'une éventuelle modification de ce conseil aux voyageurs. "Mais je parle pour tous les Britanniques: (ils) ont hâte (...) de revenir en vacances ici", a-t-il assuré.

  • Madagascar: deux morts et 84 blessés dans un attentat lors des célébrations nationales
    AFP, 27/06/2016 09h46
    Un attentat à la grenade, lié selon le président malgache à une "divergence" politique, a fait au moins deux morts et 84 blessés dimanche dans un stade d'Antananarivo lors des célébrations de la fête nationale de Madagascar. L'explosion a eu lieu vers 19H00 (16h00 GMT) dans le stade municipal de Mahamasina, où se tenait un concert gratuit à l'occasion de la fête de l'indépendance de cette ancienne colonie française. Sans donner aucune information sur l'enquête en cours, le président Hery Rajaonarimampianina, qui s'est rendu à l'hôpital où les victimes ont été prises en charge, a rapidement évoqué une piste politique. "Une divergence de point de vue peut exister entre nous. Mais les actes de déstabilisation sont inadmissibles. Si le dirigeant ne vous convient pas (...) on ne peut pas tuer comme ça la population", a-t-il dit, dans une déclaration diffusée par la télévision nationale. "On ne tolère jamais les déstabilisations. D'autant plus que ceci n'est pas seulement une déstabilisation mais un acte de terrorisme qui est allé jusqu'à des homicides", a ajouté le chef de l'Etat, lançant un appel au calme à la population. "J'appelle aussi le peuple à prendre sa responsabilité face à cette situation (...) Je lance un appel au calme à l'endroit du peuple. On ne va pas répondre à la violence par la violence mais par l'application de la loi, le plus sévèrement possible", a-t-il poursuivi. Un défilé militaire avait eu lieu le matin même dans le même stade. Selon un dernier bilan donné par la gendarmerie dans la nuit, l'attaque a fait deux morts, des adolescents âgés de 16 et 18 ans, et 84 blessés. "C'est une grenade qui est à l'origine de la déflagration. On peut le qualifier d'acte terroriste", a déclaré de son côté le général Anthony Rakotoarison, directeur de la sécurité et des renseignements de la gendarmerie. Le dernier attentat à Madagascar remontait au 25 janvier 2014. Déjà l'explosion d'une grenade avait fait un mort et plusieurs blessés à l'extérieur du même stade, dans la rue.

    L'auteur n'avait jamais été arrêté et les circonstances de cet attentat n'ont pas encore été élucidées.


  • Des poursuites pour corruption planent de nouveau sur le président sud-africain
    AFP, 24/06/2016 18h32
    Le président sud-africain Jacob Zuma pourra de nouveau être poursuivi pour corruption dans une affaire de contrat d'armement, selon une décision de justice rendue vendredi qui fragilise un peu plus son leadership à quelques semaines d'élections municipales à haut risque pour son parti. Le parquet et le président avaient décidé de faire appel mais ils ont finalement été déboutés vendredi. "La demande d'appel est rejetée. Nous avons réétudié notre jugement et nous avons conclu que l'appel n'avait pas de chance raisonnable d'aboutir", a indiqué le juge Aubrey Ledwaba de la Haute cour de Pretoria. L'Alliance démocratique (DA), principal parti d'opposition, n'a pas tardé à réagir à ce nouveau rebondissement. "Les poursuites contre le président Zuma doivent reprendre et il doit comparaître devant un tribunal", a demandé le parti dans un communiqué. "La présidence prend acte de la décision de la Cour et l'étudie", s'est contenté d'indiquer le porte-parole de la présidence, Bongani Ngqulunga. La saga judiciaire pourrait continuer. Le parquet ou le président peut directement demander à la Cour Suprême d'appel d'étudier son appel et peut aussi saisir la plus haute juridiction du pays, la Cour Constitutionnelle, pour contester le jugement de la Haute cour de Pretoria.

  • Niger: un militant de la société civile condamné à de la prison avec sursis
    RFI, 24/06/2016 13h07
    Au Niger, le militant de la société civile Abdoul Moumouni Ousmane a été condamné à 6 mois de prison avec sursis jeudi 23 juin. Il a pu quitter la prison de Niamey et a fait savoir son intention de faire appel. Le président du Cadre d'action pour la démocratie et les droits de l'homme, une association très critique vis-à-vis du pouvoir, était accusé de « complot », et cela pour un message posté sur Facebook après l'attaque de Bosso par Boko Haram au début du mois. Il s'interrogeait sur la capacité du gouvernement à vaincre les jihadistes.

  • Sénégal: Karim Wade bénéficie d'une grâce présidentielle
    RFI, 24/06/2016 12h40
    Karim Wade est libre à la suite d’une grâce présidentielle accordée vendredi 24 juin par l'actuel chef de l'Etat Macky Sall. Le fils de l'ancien président sénégalais avait été condamné l'an passé à six ans de prison pour enrichissement illicite. L'information est tombée dans la nuit : Karim Wade est libre. Aucune information sur la localisation de l’ancien ministre n’a été communiquée. Après avoir passé trois ans en détention, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade est sorti de la prison de Rebeuss où il était emprisonné, exactement à une heure trente du matin (heure locale), honnêtement, en catimini. Si cette libération était prévue d’après le président de la République Macky Sall avant la fin du ramadan, la rumeur a réveillé Dakar. L’information a été au final confirmée à deux heures quarante-cinq, au cœur de la nuit, par un communiqué de la présidence de la République : « Le président de la République, par décret du 24 juin 2016, a gracié monsieur Karim Wade ». Il précise par ailleurs que les sanctions financières à l’encontre de Karim Wade restent en vigueur. Reste une question : où est Karim Wade ? Difficile à dire. Ses sympathisants se sont réunis auprès d’une de ses maisons au centre de Dakar, ensuite dans différentes maisons. Certains disent qu’il serait déjà dans l’avion, qu’il aurait déjà quitté le Sénégal. Pour quelle destination ? Très difficile de le savoir à l’heure actuelle.

  • Afrique du Sud: le président Zuma pourra être poursuivi dans une affaire de corruption
    AFP, 24/06/2016 10h31
    La justice sud-africaine a maintenu vendredi sa décision stipulant que le président Jacob Zuma devait être poursuivi de près de 800 chefs d'inculpation pour corruption dans un affaire de contrat d'armement, refusant au parquet et au chef de l'Etat la possibilité de faire appel. "La demande d'appel est rejetée. Nous avons réétudié notre jugement et nous avons conclu que l'appel n'avait pas de chance raisonnable d'aboutir", a indiqué le juge Aubrey Ledwaba.

  • L'Ethiopie va jeter 69 millions de préservatifs défectueux
    AFP, 24/06/2016 10h20
    L'Éthiopie va jeter 69 millions de préservatifs financés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida en raison de leur mauvaise qualité, a rapporté jeudi la radio locale Fana, citant l'Agence éthiopienne de financement et d'approvisionnement pharmaceutiques (PFSA). Fabriqués par une société indienne, les préservatifs se sont avérés défectueux lors de tests en laboratoire, et le directeur de la PFSA, Meskele Lera, a assuré avoir entamé des démarches pour obtenir un "remboursement de l'argent" et la "couverture des coûts de mise au rebut", selon Fana. Ils avaient été achetés par les autorités éthiopiennes grâce à un don de 2 millions de dollars accordé par le Fonds mondial de lutte contre le Sida. Environ 1,2 million d’Éthiopiens vivent avec le virus du Sida, selon des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La prévalence du virus dans la population est de 2,4%, mais ce taux est significativement plus élevé dans la capitale Addis Abeba, où la prostitution est répandue et largement tolérée.

  • L'Ouganda envisage de retirer ses troupes de Somalie d'ici la fin 2017
    AFP, 24/06/2016 10h10
    L'Ouganda envisage de retirer d'ici la fin de l'année 2017 ses troupes de Somalie, où elles œuvrent à la stabilisation du pays au sein de la force de l'Union africaine (Amisom), a annoncé jeudi le chef d'état-major de l'armée ougandaise. "Nous avons l'intention de nous désengager de Somalie au début de décembre 2017", a déclaré le chef de l'armée ougandaise, le général Katumba Wamala, sans vouloir expliciter les raisons de ce retrait. Avec environ 6.000 hommes présents en Somalie, l'Ouganda fournit le contingent le plus important de l'Amisom, dont les quelque 22.000 soldats soutiennent le fragile gouvernement somalien contre les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont juré sa perte. "Nous sommes en guerre, la mort est inévitable. Nous avons perdu des soldats mais nous avons aussi connu des réussites", a ajouté le général Wamala, en répondant à la question de savoir si les pertes humaines pouvaient expliquer ce retrait. L'Ouganda avait notamment subi de lourdes pertes - 12 tués selon Kampala, au moins 50 selon des militaires occidentaux incorporés à l'Amisom - lors de l'attaque du camp de Janale, dans le sud de la Somalie, en septembre 2015. Kampala a également annoncé il y a quelques jours envisager le retrait de ses troupes de République centrafricaine, où elles traquent les derniers rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), estimant que ces derniers ne constituent "plus une menace". "Nous allons nous désengager de la République centrafricaine et cela va arriver vite. D'ici octobre cette année, nous serons partis", a précisé le général Wamala. L'annonce du retrait de Somalie pourrait être un moyen de faire pression sur la communauté internationale pour qu'elle augmente sa participation au financement de l'Amisom, dont le mandat doit être renouvelé en juillet. L'Union européenne avait décidé en janvier de réduire de 20% sa contribution à l'Amisom. Peu après, le Kenya avait menacé de retirer lui aussi ses quelque 3.700 soldats de l'Amisom. Concernant la République centrafricaine, l'Ouganda avait également justifié son intention d'en partir par le fait que le "soutien international n'a pas été suffisant". L'Amisom est déployée depuis 2007 en Somalie, où sa puissance de feu supérieure a permis de chasser les shebab de Mogadiscio en août 2011. Ceux-ci ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations de guérilla et des attentats suicide, souvent jusque dans la capitale.

  • Sept personnes enlevées dans le sud-est du Nigéria
    AFP, 23/06/2016 13h59
    Sept personnes - trois Australiens, deux Nigérians, un Sud-Africain et un Néo-Zélandais - ont été enlevées mercredi dans le sud-est du Nigeria après une attaque contre leur véhicule, ont indiqué plusieurs responsables jeudi. Selon les autorités nigérianes, le rapt, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, s'est produit mercredi matin dans le district d'Akpabuyo, près de Calabar, la capitale de l'Etat de Cross River.
    La police locale avait fait état mercredi du rapt de cinq employés d'une société australienne - deux Australiens, deux Nigérians et un Sud-Africain - au cours d'une attaque contre un véhicule dont le chauffeur a été abattu. Mais le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a indiqué jeudi que trois de ses compatriotes avaient été kidnappés, et le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères a fait savoir qu'un de ses ressortissants se trouvait parmi les victimes du rapt. "Nous travaillons au plus haut niveau avec les autorités", a déclaré M. Turnbull, ajoutant: "Nous ignorons à ce stade l'identité des ravisseurs". "C'est un enlèvement sérieux, un acte criminel très grave, une personne a été tuée et sept personnes ont été enlevées", a poursuivi le chef du gouvernement australien. Il était impossible de déterminer dans l'immédiat si les deux autres personnes enlevées travaillaient également pour la société minière et d'ingénierie australienne MacMahon, sous contrat avec le géant Lafarge Holcim. Les enlèvements pour toucher des rançons sont courants dans le sud-est du Nigeria, une région pétrolière où oeuvrent de nombreuses sociétés étrangères, mais il est plus rare que des expatriés y soient pris en otage. "La police travaille avec la marine nigériane pour faire en sorte que les victimes soient libérées indemnes", a déclaré un haut responsable de la police locale, Jimoh Ozi-Obeh. Ce dernier a dit n'avoir pour l'instant reçu aucune demande de rançon en échange de la libération de ces otages, mais assuré que les autorités faisaient tout en leur pouvoir pour les libérer. Selon un témoin du rapt requérant l'anonymat, les ravisseurs ont transporté leurs otages dans un bateau à proximité dans cet État côtier et traversé par un fleuve. Une porte-parole du cimentier franco-suisse Lafarge Holcim, Viola Graham-Douglas, a dit avoir été informée de cette attaque par son partenaire Macmahon, qui oeuvrait mercredi "avec les agences de sécurité pour résoudre" le problème.


  • Ghana: le président Mahama accusé de corruption par l'opposition
    AFP, 23/06/2016 13h40
    Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a qualifié de "rumeurs sans fondement" des accusations de corruption de l'opposition qui réclame une enquête sur les conditions d'attribution de contrats. Le chef de l'Etat, âgé de 57 ans, et qui briguera un second mandat à la présidentielle de novembre, a été accusé d'avoir reçu un véhicule tout terrain d'un entrepreneur du Burkina Faso. Le principal parti d'opposition, le Nouveau parti patriotique (NPP), affirme que le cadeau était destiné à influencer l'attribution de contrats pour la construction d'une route et d'un mur autour de l'ambassade du Ghana à Ouagadougou. M. Mahama a mis au défi ses adversaires de le contester sur le terrain de la loi. "Je suis le président de ce pays. Si vous pensez que j'ai succombé à la corruption, la Constitution vous donne les moyens de faire ce que vous voulez faire", a-t-il dit mercredi. "Mais si vous lancez des rumeurs et accusations sans fondement, cela ne vous permettra pas de remporter la présidence. Le peuple ghanéen est capable de jugement et je suis persuadé que le 7 novembre il fera connaître sa décision", a-t-il dit. Le gouvernement ghanéen a confirmé avoir reçu la voiture mais affirme qu'il s'agit d'un simple cadeau et nie qu'il puisse y avoir conflit d'intérêt. La voiture a été ajoutée au parc automobile officiel, selon les autorités. Des membres de l'opposition parlementaire ont menacé de lancer une procédure de destitution contre M. Mahama qui doit affronter le dirigeant du NPP, Nana Akufo-Addo, à la présidentielle de novembre.

  • RDC: l'opposant Moïse Katumbi condamné à 3 ans de prison
    AFP, 22/06/2016 18h05
    L'opposant congolais Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle censée avoir lieu cette année en République démocratique du Congo, a été condamné mercredi à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, ce qui le rend pour l'heure inéligible. Le jugement a été rendu par un tribunal de paix de Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC. La cour a donné raison à un ressortissant grec accusant l'opposant au président Joseph Kabila de faux et usage de faux pour l'acquisition d'un immeuble dont le plaignant estime qu'il devait lui revenir en héritage.

  • Afrique du Sud: deux morts dans des violences à Pretoria
    AFP, 22/06/2016 16h15
    Deux personnes sont mortes dans un township de Pretoria dans la nuit de mardi à mercredi au cours de violents incidents provoqués par la nomination contestée d'un candidat à la mairie de la capitale sud-africaine pour les municipales d'août, a indiqué mercredi la police. "Deux suspects ont été tués par balles pendant des saccages à Mamelodi", un bidonville de l'est de Pretoria, a déclaré la police sud-africaine dans un communiqué, sans donner davantage de précisions. La porte-parole de la police, Noxolo Kweza, a également affirmé que les autorités avaient arrêté "plus de 40 personnes depuis hier (mardi) dans différents townships de Pretoria". "Ils sont poursuivis pour violences sur la voie publique, vol, recel et dégradations malveillantes", a-t-elle ajouté. Depuis lundi, plusieurs townships de Tshwane, la municipalité qui englobe Pretoria, sont touchés par de violents incidents. Une vingtaine de bus ont été brûlés et plusieurs magasins vandalisés. Ces incidents ont éclaté suite à la nomination des candidats du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), pour les élections municipales du 3 août. Les habitants protestent contre le parachutage d'une candidate à la mairie, Thoko Dididza, au lieu de reconduire le maire sortant Kgosientso Ramokgopa. Mercredi, la situation était "toujours tendue dans certaines zones" comme les townships de Garankuwa et Mabopane au nord de la ville, "mais sous contrôle", selon la porte-parole. "La police est dans les rues pour maintenir l'ordre et aucun incident sérieux n'a été rapporté", a précisé Mme Kweza. La commission électorale sud-africaine a fait part de sa "grande inquiétude face à l'augmentation de la violence et l'intimidation" avant les élections municipales. "Ce qui semble être des meurtres politiques, des attaques et d'autres formes d'intimidation de candidats ont été rapportés dans plusieurs provinces", poursuit le communiqué.



  • Disparition d'un journaliste: Simone Gbagbo demande des avancées dans l'enquête
    AFP, 22/06/2016 10h24
    L'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, actuellement jugée pour crimes contre l'humanité, a demandé mardi lors d'une audience que progresse l'enquête sur la disparition en 2004 à Abidjan du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, dans laquelle elle est citée. "On m'accuse, on me salit (...) Que l'enquête concernant cette affaire aille à son terme!", a lancé l'épouse de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui a déjà été entendue par la justice française dans cette affaire. "Il faut qu'on sache qui était Kieffer, je suis intéressée de le savoir, je ne le connais pas et n'avais jamais entendu parler de lui", a poursuivi Mme Gbagbo, interrogée par ses avocats, lors de ce procès repris lundi après une semaine de suspension. "Aujourd’hui Gbagbo (Laurent Gbagbo, ndlr) n'est plus au pouvoir, moi je suis en prison et ils n'ont plus intérêt à réveiller une affaire qui pourrait se retourner contre eux-mêmes. Ils vont faire le mort sur le dossier", a-t-elle poursuivi, dans une allusion au pouvoir en place. Le journaliste indépendant a disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo.Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations financières, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. L'enquête menée en France s'est orientée vers des cercles proches du pouvoir de Laurent Gbagbo. En novembre 2014, le juge d'instruction français saisi de l'affaire, Cyril Paquaux, a introduit des commissions rogatoires internationales mais attend désormais le retour de la partie ivoirienne. Lundi, Mme Gbagbo avait catégoriquement nié avoir été en contact avec des escadrons de la mort, affirmant qu'elle n'avait "envoyé personne aller faire la guerre". L'ex-Première dame ivoirienne comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée l'an dernier.

  • Crimes en Centrafrique: Bemba condamné à 18 ans de prison
    AFP, 21/06/2016 16h49
    La Cour pénale internationale a condamné mardi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 années de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il devient la personnalité la plus haut placée à être condamnée par la CPI jusqu'à présent. "La chambre condamne M. Jean-Pierre Bemba Gombo à une peine totale de 18 ans de prison", a déclaré la juge Sylvia Steiner en audience publique, considérant que l'ancien chef militaire avait échoué à exercer un contrôle effectif sur son armée privée envoyée en République centrafricaine en octobre 2002, où ses hommes ont violé, tué et pillé avec une "cruauté particulière". Alors que les avocats de la défense ont déjà annoncé lundi soir leur intention de faire appel du verdict, Jean-Pierre Bemba, riche homme d'affaires devenu chef de guerre, a été déclaré coupable le 21 mars de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération congolais (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Historique à plusieurs égards, cette peine est la plus lourde jamais imposée par cette juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, et fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde. La procureure Fatou Bensouda avait requis "25 ans au minimum". C'est également la première fois qu'est condamnée devant la CPI l'utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre et de la première peine rendue contre un ancien vice-président dans l'histoire de la Cour ainsi que contre un chef militaire, en vertu du principe de la "responsabilité du commandant". En cinq mois, en 2002 et 2003, quelque 1.500 hommes du MLC ont tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s'étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé. Ces hommes ont violé avec la volonté de terroriser et de torturer, selon les experts, s'en prenant indifféremment aux hommes, femmes et enfants, forçant parfois leurs victimes à assister aux viols de leurs proches. Madame Steiner a souligné que le chef militaire avait fait "davantage que de tolérer les crimes en tant que commandant". "L’échec de M. Bemba à prendre des mesures avait délibérément pour objectif d'encourager ces attaques menées contre la population civile", a-t-elle estimé. La chambre à trois juges n'a par ailleurs trouvé "aucune circonstance atténuante" permettant d’alléger la peine de M. Bemba. Il s'agit de la troisième peine prononcée par la CPI depuis 2002.

  • Nigeria: 15 combattants de Boko Haram tués dans une frappe aérienne de l’armée
    Xinhua , 21/06/2016 10h27
    Une frappe aérienne lancée par les forces du gouvernement nigérian a tué 15 combattants Boko Haram qui planifiaient une violente attaque dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du pays, ont annoncé ce lundi 20 juin 2016 les autorités militaires. Les terroristes, qui s’étaient réunis sur l’axe Kangarawa, situé dans le nord de l’Etat de Borno, ont été tués dimanche dans une frappe lancée par les forces aériennes du gouvernement, a déclaré Ayodele Famuyiwa, porte-parole de la Force aérienne du Nigeria. M. Famuyiwa a déclaré que le nombre de terroristes tués a été confirmé par les forces terrestres qui se sont ensuite appuyées sur les gains de l’effort aérien pour poursuivre et éliminer plus de membres du groupe terroriste en fuite. “Cette dernière victoire contre les terroristes de Boko Haram met en évidence le rôle important de la puissance aérienne dans l’opération de contre-insurrection”, a-t-il poursuivi.

  • RCA : Violent accrochage entre Casques bleus et un groupe armé à Bangui
    Xinhua, 21/06/2016 10h21
    Un violent échange de tirs a opposé lundi après-midi des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et un groupe armé à Bangui, après la prise d’otage de six policiers samedi dans la capitale centrafricaine. Dans la nuit de samedi à dimanche, une patrouille de la police centrafricaine a été la cible d’une attaque à l’arme lourde d’un groupe d’individus non identifiés de cette agglomération, transformée en “no man’s land” lors de la crise due à la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Seleka et leur leader Michel Djotodia le 24 mars 2013 contre le régime de François Bozize. D’après la police, c’est un groupe proche de l’ex-rébellion qui continue d’être, avec leurs rivaux des milices anti-Balakas et d’autres mouvements politico-militaires, une menace au retour à la paix et la sécurité dans ce pays pauvre et enclavé d’Afrique centrale. Six policiers ont été pris otages dans cette attaque, selon des sources policières, qui ont affirmé que l’attaque aurait été menée en riposte à l’interpellation la veille vendredi d’un groupe de combattants Peuls en possession de douze armes de guerre parmi lesquelles des Kalachnikovs dans cette zone. Lundi, un contingent bangladais de la Minusca s’est rendu dans l’enclave musulmane et bastion des ex-rebelles de la Seleka pour tenter d’obtenir la libération des otages, à en croire les sources policières. L’intervention a dégénéré en violent accrochage avec les ravisseurs présumés, qui aurait causé “quatre blessés parmi les Casques bleus de la Minusca et de nombreux morts dans le camp adverse”, selon un bilan provisoire non officiel communiqué par les sources policières jointes par Xinhua. Lors d’une conférence de presse samedi à Bangui, le Premier ministre Simplice Sarandji avait dénoncé une tentative de déstabilisation du nouveau pouvoir centrafricain incarné par Faustin Archange Touadera, élu le 14 février, après une série de violences enregistrées au cours des derniers jours dans la capitale et d’autres villes du pays.



  • Soldats français soupçonnés de sévices physiques en Centrafrique: le parquet de Paris ouvre une enquête
    AFP, 20/06/2016 18h40
    Le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire visant des militaires français en Centrafrique, soupçonnés d'avoir passé à tabac deux Centrafricains ou d'avoir laissé faire, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Une enquête préliminaire a été ouverte notamment pour "violences volontaires en réunion" ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours, "séquestration", "menaces avec armes" et non-assistance à victime. Cette enquête, qui fait suite à un rapport de commandement du ministère français de la Défense transmis à la justice, a été confiée à la Gendarmerie prévôtale, chargée des investigations sur les crimes et délits commis par des militaires français lors d'opérations extérieures. Début juin, le ministère de la Défense avait annoncé avoir pris des mesures de suspension à l'encontre de cinq militaires de la force française Sangaris en Centrafrique. Ces soldats sont soupçonnés d'avoir commis ou laissé commettre de graves sévices physiques sur deux ressortissants centrafricains dans un poste de contrôle du PK 12 (point kilométrique) à Bangui, début 2014. La force française Sangaris, présente en Centrafrique, est déjà mise en cause dans des scandales d'abus sexuels tout comme des Casques bleus d'autres contingents. Trois enquêtes judiciaires sont en cours à Paris. "Il n'y a aucune connotation sexuelle dans cette pitoyable affaire", avait indiqué un proche du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, au quotidien Ouest-France qui a révélé la dernière affaire en date visant Sangaris.

  • Tunisie: l'état d'urgence prolongé d'un mois
    AFP, 20/06/2016 16h09
    La Tunisie a annoncé lundi la prolongation pour un mois de l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis l'attentat-suicide qui a visé un bus de la garde présidentielle à Tunis en novembre.
    "Le président de la République Béji Caïd Essebsi a décidé lundi (...) après avoir consulté le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée des représentants du peuple de proclamer de nouveau l'état d'urgence sur tout le territoire pour un mois à partir du 21 juin 2016", a indiqué la présidence dans un communiqué.


  • Algérie: quatorze islamistes tués par l'armée
    AFP, 20/06/2016 13h54
    Quatorze islamistes armés ont été tués dimanche au cours d'une opération militaire menée au sud d'Alger, selon un nouveau bilan du ministère algérien de la Défense. Ces hommes ont trouvé la mort dans une zone montagneuse de la région de Médéa (80 km au sud d'Alger), dans une embuscade tendue par des soldats, qui ont saisi des armes, des munitions et une ceinture explosive, selon la même source. Depuis le début de l'opération le 9 juin, 17 islamistes armés ont été abattus et quatre autres arrêtés par les militaires, selon les autorités.
    L'opération est toujours en cours.
    Malgré l'adoption en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200.000 morts pendant la "décennie noire" qui a suivi le début des années 1990, des groupes armés islamistes restent actifs dans l'est et le sud du pays et visent principalement les forces de sécurité. Depuis le début de l'année, au moins 101 islamistes armés ont été tués dans des opérations militaires menées dans l'est et le sud de l'Algérie, selon un décompte établi de l'AFP à partir de bilans officiels.


  • Incertitude en Haïti après l'expiration du mandat du président provisoire
    AFP, 17/06/2016 16h03
    L'incertitude politique dans laquelle Haïti est plongée depuis l'expiration du mandat du président provisoire suscitait jeudi l'inquiétude de la communauté internationale et la colère de l'opposition. L'ONU s'est déclarée "profondément préoccupée" par l'instabilité politique persistante en Haïti, où Jocelerme Privert avait été élu président provisoire par le Parlement le 14 février pour un mandat limité à 120 jours. Cette période a pris fin mardi mais les députés et sénateurs ne sont pas parvenus à tenir la séance en Assemblée nationale à laquelle ils étaient convoqués pour statuer sur le devenir du pouvoir présidentiel. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "appelle l'Assemblée nationale à prendre une décision de manière urgente et à déterminer un arrangement viable pour la gouvernance provisoire qui assure l'achèvement des élections et le retour à l'ordre constitutionnel plein et entier sans plus attendre", selon une déclaration. Mercredi soir, Jocelerme Privert avait affirmé que la situation était "sous contrôle", même si la fin de son mandat laisse place à un vide institutionnel. "En ce moment précis, je le reconnaîtrais (Jocelerme Privert) comme étant le président par intérim d'Haïti, mais nous espérons que les autorités haïtiennes et le Parlement agiront bientôt pour clarifier cela" a déclaré Kenneth Merten, le coordonnateur spécial pour Haïti au Département d'Etat américain, lors d'une conférence téléphonique. L'opposition refuse quant à elle désormais de reconnaître à Jocelerme Privert le titre de président de la République et l'accuse de dérive anti-démocratique. "Toute manoeuvre que M. Privert fait pour rester au pouvoir, sans titre ni qualité, le met hors la loi, en rébellion avec tout principe démocratique" a déclaré jeudi, lors d'une conférence de presse, l'ancien premier ministre Evans Paul, à la tête du nouveau groupe de l'opposition "Entente démocratique".

  • Mali: Aqmi fournit une vidéo d'une otage suisse
    AFP, 17/06/2016 15h56
    Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a diffusé jeudi une vidéo datant du mois de mai et apportant une preuve de vie de l'otage suisse Béatrice Stockly que le groupe détient depuis janvier au Mali, a rapporté le centre américain de surveillance de sites jihadistes SITE. Dans cette vidéo de deux minutes et 50 secondes, dont SITE fournit un lien et qui a été postée ce jeudi, selon le centre, sur les réseaux sociaux Telegram et Twitter, on voit une femme voilée, de type occidental, les yeux clairs et le visage marqué. S'exprimant en français, d'une voix à peine perceptible, elle déclare qu'elle s'appelle Béatrice Stockly. Face à la caméra ou filmée de profil, elle donne la date du mardi 17 mai 2016, précise qu'elle est aux mains d'Aqmi depuis 130 jours, avant de remercier sa famille et le gouvernement suisse pour leurs efforts afin de tenter de la faire libérer. Béatrice Stockly précise qu'elle est en bonne santé mais qu'elle supporte très difficilement la chaleur. Aqmi avait revendiqué fin janvier dans une première vidéo l'enlèvement le 7 janvier de cette Suissesse dans le nord-ouest du Mali et avait réclamé pour la relâcher l'élargissement de détenus jihadistes.
    La Suisse a exigé sa libération "sans condition".
    Béatrice Stockly, une quadragénaire, protestante convaincue qui ne faisait pas mystère de sa volonté évangélisatrice, avait déjà été retenue en otage en 2012, lorsque la ville de Tombouctou, au Mali, était contrôlée par des groupes jihadistes. Elle avait décidé d'y retourner après sa libération obtenue au bout d'une dizaine de jours.


  • Nigeria: le président Buhari prolonge son séjour à Londres
    AFP, 16/06/2016 18h30
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a repoussé de plusieurs jours son retour de Londres, où il s'est rendu pour des raisons de santé, a annoncé jeudi le vice-président Yemi Osinbajo. "Le président rentrera dimanche. Je lui ai parlé hier (mercredi) soir, et je pense qu'il est préférable qu'il ne travaille pas durant ce weekend", a déclaré M. Osinbajo à la presse à Abuja, la capitale nigériane. M. Buhari, âgé de 73 ans, a quitté le Nigeria le 6 juin à la suite d'une "otite persistante", selon la présidence et devait rentrer au Nigeria jeudi. Le président devait consulter à Londres un spécialise ORL "à titre purement préventif", selon la présidence. M. Osinbajo a précisé jeudi que M. Buhari était "en parfaite santé et prêt à reprendre le travail lundi", insistant à plusieurs reprises sur le fait qu'il allait "très bien". M. Buhari a annulé trois visites importantes les semaines précédant son déplacement à Londres: une à Lagos, la capitale économique, une dans le Delta du Niger -région pétrolifère du pays et théâtre depuis le début de l'année d'une série d'attaques de rebelles-, et il ne s'est pas rendu au sommet de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Son état de santé fait l'objet de nombreuses rumeurs. La présidence nigériane a toujours été très réticente à communiquer sur les maladies des chefs d’État et ce séjour prolongé inquiète la population, dans une période difficile pour le pays tant sur le point de vue économique que sécuritaire.

  • Centrafrique: au moins dix morts dans une attaque attribuée "à des Peuls et des éléments ex-Séléka"
    AFP, 16/06/2016 18h24
    Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, plus importante violence dans ce pays depuis l'élection du président Touadéra, a appris jeudi l'AFP auprès de la gendarmerie. "D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat. Confirmée par la préfecture de Ouham-pendé, cette attaque est la plus grave dans le pays depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février. Cette élection est censée ramener la paix en Centrafrique après plusieurs années de violences entre l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, et le mouvement anti-balaka. Située dans la préfecture de l'Ouham-pendé, la région de Ngaoundaye, a été le théâtre d'attaques fréquentes menées par des Peuls armés et des ex-Séléka. Toujours selon l'officier de la gendarmerie, "les éleveurs peuls en provenance de Kabo et Markounda au nord, ont demandé à traverser Ngaoundaye pour aller vers la frontière avec le Cameroun. Ils se sont heurtés au refus des habitants". "Des gendarmes ont été envoyés à Ngaoundaye le week-end dernier pour sécuriser la région et ses habitants. Mais les peuls appuyés par des ex-Séléka sont entrés dans le centre de Ngaoundaye mardi, tirant sur les habitants, incendiant des maisons ainsi que la brigade de gendarmerie (...)", a ajouté ce responsable. "Pour l'instant les lignes téléphoniques sont coupées à Ngaoundaye. Les habitants ont fui pour se réfugier en brousse et dans les régions voisines. Les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place ont depuis quitté la région pour celle de Bozoum", a encore affirmé la source. L'Ouham-pendé et la préfecture voisine de l'Ouham, sont les régions où est partie la résistance du mouvement anti-balaka au régime du premier président musulman Michel Djotodia. Démissionnaire au début de l'année 2014, Michel Djotodia avait été porté au pouvoir en mars 2013 à Bangui par l'ex-coalition Séléka, dominée par des combattants musulmans accusés de nombreuses exactions contre les chrétiens. La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) a pris le relais de l'opération Sangaris mise en place par la France pour pacifier la Centrafrique.

  • Niger: 34 migrants dont 20 enfants retrouvés morts dans le désert
    AFP, 16/06/2016 11h16
    Trente-quatre migrants, dont 20 enfants, sont morts la semaine dernière dans le désert nigérien, en tentant de se rendre en Algérie voisine, devenue une destination privilégiée des migrants subsahariens. "Trente-quatre personnes dont cinq hommes, neuf femmes et vingt enfants ont trouvé la mort dans leur tentative de traverser le désert", a indiqué le ministère nigérien de l'Intérieur dans un communiqué. "Ils sont probablement morts de soif, comme c'est souvent le cas, et ils ont été retrouvés près d'Assamaka", un poste frontalier entre le Niger et l'Algérie, a confié une source sécuritaire.
    Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Niger est l'un des "pivots" des routes migratoires "vers l'Union européenne" et "en particulier vers l'Italie". 60% des migrants qui traversent la Libye pour rejoindre l'Europe par la Méditerranée centrale "sont passés par le Niger". Les migrants "ont été abandonnés par des passeurs" au cours "de la semaine du 6 au 12 juin 2016", explique le communiqué. Seuls deux corps ont été "identifiés", ceux d'un Nigérian et d'une Nigérienne de 26 ans, précise le texte. Dans le communiqué, le ministère nigérien "attire l'attention des migrants clandestins" sur "les risques qu'ils courent en tentant" cette "voie périlleuse savamment entretenue par des réseaux de criminels". Plus de 7.000 Nigériens en situation irrégulière en Algérie, dont une moitié de femmes et d'enfants, ont été reconduits vers leur pays en 2015 en vertu d'un accord entre Alger et Niamey.


  • Nigeria: quatre morts, quatre kidnappés dans une attaque de Boko Haram
    AFP, 16/06/2016 10h17
    Les jihadistes de Boko Haram ont tué quatre villageois et kidnappé quatre femmes lors d'un raid contre un village reculé du nord-est du Nigeria, a annoncé mercredi l'armée nigériane, affirmant que le groupe islamiste armé était désormais "sous pression" dans son propre fief. Cette nouvelle attaque a été perpétrée mardi dans le village de Kutuva, situé dans le district de Damboa, de l'Etat de Borno, le plus endeuillé par les violences islamistes au cours des dernières années, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman. "Des terroristes de Boko Haram à moto ont attaqué le village. Ils ont tué quatre habitants et pris en otage quatre femmes. Des habitants du village voisin de Kaya ont tenté de les rattraper... mais ont malheureusement perdu leur trace", a souligné ce responsable militaire. Ces raids éclairs dans des villages reculés étaient un des modes d'opération de prédilection de Boko Haram au début de sa rébellion en 2009, mais ils sont devenus beaucoup plus rares depuis le début de l'année 2015. Le groupe, affilié à l'organisation Etat islamique (EI), a enlevé des milliers de personnes, y compris des femmes et des enfants, pour les enrôler de force comme combattants, ou les utiliser comme esclaves sexuels ou comme bombes humaines. L'armée nigériane, qui avait lancé une offensive en avril dernier contre le fief de Boko Haram dans la forêt de Sambisa (Etat de Borno), tentait mercredi de retrouver les femmes kidnappées. "Les soldats font tout ce qu'ils peuvent pour traquer (les insurgés) et sauver les femmes", a dit M. Usman. "Boko Haram a vraiment été affaibli, mais ils essaient de sauver la face et c'est pourquoi ils s'en prennent à des cibles vulnérables, car ils sont sous pression", a ajouté le porte-parole de l'armée, affirmant que 17 combattants "affamés" s'étaient "rendus" cette semaine dans le district de Damboa. Depuis sept ans, l'insurrection de Boko Haram a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de réfugiés. Les armées des quatre pays touchés par Boko Haram - Nigeria, Tchad, Niger et Cameroun - ont annoncé la semaine dernière le lancement imminent d'une vaste offensive contre les rebelles islamistes, après une attaque sanglante dans le sud du Niger.

  • Procès Pistorius: le procureur demande une peine de 15 ans de prison minimum
    AFP, 15/06/2016 18h41
    Le procureur Gerrie Nel a requis une peine de 15 ans d'emprisonnement minimum contre Oscar Pistorius pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, mercredi devant le tribunal de Pretoria. "Nous demandons qu'une sentence de quinze ans soit prononcée, au minimum. Nous demandons qu'une longue peine d'emprisonnement soit imposée", a-t-il dit, au cours de son réquisitoire. Quinze ans de prison est la peine minimum prévue par la loi sud-africaine pour un meurtre, mais les juges ont le droit de l'adoucir en cas de circonstances exceptionnelles.

  • Congo: le général Mokoko placé en garde à vue
    AFP, 15/06/2016 18h12
    Le général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars remportée par le président Denis Sassou Nguesso, a été placé en garde à vue mardi à la direction générale de surveillance du territoire (DGST) à Brazzaville, a annoncé son avocat. "On vient de nous notifier son arrestation à 18H45 locales (17H45 GMT). Il est gardé à vue à la DGST", a déclaré Me Yvon Eric Ibouanga. "Pour l’instant, nous sommes encore dans l’enquête préliminaire concernant son dossier. On se réserve (le droit, NDLR) de révéler toutes les informations", a-t-il ajouté. Selon des témoins, M. Mokoko a été escorté mardi à la DGST par plusieurs policiers. Jeudi dernier, le ministre de la justice, Pierre Mabiala, avait réclamé l’accélération de la procédure contre le général Mokoko. Ancien chef d'Etat-major des armées du Congo de 1987 à 1993, passé par l'École supérieure militaire (ESM) de Saint-Cyr en France, le général Mokoko a été jusqu'à début février représentant spécial de la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA) en Centrafrique. Il a démissionné début février de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu'il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à l'élection présidentielle du 20 mars, où il a recueilli moins de 14% de voix. Le scrutin a été remporté par M. Sassou Nguesso, avec plus de 60% de suffrages, des résultats officiels qualifiés de "forfaiture" par cinq opposants, dont le général Mokoko. Le général est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discutant d'un plan visant à chasser M. Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la DGSE). A la veille de la présidentielle, M. Mokoko a été entendu plus d'une fois dans cette affaire par la police. Depuis l'élection, il vit en résidence surveillée dans sa maison du centre-ville de Brazzaville.



  • Vivendi équipe le Cameroun d'une première salle de cinéma
    AFP, 14/06/2016 18h14
    Le groupe français Vivendi a inauguré mardi à Yaoundé une salle de cinéma de 300 places, la seule du Cameroun, et a annoncé son intention d'ouvrir une centaine d'espaces similaires en Afrique. La nouvelle salle, baptisée "Canal Olympia", est dédiée non seulement à la projection de films, mais aussi à l'organisation de concerts d'artistes camerounais et étrangers, ainsi qu'à l'accueil de stand-up d'humoristes, selon un communiqué de presse de Vivendi. Elle peut accueillir "300 personnes en configuration intérieure et plusieurs milliers en configuration extérieure", selon le texte. L'alimentation électrique du cinéma est assurée par l'énergie solaire "captée à partir de 720 m2 de panneaux solaires stockés grâce aux batteries" développées par le groupe Bolloré. La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence du Premier ministre camerounais, Philémon Yang, et du président du conseil de surveillance de Vivendi, Vincent Bolloré, patron du groupe éponyme, très présent en Afrique dans les secteurs du transport, de la logistique et de la gestion portuaire. Vivendi est également la maison mère de la chaîne payante Canal+, largement distribuée en Afrique francophone via le bouquet Canal+ Afrique. "Canal Olympia" est logée dans l'enceinte de l'université de Yaoundé 1, l'une des deux universités d'Etat de la capitale du Cameroun, un pays où toutes les salles de cinéma ont fermé.
    L'initiative permettra au public local d'avoir accès en "avant-première ou en première (à) des films qui se passent au même moment à Los Angeles ou à Tokyo" et "surtout de trouver des talents camerounais et leur permettre d'être connus dans le monde entier", a assuré M. Bolloré lors de l'inauguration. Il a plaidé pour la création d'une "industrie des contenus" au Cameroun et invité les étudiants et "ceux qui sont capables" à "présenter leurs talents (afin) de voir avec Vivendi comment progresser". Selon l'industriel, un studio d'enregistrement de films sera monté sur place. "Nous avons en projet de faire (dans six à sept mois) une deuxième salle à Douala (sud) et une troisième salle à Yaoundé", a annoncé M. Bolloré. "Le programme c'est d'en avoir 100 à terme sur l'ensemble de l'Afrique", a-t-il souligné devant la presse.


  • Nigeria: la fédération de football s'en prend à nouveau aux joueuses lesbiennes
    AFP, 14/06/2016 12h01
    Un haut représentant de la Fédération nigériane de football (NFF) a considéré ce weekend que les joueuses lesbiennes étaient responsables des mauvaises performances de l'équipe nationale féminine, des propos homophobes déjà condamnés par la FIFA dans le passé. L'équipe des Super Falcons s'est imposée comme la meilleure du continent, avec neuf victoires sur 11 éditions de la Coupe d'Afrique, et elle a été présente lors de toutes les Coupes du monde féminines depuis 1991. Cette année, cependant, les Super Falcons n'ont pas fait de belles performances lors des Jeux Africains, à Brazzaville, et l'équipe n'a pas réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio. Pour le vice-président de la NFF, Seyi Akinwunmi, ces mauvais résultats sont dûs aux relations homosexuelles au sein de l'équipe --une pratique illégale au Nigeria. "Le lesbianisme tue les équipes" et "les gens ont peur d'en parler", s'est-il plaint lors d'une rencontre de reporters sportifs à Ibadan, une ville du sud-ouest du Nigeria, samedi. Ses commentaires ont ensuite été largement repris par la presse nigériane lundi. M. Akinwunmi a été contacté par l'AFP, mais il n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter cette remarque.

  • Accrochage entre rebelles ougandais et armée congolaise: 7 morts
    AFP, 13/06/2016 18h31
    L'armée congolaise a annoncé lundi la mort de six rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et d'un militaire congolais lors d'un accrochage dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, théâtre de massacres récurrents. Le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'opération Sukola 1, chargée de combattre le groupe armé, a alourdi le bilan de "cinq ADF" tués donné un peu plus tôt, et a déclaré que l'armée a enregistré également "deux blessés graves", dans ses rangs. L'affrontement a eu lieu dans la localité de Kokola dans l'extrême nord de la province troublée du Nord-Kivu. Rebelles musulmans installés dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 et réélu en février. La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et le gouvernement congolais les tiennent pour responsables d'une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils dans la région de Beni depuis octobre 2014. Cette appréciation est remise en cause par un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York (NYU), selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.
    Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.


  • Pistorius: une audience cruciale s'ouvre à Pretoria
    AFP, 13/06/2016 10h03
    Oscar Pistorius saura probablement cette semaine combien d'années de prison il devra purger pour le meurtre de sa petite amie, à l'issue d'une audience cruciale et définitive qui s'ouvre ce lundi à Pretoria. Reconnu coupable du meurtre de la jeune top-model Reeva Steenkamp dans la nuit de la Saint-Valentin 2013, le champion paralympique sud-africain risque en théorie une peine de quinze ans de prison minimum. Les juristes s'attendent à ce qu'il prenne la parole pour exprimer des remords: "le repentir est un facteur très important dans la détermination de la peine", explique le pénaliste Martin Hood, "si quelqu'un demande pardon et exprime du remord, c'est un facteur très fort en sa faveur". D'après le journal britannique Sunday Telegraph, le père de la victime, Barry Steenkamp, pourrait demander à prendre la parole pour réclamer une peine sévère. Ce serait la première fois, depuis la funeste nuit du meurtre, qu'un parent de la victime viendrait à la barre d'un tribunal. En première instance, l'athlète amputé des deux jambes avait été condamné à cinq ans de prison pour "homicide involontaire". Le parquet a fait appel et obtenu que les faits soient requalifiés en meurtre. Pour l'accusation, il ne faisait en effet aucun doute qu'Oscar Pistorius a cherché à tuer en tirant quatre balles de gros calibre à hauteur d'homme dans la porte de l'étroit cabinet de toilette où se trouvait sa victime. L'audience s'ouvre lundi à 10h00 (08h00 GMT). "Je ne pense pas que ça durera plus d'une semaine", a confié à un avocat proche du dossier. "Je pense que les deux parties vont présenter leurs arguments en trois jours. Il est possible ensuite que le juge ajourne l'audience de jeudi et revienne vendredi avec une sentence". Surnommé "Blade Runner" ("le coureur aux lames", en raisons de ses prothèses de course en carbone en forme de pattes de félin), Pistorius était devenu mondialement célèbre pour avoir participé aux jeux Olympiques de Londres-2012 avec les valides.

  • L'Érythrée accuse l'Éthiopie d'une attaque à sa frontière
    AFP, 13/06/2016 09h49
    L'Erythrée a accusé lundi l'Ethiopie, à laquelle l'a opposé un conflit meurtrier entre 1998 et 2000, d'une attaque à sa frontière, mais Addis Abeba a affirmé ne pas avoir eu connaissance de ces combats. L'Ethiopie "a déclenché une attaque contre l'Érythrée sur le front de Tsorona", dimanche, a précisé le ministère érythréen de l'Information dans un communiqué. "A notre connaissance, il n'y a pas d'affrontements", a de son côté annoncé le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Redda. "Le but et les motivations de cette attaque ne sont pas connus", affirme le communiqué du ministère érythréen de l'Information en ajoutant qu'il "continuera de publier des informations sur les développements de la situation". "L'attaque a eu lieu peu après minuit dimanche matin et les deux parties semblent avoir fait appel à des renforts", affirme ainsi le site Awate.com, en notant qu'il était rare que l'Erythrée d'accuser ainsi frontalement sont voisin éthiopien d'une attaque.
    Le site Asmarino a de son côté publié un communiqué de militants d'opposition appelant à la retenue : "la perspective d'une nouvelle guerre est inconcevable", affirme le communiqué.


  • Nouveau revers pour Boko Haram dans la région du lac Tchad
    africanews.com, 10/06/2016 12h44
    Des dizaines de combattants du groupe islamiste Boko Haram auraient été capturés, dans la nuit de mardi à mercredi, dans la région du lac Tchad par l’armée camerounaise, en collaboration avec les troupes nigérianes. L’opération a été menée moins d’un mois après celle lancée par les forces armées camerounaises dans la forêt de Madawaya, à sept kilomètres de la frontière avec le Nigeria. Opération qui avait permis l’arrestation de l’un des responsables de Boko Haram, Boukar Kaou, de 5 autres leaders du groupe et 50 combattants islamistes. Le coup de filet de mercredi intervient quelques jours après l’incursion des djihadistes de Boko Haram, vendredi 3 juin 2016, dans la localité de Bosso au Niger. Une attaque considérée comme un sérieux revers pour la force mixte engagée dans une lutte contre l’entité islamiste. Selon un bilan officiel, 26 soldats nigériens et deux militaires nigérians ont été tués au cours de cet assaut.

  • Championnat d’Afrique de kick-boxing professionnel du 17 au 18 juin à Libreville
    tchadinfos.com/, 10/06/2016 10h29
    Le championnat d’Afrique des nations de kick-boxing professionnel se déroulera du 17 au 18 juin à Libreville, capitale du Gabon, a annoncé mercredi la Fédération gabonaise de kick-boxing.
    Après deux reports dûs au manque de fonds, la compétition sera finalement lancée, le 17 juin prochain à Libreville. Douze des meilleures nations de kickboxing du continent seront représentées à ce premier challenge professionnel, que le Gabon organise pour la première fois. La formule retenue pour cette compétition professionnelle présente le pays organisateur comme challengeur de ses hôtes. Parmi les combattants attendus à Libreville figurent ceux du Cameroun détenteurs du titre de champion de la zone IV en amateurs et ceux des pays du Maghreb, redoutés pour leur force mentale. Le Gabon présentera 11 compétiteurs qui ont subi une préparation intensive de trois mois.


  • Liberia: la résurgence d'Ebola est terminée
    AFP, 09/06/2016 17h48
    La dernière résurgence d'Ebola au Liberia, ultime pays encore touché par l'épidémie qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest, est terminée, a déclaré jeudi le ministère libérien de la Santé. "En accord avec les règles de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), nous pouvons dire que nous sommes maintenant, de nouveau, débarrassés d'Ebola", a dit à l'AFP à Monrovia Sorbor George, responsable de la Communication au ministère. "Nous venons de boucler la période" de 42 jours retenue par l'OMS - deux fois la durée d'incubation du virus - depuis le second test négatif sur le dernier patient connu, "le Liberia est à nouveau débarrassé d'Ebola", a précisé M. George. Il a cependant invité à la prudence, rappelant que les précédentes déclarations de ce type avaient été suivies de la découverte de nouveaux cas ou foyers au Liberia ou en Guinée ou en Sierra Leone, ces trois pays voisins ayant été les plus touchés par l'épidémie depuis son apparition, fin 2013, dans le Sud guinéen. "Nous avons mené une campagne de sensibilisation du grand public sur la manière d'éviter une nouvelle résurgence. Cette campagne va se poursuivre, et nous serons toujours prêts à contenir toute nouvelle flambée", a dit Sorbor George. Le risque de contamination persiste bien au-delà des 42 jours car le virus subsiste dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à un an, selon des études. La fin de la résurgence d'Ebola au Liberia marque celle de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification de ce virus il y a 40 ans en Afrique centrale.En tout, elle aura atteint dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant plus de 11.300 morts
    - plus de 4.800 pour le seul Liberia - pour quelque 28.600 cas recensés.
    Le 17 mars, l'OMS avait proclamé l'arrêt présumé de "toutes les chaînes de transmission initiales" après la fin du dernier épisode de l'épidémie en Sierra Leone, avant que les autorités guinéennes annoncent le jour même une résurgence dans le sud du pays. Cette résurgence s'était propagée au Liberia, avec trois cas confirmés: la femme d'un des malades morts en Guinée - elle-même décédée le 31 mars à Monrovia - et ses deux fils de 5 et 2 ans, guéris depuis lors.


  • Ethiopie: 88 enfants kidnappés au Soudan du Sud rendus à leurs familles (Unicef)
    AFP, 09/06/2016 17h40
    Quatre-vingt huit enfants enlevés le 15 avril dernier en Ethiopie par des hommes armés venus du Soudan du Sud ont été rendus à leurs familles dans la région frontalière de Gambella (sud-ouest), a-t-on appris jeudi auprès du Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef). "La majorité des enfants ont entre 3 et 5 ans; beaucoup sont traumatisés, hagards (...) Ils ont vu des gens se faire tuer. La peur se lit sur leurs visages", a expliqué à l’AFP Sacha Westerbeek, travaillant pour Unicef Ethiopie et de retour de Gambella. Cinq des enfants secourus, d’ethnie nuer, souffrent de malnutrition, dont un bébé de six mois arraché au sein maternel et nourri au lait de vache. Les enfants étaient intégrés dans des communautés murle et recevaient du lait et du sang de vache, la base de l’alimentation murle. Certains ont indiqué avoir reçu des noms murle.
    Les négociations se poursuivent pour faire libérer 58 autres enfants toujours captifs. Les enlèvements d’enfants sont relativement fréquents dans cette région du Soudan du Sud où les tribus les élèvent ensuite comme faisant partie des leurs. Mais le raid du 15 avril était d’une ampleur sans précédent et a provoqué la colère de l’Ethiopie dont l'armée est entrée sur le territoire sud-soudanais à la poursuite des assaillants. L’attaque, attribuée à des hommes de l’ethnie murle équipés d’armes automatiques sur des villages habités par des Nuers du côté éthiopien de la frontière, a fait 216 morts et 92 blessés, selon le nouveau décompte des agences onusiennes. Plus de 3.000 têtes de bétail ont également été volées. La présence de l’armée éthiopienne a poussé les autorités sud-soudanaises à dépêcher une médiation de chefs tribaux pour obtenir une libération pacifique des enfants, sans recours à la force. Les enfants, parmi lesquels 17 orphelins dont les parents ont été tués dans l'attaque, vont maintenant faire l’objet d’un suivi psychologique avec le soutien de l’Unicef, a précisé Sacha Westerbeek. "Après l’attaque (du 15 avril, ndlr), une vingtaine d’enfants de l’ethnie anuak ont également été enlevés. Nous applaudissons les efforts des gouvernements éthiopiens, sud-soudanais et des chefs tribaux pour assurer le retour des enfants et faire cesser cette pratique nuisible", a t-elle ajouté.


  • Somalie: les shebab attaquent un camp de l'armée éthiopienne
    AFP, 09/06/2016 17h37
    Les insurgés islamistes shebab ont mené une nouvelle attaque d'envergure jeudi dans le centre de la Somalie contre une base éthiopienne de la mission de l'Union africaine (Amisom). Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l'assaut contre la base d'Halgan, dans la région de Hiran, et affirmé avoir tué 60 soldats éthiopiens. Addis-Abeba, pour sa part, a assuré que 101 jihadistes étaient morts dans cette attaque, alors que le gouvernement somalien a lui avancé le chiffre de 240 shebab tués, ainsi que 9 soldats de l'Amisom. "Les combattants moudjahidines ont pénétré dans la base et ont massacré de nombreux Éthiopiens", ont indiqué les shebab via un communiqué publié sur leur compte de messagerie "Telegram". Ils ont affirmé avoir tué "60 soldats" éthiopiens, tout en reconnaissant que 16 de leurs hommes avaient péri. Mais ce bilan a été vivement contesté par les autorités éthiopiennes. "Il y a eu une tentative par les shebab d'attaquer nos forces dans le centre de la Somalie, mais cette attaque a mal commencé et nos forces ont tué 101 militants et détruit de l'armement lourd", a déclaré le porte-parole du gouvernement éthiopien Getachew Reda. "Nous sommes encore en train de recenser le nombre de personnes touchées de notre côté, mais leur affirmation selon laquelle ils ont tué 43 soldats éthiopiens (le premier bilan fourni par les shebab avant de parler de 60 morts, ndlr) est un mensonge absolu. C'est le fruit de leur imagination", a-t-il ajouté. Le ministre somalien de la Sécurité, Abdirisak Omar Mohamed, a pour sa part parlé sur la radio d'Etat Muqdisho de 240 shebab tués "sur la base attaquée et dans ses environs". "Il n'y a aucune victime du côté de l'armée somalienne, mais neuf soldats de l'Amisom sont morts et six autres ont été blessés, et cela est dû à la première explosion", a-t-il ajouté. Les bilans de ce type d'attaque sont impossibles à vérifier de manière indépendante. Les shebab ont coutume d'exagérer les bilans de leurs opérations et l'Amisom ne communique en général pas le nombre précis de victimes dans ses rangs. Celle-ci a cependant confirmé que l'attaque avait eu lieu, soutenant qu'elle avait été repoussée par l'armée éthiopienne, avec l'aide de l'armée somalienne.

  • Nigeria: décès de l'ex-sélectionneur Stephen "Big Boss" Keshi
    AFP, 08/06/2016 18h30
    L'ancien capitaine du Nigeria Stephen Keshi, vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en 1994 en tant que joueur et en 2013 en tant que sélectionneur, est décédé mercredi à 54 ans vraisemblablement d'une crise cardiaque, a-t-on appris auprès de sa famille. "Mon frère s'est éteint", a déclaré Emmanuel Ado à l'AFP. "RIP Big Boss", a écrit la Fédération nigériane (NFF) sur son compte Twitter en regrettant la mort de "la légende" Keshi, surnommé "Big Boss" en raison de son charisme et de ses qualités de meneur d'homme. "Keshi était un superhéros. Son décès est une grande perte pour la nation du Nigeria, pas seulement pour son football", a réagi le président de la NFF, Amaju Pinnick sur le compte Twitter de la fédération. Après la victoire dans la CAN-2013, le Nigeria emmené par Keshi a atteint les 8es de finale du Mondial au Brésil. Keshi a aussi été le sélectionneur du Mali ou encore du Togo qu'il a qualifié pour le Mondial-2006 en Allemagne. Le "Big Boss" a lancé une vague d'exode de joueurs nigérians vers la Belgique lorsqu'il a rejoint Lokeren en 1986 puis l'année suivante Anderlecht où il a joué jusqu'en 1991. Le défenseur central a également joué en France à Strasbourg (1991-1993) et en Côte d'Ivoire au Stade Abidjan (1985) et Africa Sports (1986). Auteur de 9 buts en 64 sélections, il a joué avec les Super Eagles le Mondial-1994 aux Etats-Unis.

  • Mali: l'ONU promet des moyens supplémentaires après la mort d'un Casque bleu
    AFP, 08/06/2016 11h41
    Le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, a promis mardi de renforcer la sécurité de ses troupes, lors de l'hommage au premier Casque bleu chinois tué dans ce pays il y a une semaine. La cérémonie d'hommage au sergent-chef Shen Liangliang, tué dans une double attaque jihadiste le 31 mai à Gao, principale ville du nord du Mali, s'est déroulée au quartier général de la Minusma à Bamako, a indiqué la Mission de l'ONU dans un communiqué. Y assistaient également le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, le commandant de la force militaire de la Minusma, le général Michael Lollesgaard, l'ambassadrice de Chine Lu Huiying et le général chinois Su Guanghui, selon la même source. La Minusma "prendra toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, y compris en assurant la protection de ses soldats de la paix", a assuré M. Annadif, cité dans le texte. "Nous allons renforcer les mesures sécuritaires et mettre à la disposition de nos braves soldats de la paix les équipements nécessaires leur permettant de mieux faire face aux défis auxquels ils font face", a-t-il ajouté.

  • Nigeria: vers un dialogue avec les rebelles du delta ?
    AFP, 08/06/2016 11h37
    Le Nigeria envisage des pourparlers de paix avec les rebelles issus de la région pétrolière du delta du Niger, dont les attaques ont fait chuter la production de brut, a déclaré lundi le secrétaire d’État pour les ressources pétrolières, Emmanuel Ibe Kachikwu. L'armée a déployé des navires armés et des avions de combat dans cette région marécageuse, dans le sud, afin de traquer les Vengeurs du delta du Niger (NDA), un groupe rebelle qui a revendiqué plusieurs attaques contre des installations pétrolières depuis février. Mais lundi soir, M. Kachikwu a déclaré à la presse que cette opération militaire allait être suspendue "pour une semaine ou deux afin de permettre aux individus (...) de converger vers le dialogue". Le président Muhammadu Buhari "est intéressé par le dialogue et il a ordonné à l'armée de stopper ses actions pour deux semaines afin de permettre à l'équipe, dirigée par le conseiller national à la sécurité, de dialoguer avec les rebelles et de s'assurer du retour de la paix dans la région" a-t-il poursuivi. Les NDA s'en sont déjà pris aux installations des filiales nigérianes des grands groupes pétroliers étrangers Shell, ENI, Chevron, et de la compagnie d'Etat nigériane NNPC, dirigée par M. Kachikwu. Selon lui, ces attaques ont fait chuter la production de brut à 1,6 million de barils par jour, bien en-deça des 2,2 millions prévus dans le budget 2016. M. Kachikwu a insisté sur le fait que le gouvernement était déterminé à ramener "une paix véritable dans cette région où la production pétrolière a été très affectée par les activités des NDA". "La balle est dans leur camp, si les rebelles sont prêts à engager le dialogue", a-t-il ajouté. On soupçonne les NDA d'avoir le soutien de "Tompolo", un ancien leader du Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger (MEND), un groupe rebelle très actif dans cette région dans les années 2000. Tompolo, en fuite, est poursuivi pour corruption et blanchiment d'argent.

  • Ouganda: Museveni nomme son épouse ministre de l'Education
    AFP, 07/06/2016 12h12
    Le président ougandais Yoweri Museveni, réélu en février pour un cinquième mandat à l'issue d'élections controversées, a nommé son épouse ministre de l'Education et des Sports dans le cadre d'un remaniement de son gouvernement, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence. Ancienne députée, Janet Museveni, 67 ans, n'est pas une inconnue sur la scène politique ougandaise. Elle occupait depuis 2011 le poste de ministre en charge du Karamoja, une région peu développée du nord-est de l'Ouganda. Sa nomination a été annoncée dans un communiqué de la présidence détaillant des remaniements mineurs au sein du gouvernement, fort de 80 ministres et secrétaires d'Etat. "Cette nouvelle nomination était attendue, Museveni met en place un agenda familial au sein de la politique ougandaise", a accusé Ken Lukyamuzi, ancien député de l'opposition ayant siégé avec Janet Museveni au parlement. "Il a récemment promu son fils au rang de général de division et maintenant sa femme est à nouveau nommée ministre", a-t-il dit. Le 25 mai, Muhoozi Kainerugaba, fils de M. Museveni, avait été promu au rang de général de division en charge du commandement des forces spéciales. Ce dernier avait alors démenti vouloir succéder à son père à la tête du pays alors que l'opposition avait affirmé que Yoweri Museveni le préparait à prendre sa relève. Autre nomination marquante, Simon Lokodo, un politicien réputé homophobe, a été nommé secrétaire d'Etat à l'Ethique et à l'Intégrité, dans un pays où l'homosexualité est un crime passible de la prison à vie. M. Museveni, 71 ans dont 30 à la tête de l'Ouganda, a été réélu en février pour un cinquième mandat de cinq ans avec 61% des voix, au terme d'un scrutin très controversé et dont l'opposition rejette le résultat.

  • Nigeria: ouverture d'un sommet régional sur la protection des victimes du terrorisme
    french.china.org.cn/, 07/06/2016 11h23
    Les ministres de l'Intérieur des pays du bassin du lac Tchad, se sont réunis lundi dans la capitale nigériane d'Abuja pour discuter des mesures de protection des victimes du groupe terroriste Boko Haram depuis 2009. Le ministre nigérian de l'Intérieur Abdulrahaman Dambazzau a affirmé aux journalistes au début de la rencontre de trois jours que les participants venus du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Nigeria, qui forment le bassin du lac Tchad, étaient présents à la réunion. L'objectif principal de la réunion est d'identifier les risques dans la protection des populations touchées, et d'adopter des mesures concrètes pour aider les réfugiés et les personnes déplacées, a indiqué le ministre nigérian, ajoutant qu'un accent particulier serait mis sur les groupes vulnérables tels que les enfants, les femmes et les personnes âgées.
    Boko Haram a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement de milliers de personnes et du massacre de milliers d'autres dans la région du lac Tchad. M. Dambazzau a dit que les nations participant à la rencontre auraient la possibilité de se prononcer sur des solutions communes aux problèmes des personnes touchées par la violence. La réunion organisée en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), abordera également les effets négatifs de l'insurrection sur la population du bassin du lac Tchad, a-t-il ajouté.


  • Niger: 26 morts dans l'attaque de Boko Haram, 55 islamistes tués
    AFP, 07/06/2016 09h31
    Le Niger a revu à la baisse le bilan officiel de l'attaque massive menée vendredi par Boko Haram à Bosso dans le sud-est du Niger, de 32 à 26 morts, annonçant avoir tué 55 éléments du groupe islamiste nigérian, selon un communiqué officiel lundi. "Le bilan actualisé de l'attaque est de 26 morts côté ami dont 24 soldats Nigériens et deux soldats Nigérians, 112 blessés dont 111 militaires et une femme civile", a précisé un communiqué du gouvernement lu à la télévision publique par son porte-parole Assoumana Malam Issa. Du coté de Boko Haram, "55 morts ont été enregistrés et de nombreux blessés", ont assuré les autorités nigériennes qui n'avaient jusqu'ici pas donné de bilan côté assaillant. Le précédent bilan de cette attaque annoncée samedi par le ministère nigérien de la Défense faisait état de "trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués" et de "67 militaires nigériens et nigérians blessés". Par ailleurs, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national et réfuté que des combats aient encore lieu: "Contrairement à cette rumeur savamment distillée (...) la ville de Bosso est totalement sous contrôle", a assuré Assoumana Malam Issa qui a affirmé "la volonté" du Niger "de combattre sans faiblesse Boko Haram". Cette attaque a provoqué un déplacement de milliers d'habitants de Bosso vers "des zones plus sûres", a indiqué de son côté lundi une source onusienne ayant requis l'anonymat. Dans un communiqué, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de Niamey a souligné lundi que eau, nourriture, abris et soins médicaux étaient "les besoins les plus urgents" pour ces déplacés. Selon Ocha, les missions d'aide humanitaire vers Bosso sont pour le moment "suspendues" pour des "raisons de sécurité".

  • Putsch manqué: le Burkina s'en remet à Abidjan pour poursuivre Guillaume Soro
    AFP, 07/06/2016 09h28
    La justice du Burkina Faso a renoncé à son mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué de septembre 2015, mais a demandé à la Côte d'Ivoire de le poursuivre dans le cadre d'une autre procédure dite de "dénonciation". "En ce qui concerne M. Guillaume Soro (...), le parquet (du tribunal militaire) a opté pour la procédure de dénonciation (et) comme nous avons dénoncé les faits (...) nous n'avons plus compétence d'émettre un mandat d'arrêt contre M. Guillaume Soro", a déclaré le commissaire du gouvernement, le commandant Alioune Zanré, lors d'une conférence de presse. Selon M. Zanré, le Burkina Faso rencontre des difficultés pour faire appliquer le mandat d'arrêt contre l'ex-chef de la rébellion ivoirienne à cause du "principe selon lequel aucun Etat n'extrade son national". En outre, selon les "conventions multilatérales et bilatérales qui lient le Burkina aux autres organisations et pays (...) l'extradition n'est pas possible en matière d'infraction politique" et "en matière d'infractions militaires", a indiqué M. Zanré. Par ailleurs, selon M. Zanré, Interpol a fait savoir "qu'il n'exécute pas les mandats concernant les infractions politiques ou de juridictions d'exception comme celui du tribunal militaire", a-t-il rapporté. "Face à ces obstacles, que pouvons-nous faire, si ce n'est changer de fusil d'épaule?", a-t-il lâché. Ce dossier empoisonne les relations entre les diplomaties ivoirienne et burkinabè depuis des mois. La justice burkinabè veut pousser plus loin son enquête sur l'enregistrement d'une conversation téléphonique supposée entre Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina, et Guillaume Soro, et dans laquelle les deux interlocuteurs parlent du putsch en cours.
    Djibrill Bassolé, homme clé du régime de Blaise Compaoré, et Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne (2002-2010), ont tous les deux nié avoir eu cette conversation, dénonçant une "manipulation". La justice militaire burkinabè avait émis le 8 janvier un mandat d'arrêt contre Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d'Etat manqué contre le gouvernement de transition burkinabè en septembre 2015.


  • Burkina: la famille de Sankara veut une contre-expertise pour identifier sa dépouille
    AFP, 07/06/2016 09h25
    La famille de Thomas Sankara, le "père de la révolution" burkinabè tué lors du putsch qui a porté le président Blaise Compaoré au pouvoir le 15 octobre 1987, a demandé une contre-expertise ADN sur la dépouille présumée de Sankara, a déclaré lundi le parquet militaire. L’enquête sur la mort de Sankara avait été ouverte fin mars 2015, après la chute de M. Compaoré en octobre 2014, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir. Le sujet était tabou pendant l’ère Compaoré, ancien frère d’arme de Sankara parfois soupçonné d’avoir commandité son assassinat. Les corps présumés de Sankara et de 12 personnes qui étaient avec lui ont été exhumés fin mai 2015 afin de lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort du "père de la révolution" burkinabè. Les tests ADN visaient à déterminer avec certitude l'identité des victimes. "Trois familles parmi lesquelles celle de Thomas Sankara avaient émis des réserves sur les expertises des tests ADN et ont demandé conformément à la loi des contre-expertises. Ce que le juge a accepté en leur fixant un délai", a déclaré lors d'une conférence de presse, Alioune Zanré, commissaire du gouvernement (procureur) au tribunal militaire qui instruit le dossier. Le 21 décembre 2015, la justice militaire a remis aux familles de Thomas Sankara et de ses douze compagnons tués les résultats des tests d'ADN réalisés en France. Mais les expertises indiquaient que les ADN n'étaient pas "détectables" et ne permettaient donc pas d'identifier à coup sûr les victimes. Les résultats de l’autopsie livrés mi-octobre 2015 indiquent que la dépouille présumée du président Sankara était "criblée de balles". Selon l’avocat de la famille de Thomas Sankara, les analyses du laboratoire de police de Marseille (sud de la France), qui fait "référence en la matière", ont été réalisées "conformément aux normes internationales". La justice militaire avait émis début décembre 2015, un mandat d'arrêt international contre M. Compaoré qui vit en exil en Côte d'Ivoire pour son implication présumée dans l'assassinat du président Thomas Sankara, tué le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir. Il est poursuivi pour "assassinat", "attentat" et "recel de cadavre" dans le cadre de l'enquête ouverte fin mars 2015, par les autorités de la transition burkinabé. Sankara a été enterré à la sauvette au cimetière de Dagnoën, un quartier populaire de l'est de la capitale burkinabè devenu un lieu de pèlerinage annuel pour ses partisans et admirateurs.



  • Nigeria: le président Buhari à Londres pour des raisons de santé
    AFP, 06/06/2016 17h49
    Le président nigérian Muhammadu Buhari a embarqué lundi pour Londres, reconnaissant des problèmes de santé, mais il s'est voulu rassurant malgré l'annulation de plusieurs déplacements récemment.
    "J'ai déjà dit aux Nigérians que je partais pour 10 jours pour faire examiner mon oreille", a-t-il déclaré aux journalistes au moment de monter à bord de l'avion présidentiel à Abuja, la capitale, avec son médecin personnel. La présidence a annoncé dimanche soir que M. Buhari, 73 ans, avait "une otite persistante" et qu'on lui avait conseillé de consulter unotorhinolaryngologiste dans la capitale britannique, "à titre purement préventif". Le vice-président Yemi Osinbajo dirigera le pays en son absence, comme le prévoit la Constitution.
    L'état de santé de M. Buhari fait l'objet de nombreuses rumeurs. Mais la présidence nigériane a toujours été très réticente à communiquer sur les maladies de ses hôtes par le passé. Un journaliste nigérian a fait remarquer lundi à M. Buhari que les Nigérians étaient particulièrement inquiets quand leurs présidents tombaient malade, au vu de l'histoire récente. Ce à quoi le chef de l'Etat a rétorqué: "Y a-t-il qui que ce soit qui ne tombe jamais malade?" M. Buhari a annulé trois visites ces deux dernières semaines: Une à Lagos, la capitale économique, une dans le sud pétrolifère du pays, théâtre depuis le début de l'année d'une série d'attaques de rebelles, et un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Il est aussi apparu affaibli lors d'un sommet sécuritaire à Abuja le 14 mai et lors d'une intervention télévisée pour le premier anniversaire de son accession au pouvoir, le 29 mai.


  • Le Niger promet de "laver l'affront" après l'attaque de Boko Haram
    AFP, 06/06/2016 17h44
    Le Niger lavera l'"affront" subi vendredi par son armée, qui a perdu trente hommes dans une attaque massive du groupe islamiste nigérian Boko Haram à Bosso, une localité du Niger proche du Nigeria, a promis son ministre de la Défense, Hassoumi Massoudou. "Il faudra continuer à se battre, il faudra que cet affront soit lavé, il n'y a rien à faire, il faut que ce soit vengé!", a lancé dimanche le ministre aux soldats de la garnison de Bosso, selon des images de la télévision d'Etat diffusées lundi. A Bosso, le ministre a visité "des positions militaires" en compagnie de plusieurs chefs de l'armée et du général nigérian Lamidi Adeosun, patron de la force multinationale contre Boko Haram (Nigeria, Niger, Cameroun, Tchad). Le ministre a également sillonné la ville pour voir "l'ampleur des dégâts" causés par les insurgés islamistes, a souligné la télévision, sans cependant diffuser l'ensemble des images des "dégâts" enregistrés. On peut toutefois voir sur ces images un camion de transport de troupes de l'armée calciné et une ville fantôme, vidée de ses quelque 20.000 habitants et réfugiés nigérians. "C'est terrible, tout le Niger pleure", a déploré le ministre, qui s'est dit "profondément meurtri" après la visite du champ de bataille. Ce qui s'est passé "sera malheureusement gravé dans l'histoire de notre peuple", a-t-il dit. Il a exhorté les soldats à avoir "le moral relevé": cette "guerre, nous l'emporterons", a-t-il lancé. "Des centaines d'assaillants" du groupe Boko Haram ont attaqué vendredi soir le poste militaire de reconnaissance de Bosso, tuant 30 militaires nigériens et 2 militaires nigérians, selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense.
    Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières menées par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est entré en guerre contre les insurgés en février 2015. Le 25 avril 2015, Boko Haram avait anéanti une position militaire sur le lac Tchad, faisant 74 morts, dont 28 civils. Trente-deux soldats avaient également été portés disparus.
    Vendredi, les éléments de Boko Haram "ont pris le contrôle de la ville temporairement aux cris de Allahou Akbar (Dieu est le plus grand, ndlr)", avant d'en être "délogés" par des renforts de l'armée le lendemain matin, selon une source sécuritaire nigérienne. Ils ont brûlé des édifices publics et emporté des vivres, des médicaments et des véhicules, a précisé Elhaj Aboubacar, un habitant de Bosso, joint par téléphone. Des milliers d'habitants ont fui la ville pour "des zones plus sûres", a indiqué de son côté lundi une source onusienne ayant requis l'anonymat. Dans un communiqué, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de Niamey a souligné lundi que eau, nourriture, abris et soins médicaux étaient "les besoins les plus urgents" pour ces déplacés. Selon Ocha, les missions d'aide humanitaire vers Bosso sont pour le moment "suspendues" pour des "raisons de sécurité". L'attaque de vendredi intervient alors que la Force multinationale mixte s'apprête à lancer une offensive "décisive" contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Bosso est un petit bourg à un jet de pierre du Nigeria dans le bassin du lac où les éléments de Boko Haram se sont installés après avoir été chassés de plusieurs de leurs fiefs dans le nord-est du Nigeria.


  • Somalie: un attentat contre un hôtel de Mogadiscio fait plus de 10 morts
    AFP, 03/06/2016 10h52
    L'attaque d'un hôtel de Mogadiscio revendiquée par les islamistes somaliens shebab a fait plus de dix morts, dont deux députés, en plus des assaillants, tués dans un face à face de plus de douze heures avec les forces de sécurité qui s'est achevé jeudi matin. Cet attentat contre l'hôtel Ambassador, où logeaient plusieurs parlementaires, a débuté mercredi vers 17H40 (14H40 GMT) avec l'explosion d'une voiture piégée. Des débris ont été projetés à des dizaines de mètres, tandis que la fumée se voyait à des kilomètres. Les assaillants ont ensuite pénétré dans l'hôtel. Des coups de feu sporadiques et des détonations ont été entendus toute la nuit, les forces de sécurité tentant de déloger les combattants retranchés. "Tous les assaillants ont été tués par les forces de sécurité", a annoncé jeudi le ministre somalien de la Sécurité Abdirisak Omar Mohamed, alors que trois corps présentés comme ceux des jihadistes étaient étendus devant la façade défigurée de l'hôtel. Le ministre a affirmé que "la mort de plus de 10 personnes a été confirmée tandis que de nombreux autres sont blessés". Des sauveteurs menaient des recherches dans l'hôtel afin de trouver d'éventuels survivants et dépouilles. Mercredi soir, un témoin, Mohamed Elmi, avait dit avoir vu "sept corps, la plupart carbonisés". Selon des sources sécuritaires et médicales, au moins 40 personnes ont été blessées dans l'attaque. "Ces attaques terroristes brutales ont pour but de répandre la peur au sein de la société afin de l'empêcher de soutenir la paix et la bonne gouvernance, mais cela n'arrivera pas", a déclaré le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, qui a présenté ses condoléances aux proches des victimes. Le représentant de l'Union africaine en Somalie, Francisco Madeira, a de son côté condamné "des actes égoïstes et lâches démontrant à nouveau que les militants shebab n'ont de respect ni pour le caractère sacré de la vie humaine, ni pour les droits de l'homme".

  • Niger: neuf civils tués dans une attaque de Boko Haram
    Xinhua, 02/06/2016 18h05
    Au moins neuf civils ont été tués et 13 autres blessés, dont trois gravement, dans une attaque commise mercredi par le groupe terroriste Boko Haram à Yébi, dans la région de Diffa (sud-est du Niger) près de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris ce jeudi 02 juin 2016 de sources concordantes. C’est la radio privée Anfani à Niamey qui a rapporté cette information, confirmée par une source sécuritaire dans la région. Il y a deux semaines, cette même localité avait été la cible de ces terroristes, qui avaient tué six personnes, incendié une dizaine de maisons et le marché local, tué plusieurs têtes de bétail et emporté deux véhicules appartenant à des particuliers. Cette nouvelle attaque survient également moins d’une semaine après celle du 27 mai dernier qui a vu le poste militaire de Bosso être attaqué par le groupe islamiste armé. Une dizaine d’assaillants avaient été tués par l’armée nigérienne et d’importants matériels saisis.

  • Guinée: fin de l'épisode d'Ebola
    AFP, 02/06/2016 17h09
    L'épisode d'Ebola en Guinée est terminé, ont annoncé mercredi des responsables guinéen et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préviennent cependant de la possibilité d'une "résurgence" de la maladie. L'épisode d'Ebola a pris fin en Guinée mais une "résurgence de la maladie n'est pas à exclure. C'est possible encore qu'il y ait" de nouveaux cas, a affirmé le représentant de l'OMS en Guinée, Dr Abou Beckr Gaye, lors d'une cérémonie à Conakry pour marquer la fin de cet épisode d'Ebola en Guinée. Dans un communiqué publié le même jour à partir de son siège à Genève, l'OMS a déclaré "la fin de la transmission du virus Ebola" en Guinée, alors que le pays a passé 42 jours - deux fois la durée maximale d'incubation - sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient. La source exacte de l'infection de ce dernier épisode n'a pas été déterminée mais, d'après l'OMS, elle semble "vraisemblablement" liée à une exposition aux liquides corporels infectés d'un survivant. "Depuis le début de l'épidémie en décembre 2013, nous avons un chiffre cumulé de 3.814 cas enregistrés dans le pays, avec 2.544 décès", a déclaré lors de la cérémonie le coordinateur national de la lutte anti-Ebola en Guinée, Dr Sakoba Keïta. Il a appelé les populations "à la vigilance, à se conformer aux règles d'hygiène les plus élémentaires comme (prescrit) depuis le début de cette maladie" pour prévenir de nouveaux cas. Lors d'une éventuelle résurgence, a de son côté souligné le représentant de l'OMS, "le problème, c'est d'avoir les capacités d'y faire face de manière tout à fait prompte et aujourd'hui, on peut dire que ça existe". "L'expertise la plus pointue en matière de lutte contre Ebola se trouve dans les trois pays les plus touchés par la maladie", la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, a ajouté Dr Gaye. "Nous devons continuer à être vigilants pour nous assurer que nous détectons rapidement les nouveaux cas", a-t-il dit, cité dans le communiqué de l'OMS. Partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest a fait officiellement plus de 11.300 morts, essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria. Pendant le dernier épisode d'Ebola en Guinée, 7 cas confirmés et 3 autres probables ont été enregistrés entre le 17 mars et le 6 avril. En outre, 3 cas confirmés - une femme et ses deux enfants ayant voyagé de Macenta en Guinée à Monrovia au Liberia, ont été enregistrés entre le 1er et le 5 avril. Le 29 mars, l'OMS a annoncé officiellement que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, ne constituait plus une "urgence de santé publique de portée internationale", mettant ainsi fin à cette procédure d'urgence décrétée en août 2014.

  • Côte d’Ivoire: au deuxième jour de son procès, Simone Gbagbo prend la parole
    RFI, 01/06/2016 18h27
    En Côte d’Ivoire, c’est le deuxième jour d’audience dans le procès de Simone Gbagbo. L’ex-première dame est poursuivie pour crime contre l’humanité, entre autres, pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Et ce mercredi 1er juin, elle a démonté point par point les chefs d’accusation. Simone Gbagbo a terminé son long discours de deux heures quasiment ininterrompu. Elle a d'abord demandé une minute de silence « en mémoire de toutes les personnes disparues » pendant la crise « quel que soit leur bord ». Madame Gbagbo a souhaité un joyeux anniversaire à son époux qui a été « indignement déporté » à la CPI et dont le procès se « déroule de plus dans la honte ». Elle est ensuite revenue point par point sur l’acte d’accusation, comme lors de son premier procès d’assises. Elle est d'abord revenue sur les conditions relevant de la forfaiture selon elle, de l’élection d’Alassane Ouattara et sur Laurent Gbagbo, seul président légitime élu en 2010, a-t-elle martelé. Lors de la présidentielle de 2010, Simone Gbagbo estime que les partisans de Laurent Gabgbo « ne se sont pas trompés en votant » pour lui, car « c’est lui qui a gagné les élections ». Elle a également incriminé la France et particulièrement Nicolas Sarkozy, le président de l’époque. Pour l’ex-première dame, la France a tenu un rôle de belligérant, soutenant les forces rebelles derrière Alassane Ouattara. Simone Gbagbo dit avoir « vécu ce que c’est que de subir des tentatives de viol en plein jour », ajoutant qu’elles étaient « photographiées » par l’armée française. Il a aussi été question de son immunité parlementaire de député. « Cette question a déjà été tranchée », a interrompu le président de la Cour. « Permettez-moi tout de même d’y revenir », a répondu Simone Gbagbo, avant de souligner les vices de forme et de procédure dont elle se dit victime, par exemple les perquisitions effectuées chez elle sans qu’elle ne soit présente ni même l’un de ses représentants, ce qui est parfaitement illégal, tout comme l’ouverture des scellés, sans qu’elle ne soit là encore présente. Enfin, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire est revenue point par point sur les faits reprochés dans l’accusation : la fusillade lors de la marche sur la RPI, la Télévision nationale, le bombardement du marché d’Abobo, la mise en place de barrages un peu partout en ville. Dans tous les cas, affirme-t-elle, aucun témoignage, aucune preuve ne peut faire de lien entre ces crimes ou exactions et la personne. « Je veux qu’on me montre qui a été tué » et « où sont les corps », a dit madame Gbagbo qui déploré la mort de ces femmes « si c’est vrai ». Ces liens, ces rapports, ce sera le travail de l’accusation de prouver de manière irréfutable qu’ils existent bel et bien pour étayer cette inculpation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

  • Burkina Faso: attaque d’un poste de police près de la frontière malienne
    RFI, 01/06/2016 18h21
    Dans la nuit de mardi à mercredi, trois policiers ont été tués dans une attaque. Des hommes armés ont ouvert le feu sur un poste de police situé à quatre kilomètres de la frontière malienne. Les assaillants sont arrivés dans la nuit et ont ouvert le feu. Trois policiers ont été tués dans cette nouvelle attaque qui a visé le poste de police d’Intangom, situé à quatre kilomètres de la frontière malienne. C’est le dernier poste de police burkinabè avant cette frontière malienne. De nombreux dégâts matériels sont à signaler également. Les assaillants n’ont pas encore été identifiés. Une opération de ratissage a lieu pour essayer de les retrouver. Cette opération est menée par la police, la gendarmerie et l’armée. Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a fait déplacer sur place une mission conduite par le ministre de la Sécurité intérieure. Font partie de la délégation, le chef d’état-major général des armées, le chef d’état-major de la gendarmerie nationale et le directeur général de la police. En fin de semaine dernière, c’est la capitale burkinabè qui était sous haute sécurité suite à une alerte. Tout le périmètre du commissariat central de police d’Ouagadougou avait été bouclé dans la nuit de dimanche à lundi. Il y a environ deux semaines, une autre attaque similaire avait fait deux blessés dans les rangs de la police nationale à Koudougou. Depuis plusieurs semaines maintenant, les postes de police au Burkina Faso sont la cible d’attaques d’individus non encore identifiés.

  • RDC: l'opposant Moïse Katumbi a quitté l'Afrique du Sud pour Londres
    AFP, 30/05/2016 17h59
    L'opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) et menacé d'un procès dans son pays, a quitté l'Afrique du Sud, où il était hospitalisé, pour Londres, a indiqué dimanche l'un de ses avocats. "Moïse Katumbi est parti de Johannesburg vendredi et a atterri à Londres hier samedi", a déclaré à l'AFP Me Georges Kapiamba du collectif des avocats de M. Katumbi. Selon une source proche de l'opposant, il pourrait se rendre dans les prochains jours à Paris, Bruxelles et en Allemagne. "Il est sorti de l'hôpital. Il va bien mais à cause des désordres au Congo, il préfère pour l'instant se reposer", a déclaré l'un de ses collaborateurs à Johannesburg. "Il va rentrer au Congo mais on ne sait pas encore quand. Il est candidat à la présidence", a-t-il encore dit, affirmant que les médecins lui avaient préconisé le repos. Interrogé pour savoir pourquoi Moïse Katumbi était parti à Londres, ce collaborateur a précisé qu'il y avait son médecin traitant. Ces informations ont été confirmées par une autre source proche de Moïse Katumbi en Afrique du Sud.
    L'opposant au régime du président Joseph Kabila a pris un avion de ligne régulière vendredi soir au départ de Johannesburg. Son épouse, Carine Katumbi, qui l'avait accompagné la semaine dernière en Afrique du Sud, est elle rentrée à Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC. Moïse Katumbi, richissime homme d'affaires de 51 ans, était arrivé le 20 mai à Johannesburg à bord d'un avion médicalisé en provenance de Lubumbashi. Il était venu officiellement pour se faire soigner. Ses collaborateurs en Afrique du Sud ont affirmé qu'il avait inhalé des gaz lacrymogène lors d'affrontements entre la police et ses partisans à Lubumbashi. Mais il a quitté la RDC au lendemain de l'annonce d'un procès engagé contre lui par l'Etat congolais, suscitant des interrogations sur les motifs de son départ. Lors de son séjour à Johannesburg, Moïse Katumbi a été transféré d'hôpital pour des raisons de sécurité, selon ses collaborateurs. "Des inconnus sont passés à la réception pour demander où il se trouvait. La sécurité de l'hôpital a estimé qu'il s'agissait d'un mouvement suspect" et il a été déplacé, a déclaré l'un de ses proches. Les autorités congolaises avaient accepté qu'il quitte le pays pour se faire soigner, à condition notamment de "ne pas s'exprimer bruyamment sur le dossier entre les mains de la justice", selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Dimanche, Me Kapiamba a dénoncé "le transfert" à Kinshasa de quatre autres collaborateurs de M. Katumbi détenus jusque-là à Lubumbashi, dont deux officiers de police "qui s’occupaient de la sécurité de Moïse Katumbi alors en fonctions de gouverneur" du Katanga, a ajouté l’avocat. Le 24 avril quatre proches de M. Katumbi, dont un Américain, avaient été arrêtés à Lubumbashi et transférés à Kinshasa. Ils totalisent "34 jours de détention illégale" à l’agence nationale des renseignements (ANR), a déclaré Me Kapiamba, indiquant que le gouvernement voulait "accélérer l’enquête vers le procès de Katumbi". La justice congolaise a annoncé le 20 mai l'ouverture prochaine d'un procès contre Moïse Katumbi pour "atteinte à la sûreté de l'État". Ex-allié de poids du président Kabila, Moïse Katumbi est passé dans l'opposition en septembre en même temps qu'il démissionnait de ses fonctions de gouverneur du Katanga, province du sud-est de la RDC démantelée depuis, et qu'il accusait le chef de l'Etat de chercher à violer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.



  • Un appui pour des élèves des localités du tracé pipeline Tchad-Camroun
    mediaterre.org/, 27/05/2016 13h03
    La Cameroon Oil Transportation Company (COTCO) a organisé le 25 mai 2016, des cérémonies de remise de prix d'excellence, au cours desquelles elle a primé les meilleurs élèves du Primaire et du Secondaire d'Obala et d'Okola, des localités de la région du Centre du pays traversé par l’oléoduc transportant le brut tchadien jusqu’à la mer dans la région de Kribi. Ces primes, d’une valeur de près de 20 000 000 FCFA (environ 30 000 Euros), sont constituées de cahiers et de bons d’achats échangeables du 30 août au 16 septembre 2016 auprès de partenaires de la COTCO. Près de 1000 élèves sont concernés par cette opération. La COTCO est une société chargée des activités d’exploitation et de maintenance du pipeline Tchad-Cameroun. Elle a pour mission d’assurer le transport du brut produit à partir des champs pétrolifères situés au sud du Tchad, jusqu’au terminal maritime situé à 12 km des côtes camerounaises près de Kribi. Le pipeline Tchad-Cameroun est un ouvrage de 1070 km. En terre camerounaise il couvre près de 900 km (de Mbaïboum dans la région du Nord, à Kribi dans la région du Sud), en passant par l’arrondissement d’Obala. Actuellement, COTCO transporte du brut pour ExxonMobil, Petronas, Société des Hydrocarbures du Tchad, Petrochad Mangara/ Glencore et CNPCIC. A partir de son terminal maritime se font 4 à 5 enlèvements en moyenne par mois, avec une cargaison moyenne de 950 000 barils par enlèvement. L’entreprise estime que les riverains du tracé de ce pipeline doivent être appuyés pour un développement local et intégral.

  • Cameroun: un foyer de grippe aviaire identifié à Yaoundé
    AFP, 27/05/2016 10h41
    Un foyer de grippe aviaire H5N1 a été identifié dans une ferme avicole de Yaoundé, tuant près de 15.000 volailles en trois jours, a rapporté jeudi la radio d'Etat camerounaise. Le virus a été détecté au complexe avicole de Mvog-Betsi, en périphérie de Yaoundé, suite au constat d'une "forte mortalité de la volaille" dans cette ferme, a annoncé la radio, précisant que "près de 15.000" volailles sur les 33.000 que compte le site sont mortes. Les décès ont été enregistrés en trois jours, entre le 20 et le 23 mai, selon un bulletin d'analyse du Laboratoire national vétérinaire (Lanavet). Les volailles mortes ont été incinérées et le reste du cheptel a été abattu, tandis que l'accès à la zone infectée est désormais interdit, d'après la radio qui cite le gouvernement. Un seul foyer a été décelé jusqu'à présent, et aucun cas de contamination humaine n'a été officialisé, mais le gouvernement assure que des dispositions ont été prises "au cas où un individu serait contaminé", sans toutefois préciser lesquelles. Les autorités affirment que le traitement d'éventuelles personnes contaminées sera "gratuit". Jeudi soir, le ministre de l'Elevage, des Pêches et des Industries animale, le Dr Taïga, a annoncé une série de mesures préventives pour éviter l'apparition de nouveaux cas de grippe aviaire, selon un arrêté lu à la radio nationale. Il ordonne notamment "la fermeture de la vente de volaille dans les marchés sur l'ensemble du département du Mfoundi", dont Yaoundé est le chef-lieu, ainsi que "des opérations de police sanitaire et vétérinaire" dans les exploitations avicoles de la zone. En 2006, plusieurs pays africains, dont le Cameroun, avaient été touchés par le virus H5N1 qui frappaient alors également les volailles d'une quarantaine de pays d'Asie et d'Europe. Plusieurs cas de volailles infectées avaient été identifiées dans deux des dix provinces du Cameroun, dans le nord du pays.

  • Burkina: le parti présidentiel, grand vainqueur des municipales
    AFP, 26/05/2016 17h52
    Le parti du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a remporté les élections municipales organisées dimanche au Burkina Faso, selon des résultats provisoires globaux publiés mercredi soir. Les résultats définitifs seront prononcés par le Conseil d'Etat après la période de contentieux ouverte pour une semaine. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, le parti présidentiel) a obtenu 11.167 conseillers élus sur 19.222 postes à pourvoir, arrivant loin devant l'Union pour le progrès et le changement (UPC) qui a remporté 3.051 sièges de conseillers, a proclamé la Commission électorale nationale indépendante (CENI). L'UPC conserve son rang de principal parti d'opposition, après la deuxième place occupée par son président Zéphirin Diabré lors de l'élection présidentielle de novembre. Le parti fondé en janvier 2014 par le président Kaboré a gagné la quasi-totalité des grandes villes du Burkina et dirigera ainsi les mairies de Ouagadougou, Bobo Dioulasso (deuxième ville du pays), Banfora et Koudougou (Ouest), Ouahigouya (Nord), Fada N'Gourma (est), Gaoua (sud-ouest).
    Seule la ville de Dori, chef-lieu de la région du Sahel à la frontière entre le Niger et le Mali, est susceptible de lui échappée. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) du président déchu Blaise Compaoré arrive loin derrière en troisième position avec quelques 2.134 postes de conseillers municipaux. Le CDP avait régné pendant vingt ans sur la quasi-totalité des conseils municipaux depuis la communalisation du Burkina Faso en 1995. De nombreux observateurs pariaient sur un score plus honorable du CDP dont le gros de l'électorat est basé dans les zones rurales. L'Alliance pour la démocratie et la fédération/rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), alliée du CDP du temps de sa toute puissance s'est littéralement effondrée en remportant seulement 317 conseillers, devancée par le Nouveau temps pour la démocratie (NTD) proche de la majorité actuelle qui a eu 605 sièges et de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), 453 sièges, de l'ex chef de la diplomatie de Compaoré, Djibrill Bassolé, actuellement en prison. Le taux de participation se situe à 47,65%, le plus faible jamais enregistré depuis l'organisation de scrutins municipaux au Burkina Faso. Au total, 5,5 millions de Burkinabè étaient appelés aux urnes dimanche pour élire près de 20.000 conseillers municipaux à repartir dans les 368 communes urbaines et rurales que compte ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest. Ce scrutin était destiné à clore définitivement la transition ouverte après la chute du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans de règne. Au total, trois communes rurales représentant moins de 1% des communes et groupant quelques 20.000 électeurs n'ont pu voter à cause de violences politiques et du saccage du matériel électoral des commissions électorales locales.


  • Journée de l’Afrique: Ban Ki-moon met l’accent sur la transformation radicale des infrastructures
    tchadinfos.com/, 26/05/2016 12h39
    Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté mercredi tous les acteurs concernés à soutenir la transformation radicale des infrastructures requise pour atteindre les objectifs de développement durable de l’Afrique à l’horizon 2030, à l’occasion de Journée de l’Afrique qui est célébrée chaque année le 25 mai. “J’exhorte toutes les parties prenantes à se rallier à l’idée porteuse de transformation qui inspire les objectifs de développement durable et l’Agenda 2063 (de l’Union africaine). En effet, ce qui est bénéfique pour l’Afrique est bénéfique pour le monde entier”, a déclaré le chef de l’ONU dans un communiqué. Il a rappelé que les perspectives économiques de l’Afrique étaient bonnes, malgré les incertitudes qui pèsent sur le paysage économique mondial. Le taux de croissance devrait se situer à 4,4% en 2016, contre 3,7% en 2015. M. Ban a mis l’accent sur un partenariat renouvelé pour la coopération au service du développement entre les gouvernements africains, les organismes des Nations Unies, la Commission de l’Union africaine, l’Agence du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), les communautés économiques régionales et les partenaires de développement. En outre, le chef de l’ONU a fait ressortir le rôle du secteur privé pour la création d’emplois, la promotion de l’innovation dans les technologies et les services, et le soutien à la transformation radicale des infrastructures sur le continent. La Journée de l’Afrique de cette année a pour thème “Année africaine des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits de la femme”


  • Après plus de 3 mois de blocus entre le Sénégal et la Gambie, la frontière rouvre
    AFP, 25/05/2016 17h58
    La frontière sénégalo-gambienne a été rouverte au transport routier après plus de trois mois de blocus de la Gambie par des transporteurs sénégalais exigeant de meilleures conditions pour traverser ce pays, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. Les véhicules "traversent normalement la frontière depuis hier mardi. Tous les six postes frontaliers avec la Gambie ont été rouverts", a déclaré Pape Seydou Dianko, un responsable des transporteurs sénégalais à Karang, localité frontalière de la Gambie. La levée du blocus a été confirmée par un responsable du bac de Farafegny, en territoire gambien, selon lequel les véhicules sénégalais ont recommencé à circuler normalement depuis lundi entre les deux pays. "Nous sommes dans une République. Nous avons discuté avec notre Etat. Nous espérons que nos doléances seront prises en compte dans les négociations avec la Gambie qui a reculé sur la mesure" d'augmentation des droits d'entrée imposés aux camions traversant ce pays, a ajouté M. Dianko, joint par téléphone de Dakar. La frontière avait été progressivement bloquée à partir du 15 février. Le différend est né de la hausse par la Gambie du prix imposé aux camions entrant sur son territoire, passé de 4.000 à 6.000 francs CFA (de 6 à 9 euros) jusqu'à environ à 400.000 FCFA (près de 610 euros).

  • Nigeria: libération d’une autre lycéenne enlevée par Boko Haram
    Xinhua, 23/05/2016 17h39
    L’armée nigériane a confirmé ce vendredi 20 mai 2016 l’identité d’une fille libérée par les troupes locales comme étant une des lycéennes enlevées de Chibok dans l’Etat nigérian de Borno (Nord-Est), par le groupe terroriste Boko Haram en avril 2014.

    La fille, identifiée sous le nom de Sarah Luka, a été sauvée lors d’une opération jeudi dans le district de Damboa, a indiqué dans un communiqué le porte-parole de l’armée, le colonel Sani Usman. Cette information intervient après la libération dimanche dernier d’Amina Al-Nkeki, une autre lycéenne de Chibok. Sarah Luka faisait partie des 97 femmes et enfants sauvés lors de l’opération, au cours de laquelle 35 terroristes de Boko Haram ont été tués, selon le communiqué. Sarah, qui serait la fille d’un pasteur à Chibok, a été identifiée comme étant le numéro 157 sur le catalogue des lycéennes fourni par les autorités nigérianes. Selon l’armée, la lycéenne a révélé qu’elle était nouvelle dans le lycée de Chibok, où elle n’avait passé que cinq semaines avant d’être enlevée par Boko Haram il y a deux ans. Au total, 276 lycéennes ont été enlevées par des combattants de Boko Haram depuis leurs dortoirs du lycée à Chibok en avril 2014. En plus des deux filles sauvées, 57 autres ont réussi à s’échapper. Boko Haram se livre à ses actes de violence en 2009, tuant plus de 10.000 personnes, principalement dans le nord-est du Nigeria. L’armée nigériane a fait des progrès dans la lutte contre le groupe terroriste en 2015, en reprenant la plupart des zones contrôlées par le groupe.


  • Congo: la société civile demande aux ministres de déclarer leur patrimoine
    RFI, 21/05/2016 13h19
    Dans son discours d'investiture du 16 avril, le président congolais Denis Sassou Nguesso, réélu le 20 mars au terme d'un scrutin très contesté par ses adversaires, demandait à ses concitoyens à tous les niveaux de responsabilité de mettre un terme aux antivaleurs, notamment à la gabegie. Deux grandes plateformes de la société civile se sont saisies vendredi 20 mai de cette directive, et ont demandé au gouvernement, mis en place, il y a trois semaines de déclarer son patrimoine ; ceci pour des besoins de transparence et de rupture avec le passé.

  • Tunisie: le parti islamiste Ennahda lance son congrès en présence du président
    AFP, 21/05/2016 13h15
    Le 10e congrès du parti islamiste tunisien Ennahda, qui doit marquer un tournant dans l'histoire du mouvement en actant la séparation entre activités politiques et religieuses, s'est ouvert vendredi en présence d'un ancien adversaire de marque, le président Béji Caïd Essebsi. Des milliers de personnes ont participé dans une ambiance de fête à la cérémonie d'ouverture au palais des sports de Radès, près de Tunis. Les quelque 1.200 délégués du mouvement poursuivront leurs travaux ce week-end à Hammamet, à 60 km de la capitale.

  • EgyptAir: les enquêteurs français confirment des messages automatiques de l'avion indiquant de la fumée à bord
    AFP, 21/05/2016 13h14
    L'Airbus A320 d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée jeudi a transmis des messages automatiques faisant état de fumée en cabine, ont confirmé samedi les enquêteurs de l'aviation civile française, jugeant toutefois qu'il était trop tôt pour interpréter ces éléments. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) confirme qu'il y a eu des messages Acars (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) émis par l'avion indiquant qu'il y eu de la fumée en cabine peu avant la rupture des transmissions de données, a déclaré un porte-parole à l'AFP.

  • Gabon: l’opposant Jean Ping se défend et accuse ses détracteurs
    RFI, 21/05/2016 13h12
    Au Gabon, l’opposant Jean Ping, candidat à l’élection présidentielle d’août prochain, a finalement décidé de répondre au pouvoir qui l’accuse d’avoir traité les Gabonais de "cafards à éliminer" et de vouloir préparer la guerre au Gabon. C’est un sacré montage, a dénoncé Jean Ping lors d’une conférence de presse. Ping accuse à son tour Ali Bongo de préparer la guerre au Gabon au cas où il ne serait pas réélu.

  • Sénégal: le président Macky Sall lance une invitation à un dialogue national le 28 mai
    AFP, 19/05/2016 19h01
    Le président sénégalais Macky Sall a annoncé un "dialogue national" à partir du 28 mai, des concertations sur des "questions d'intérêt national" impliquant le pouvoir, les acteurs politiques et la société civile, indique un communiqué gouvernemental jeudi. Le chef de l'Etat a évoqué "des consultations inclusives sur des questions exclusivement d'intérêt national" dans le cadre de l'appel au dialogue national qu'il a récemment lancé, selon ce communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres mercredi soir. Il compte ouvrir le 28 mai ce dialogue "en recevant les acteurs de la classe politique, ceux de la société civile, du secteur privé, des organisations de travailleurs, les autorités religieuses et coutumières". Le contenu exact des concertations n'a pas été précisé. Le Parti démocratique sénégalais (PDS), la principale formation de l'opposition qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, n'a pas encore été officiellement saisi de ces concertations et attend d'être édifié notamment sur leur contenu pour prendre une décision, a déclaré jeudi à la presse son porte-parole Babacar Gaye. L'opposition reproche au président Sall de ne pas dialoguer avec elle depuis son arrivée au pouvoir. Ce dialogue national est annoncé deux mois après le référendum constitutionnel du 20 mars, dont l'un des principaux points visait une réduction immédiate du mandat présidentiel de sept à cinq ans, conformément à une promesse électorale du président Sall, élu en mars 2012. Le oui l'avait emporté avec plus de 62% des voix. Mais sur avis du Conseil constitutionnel qu'il avait saisi, M. Sall a renoncé à appliquer immédiatement cette réduction au mandat en cours, s'attirant des critiques de l'opposition et d'organisations de la société civile qui l'ont accusé d'avoir manqué à sa parole. La révision constitutionnelle proposée par le dirigeant sénégalais comportait, outre la réduction du mandat présidentiel, quatorze autres points dont le renforcement des droits des citoyens et de l'opposition, ainsi que des pouvoirs législatif et judiciaire.

  • Nigeria: une des "filles de Chibok" retrouvée dans une zone contrôlée par Boko Haram
    AFP, 18/05/2016 17h45
    Pour la première fois, l'une des 219 lycéennes enlevées en 2014 par les islamistes de Boko Haram à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, a été retrouvée saine et sauve, ont annoncé mercredi l'armée nigériane et des responsables locaux d'associations. "Nous confirmons que l'une des lycéennes enlevées à Chibok (...) faisait partie de personnes secourues par nos troupes", a indiqué sans plus de détails le porte-parole de l'armée nigériane, le colonel Sani Usman, dans un communiqué. Cette information avait été annoncée peu avant par plusieurs responsables locaux d'associations de la région de Chibok. L'un des responsables à Chibok du mouvement BringBackOurGirls, Tsambido Hosea Abana, avait annoncé que la jeune fille, Amina Ali, avait été découverte mardi dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno, qui passe pour un des derniers bastions de Boko Haram. Elle a été ramenée dans son village de Mbalala, près de Chibok, par les vigiles qui l'ont découverte et qui assistent les militaires nigérians dans la lutte contre Boko Haram. "Elle a retrouvé ses parents, qui l'ont identifiée, avant d'être amenée dans une base militaire à Damboa", avait expliqué Ayuba Alamson Chibok, l'un des chefs de la communauté de Chibok. "Son père s'appelle Ali, et elle Amina. Je les connais bien parce que j'ai travaillé avec eux comme porte-parole des familles des filles de Chibok", avait-il ajouté. Le chef de l'association des Parents des filles enlevées de Chibok, Yakubu Nkeki, a également confirmé le nom de la jeune fille et indiqué qu'elle était âgée de 17 ans au moment de son enlèvement, le 14 avril 2014. "C'est la fille de mon voisin, ils l'ont amenée chez moi", a-t-il affirmé. Selon les trois hommes, la jeune fille semble avoir eu un enfant durant sa captivité. D'autres jeunes filles de Chibok se trouveraient encore dans la forêt de Sambisa, qui fait l'objet de multiples opérations de l'armée nigériane depuis plusieurs semaines, selon eux. En avril 2014, le groupe Boko Haram avait enlevé 276 jeunes filles d'une école secondaire de Chibok. Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures suivant leur enlèvement, qui avait soulevé une vague mondiale d'émotion et d'indignation. Les filles de Chibok sont les victimes les plus tristement célèbres de Boko Haram, qui utilise le kidnapping comme une arme. Depuis 2009, Boko Haram est tenu responsable de l'enlèvement d'au moins 2.000 personnes, dans une insurrection qui a déjà fait quelque 20.000 morts. Selon les ONG qui militent pour les droits de l'Homme, plusieurs milliers de femmes et de jeunes filles ont ainsi été enlevées depuis le début du conflit. Boko Haram en fait des esclaves sexuelles ou des bombes humaines, tandis que les garçons et les hommes sont enrôlés de force par les rebelles qui veulent instaurer un État islamique dans le nord-est du Nigeria.

  • Kenya: enquête sur la répression violente d'une manifestation
    AFP, 17/05/2016 18h13
    Le chef de la police kényane a ordonné mardi l'ouverture d'une enquête interne après que des policiers ont été filmés en train de battre un manifestant étendu au sol lundi lors de la répression violente d'un rassemblement de l'opposition. La police anti-émeutes avait dispersé lundi, notamment à l'aide de gaz lacrymogènes, plusieurs centaines de manifestants marchant vers la Commission électorale (IEBC), dans le centre de Nairobi, une institution qu'ils jugent partisane et dont ils demandent la dissolution en amont de la présidentielle du 8 août 2017. Plusieurs manifestations contre l'IEBC ont été organisées par l'opposition depuis le 25 avril. Lundi, certains manifestants ont lancé des pierres sur les policiers après que ceux-ci ont commencé à disperser le rassemblement. "Une enquête interne est en cours afin de déterminer si des officiers de police ont violé la loi en réprimant les émeutes", a déclaré à la presse Joseph Boinnet, le chef de la police kényane. Il a par ailleurs "condamné l'anarchie que les émeutiers ont imposé hier au public". Une vidéo relayée par la presse montre un homme vêtu d'un sweatshirt vert tomber au sol en tentant d'échapper à la police. Trois policiers se relayent alors pour rouer de coups de pieds et de bâtons son corps inanimé étendu sur le trottoir. "Les officiers qui ont violé par leur brutalité les droits des citoyens doivent faire l'objet d'une procédure disciplinaire et de poursuites pénales", a pour sa part soutenu Isaac Okero, président de l'Ordre des avocats du Kenya, condamnant "le matraquage d'un homme semblant inconscient et non armé". La coalition d'opposition emmenée par Raila Odinga et plusieurs organisations de la société civile réclament la dissolution de l'actuelle commission électorale, qui avait organisé la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta. Le résultat avait été contesté par M. Odinga. Ancien Premier ministre dans le gouvernement d'unité nationale formé après les violences post-électorales de 2007-2008 (plus de 1.100 morts), M. Odinga estime que la commission électorale est favorable au camp présidentiel et n'est pas en mesure de garantir l'équité de la prochaine présidentielle, prévue le 8 août 2017. "En ce moment, tous les leaders du pays doivent plus que jamais engager un dialogue qui garantira la paix dans ce pays", a commenté M. Okero. "Ils doivent éviter les déclarations incendiaires qui semblent légitimer des actions violentes de la police ou des comportements criminels de la part de citoyens".



  • Crimes en Centrafrique: l'ancien chef rebelle congolais Bemba de retour devant la CPI
    AFP, 17/05/2016 12h49
    Après cinq ans d'un interminable procès, le Congolais Jean-Pierre Bemba comparaissait de nouveau lundi devant la CPI, qui doit déterminer sa peine pour les crimes perpétrés par sa milice en Centrafrique, tandis qu'un expert présentait les répercussions des viols commis par ses troupes. Le 21 mars, au terme d'un procès ouvert en novembre 2010, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre ou crimes contre l'humanité commis en 2002 et 2003 en Centrafrique, en vertu du principe de la "responsabilité du commandant". Mais le quantum de la peine de M. Bemba, 53 ans, vice-président de RDC entre 2003 et 2006, restait encore à fixer après de nouveaux débats. Ils se sont ouverts lundi et doivent s'achever mercredi. Durant ces trois jours d'audience, les juges entendront plusieurs témoins, les réquisitions du ministère public, ainsi que les plaidoiries de la défense. Jean-Pierre Bemba encourt jusqu'à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l'"extrême gravité du crime" le justifie. Il a déjà passé huit années en détention. Témoin cité par la défense, l'évêque catholique Fridolin Ambongo a cherché lundi à démontrer que Jean-Pierre Bemba et sa milice - le Mouvement de libération congolais (MLC) - avaient joué un rôle dans l'établissement "de la paix et de la stabilité" dans la province de l'Equateur, au nord-ouest de la RDC.



  • Mali: Deux casques bleus tués par une tornade à Bamako
    Xinhua, 17/05/2016 09h41
    Une tornade qui a duré environ une demi-heure a fait deux morts et quatre blessés, dimanche, au camp de la Minusma (Mission de paix de l’ONU au Mali) en construction dans la zone de l’aéroport international “Modibo Kéïta” de Sénou, à Bamako, a-t-on appris lundi auprès de la mission onusienne. Selon un porte-parole de la Minusma, “un préfabriqué dans lequel se trouvaient deux soldats a décollé suite à la violente tornade et s’est écrasé. Deux policiers sont décédés et quatre autres blessés légèrement”. La nationalité des victimes n’a pas été révélée par la Minusma qui “est en train de réunir tous les éléments pour savoir ce qui s’est passé dans les détails”, assure son porte-parole.

  • L’armée camerounaise annonce la capture d’un chef de Boko Haram lors d’une opération au Nigeria
    tchadinfos.com/, 16/05/2016 12h56
    Le Cameroun a annoncé samedi 14 mai 2016 avoir capturé un dirigeant du groupe terroriste nigérian Boko Haram et “cinq comparses”, lors d’une opération menée par l’armée nationale à Madawaya, dans le nord-est du Nigeria. La capture a été réalisée lors d’une “offensive d’envergure” menée dans la nuit du 10 au 11 mai par les forces spéciales camerounaises dans la forêt de Madawaya, une des positions stratégiques de Boko Haram au Nord-est nigérian, a rapporté samedi le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, dans une déclaration officielle diffusée par la radio et la télévision publiques, Cameroon Radio and Television (CRTV). “Au cours de cet assaut victorieux, qui s’est soldé par la destruction complète de trois camps de Boko Haram, l’émir Boko Haram de Kumche, le nommé Bukar Kawu, par ailleurs redoutable chef de guerre du groupe terroriste, a été capturé en même temps que cinq de ses comparses criminels. Cinquante-huit de ces terroristes ont été définitivement neutralisés”, a indiqué le ministre. Le Cameroun a révélé cet exploit à l’occasion d’un sommet régional sur la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram tenu samedi à Abuja, capitale du Nigeria, auquel prend part le président camerounais Paul Biya. La forêt de Madawaya, située à 7 km de la frontière camerounaise, représente un des “nouveaux camps d’entraînement où s’étaient repliés les terroristes ayant échappé aux offensives précédentes” et surtout “une véritable base de lancement des kamikazes et d’attaques dirigées contre notre pays”, a précisé le ministre camerounais. Il a précisé que 58 terroristes ont été définitivement neutralisés dans cette offensive. “Toujours au terme de cette remarquable offensive, a-t-il ajouté, 46 otages ont été libérés et ramenés au Cameroun, parmi lesquels 18 femmes dont 15 Nigérianes et 3 Camerounaises, et 28 enfants. Aucune perte n’a été enregistrée dans les rangs de nos forces de défense”, selon la déclaration officielle. Pour le ministre de la Communication, la nouvelle opération à succès de l’armée camerounaise démontre l’affaiblissement militaire de Boko Haram.


  • Egypte: six détenus condamnés à 7 ans de prison pour la mort d'un Français en cellule
    AFP, 16/05/2016 10h31
    Six détenus ont été condamnés dimanche à sept ans de prison en Egypte accusés d'avoir battu à mort un Français en 2013 dans la cellule d'un commissariat, la défense et la famille de la victime accusant, eux, les policiers. Eric Lang, 49 ans, qui enseignait le français en Egypte, est décédé après avoir été violemment battu le 13 septembre 2013, alors qu'il était détenu depuis une semaine dans un commissariat du Caire, après avoir été arrêté dans la rue parce qu'il n'avait pas de pièce d'identité selon les autorités.

  • Hollande en visite en Centrafrique et au Nigeria pour le développement et la sécurité
    AFP, 13/05/2016 12h03
    Le président français François Hollande se rend vendredi en Centrafrique où la France entend soutenir la reconstruction après une phase d'engagement militaire, et samedi au Nigeria pour un sommet consacré à la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram. A Bangui, où il ne restera que quelques heures, il apportera "son soutien à la paix et à la stabilisation" de la République centrafricaine. "Aujourd'hui la France et la Centrafrique sont de moins en moins dans une relation liée au maintien de la paix et de plus en plus dans l'accompagnement du pays dans sa reconstruction, sa remise sur pied, son développement", souligne son entourage.

  • Nord-est du Nigeria: au moins deux morts dans une explosion à Maiduguri
    AFP, 12/05/2016 18h23
    Au moins deux personnes ont été tuées jeudi dans une explosion devant un bâtiment officiel à Maiduguri, la plus grande ville du nord-est du Nigeria, a affirmé un porte-parole d'un hôpital local. "Nous avons reçu deux morts et 24 blessés", a déclaré un porte-parole de l'hôpital spécialisé de l'Etat de Borno peu après l'explosion, survenue aux alentours de 12H00 (11H00 GMT). Selon des marchands qui se trouvaient devant le siège du gouvernement régional, l'explosion provenait d'un triporteur.

  • Ouganda: le président Yoweri Museveni prête serment pour son cinquième mandat
    AFP, 12/05/2016 18h11
    Le président Yoweri Museveni, réélu en février pour un cinquième mandat de cinq ans à l'issue d'un scrutin très controversé, a prêté serment jeudi en présence de nombreux chefs d'Etat africains, dont le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale (CPI). "Moi, Yoweri Kaguta Museveni, je jure au nom de Dieu tout puissant que je remplirai fidèlement mes fonctions de président de l'Ouganda, que je ferai respecter, préserverai, protègerai et défendrai la Constitution, que je respecterai les lois de l'Ouganda, et que je veillerai au bien-être des Ougandais", a-t-il déclaré en lisant le serment d'allégeance derrière une vitre pare-balles. Sa prestation de serment a été saluée par une salve de 21 coups de canon, alors que des avions de chasse s'élançaient pour une parade aérienne, au Kololo Airstrip, une ancienne piste d'aviation transformée en parc de l'Indépendance, où était réunie une large foule.



  • L'Egypte dépasse l'Afrique du Sud et devient la seconde plus grande économie d'Afrique (FMI)
    french.xinhuanet.com, 12/05/2016 18h08
    L'Egypte a dépassé l'Afrique du Sud et est devenue la seconde plus grande économie d'Afrique, a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport sur les Perspectives de l'économie mondiale. Le FMI a indiqué que l'Afrique du Sud a été dépassée par l'Egypte à cause de la dépréciation de sa monnaie, le rand. Le FMI a également prévu que la croissance de l'économie sud-africaine n'atteindrait que 0,6% cette année, soit un taux encore plus bas que les 0,9% prévus par le gouvernement sud-africain. L'organisation mondiale a ainsi fait savoir que l'Afrique du Sud est maintenant la troisième plus grande économie d'Afrique derrière le Nigéria et l'Egypte. Le PIB (en dollars) du Nigéria a dépassé celui de l'Afrique du Sud en 2011. A la fin de l'année 2015, le PIB du Nigéria a été mesuré à 490 milliards de dollars, et celui de l'Afrique du Sud estimé a 313 milliards de dollars. L'Afrique du Sud a enregistré un déclin de son économie entre 2012 et 2015 suite au ralentissement de la croissance réelle (en monnaie locale) et à la dépréciation de la valeur du rand. La monnaie sud-africaine s'est affaiblie, passant d'une moyenne de 8,20 rands pour 1 dollar en 2012 à une moyenne de 12,74 rands pour 1 dollar l'année dernière, soit une dépréciation de plus de 50%. La valeur nominale en dollar du PIB sud-africain a ainsi diminué en moyenne de 7% par an lors des quatre dernières années. Parallèlement, la valeur nominale en dollar du PIB égyptien a elle augmenté en moyenne de 7,5% sur la période 2012-2015. La dépréciation de la livre égyptienne sur cette période a été beaucoup plus lente que celle du rand sud-africain. Depuis 2011, la Banque centrale égyptienne (BCE) a étroitement géré la livre égyptienne, résultant en une dépréciation plus modérée que celle de la monnaie sud-africaine, qui flotte librement sur les marchés. Cela a ainsi permis au PIB égyptien d'éclipser celui de l'Afrique du Sud en 2015.

  • Guinée: décès d'un militant de l'opposition en détention provisoire
    AFP, 11/05/2016 10h31
    Un des vingt militants de l'opposition en Guinée arrêtés et inculpés en février dans le cadre d'une enquête sur la mort par balle d'un journaliste est décédé mardi en détention. Mamadou Saïdou Bah, qui était un des volontaires assurant le maintien de l'ordre au sein de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) lors de manifestations, est décédé après avoir été évacué à l'hôpital avec trois codétenus, selon les avocats. "Mon frère Saïdou est mort", a dit un de ses demi-frères, Alfa Abdoulaye Bah, précisant qu'il laissait trois veuves et douze enfants. "Je ne l'ai pas vu depuis février, je ne sais pas ce qui lui est arrivé", a affirmé un autre de ses demi-frères, Ousmane Bah. Un avocat de la famille, Me Alsény Diallo, a expliqué avoir été sollicité la semaine dernière pour des besoins d'une évacuation sanitaire de quatre des prévenus, dont M. Bah, écroués à la prison civile de Conakry, parce qu'ils étaient "tous malades". "Je me suis rendu sur les lieux et effectivement, ils étaient tous malades", a ajouté Me Diallo, disant avoir déposé "une demande de mise en liberté provisoire, qui a été rejetée", mais avoir obtenu une "ordonnance d'hospitalisation que j'ai fait exécuter vendredi dernier". "Malheureusement, ce (mardi) matin, j'ai été appelé par l'un d'eux qui m'a dit que leur Saïdou est mort à 04H00 (locales et GMT)", a-t-il poursuivi. Ni la famille ni les avocats de l'opposant décédé n'ont été en mesure de se prononcer sur la nature de la maladie. Mais, lors d'une conférence de presse mardi soir, le procureur de la République, Sydy Souleymane Ndiaye, a déclaré que Mamadou Saïdou Bah "souffrait de douleurs cervicales, de céphalée intense et de fièvre persistante". "Le personnel médical a mis en oeuvre une importante assistance en vue d'améliorer son état de santé. Malgré tous les efforts déployés, Mamadou Saïdou Bah est décédé ce jour, 10 mai 2016, à 04H00, à la suite des affections" évoqués, a ajouté M. Ndiaye, en présence du ministre de la Justice qui ne s'est pas exprimé. Le procureur a par ailleurs confirmé que la justice avait autorisé le 6 mai l'"hospitalisation externe" de M. Bah et des trois coprévenus "qui avaient des ennuis de santé". "Les quatre inculpés ont été placés en observation médicale dans le pavillon de médecine légale du centre hospitalo-universitaire Ignace Deen" de Conakry, a-t-il précisé. Aucun détail n'a été communiqué sur l'état de santé des trois autres détenus demeurant hospitalisés. Lors d'une conférence de presse distincte, les avocats de l'UFDG ont fait part de leur "consternation face à (la) mort tragique" de leur client, selon l'un d'eux, Paul Yomba Kourouma. Mamadou Saïdou Bah et les 19 autres militants de l'UFDG ont été inculpés en février d'"assassinat ou complicité d'assassinat, coups et blessures volontaires et non-assistance à personne en danger", d'après les avocats de l'UFDG. Ils avaient été entendus à plusieurs reprises dans le cadre de l'enquête sur la mort du journaliste El Hadj Mohamed Diallo avant d'être placés en garde à vue. Le journaliste avait perdu la vie à la suite de blessures par balle infligées dans des heurts le 5 février entre la garde civile de l'UFDG et des partisans d'Amadou Oury Bah, exclu de la formation dont il était le vice-président.



  • Côte d'Ivoire:l'ex-Première dame jugée à partir du 31 mai pour crimes contre l'humanité
    AFP, 10/05/2016 10h33
    L'ex-Première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, sera jugée à partir du 31 mai à Abidjan pour crimes contre l'humanité lors de la crise postélectorale de 2010-2011, a-t-on appris lundi lors de l'ouverture de la session d'assises. Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo et actuellement incarcérée à Abidjan, était présente au tribunal ce lundi. Protagoniste majeure de la crise, l'ancienne "Dame de fer" à la personnalité controversée, a déjà été condamnée à Abidjan en mars 2015 à 20 ans de prison, notamment pour "attentat contre l'autorité de l'Etat". Elle est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" par la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, où le procès s'est d'ailleurs rouvert lundi. Mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye, affirmant être en mesure d'assurer une justice exemplaire sur le sol ivoirien. Lors de l'audience de lundi à Abidjan, les avocats de Simone Gbagbo ont dénoncé la composition du jury.
    "La liste des jurés est composée à 95% de personnes issues du Nord ou Malinkés (Mandingues) alors que Mme Gbagbo est poursuivie pour avoir fait tuer des gens issus du Nord. Si on nous dit que ça ne pose pas problème, je dis +non+", a réagi auprès de la presse l'avocat de Mme Gbagbo, Me Ange Rodrigue Dadje, qui a fait état de "pressions" sur les jurés. "C'est un procès politique. L'instruction a été complètement bâclée (...) Le pouvoir ivoirien veut que Mme Gbagbo soit condamnée, cette cour qui a été choisie sur mesure ne fera que (la) condamner", a-t-il poursuivi. Lundi, les partisans de Mme Gbagbo ont montré ouvertement leur réprobation pendant la lecture de la liste des jurés, secouant la tête, levant les bras de dépit ou protestant avec des "encore" bruyants à l'énoncé de certains patronymes nordistes. "C'est une dame de fer. Elle a été la Première dame, c'est normal qu'elle ait ses partisans", a estimé de son côté Me Coulibaly Soungalo, avocat des parties civiles, qui réclame "une justice pour les victimes qui ont longtemps souffert". "Pour la Côte d'Ivoire, pour la réconciliation (...) il faut que les victimes sachent qu'il y a un jugement qui a permis de condamner des personnes qui ont commis des crimes", a-t-il souligné, ajoutant: "après, si l'Etat trouve dans le cadre de la réconciliation nationale que c'est nécessaire d'accorder des mesures de grâce...".



  • Le Forum économie mondial à Kigali sera concentré sur la transformation numérique
    Xinhua, 09/05/2016 10h30
    Le 26ème Forum économique mondial sur l’Afrique, sera tenu du 11 au 13 mai à Kigali, capitale du Rwanda, sous le thème “Connecter les ressources de l’Afrique à travers la transformation numérique”. Les organisateurs du forum ont affirmé vendredi que la rencontre rassemblerait plus de 1.200 participants, dont des chefs d’Etat et de gouvernement de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Gabon, de la Guinée, du Kenya, du Sénégal et du Togo. Au forum seront aussi présents des ministres et de hauts officiels des Pays-Bas, de la Russie, de la Suède et des Etats-Unis et des représentants d’organisations internationales telles que le Centre commercial international (ITC), le Fonds international pour le développement agricole (IFAD) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FANUAP). Elsie Kanza, directeur du Forum économique mondial pour l’Afrique, a indiqué dans un communiqué que “la quatrième révolution industrielle présente une opportunité unique pour construire des sociétés plus puissantes, justes et prospères”. “Mais cela peut seulement être achevé à travers des institutions fortes, une plus grande intégration régionale et des investissements dans les domaines clé tels que les infrastructures, l’éducation et l’industrie”, a-t-il affirmé. “Il y a un vaste champ pour la coopération public-privé pour aider à réaliser ces objectifs”, a ajouté M. Kanza. Les discussions à Kigali font suite à la réunion de janvier du Forum à Davos en Suisse dont le thème était “Maîtriser la 4ème Révolution industrielle”. Les participants vont chercher à identifier les priorités et les actions pour les dirigeants africains alors qu’ils veulent construire des économies résistantes aux défis d’aujourd’hui et capables de se développer dans les marchés de plus en plus numériques. Le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique Claver Gatete a indiqué qu’une économie entrepreneurial et à haute intensité de connaissances est le fondement de la croissance inclusive. “Le Forum économique mondial sur l’Afrique nous permet (…) d’identifier les opportunités pour le partenariat public-privé qui va générer davantage d’emplois et d’augmenter le niveau de vie en Afrique”, a-t-il déclaré.

  • L’UA commence la délivrance du passeport africain
    Xinhua, 09/05/2016 10h06
    L’Union africain (UA) a commencé la délivrance du passeport du continent, a annoncé la ministre kenyane des Affaires étrangères et du Commerce international, Amina Mohamed, au cours d’un point de presse samedi à Nairobi. Les ministres affricains des Affaires étrangères ont commencé à remplir les formulaires pour les passeports d’Afrique qui seront délivrés lors du sommet de l’UA en juillet prochain, a affirmé Mme Mohamed. “J’ai l’honneur de vous informer que conformément aux décisions du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA de faciliter la libre circulation au sein du continent, à travers la création du passeport africain pour les chefs d’Etat et des ministres. Le processus de délivrance a commencé vendredi”, a-t-elle indiqué en marge de la quatrième Retraite du Conseil exécutif de l’UA. C’est la première fois que la retraite se tient au Kenya alors que les rencontres précédentes avaient été tenues en Afrique du Sud et en Ethiopie. Les titulaires du passeport africain vont recevoir un visa valable de 30 jours à leur arrivée dans tous les pays membres de l’UA. Mme Mohamed a indiqué que les blocs économiques régionaux tels que la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont déjà introduit des passeports régionaux afin de faciliter la circulation au sein de ces sous-régions. “Le Passeport africain se fondera sur les succès réalisés par les blocs commerciaux et contribuera à la réalisation du rêve de la libre circulation des Africains au continent”, a-t-elle déclaré. Selon Mme Mohamed, le passeport continental aidera à accélérer le processus d’établissement de la Communauté économique africaine. “Cela va aussi stimuler le commerce intra-africain qui est en deçà du niveau des autres continents”, a-t-elle ajouté.

  • Hollande se rendra en Centrafrique le 13 mai, avant d'aller au Nigeria
    AFP, 06/05/2016 19h03
    François Hollande effectuera un déplacement de quelques heures en Centrafrique le 13 mai pour apporter "son soutien à la paix et à la stabilisation du pays", avant de se rendre au Nigeria pour un sommet régional consacré à Boko Haram, a indiqué l’Élysée vendredi. "Le Président de la République effectuera un déplacement en République Centrafricaine et au Nigeria les vendredi 13 et samedi 14 mai 2016", indique un communiqué de l’Élysée. Le communiqué précise que la visite de M. Hollande en Centrafrique, vendredi après-midi, vise à "apporter son soutien à la paix et à la stabilisation du pays", où la France avait déployé en 2013 la force Sangaris pour stopper des massacres intercommunautaires, opération toujours en cours pour aider à encadrer l'armée du pays. Cette visite intervient aussi alors que des soldats français et des casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'"abus sexuels" sur des enfants, un dossier qui fait l'objet de trois enquêtes judiciaires. Au Nigeria, le chef de l’État "participera au Sommet régional sur la sécurité à Abuja", une visite qui s'accompagnera d'une séquence bilatérale, et "permettra également de renforcer les relations" entre les deux pays, précise l’Élisée. Lors de ce sommet seront aussi représentés le Cameroun, le Tchad et le Niger ainsi que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.



  • La Commission du Bassin du Lac Tchad réunie à N'djamena
    Sen360.fr/, 06/05/2016 18h46
    Les ministres de défense des pays membre de la CBLT + le Benin se sont réunis à N'Djamena pour discuter de la sécurisation de cet espace face à la menace Boko Haram, pour une libre circulation des personnes et des biens.

  • Algérie: le chef de cabinet de Bouteflika élu à la tête du 2e parti au Parlement
    tchadinfos.com/, 06/05/2016 09h18
    Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet du président algérien Abdelaziz Bouteflika, a été élu jeudi à une écrasante majorité à la tête du Rassemblement national démocratique (RND), deuxième force politique au Parlement. M. Ouyahia, une des principales figures de la vie politique algérienne depuis 20 ans, a recueilli 1.513 voix contre seulement 21 voix pour son concurrent, Belkacem Mellah, lors du voté organisé au premier jour de son 5e congrès qui s'achève samedi. Le RND, créé en 1997, en pleine guerre civile, est la deuxième force politique du pays après le Front de libération nationale (FLN) avec lequel il forme les principaux soutiens de M. Bouteflika. Ahmed Ouyahia, 64 ans, dirigeait le RND à titre intérimaire depuis juin 2015. Plusieurs fois Premier ministre, il a déjà dirigé le RND pendant 14 ans, entre décembre 1998 et janvier 2013. "Depuis 1999, le RND sert la patrie à travers ses choix politiques et un soutien permanent au président Abdelaziz Bouteflika", a-t-il déclaré en insistant sur le "soutien indéfectible" de son parti à l’armée et sa lutte contre le terrorisme.



  • Guinée équatoriale : le président Teodoro Obiang Nguema réélu à 93,7%
    tchadinfos.com/, 29/04/2016 10h47
    Le chef de l’Etat équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, a été réélu avec un score de 93,7% à l’élection présidentielle du 24 avril, selon les résultats provisoires rendus publics jeudi par la Commission électorale nationale. Très loin derrière le président sortant, les opposants Bonaventura Monsuy Asumu (Parti de la coalition sociale démocrate) et Avelino Mocache Mehenga (Union du Centre Droit) obtiennent chacun 1,5% des voix, a affirmé le président de la commission électorale, Clemente Engonga, lors d’une cérémonie officielle au ministère de l’Intérieur à Malabo. 332.040 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales de ce petit Etat pétrolier d’Afrique centrale et le taux de participation officiel a été de 93,7%. La lecture des résultats a révélé des anomalies, plusieurs localités comptant un nombre supérieur de votants que d’inscrits, a reconnu M. Engonga. Selon lui, des électeurs ont sans doute voyagé le jour du scrutin, et ont voté dans des centres de votes différents de ceux où ils étaient enregistrés. Au total, sept candidat se présentaient à cette élection sans suspense que M. Obiang Nguema était assuré de gagner, à la tête d’une coalition de dix partis, dont le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) au pouvoir. Ses adversaires étaient, pour certains, de nouveaux venus en politique, les autres n’ayant que très peu de poids sur l’échiquier national. Le candidat ayant obtenu le plus faible score, Tomas Mba Monabang (indépendant), a recueilli 0,7% des suffrages. Initialement prévu en novembre, le scrutin avait été avancé au 24 avril par décret présidentiel, sans explication officielle. A la dernière présidentielle, en 2009, le président sortant, doyen des chefs d’Etat africains par la longévité au pouvoir, avait obtenu 95,37% des suffrages, selon les résultats officiels. M. Obiang Nguema, 73 ans, arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d’Etat, dirige son pays d’une main de fer. Le régime actuel est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l’Homme pour sa répression des opposants, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l’ampleur de la corruption.

  • Soudan du Sud: Riek Machar arrive à Juba pour prêter serment comme vice-président
    AFP, 26/04/2016 18h52
    Après plusieurs jours d'atermoiements, le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar est enfin arrivé mardi à Juba, où il a appelé à l'unité pour que le pays puisse "guérir de ses blessures", avant d'aller prêter serment comme vice-président. "Nous devons rassembler notre peuple pour qu'il puisse s'unir et guérir de ses blessures", a déclaré M. Machar à la presse à l'aéroport de Juba. Vêtu d'une chemise colorée, il a été accueilli par des ministres et des diplomates à sa descente d'avion. Des colombes, symbolisant la paix, ont été lâchées. La guerre civile "a été cruelle et nous avons perdu beaucoup de gens", a ajouté M. Machar, qui n'avait plus remis les pieds dans la capitale depuis le début du conflit en décembre 2013. "Sans réconciliation nationale et guérison, nous ne pourrons y arriver", a-t-il insisté. Il est parti dans la foulée au palais présidentiel pour prêter serment. De hauts responsables de l'Union africaine (UA) et l'ancien chef d'Etat botswanais Festus Mogae, qui préside la Commission de surveillance et d'évaluation (JMEC) de l'accord de paix, devaient assister à la cérémonie. Riek Machar avait déjà occupé le poste de vice-président entre juillet 2011 - date de l'indépendance - et juillet 2013, quand il avait été démis de ses fonctions par le président Salva Kiir.



  • Mort de Papa Wemba: la famille du chanteur est arrivée à Abidjan
    RFI, 25/04/2016 17h41
    La capitale ivoirienne se prépare au rapatriement du corps de Papa Wemba et souhaite organiser une grande veillée artistique en hommage au musicien mercredi soir. Des membres de sa famille sont arrivés dans la matinée à Abidjan. Le roi de la rumba congolaise est mort dans la nuit de samedi à dimanche. Il avait 66 ans. Il s’est effondré sur scène en plein concert samedi soir. C’était à Abidjan en Côte d’Ivoire, pendant le Festival des musiques urbaines. Aujourd’hui l’émotion est très vive dans le monde de la musique et en Afrique.

  • Nigeria: Amnesty accuse l'armée d'avoir massacré 350 chiites
    AFP, 22/04/2016 19h06
    Amnesty International a accusé vendredi l'armée nigériane d'avoir abattu délibérément 350 musulmans de la minorité chiite fin 2015 avant d'enterrer leurs corps dans des fosses communes et de détruire les preuves de ce carnage. Les 12 et 13 décembre, des affrontements s'étaient produits à Zaria, fief du Mouvement islamique du Nigeria (IMN), des chiites partisans de l'instauration d'un régime à l'iranienne, dans l'Etat de Kaduna, dans le nord du Nigeria. Des membres de l'IMN en procession religieuse avaient bloqué le convoi du chef d'état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, provoquant une répression brutale de l'armée. Dans un rapport intitulé "Révélons la vérité sur les assassinats illégaux et la dissimulation de masse à Zaria", Amnesty International juge sans fondement les allégations de l'armée selon lesquelles les partisans de l'IMN auraient tenté d'assassiner le général, une accusation formellement démentie par le groupe chiite. Son chef, Ibrahim Zakzaky, et sa femme sont incarcérés à Zaria depuis les faits. Le leader chiite a perdu un œil lors des affrontements, dont il est ressorti partiellement paralysé. Le rapport d'Amnesty paraît alors que les parties se renvoient la responsabilité des violences. Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, l'armée a agi "illégalement" à Zaria en tirant "à l'aveugle" sur des civils désarmés. "La raison pour laquelle l'armée a lancé une telle +opération militaire+ n'est pas claire dans une situation de simple maintien de l'ordre public", indique le rapport. L'armée, qui a souvent été accusée d'abus à l'encontre des civils dans sa lutte contre l'insurrection sunnite Boko Haram, maintient que ses troupes ont réagi à Zaria de manière appropriée. "L'armée nigériane n'a fourni aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l'IMN auraient tenté d'assassiner le chef d'état-major des Armées", poursuit Amnesty, avant d'affirmer que "l'armée nigériane a brûlé vif plusieurs personnes, rasé des bâtiments et jeté les corps dans des fosses communes". La plupart des preuves ont été "méticuleusement détruites", poursuit le rapport, qui accuse les soldats de couvrir ce carnage en empêchant l'accès au site. "Les corps ont été emmenés, le site rasé, les gravats déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées des rues", lit-on.

    - 'Ennemis de l'Etat' -
    Le porte-parole des forces armées nigérianes, le général Rabe Abubakar, a estimé que le document d'Amnesty était "injuste" et s'est plaint que l'armée n'ait pas été consultée avant sa publication. "S'ils ont des preuves, qu'ils les montent pour que tout le monde les voie", a-t-il dit. Il a assuré que les militaires ne s'en prenaient pas aux "citoyens qui respectent la loi". "Ceux que nous avons affrontés devaient être des criminels ou des ennemis de l'Etat", a-t-il dit. Pourtant, la semaine dernière, un haut responsable régional a affirmé à la commission chargée d'enquêter sur l'incident que 347 corps, dont ceux de femmes et d'enfants, avaient été enterrés dans une fosse commune au lendemain des affrontements. Dans son rapport, Amnesty fournit des images satellite montrant le lieu d'une "possible fosse commune" dans la zone de Manda, près de la capitale de l'Etat, Kaduna, à environ 80 kilomètres de Zaria. Bien que le président Muhammadu Buhari se soit engagé à enquêter sur les éventuels crimes de guerre, "à ce jour, aucune mesure concrète n'a été prise pour mettre fin à l'impunité face à de tels crimes", déplore Amnesty. Des médias nigérians affirmaient jeudi que des procureurs présents à Kaduna ont requis la peine de mort pour 50 membres de l'IMN accusés d'avoir tué un soldat lors de l'incident initial à Zaria.
    Ibrahim Zakzaky et l'IMN ont déjà eu maille à partir avec les autorités nigérianes dans leur combat pour créer un Etat islamique à l'iranienne. Le chef religieux a déjà été incarcéré à plusieurs reprises. Au Nigeria, les chiites forment une petite minorité au sein de la communauté musulmane, essentiellement sunnite, qui y constitue la moitié de la population.


  • Trois humanitaires de la Croix-Rouge retenus par Ansar Dine au Mali
    AFP, 21/04/2016 18h07
    Un responsable du groupe jihadiste malien Ansar Dine a affirmé jeudi à Bamako que son groupe retenait trois collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui, selon l'ONG, ont été interceptés sans effusion de sang le week-end dernier dans la région de Kidal, dans le nord-est du Mali. En contrepartie de la remise en liberté de ces trois humanitaires, avec lesquels le CICR affirme avoir perdu contact depuis le 16 avril, Ansar Dine réclame la libération de leur guide, arrêté par la force française Barkhane traquant les jihadistes dans le Sahel, a expliqué ce responsable d'Ansar Dine, Nourredine Ag Mohamed.



  • Côte d'Ivoire: Ouattara "réconcilie" le président élu du Bénin et son prédécesseur
    AFP, 19/04/2016 19h16
    Le président élu du Bénin Patrice Talon et son prédécesseur Thomas Boni Yayi se sont réconciliés, lundi à Abidjan, à l'initiative de leur homologue togolais Faure Gnassingbé et de leur hôte, le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, a constaté. "Entre Patrice (Patrice Talon, ndlr) et moi, nous étions des amis, nous demeurons des amis et nous resterons toujours des amis. Ceci non seulement dans l'intérêt du peuple béninois mais encore dans l'intérêt de notre sous-région", a déclaré à la presse, l'ex-président du Bénin, à l'issue d'un huis clos de plus de quatre heures, à la résidence privée de M. Ouattara. "Je lui fait le serment d'être un bon président. Je voudrais le rassurer devant l'opinion (...) que je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir à notre pays, aux Béninois et à toute la sous-région une bonne ambiance de convivialité, de paix", a répondu M. Talon. "On n'était pas en guerre, pas du tout... Établir une bonne ambiance et entretenir cette ambiance-là, cela est nécessaire", a-t-il poursuivi, promettant "d’œuvrer pour la paix". Le président ivoirien, principal initiateur de la rencontre, a évoqué, de son côté une "rencontre d'amitié, de fraternité". L'homme d'affaires Patrice Talon, vainqueur de l'élection présidentielle au Bénin avec plus de 65% des voix, a été investi le 06 avril dernier. Il avait été l'artisan de la victoire du président sortant Thomas Boni Yayi, dont il a largement financé les campagnes en 2006 et 2011. Les deux hommes ont fini par se brouiller en octobre 2012, quand a éclaté à Cotonou une rocambolesque affaire de tentative d'empoisonnement du chef de l'Etat, dont Patrice Talon a été accusé d'être l'instigateur. A l'époque, l'entrepreneur était déjà poursuivi au Bénin dans des affaires de malversations et il avait fui son pays, avant d'être arrêté puis libéré en France.

    En 2013, il est à nouveau accusé d'être impliqué dans une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Pour les uns, l'affaire de tentative d'empoisonnement était une machination visant à écarter un allié devenu trop dangereux pour le pouvoir. Pour les autres, c’était un coup monté par un puissant homme d’affaires béninois pour se venger d'un chef d'Etat qui avait décidé de lutter contre la corruption et l'enrichissement illicite. En mai 2014, Thomas Boni Yayi lui accorde finalement son pardon.


  • L'ex-putschistes Azali Assoumani élu président des Comores
    AFP, 15/04/2016 18h46
    Le colonel Azali Assoumani, ex-putschiste, a été élu président des Comores à l'issue du second tour de la présidentielle disputé dimanche, selon les résultats rendus publics vendredi par la Commission électorale. M. Assoumani, qui était soutenu par l'ancien président et toujours très populaire Ahmed Abdallah Sambi, obtient 40,98% des suffrages. Il devance le candidat du pouvoir, Mohamed Ali Soilihi, dit Mamadou, qui recueille 39,87% des voix. Le troisième candidat, Mouigni Baraka, gouverneur de la Grande Comore, est nettement distancé.

  • Kenya: l'ivoire qui servira à la grande crémation de fin avril arrive à Nairobi
    AFP, 15/04/2016 18h31
    Des camions remplis d'ivoire en provenance de tout le Kenya sont arrivés vendredi à Nairobi pour préparer la plus grande cérémonie de crémation jamais organisée dans le monde et prévue à la fin du mois. L'ivoire a été transporté sous bonne garde au quartier général du Service kényan de la faune sauvage (KWS), depuis les chambres fortes dans lesquelles il était conservé, dans notamment les villes de Voi (sud), Nanyuki (centre) et Mombasa (sud-est). La crémation, prévue le 30 avril, devrait concerner environ 105 tonnes d'ivoire - sept fois la plus grosse quantité brûlée dans ces circonstances - et 1,35 tonne de corne de rhinocéros. Ce stock d'ivoire sera brûlé "pour protester contre le massacre continu des espèces les plus emblématiques de ce pays", a déclaré Kitili Mbathi, le directeur général du KWS. La cérémonie devrait être conduite par le président Uhuru Kenyatta, en présence de nombreux chefs d'Etat, militants de la protection de la faune et célébrités. Les noms de stars hollywoodiennes, telles que Leonardo DiCaprio ou Nicole Kidman, et de richissimes hommes d'affaires comme George Soros ou Howard Buffet, ont circulé, mais aucune confirmation n'a encore été apportée. L'ancien basketteur chinois de NBA Yao Ming, qui a mené des campagnes dans son pays, fort consommateur d'ivoire, pour dénoncer les ravages du braconnage, pourrait également assister à cette cérémonie. Plus de 30.000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour leurs défenses, dont l'ivoire se vend, notamment en Asie, aux alentours de 1.000 euros le kilo.



  • Libye: première visite des ambassadeurs de France, GB et Espagne depuis 2014
    AFP, 14/04/2016 18h12
    Les ambassadeurs de France, d'Espagne et du Royaume Uni sont arrivés jeudi à Tripoli pour apporter le soutien de leur pays respectif au nouveau gouvernement d'union nationale, deux jours après la visite du chef de la diplomatie italienne. C'est la première visite de diplomates européens à Tripoli depuis la décision des pays de l'Union européenne de fermer leurs ambassades à Tripoli durant l'été 2014 à cause des combats. Les ambassadeurs français Antoine Sivan, britannique Peter Millet et espagnol José Antonio Bordallo sont arrivés à l'aéroport de Metiga avant de se diriger vers la base navale de Tripoli où se trouve le chef du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj. Ce dernier avait appelé mardi, en recevant le ministre italien des affaires étrangères Paolo Gentiloni, au "retour des missions diplomatiques à Tripoli le plus tôt possible et à la reprise des liaisons aériennes directes" avec l'Italie. Les trois diplomates repartiront après cette visite avant un possible retour permanent. Deux attachés militaires - français et britannique - accompagnent les trois diplomates dans ce déplacement dans la capitale libyenne, selon les services du protocole libyen.



  • Mali: deux soldats français morts après l'explosion d'une mine mardi
    AFP, 13/04/2016 11h22
    Deux soldats français au Mali sont morts "des suites de leurs blessures" après l'explosion mardi d'une mine contre leur véhicule blindé qui avait déjà tué un autre militaire, a annoncé mercredi la présidence française. Dans un communiqué, le président François Hollande a exprimé sa "grande tristesse" pour ces nouveaux décès, survenus lors d'une opération de la force française Barkhane au nord du Mali.



  • Le Darfour vote sur son statut, les rebelles boycottent
    AFP, 11/04/2016 18h44
    Les habitants du Darfour ont commencé lundi à voter dans le cadre d'un référendum sur le statut administratif de cette région troublée du Soudan, une consultation boycottée par les groupes rebelles et critiquée à l'étranger. Les électeurs ont jusqu'à mercredi soir pour se rendre dans les bureaux de vote protégés par des policiers armés et dont les murs sont couverts d'affiches appelant à une participation massive. "Tous les bureaux de vote ont ouvert et aucun problème n'a été relevé", a indiqué Omar Ali Jomaa, chef de la commission électorale. Malgré la persistance des combats au Darfour, le président soudanais Omar el-Béchir avait souhaité le maintien de cette consultation populaire. Les électeurs doivent décider s'ils veulent conserver l'organisation administrative actuelle du Darfour, divisé en cinq Etats, ou les fusionner en une seule et même région.



  • Madagascar: un nouveau Premier ministre nommé par le président
    AFP, 11/04/2016 12h05
    Le président de la République malgache, Hery Rajaonarimampianina, a nommé dimanche un nouveau Premier ministre à la tête du gouvernement, deux jours après avoir démis de son poste Jean Ravelonarivo qui avait nié avoir quitté ses fonctions, créant la confusion sur la Grande Ile. "Est nommé Premier ministre chef du gouvernement, Olivier Solonandrasana", a indiqué le secrétaire général de la Présidence, le général Roger Ralala, lisant à la presse un texte signé par le président de la République. Olivier Solonandrasana, 51 ans, occupait jusqu'à présent le poste de ministre de l'Intérieur et devrait former un nouveau gouvernement dans les prochains jours. Selon la presse malgache, le Premier ministre fraîchement nommé entretenait des rapports houleux avec son prédécesseur, Jean Ravelonarivo.

  • Le gouvernement de Madagascar démissionne en bloc
    AFP, 08/04/2016 18h42
    Le Premier ministre malgache Jean Ravelonarivo a présenté sa démission et celle de son gouvernement après des semaines de polémique sur un conflit l'opposant au chef de l'Etat, Hery Rajaonarimampianina, a annoncé vendredi la présidence. "Le président de la République a accepté la démission présentée par le Premier ministre Jean Ravelonarivo", indique un décret signé par le chef de l'Etat.



  • Soudan: Béchir dit qu'il quittera le pouvoir en 2020
    AFP, 08/04/2016 10h12
    Le président soudanais Omar el-Béchir, au pouvoir depuis près de 27 ans, a annoncé qu'il quitterait ses fonctions en 2020 au terme de son mandat actuel. "En 2020, il y aura un nouveau président et je serai un ex-président", a déclaré M. Béchir dans une interview à la BBC diffusée jeudi. Il s'était emparé du pouvoir en juin 1989 à la faveur d'un coup d'Etat militaire soutenu par les islamistes. Cet ancien militaire, âgé de 72 ans, a été réélu il y a un an lors d'un scrutin boycotté par l'opposition et critiqué à l'étranger. Il avait d'abord affirmé qu'il ne se présenterait pas aux élections de 2015. M. Béchir a déclaré à la BBC que son travail était "épuisant" et qu'il ne se représenterait pas pour les élections prévues en 2020. Le président soudanais est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre et génocide au Darfour. Cette région de l'ouest du Soudan est minée depuis 2003 par des violences entre les forces du gouvernement de M. Béchir et des insurgés non Arabes qui se sentent ethniquement marginalisés par le régime, dominé par les Arabes. Ce conflit dévastateur a fait au moins 300.000 morts et près de 2,5 millions de déplacés au Darfour, selon l'ONU. Des combats ont eu lieu depuis mi-janvier à Jebel Marra, zone fertile au cœur du Darfour, poussant au moins 100.000 personnes à fuir d'après les Nations unies. Lors de son entretien avec la BBC, le président soudanais a nié que ses forces avaient commis des abus à Jebel Marra. "Toutes ces allégations sont sans fondement, aucune d'entre elles n'est vraie", a-t-il déclaré.



  • Elections: l'UA envoie des observateurs à Djibouti et au Tchad
    Xinhua, 06/04/2016 17h33
    L'Union africaine (UA) a approuvé le déploiement d'observateurs à Djibouti et au Tchad.
    Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'UA, a autorisé l'envoi de la mission d'observation pour les élections présidentielles à Djibouti (le 8 avril) et au Tchad (le 10 avril). Les missions d'observation de l'UA devraient contribuer au processus démocratique dans les pays à travers l'observation objective, impartiale et indépendante, indique un communiqué de l'UA.


  • Mali: réinstauration de l'état d'urgence pour dix jours
    AFP, 05/04/2016 17h48
    Le gouvernement malien a réinstauré pour dix jours l'état d'urgence, mesure qui avait été levée fin mars, face aux menaces sur la sécurité de ce pays régulièrement victime d'attaques jihadistes, selon un communiqué. Un conseil des ministres extraordinaire tenu lundi "a adopté un projet de décret déclarant l'état d'urgence sur le territoire national" et ce, "sur le rapport du ministre de l'Administration territoriale", indique le compte rendu de cette réunion diffusé par le gouvernement. "Il décrète l'état d'urgence pour une durée de dix jours pour compter du lundi 04 avril 2016 à minuit, sur toute l'étendue du territoire national", affirme le texte. Il rappelle que "dans le cadre d'une démarche de prévention et d'anticipation sur les menaces réelles à la sécurité des personnes et de leurs biens, l'état d'urgence a été déclaré" le 21 décembre 2015 "pour une durée de dix jours", puis prorogé par une loi votée le 31 décembre "pour une période de trois mois qui est arrivée à terme le 31 mars 2016 à minuit". De même source, "le recours à l'état d'urgence a permis aux autorités compétentes de mieux circonscrire et de combattre les projets d'atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que les tentatives de troubles à la quiétude des populations à travers" différentes opérations dont "des patrouilles, des perquisitions, des saisies d'armes, de véhicules, de motos et des interventions sur des scènes d'attaques terroristes ou de crime". L'état d'urgence avait été proclamé une première fois pour dix jours au soir de l'attaque par des islamistes de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre 2015 (20 morts en plus de deux assaillants tués). Il avait de nouveau été imposé en décembre pour une nouvelle période de dix jours. Une source de sécurité malienne a estimé que sa réinstauration pourrait aider la suite de l'enquête sur les attaques par des jihadistes de la station balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire en mars. Le cerveau présumé est de ces attaques est de nationalité malienne. Et deux suspects maliens ont été arrêtés en mars dans le nord du Mali puis conduits à Bamako, où ont séjourné récemment des enquêteurs ivoiriens, d'après des sources de sécurité. Arrivés le 30 mars dans la capitale malienne, les enquêteurs viennent de quitter Bamako et leur séjour "a permis de beaucoup avancer dans les enquêtes", a affirmé une source proche du dossier sans plus de détails.

  • Gabon: le président démissionnaire de l'Assemblée nationale annonce sa candidature à la présidentielle
    AFP, 05/04/2016 17h38
    Le président démissionnaire de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, a annoncé mardi à Libreville sa "candidature solennelle à la présidentielle" prévue au second semestre 2016 au Gabon, a constaté une journaliste. Figure politique bien connue au Gabon, président de l'Assemblée depuis bientôt 20 ans, M. Nzouba Ndama a également annoncé à Libreville devant plusieurs centaines de sympathisants sa décision de se "mettre à l'écart" du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Il se présentera face au président Ali Bongo Ondimba, candidat à un deuxième mandat.



  • Roch Marc Christian Kaboré à Paris
    RFI, 05/04/2016 11h10
    Quatre mois après son élection, le nouveau président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré effectue depuis ce lundi soir sa première visite en France. Il doit être reçu ce mardi matin à l'Elysée par François Hollande.

  • Guinée Equatoriale: Six candidats face au président Obiang
    AFP, 04/04/2016 18h48
    Le président sortant de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, affrontera six candidats à l’élection présidentielle du 24 avril, en l'absence des principaux partis d’opposition. "Après la validation et proclamation de quatre candidats le 30 mars, la commission électorale nationale a validé trois autres candidatures, ce qui donne un total de sept candidats qui participeront au scrutin du 24 avril en Guinée équatoriale", a indiqué la télévision nationale dimanche soir. M. Obiang Nguema, à la tête d'une coalition de dix partis dont le parti démocratique de Guinée Equatoriale (PDGE, au pouvoir), est quasiment assuré de remporter cette élection. Ses adversaires sont pour certains nouveaux venus en politique, les autres n'ayant que très peu de poids sur l'échiquier national. Il s'agit de Bonaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD), Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE), Avelino Mocache Mehenga de l'Union du Centre Droit (UCD), ainsi que trois candidats indépendants, leurs partis n'ayant pas été légalisés: Agustin Masoko Abegue, Benedicto Obiang Mangue et Tomas Mba Monabang.

  • Afrique du Sud: la Cour constitutionnelle ordonne au président Zuma de rembourser des frais de sa propriété
    AFP, 31/03/2016 18h34
    La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné jeudi au président Jacob Zuma de rembourser une partie des frais de sa propriété privée payés par le contribuable, une affaire à l'origine d'un énorme scandale. "Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public", a déclaré le président de la Cour constitutionelle sud-africain, Mogoeng Mogoeng, estimant que Jacob Zuma n'avait "pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution".



  • Cameroun: la kamikaze arrêtée n'est pas une lycéenne de Chibok
    AFP, 31/03/2016 10h53
    La kamikaze arrêtée vendredi dans l'Extrême-Nord du Cameroun ne fait pas partie des 276 lycéennes enlevées en avril 2014 à Chibok (Nigeria) par les islamistes de Boko Haram, a annoncé une fondation nigériane mercredi. La fondation Murtala Muhammed (MMF), chargée de vérifier l'identité de la jeune fille par la présidence nigériane, a déclaré que trois représentants des parents des lycéennes de Chibok ont examiné des photos d'elle dans ses bureaux et ont assuré qu'elle, et une femme également détenue, "ne correspondent à la description d'aucune des filles disparues de Chibok". Le gouvernement nigérian a affirmé à la MMF mardi que la jeune fille avait 12 ans et venait de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno, mais avait été enlevée à 70 km de là, à Bama, quand Boko Haram s'était emparé de la ville. L'autre personne arrêtée a déclaré être une mère de deux enfants âgée de 35 ans, a précisé la directrice de MMF, Aisha Muhammed-Oyebode, dans un communiqué. Les deux aspirantes kamikazes ont été arrêtées vendredi au Cameroun dans la région de l'Extrême-Nord, frontalière du Nigeria. Elles portaient chacune une ceinture de 12 kg d'explosifs. La plus jeune avait affirmé faire partie des lycéennes enlevées par Boko Haram à Chibok, mais dès samedi les autorités camerounaises avaient émis des doutes sur la véracité de cette affirmation, notamment à cause de son âge (12 ans). La plus jeune des lycéennes enlevées avait en effet 16 ans au moment de son enlèvement en 2014. Au total, 276 jeunes filles avaient été enlevées le 14 avril 2014 par Boko Haram alors qu'elles se préparaient à passer des examens scolaires, à Chibok, dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, berceau du groupe islamiste, qui a rallié l'organisation de l’État islamique (EI). Cinquante-sept d'entre elles ont réussi à s'échapper dans les heures et les jours qui ont suivi leur rapt, qui avait provoqué une vague d'indignation internationale. On est toujours sans nouvelles des 219 autres depuis une vidéo publiée en mai 2014 par Boko Haram. Le groupe, qui a subi d'importants revers ces derniers mois face aux offensives menées par les armées de la région, a multiplié les attentats-suicides, utilisant régulièrement des femmes et filles comme kamikazes.



  • Niger: six soldats tués dans le sud-est par les islamistes de Boko Haram
    AFP, 31/03/2016 10h36
    Six soldats nigériens ont été tués et trois autres blessés mercredi dans le sud-est du Niger lors d'une attaque attribuée à Boko Haram, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur lu à la radio d'Etat. Les soldats ont été tués dans "une embuscade" tendue "vers 06 heures locales" par "des terroristes de Boko Haram" contre une patrouille militaire à 20 km de la ville de Diffa, capitale régionale du sud-est nigérien et proche du Nigeria, selon le communiqué.



  • Centrafrique: le président élu Faustin-Archange Touadéra prête serment
    AFP, 30/03/2016 18h43
    Le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, élu le 14 février, a prêté serment mercredi à Bangui sous les acclamations. "Je jure de respecter scrupuleusement la Constitution (...) et de préserver la paix", a-t-il déclaré dans le stade de 20.000 places de Bangui, sécurisé par les Casques bleus. Le nouveau président s'est aussi engagé à "remplir sa charge sans aucune considération ethnique" et de ne jamais exercer son pouvoir "à des fins personnelles". Vêtu d'un costume sombre, le président a ensuite attentivement écouté le président de la Cour constitutionnelle, Zacharie Ndouba, s'adresser à lui. "Vous incarnez désormais la nation toute entière et ses valeurs. Soyez fidèle au serment que vous avez prononcé. Vous serez le président de la réconciliation nationale", a déclaré Zacharie Ndouba, exhortant ses compatriotes à "taire (leurs) rancoeurs et panser (leurs) plaies". La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres au monde, tente de sortir de trois années de graves violences intercommunautaires qui ont mis à mal son économie et l'ont profondément déstabilisé. La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a remercié la communauté internationale pour son aide dans le "retour à l'ordre constitutionnel". "Vive la République centrafricaine unie, réconciliée avec elle-même et désormais engagée sur la voie de la démocratie", a-t-elle lancé. Les chefs d'Etat de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, et du Congo Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, ont assisté à la cérémonie d'investiture qui marque la fin de la transition née du renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka de Michel Djotodia. Parmi l'assistance, qui ne remplissait pas le stade, a priori pour des raisons de sécurité, Igor Ali, ingénieur, disait se réjouir "d'un grand événement qui nous permet de laisser les crises derrière nous". "Nous sommes très émus", confiait-il.



  • Le Cameroun se demande si la Kamikaze arrêtée est une lycéenne enlevée
    AFP, 29/03/2016 10h31
    Les autorités camerounaises ont de très forts doutes sur les affirmations de la kamikaze arrêtée vendredi qui dit faire partie des 276 lycéennes enlevées en avril 2014 à Chibok (Nigeria) par les islamistes de Boko Haram, a-t-on appris lundi de source administrative. "Nous ne pensons pas qu'elle est une fille (élève) de Chibok", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut-responsable administratif camerounais, en mettant en avant des incohérences entre l'âge supposé de la kamikaze et ceux des lycéennes enlevées. Dès samedi, le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, Midjiyawa Bakari, avait souligné qu'il fallait être très prudent sur ses déclarations. "Deux kamikazes ont été appréhendées (vendredi) par des membres du comité local de vigilance de Limani", localité de la région de l'Extrême-Nord, frontalière du Nigeria, avait indiqué à l'AFP le gouverneur, précisant que "chacune d'elle portait 12 kg d'explosifs" et "cherchait où se faire exploser". "L'une d'elles a dit qu'elle faisait partie des filles enlevées (à Chibok) au Nigeria, mais il faut prendre cette déclaration avec beaucoup de prudence", a souligné le responsable: "Elles sont souvent droguées et peuvent raconter n'importe quoi". La question de l'appartenance ou non de l'une d'elles au groupe des filles enlevées à Chibok sera "clarifiée", avait assuré M. Midjiyawa. Les deux kamikazes ont été remises pour besoin d'enquête à la composante camerounaise de la force régionale chargée de lutter contre Boko Haram. A la suite de cette arrestation, le Nigeria a décidé d'envoyer au Cameroun une délégation comprenant notamment des parents de lycéennes enlevées pour vérifier les dires de la kamikaze. "Les familles peuvent venir si elles le souhaitent. Les deux kamikazes sont toujours là", a ajouté le haut-responsable administratif.



  • Niger: l'opposition dit non au dialogue sans transition politique
    AFP, 29/03/2016 10h28
    L'opposition nigérienne conditionne "tout dialogue" avec le président Mahamadou Issoufou, dont elle conteste la réélection, à la mise en place d'une "transition politique", annonce-t-elle dans un communiqué lundi, après avoir indiqué quelques heures plus tôt être prête au dialogue. "Tout dialogue" passe "nécessairement par l'instauration d'une période de transition politique inclusive", censée "rétablir la normalité constitutionnelle" dans le pays, déclare dans un communiqué la Coalition de l'opposition pour l'alternance (Copa 2016), qui a boycotté le second tour de la présidentielle du 20 mars. Ce dialogue se déroulera en "deux phases". La première réunira "le gouvernement actuel et l'opposition" et doit se tenir "vers la fin du mandat légal" du président Issoufou, fixée au 1er avril, afin de déterminer "la nature de la transition, son cahier de charge, tout comme sa durée". La "deuxième phase" regroupera "toutes les forces vives de la nation" et mettra en place "le gouvernement et les autres organes de transition", poursuit le texte. Face au "manque de confiance" entre les acteurs politiques, la Copa sollicite "une facilitation" de la communauté internationale, mettant en garde contre "un vide institutionnel imminent" au Niger. Ce communiqué a été diffusé quelques heures seulement après que l'opposition s'est déclarée ouverte au dialogue. "Nous avons réitéré la disponibilité de l'opposition à aller à un dialogue global, sincère et inclusif" et "qui prenne en charge l'ensemble des questions que nous avons évoquées", a déclaré Mahamane Malam Sani, secrétaire général du Moden, le parti du principal opposant Hama Amadou, après une rencontre avec le Premier ministre Brigi Rafini.



  • Angola: 17 opposants politiques condamnés à des peines de 2 à 8 ans de prison
    AFP, 28/03/2016 18h34
    Dix-sept opposants politiques angolais, poursuivis pour rébellion et tentative de coup d'Etat contre le président José Eduardo dos Santos, ont été condamnés lundi à Luanda à des peines de 2 à 8 ans de prison au terme d'un procès fleuve. Le rappeur Luaty Beirao, qui avait effectué une grève de la faim de 36 jours en septembre-octobre, a été condamné à cinq ans et demi de prison "pour rébellion contre le président la République, pour association de malfaiteurs et falsification de documents". Domingos da Cruz, présenté par le juge Januario Domingos comme le "leader" du groupe, a lui écopé de 8 ans et demi de prison pour tentative de coup d'Etat et association de malfaiteurs.



  • Centrafrique: le président Touadéra prend les rênes d'un pays à rebâtir
    AFP, 28/03/2016 18h31
    Elu le 14 février premier président de la 6e République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra sera investi mercredi à Bangui et immédiatement confronté à l'urgence de redresser un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences intercommunautaires. Plusieurs chefs d'Etat, ou leurs représentants, de la région et des délégations des principaux partenaires de Bangui (ONU, France,...) sont attendus à la cérémonie d'investiture qui va marquer la fin de la transition née du renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka de Michel Djotodia.



  • Présidentielle au Bénin: un dernier jour de campagne dans le calme
    RFI, 19/03/2016 17h49
    Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, ce n'est pas l'effervescence à Cotonou. Quelques caravanes aux couleurs de Lionel Zinsou ou de Patrice Talon ont de temps à autres brisé le calme qui prévaut en ville aujourd'hui. Comme si les candidats étaient convaincus que les électeurs avaient déjà fait leur choix, surtout après le débat d'hier. Du côté de Lionel Zinsou, pas de grand meeting. Le Premier ministre est à Parakou, la capitale du septentrion où il envisage de faire de bons scores. Ces derniers jours, il a plutôt mis l'accent sur la proximité. Il est allé par exemple à la rencontre des conducteurs de moto-taxi, des petits vendeurs d'essence ou de chefs traditionnels. Toujours le même slogan : « Le Bénin gagnant, le Bénin c'est gagné ».

  • Niger: hommage au chef d’escadron tué à Bosso par des kamikazes
    RFI, 19/03/2016 17h49
    Ce matin, à 9h, sous un soleil déjà chaud, quatre sapeurs-pompiers portaient sur un brancard le corps du chef d’escadron, Ibrahima Idé, recouvert du drapeau nigérien. Le chef de bataillon, chargé de prononcer l’oraison funèbre, a ensuite rendu hommage à ce père de huit enfants tué par l’explosion d’un kamikaze : « Chef d’escadron Ibrahima Idé, tu nous quittes pendant une opération dans le bassin du lac Tchad. Tu nous devances mais tu resteras à jamais dans nos cœurs. Qu’Allah, le tout puissant, t’accueille dans son paradis. » Le défunt a ensuite été décoré par Hassoumi Massaoudou, ministre de la Défense par interim. Vêtu de blanc, le président Mahamadou Issoufou s’est incliné, à son tour, devant la dépouille, en silence, avant d’aller présenter ses condoléances aux familles abritées sous une tente. Le corps a ensuite été chargé à bord d’un pickup rouge à destination du cimetière de Yantala.

  • Congo-Brazzaville: dernier jour de campagne avant la présidentielle
    RFI, 19/03/2016 17h49
    Ces derniers mois, tout est allé très vite. Septembre 2015, le président congolais annonce un référendum constitutionnel. Il a lieu en octobre. Et voilà les verrous qui empêchaient Denis Sassou-Nguesso de se représenter pour un troisième mandat, levés. Deux mois plus tard, fin décembre, le président prend tout le monde de court et annonce une présidentielle anticipée. Ce sera en mars et non en juillet 2016 comme prévu. Désormais candidat, face aux électeurs, Denis Sassou-Nguesso se présente en garant de la paix et promet s’il est réélu « une marche vers le développement », comme l’explique Bienvenu Okiemy, l’un de ses porte-paroles de campagne : « Il s’agit maintenant d’aller beaucoup plus loin ensemble. Ce qui a été fait au sortir des guerres civiles, ça a été d’abord de ramener la paix. Parce que sans la paix vous ne pouvez pas avoir des projections en termes économiques, vous ne pouvez pas avoir des projections en termes sociaux. Cela a été fait dans le premier mandat du président. Dans le deuxième mandat du président, une fois la paix revenue, on s’est attelé à doter le pays d’un certain nombre d’infrastructures de base. Ça a été la deuxième phase de la réinvention du génie congolais procédée par le président de la République. On arrive aujourd’hui à une troisième phase qui est celle de l’impulsion de la marche vers le développement. Donc, il s’agit d’aller beaucoup plus loin ensemble par rapport à ce qui a déjà été fait auparavant ».

  • Cameroun: 89 condamnations à mort pour "terrorisme" depuis un an
    AFP, 18/03/2016 17h50
    Quatre vingt-neuf condamnations à mort pour "terrorisme" ont été prononcées au Cameroun contre des membres du groupe islamiste nigérian Boko Haram depuis un an, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le tribunal militaire de Maroua, chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord, en proie aux attaques récurrentes des islamistes nigérians, a déjà condamné à mort "89 Boko Haram", a affirmé à l'AFP une source proche des autorités judiciaires locales. "Ces personnes ont été reconnues coupables d'actes de terrorisme" à l'occasion de "plusieurs jugements" prononcés depuis le début de l'année 2015, a-t-elle ajouté. Selon cette source, ces personnes ont été arrêtées "au front", dans les zones de l'Extrême-Nord frontalières du Nigeria où Boko Haram mène ses attaques et attentats, ou encore lors d'opérations spéciales de traque des islamistes lancées par les forces armées camerounaises dans la région. Le Cameroun a adopté en décembre 2014 une loi anti-terroriste très controversée prévoyant la peine capitale pour les auteurs et complices d'actes de terrorisme. L'apologie du terrorisme y est aussi sévèrement réprimée. Le code pénal camerounais prévoyait déjà la peine capitale pour les coupables de meurtres et d'assassinats, mais aucune exécution n'a eu lieu depuis le milieu des années 1980. Outre les 89 condamnés à mort, un détenu a été condamné à la prison à perpétuité tandis que "3 autres suspects ont été libérés" après avoir été innocentés, affirme de son côté l'hebdomadaire régional l'Oeil du Sahel. D'après le journal, qui cite également une source judiciaire, près de 850 personnes soupçonnées de liens avec Boko Haram sont actuellement détenues à la prison de Maroua, la plupart encore en attente de jugement. Plusieurs procès pour "actes terroristes" dans l'Extrême-Nord sont également en cours devant le tribunal militaire de Yaoundé. Parmi les personnes détenues au Cameroun, figurent des Camerounais mais aussi de nombreux Nigérians et Tchadiens. Depuis que les islamistes de Boko Haram, ralliés à l'organisation de l'Etat islamique (EI), ont commencé à attaquer le territoire camerounais en 2013, plus de 1.200 personnes ont été tuées dans des attaques et des attentats perpétrés par les jihadistes dans la région de l'Extrême-Nord, selon le gouvernement camerounais. Bien qu'affaiblie par une opération militaires lancée en 2015 par les armées de la région au Nigeria, au Tchad et au Cameroun, l'organisation islamiste continue à mener de sanglantes attaques en territoire camerounais depuis ses bastions nigérians. Six attentats-suicide ont ainsi été perpétrés dans l'Extrême-Nord depuis le début de l'année.



  • La Tunisie accueille le 22 mars la réunion des pays voisins de la Libye
    Tunisie Numérique, 18/03/2016 15h58
    La Tunisie accueillera le 22 mars 2016 la réunion ministérielle des pays voisins de la Libye afin d’examiner les derniers développements de la situation dans ce pays frère. La réunion, qui verra la participation de tous les pays limitrophes de la Libye ( Algérie, Egypte, Soudan, Tchad, Niger, Tunisie et Libye) sera consacrée à l’examen des moyens propices au soutien du processus politique en Libye et au rétablissement de la paix et de la sécurité dans ce pays, lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette réunion, où seront également présents le secrétaire générale de la Ligue Arabe, les représentants de l’Union Africaine et de l’Union Européenne ainsi que le chef de la mission d’appui de l’ONU en Libye, sera précédée par une réunion préliminaire des hauts fonctionnaires des pays participants le 21 mars. Cette réunion s’inscrit dans le cadre du souci de poursuivre la concertation et la coordination entre ces pays sur les derniers développements en Libye.


  • Le Soudan décide de traiter les ressortissants du Soudan du Sud comme des étrangers
    Xinhua, 18/03/2016 11h13
    Ce jeudi, le gouvernement soudanais a décidé de traiter les ressortissants du Soudan du Sud qui vivent au Soudan comme des étrangers lorsqu’ils bénéficient de services, a indiqué l’agence de presse officielle SUNA. Il est précisé que la décision a été prise jeudi par le conseil des ministres soudanais, présidé par le président soudanais Omar el-Béchir. La décision gouvernementale va à l’encontre d’une décision précédente, prise par M. el-Béchir, en vertu de laquelle les Sud-Soudanais fuyant les combats dans leur pays devaient être traités comme des citoyens soudanais. Le conseil des ministres a également décidé de contrôler l’identité des ressortissants du Soudan du Sud qui vivent au Soudan, ajoutant que des procédures judiciaires seront engagées contre toutes les personnes qui ne seront pas titulaires d’un passeport ou d’un visa d’entrée officiel. Au cours des deux derniers jours, Khartoum a accentué ses critiques à l’encontre du Soudan du Sud, l’accusant de soutenir un mouvement rebelle qui combat le gouvernement soudanais dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud. En outre, jeudi, le bras droit du président soudanais Ibrahim Mahmoud Hamid a prévenu que le gouvernement prendra des mesures qui pourraient conduire à une nouvelle fermeture de la frontière avec le Soudan du Sud si Juba continue à soutenir les mouvements rebelles au Darfour et dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud.

  • Afrique: le CILSS tient à Lomé un atelier sur la sécurité alimentaire
    Xinhua, 18/03/2016 11h00
    Le Comité permanent Inter-états de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest (CILSS) tient depuis le 16 mars jusqu'au 19 mars à Lomé, un atelier pour la redynamisation du Système d’alerte précoce (SAP) et du Groupe de travail pluridisciplinaire (GTP) chargé de la collecte des informations décentralisées sur la sécurité alimentaire. Cette rencontre qui intègre l’extension du système d’information sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité du CILSS dans l’espace CEDEAO a pour objectif d’entrer en contact avec les structures techniques étatiques et les partenaires en charge de la collecte des données et des analyses sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cet atelier vise également à échanger avec le GTP afin de dresser une feuille de route consensuelle sur le processus de mise en place du SAP et du GTP. Il offre aussi une plate-forme propice au dialogue sur la promotion de la sécurité alimentaire. Les délégués suivent des communications sur “le mécanisme institutionnel et diagnostic des systèmes d’alerte et feront le point sur les initiatives de mise en place et le renforcement des programmes de sécurité alimentaire et de la résilience au Togo”. Ils vont discuter également du fonctionnement du GTP, de ses liens et articulations avec le SAP au niveau régional, le suivi et les outils agro- météorologiques au Togo. Plusieurs résultats sont attendus à l’issue des travaux, notamment la sensibilisation sur la nécessité de la mise en place d’un SAP et d’un GTP. Le CILSS attend aussi des membres du GTP leur adhésion au projet de création d’un SAP fédérateur de tous les systèmes d’information sectoriels qui existent. Pour l’expert en sécurité alimentaire de CILSS, Abdou Karim Keita, la redynamisation de la SAP et du GTP permettra au Togo d’investir davantage en matière de sécurité alimentaire afin d’asseoir les bases d’un développement durable axé sur le renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

  • Burkina Faso: Création d’une commission pour passer à une Vème République
    Xinhua, 18/03/2016 10h53
    Une commission constitutionnelle chargée de proposer, un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République, a été annoncée, mercredi, par le gouvernement burkinabè. Dans un communiqué du Conseil des ministres, le gouvernement a expliqué que “l’adoption de ce décret permet la mise en place de la Commission constitutionnelle chargée de proposer, dans un délai de 60 jours au plus, un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République”. Le président nouvellement élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré avait déjà prévenu que cette nouvelle Constitution aura pour but de séparer les pouvoirs et d’éviter que le Président ne règne sur toutes les institutions du pays. L’actuelle Constitution datant de juin 1991 est décriée par certains observateurs politiques qui estiment qu’elle accorde d’énormes pouvoirs au Chef de l’Etat. Fin octobre 2014, l’ex-président Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir, alors qu’il cherchait à modifier cette Constitution pour briguer un nouveau mandat.

  • Niger: le candidat de l'opposition, malade et détenu, évacué vers la France
    AFP, 16/03/2016 17h26
    L'opposant Hama Amadou, malade, détenu depuis quatre mois et candidat au second tour de la présidentielle au Niger le 20 mars, est arrivé mercredi en fin de matinée à Niamey, en vue d'une évacuation vers la France, a indiqué l'opposition. "L'hélicoptère qui l'a évacué de Filingué vient de se poser à l'aéroport de Niamey d'où il sera directement évacué sur Paris", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la Copa (opposition), Ousseïni Salatou. Les autorités nigériennes n'ont pas encore confirmé l'information. Lundi, Dr Harouna Yacouba, le médecin de M. Amadou, avait déclaré sur plusieurs télévisions privées que son patient avait été hospitalisé après "l'aggravation" de son état de santé à Filingué, localité où est située la prison où il est détenu. Il a reçu les premiers soins dans "une salle aménagée" à l'hôpital de district de Filingué, en attendant son évacuation, a indiqué Marou Amadou, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Justice lors d'un point de presse mardi. "Pour une maladie chronique" dont "souffre M. Amadou depuis trois ans", il faut "l'évacuer dans un centre spécialisé", or un tel centre "n'existe pas à Niamey", avait-t-il souligné. Il a noté que le rapport d'une équipe de spécialistes dépêchée à Filingué a établi que l'opposant souffre de "fatigue générale". "Le président de la République va faire venir un avion médicalisé" en vue de "l'évacuer vers un centre spécialisé" à l'étranger, a assuré le ministre, sans préciser les lieux de cette évacuation. Selon Ousseïni Salatou, Hama Amadou sera "évacué à Paris", probablement à l'hôpital américain de Neuilly, où il a souvent séjourné pour se soigner.



  • Sierra Leone: le président Koroma remanie le gouvernement, 13 ministères concernés
    AFP, 15/03/2016 10h28
    Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a procédé lundi à un remaniement de son gouvernement, marqué par le remplacement de 13 ministres au total, dont ceux de l'Intérieur, des Finances, de la Communication et du Tourisme, selon un communiqué officiel. Aucune explication n'a été fournie de source officielle à ces changements, qui interviennent alors que son régime, au pouvoir depuis 2007, semble confronté, selon plusieurs observateurs, à une baisse de soutien au sein de l'opinion publique. Selon le communiqué diffusé par le gouvernement, Palo Conteh, précédemment ministre de la Défense, devient ministre de l'Intérieur en remplacement de Joseph Dauda, qui quitte l'équipe. Momodou Kargbo, qui était gouverneur de la Banque centrale de Sierra Leone, est nommé ministre des Finances et du Développement économique, en remplacement de Kaifala Marah. Ce dernier récupère le fauteuil de chef de la Banque centrale. Le nouveau ministre du Tourisme est Sidi Yahya Tunis, un des nouveaux entrants, qui était auparavant porte-parole au ministère de la Santé et a été très présent dans la communication sur la gestion de la récente épidémie d'Ebola dans le pays. Mohamed Bangura, qui était jusqu'à récemment un responsable du parti démocratique uni (UDM, opposition), est nommé ministre de l'Information et de la Communication. Il remplace Alpha Kanu, désigné conseiller du président Koroma. Les nouvelles entrées et permutations concernent au total 13 ministères. Le gouvernement remanié compte désormais quatre femmes (Environnement, Culture, Bien-être social et Pêche), contre une précédemment. Par ailleurs, d'après le communiqué du gouvernement, le président Koroma a également remplacé le chef des forces armées, Samuel Omar Williams, par son adjoint, John Milton. Toutes les nominations sont soumises à l'approbation du Parlement. Pour l'analyste politique sierra-léonais Sorie Kargbo, par ce remaniement, le président Koroma tente de redonner un nouveau souffle à son pouvoir, alors que sa formation, le Congrès de tout le peuple (APC), semble en perte de vitesse sur le terrain. "Koroma s'est rendu compte que l'image du parti au pouvoir déclinait et avait besoin d'un coup de fouet, c'est pourquoi il a fait un réaménagement aussi radical. Il est maintenant clair que le président veut plus de productivité de ses ministres".Elu en 2007, Ernest Bai Koroma a été réélu en 2012 et ne pourra pas se porter candidat sa succession en 2017, en vertu de la Constitution.

  • Présidentielle au Niger: le candidat-détenu Amadou de nouveau hospitalisé
    AFP, 15/03/2016 10h24
    L'opposant Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et candidat au second tour de la présidentielle au Niger le 20 mars, a été hospitalisé pour la seconde fois en quelques jours après une aggravation de son état de santé, a affirmé lundi son médecin. "Vers 10H00, son état s'est aggravé (...) il s'est évanoui et a été transporté pour les premiers soins à l'hôpital de district" de Filingué, la localité où est située la prison, à 180 km au nord de Niamey, a dit le Dr Harouna Yacouba sur la télévision locale Labari. Il a besoin "d'une évacuation" pour "une prise en charge correcte", a expliqué le médecin personnel du candidat, précisant que le centre de soins de Filingué est "dépourvu" des équipements adéquats. "Je suis inquiet", a lancé le médecin sans préciser ce dont souffre son patient. Une "autorisation d'évacuation" sur Niamey lui a été délivrée par les "ministères de l'Intérieur et de la Justice" mais cette évacuation n'a pas pu avoir lieu, a-t-il dénoncé. M. Amadou, âgé de 66 ans et qui souffre des yeux selon ses partisans, avait déjà été admis vendredi dans un dispensaire de Filingué pour y être soigné. Mais il avait été ramené en cellule après l'annulation d'une première évacuation vers Niamey, par hélicoptère puis par la route, selon des responsables de l'opposition. Le secrétaire général du ministère nigérien de la Santé a répondu sur la télévision d'Etat "Télé sahel" reconnaître que "M. Hama Amadou est malade depuis un certain moment". "Malheureusement l'hélicoptère qui a été mis à sa disposition (vendredi) n'a pas pu décoller", a déclaré le Dr Idrissa Maïga Mahamadou. "Vus le (mauvais) état de la route et son état de santé, plutôt que de l'évacuer dans une ambulance, le Premier ministre, Brigi Rafini, a jugé utile d'envoyer à Filingué une équipe de médecins spécialistes pour le stabiliser" avant de "voir dans quelles conditions on va l'évacuer à l'hôpital national de Niamey", a-t-il ajouté. "L'équipe est arrivée à Filingué ce lundi après-midi et est chargée de faire le point. Après leur diagnostic on saura exactement" de quoi il souffre. "Personne ne s'oppose à son évacuation. Une fois qu'il sera mis dans des conditions de voyager, il sera évacué" sur Niamey, a-t-il conclu. Le 2 mars, l'opposition a réclamé la libération de l'opposant afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en "toute régularité" le président sortant Mahamadou Issoufou. La cour d'appel de Niamey, qui a examiné lundi une demande de liberté provisoire pour M. Amadou, rendra une décision le 28 mars. Il est poursuivi pour une affaire de trafic d'enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans. Le dossier est de "droit commun", selon le pouvoir, mais "politique" selon le candidat, ancien Premier ministre et ex-président de l'Assemblée, écroué depuis le 14 novembre. Au premier tour de la présidentielle, le 21 février, M. Amadou qui a battu campagne depuis sa cellule, a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Issoufou. L'opposition, qui réclame sa libération et a dénoncé des fraudes au premier tour, a appelé à un boycott actif du scrutin tout en maintenant la candidature de M. Amadou.



  • Troubles au Burundi: L'UE suspend son aide directe au Gouvernement
    AFP, 14/03/2016 17h37
    L'Union européenne a officiellement suspendu lundi son aide directe au régime du président Pierre Nkurunziza en réponse aux violences qui secouent le Burundi et pour pousser les autorités au dialogue avec l'opposition. L'UE a "suspendu les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, mais maintient intégralement son soutien financier à la population et son aide humanitaire", affirme un communiqué de l'UE. Avec une aide globale de quelque 430 millions d'euros pour la période 2015-2020, l'UE est le premier donateur du Burundi. La décision, attendue après l'échec en décembre de consultations et l'UE réclamées par les Européens à la suite des violences qui secouent ce pays, a été prise lundi par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles. "La situation au Burundi reste très préoccupante pour l'UE, bien que nous ayons récemment entrevu quelques lueurs d'espoir. La décision prise aujourd'hui indique clairement que, pour que nos relations reprennent totalement, nous attendons qu'un certain nombre de mesures concrètes soient mises en oeuvre", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, citée dans le communiqué. Elle appelle notamment à la reprise du "dialogue inter-burundais conduit sous la médiation de la Communauté est-africaine (EAC), qui joue un rôle essentiel dans la recherche d'une solution politique durable à la crise". Le commissaire européen au Développement, Neven Mimica, a demandé "instamment au gouvernement de faire preuve de la volonté nécessaire pour que nos relations avec le Burundi se normalisent à nouveau". "Des projets financés par l'UE visant à assurer l'accès de la population aux services de base, mais sans acheminer les ressources financières par des comptes détenus par le gouvernement burundais, sont en cours d'élaboration, et l'UE reste déterminée à fournir une aide d'urgence", a précisé M. Mimica.

  • Côte d'Ivoire: 15 civils et trois membres des forces de sécurité tués à Grand-Bassam, selon un nouveau bilan
    AFP, 14/03/2016 17h33
    Quinze civils et trois membres des forces de sécurité ont été tués dimanche dans l'attaque jihadiste contre la station balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan, a annoncé lundi le ministre ivoirien de l'Intérieur Hamed Bakayoko. "Trois terroristes ont été abattus", a ajouté le ministre lors d'une conférence de presse, alors que les précédents bilans officiels faisaient état de 14 civils et deux membres des forces de sécurité tués, ainsi que six terroristes abattus.



  • Gabon : Ali Bongo Ondimba investi candidat présidentiel par le parti au pouvoir
    tchadinfos.com/, 14/03/2016 11h35
    Le président sortant gabonais, Ali Bongo Ondimba, 57 ans, a été officiellement investi samedi à Libreville candidat à la prochaine élection présidentielle par le Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti unique demeuré au pouvoir depuis sa création il y a 48 ans. “Tout en vous félicitant, je voudrai vous encourager à défendre vaillamment les couleurs de notre grand parti afin qu’une fois de plus le PDG triomphe et qu’il reste toujours le plus grand parti de notre pays”, a déclaré le secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi sous une forte clameur. “Je prends actes avec humilité et gravité la confiance que vous venez de me renouveler par ce vote massif et enthousiaste en ma faveur comme candidat pour représenter notre grand parti, le Parti démocratique gabonais à la prochaine élection présidentielle”, a répondu Ali Bongo Ondimba. Ali Bongo Ondimba avait déjà annoncé sa candidature le 29 février dernier depuis un pont en construction en pleine forêt équatoriale. Il brigue ainsi un second mandat de 7 ans. Son mandat actuel prend fin le 16 octobre prochain, date de sa prise de fonction après une élection présidentielle anticipée organisée suite au décès au pouvoir de son père Omar Bongo Ondimba qui a dirigé le Gabon durant 41 ans de 1967 à 2009. Le prochain scrutin s’annonce très serré. Ali Bongo Ondimba aura comme adversaire l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, et son ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima.

  • Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) Le Mali désigné pour abriter la 24e Assemblée régionale Afrique 2016
    maliactu.net/, 11/03/2016 12h01
    A l’issue des travaux de la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie(APF), tenue du 3 au 5 mars dernier, à Libreville au Gabon, le Mali a été désigné pour accueillir la 24e Assemblée régionale Afrique 2016, à Bamako. Les travaux de cette conférence se sont déroulés sous la présidence de l’Honorable Aubin Minaku, Président de l’APF, région Afrique, et en présence des parlementaires francophones de la Région Afrique qui, à l’unanimité, ont porté leur choix sur le Mali pour abriter durant, cette année 2016, la 24e Assemblée régionale Afrique de l’APF. Au cours de cette Conférence des Présidents d’Assemblées nationales, 8e du genre, la forte délégation malienne était conduite par l’Honorable Issaka Sidibé, Président de l’Assemblée nationale du Mali. Cette 24e Assemblée qui se tiendra au Mali aura à son ordre du jour, «les défis et espoirs de la COP21 pour l’Afrique et les médias sociaux et le développement démocratique en Afrique francophone». La désignation du Mali comme hôte de la 24ème Assemblée régionale est le fruit du dynamisme de la diplomatie parlementaire malienne sous la houlette du Président de l’Institution parlementaire, l’Honorable Issaka Sidibé. Elle illustre également la confiance placée en le Mali et sa démocratie par la communauté internationale. Après l’annonce de la désignation du Mali pour abriter la prochaine Assemblée, le Président de l’Assemblée nationale du Mali s’est entretenu avec le président de l’APF Région Afrique et le Chargé de mission de l’APF sur les préparatifs de la dite Assemblée. S’agissant de la situation sécuritaire au Mali, après avoir entendu les déclarations des chefs de délégations du Mali, du Cameroun, du Tchad et du Sénégal, la Conférence a ainsi noté les avancées significatives réalisées par notre pays dans le rétablissement de la paix sur toute l’étendue de son territoire national. Cependant, malgré de la maîtrise relative de la situation au Tchad et au Cameroun grâce au déploiement des opérations Serval et Barkhane au Mali, la Conférence a constaté que l’Afrique francophone continue à subir les attaques meurtrières des groupes terroristes notamment au Mali, au Cameroun, au Tchad, en Tunisie, au Burkina Faso. C’est pourquoi, les Chefs des Assemblées ont réaffirmé leur soutien à la résolution de la 23e Assemblée régionale Afrique de l’APF sur le terrorisme et ont invité à sa mise en œuvre intégrale par tous les pays concernés. En abordant la question des élections dans les pays africains francophones, les participants à cette 8e Conférence ont exhorté les pays membres à poursuivre leurs efforts en vue d’établir des régimes démocratiques et d’instaurer l’Etat de droit conformément aux valeurs et idéaux de la Francophonie auxquels ils ont souscrit librement. En outre, ils ont lancé un vibrant appel à tous les acteurs politiques de l’espace linguistique de s’abstenir de toutes violences et de travailler à la mise en œuvre des processus électoraux pacifiques et consensuels notamment par le dialogue. En marge des travaux de cette 8ème Conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections APF de la région Afrique, dont la moisson a été riche pour le Mali, le Président de l’Assemblée nationale, accompagné des membres de sa délégation, a rencontré à l’Ambassade du Mali la colonie malienne du Gabon à Libreville. Au centre des débats, la situation au Mali, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et sa mise en œuvre, les préoccupations des Maliens dans leur vie de tous les jours au Gabon.

  • Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) Le Mali désigné pour abriter la 24e Assemblée régionale Afrique 2016
    maliactu.net/, 11/03/2016 12h01
    A l’issue des travaux de la Conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections de la Région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie(APF), tenue du 3 au 5 mars dernier, à Libreville au Gabon, le Mali a été désigné pour accueillir la 24e Assemblée régionale Afrique 2016, à Bamako. Les travaux de cette conférence se sont déroulés sous la présidence de l’Honorable Aubin Minaku, Président de l’APF, région Afrique, et en présence des parlementaires francophones de la Région Afrique qui, à l’unanimité, ont porté leur choix sur le Mali pour abriter durant, cette année 2016, la 24e Assemblée régionale Afrique de l’APF. Au cours de cette Conférence des Présidents d’Assemblées nationales, 8e du genre, la forte délégation malienne était conduite par l’Honorable Issaka Sidibé, Président de l’Assemblée nationale du Mali. Cette 24e Assemblée qui se tiendra au Mali aura à son ordre du jour, «les défis et espoirs de la COP21 pour l’Afrique et les médias sociaux et le développement démocratique en Afrique francophone». La désignation du Mali comme hôte de la 24ème Assemblée régionale est le fruit du dynamisme de la diplomatie parlementaire malienne sous la houlette du Président de l’Institution parlementaire, l’Honorable Issaka Sidibé. Elle illustre également la confiance placée en le Mali et sa démocratie par la communauté internationale. Après l’annonce de la désignation du Mali pour abriter la prochaine Assemblée, le Président de l’Assemblée nationale du Mali s’est entretenu avec le président de l’APF Région Afrique et le Chargé de mission de l’APF sur les préparatifs de la dite Assemblée. S’agissant de la situation sécuritaire au Mali, après avoir entendu les déclarations des chefs de délégations du Mali, du Cameroun, du Tchad et du Sénégal, la Conférence a ainsi noté les avancées significatives réalisées par notre pays dans le rétablissement de la paix sur toute l’étendue de son territoire national. Cependant, malgré de la maîtrise relative de la situation au Tchad et au Cameroun grâce au déploiement des opérations Serval et Barkhane au Mali, la Conférence a constaté que l’Afrique francophone continue à subir les attaques meurtrières des groupes terroristes notamment au Mali, au Cameroun, au Tchad, en Tunisie, au Burkina Faso. C’est pourquoi, les Chefs des Assemblées ont réaffirmé leur soutien à la résolution de la 23e Assemblée régionale Afrique de l’APF sur le terrorisme et ont invité à sa mise en œuvre intégrale par tous les pays concernés. En abordant la question des élections dans les pays africains francophones, les participants à cette 8e Conférence ont exhorté les pays membres à poursuivre leurs efforts en vue d’établir des régimes démocratiques et d’instaurer l’Etat de droit conformément aux valeurs et idéaux de la Francophonie auxquels ils ont souscrit librement. En outre, ils ont lancé un vibrant appel à tous les acteurs politiques de l’espace linguistique de s’abstenir de toutes violences et de travailler à la mise en œuvre des processus électoraux pacifiques et consensuels notamment par le dialogue. En marge des travaux de cette 8ème Conférence des Présidents d’Assemblées et de Sections APF de la région Afrique, dont la moisson a été riche pour le Mali, le Président de l’Assemblée nationale, accompagné des membres de sa délégation, a rencontré à l’Ambassade du Mali la colonie malienne du Gabon à Libreville. Au centre des débats, la situation au Mali, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et sa mise en œuvre, les préoccupations des Maliens dans leur vie de tous les jours au Gabon.

  • Sécurité : les chefs militaires de la CEEAC se réuniront à Libreville
    tchadinfos.com/, 11/03/2016 11h54
    Les chefs d’état-major des armées des 11 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) se retrouveront dimanche à Libreville pour une réunion stratégique du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX). Dans la capitale gabonaise, où se trouve le siège de la CEEAC, les chefs d’état-major passeront en revue tous les mécanismes de défense et de sécurité dans la région Afrique centrale. Ils examineront notamment le rapport de la CEEAC sur l’exercice d’entrainement de terrain (AMANI AFRICA II) de la Force Africaine en Attente organisée par l’Union Africaine du 19 octobre au 8 novembre 2015 en Ethiopie et au Mozambique, selon un communiqué publié jeudi par la CEEAC. Ils finaliseront également les dossiers de l’implantation de la base logistique régionale de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC), le niveau d’opérationnalisation du Centre régional de Sécurité Maritime (CRESMAC), le 3ème Plan de la Sécurité Maritime (SECMAR 3) et le démarrage effectif du Centre Interrégional de Coordination(CIC) conformément aux recommandations de la Réunion des Hauts Responsables du CIC tenue à Yaoundé le 12 février 2016. En prélude à cette réunion, les experts militaires de la région ont entamé mercredi des travaux pour préparer les dossiers. Selon le chef d’état-major de l’armée gabonaise, également président de la Commission De défense et Sécurité de la CEEAC, le général Roger Bibaye Itandas, les défis sécuritaires auxquelles face à la région d’Afrique centrale depuis deux décennies sont les crises de gouvernance, la prolifération des armes légères et de petit calibre, la fragilité des secteurs sécuritaires, le terrorisme, les mouvements massifs des populations et des réfugiés, la pauvreté quasi généralisée et la faiblesse des institutions. Pour le général gabonais, la réponse à ces défis sécuritaires réside dans le renforcement accru de la coopération dans l’espace CEEAC à travers le fonctionnement régulier des institutions d’intégration régionale.

  • Tanzanie: Avec Samatta et Ulimwengu contre le Tchad
    afrik-foot.com/, 10/03/2016 13h58
    Longtemps coéquipiers au TP Mazembe, Mbwana Samatta et Thomas Ulimwengu ne se côtoient désormais plus en club depuis que Samatta a rejoint Genk pendant le mercato hivernal. Mais le duo va prochainement avoir l’occasion se de reformer. En effet, les deux attaquants font partie de la liste des 25 joueurs convoqués par le sélectionneur de la Tanzanie, Charles Mkwasa, pour la double confrontation contre le Tchad les 23 et 27 mars prochains dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2017. Les deux joueurs sont même les seuls expatriés d’un groupe qui doit par la suite être réduit à 20 éléments.

    - La liste de la Tanzanie :
    Gardiens de but : Aishi Manula (Azam), Ally Mustapha (Yanga), Shaban Kado (Mwadui).
    Défenseurs : Shomari Kapombe, Erasto Nyoni, David Mwantika (Azam) Mwinyi Haji, Juma Abdul, Kelvin Yondani (Yanga), Mohamed Hussein (Simba).
    Milieux de terrain : Jonas Mkude, Mwinyi Kazimoto, Said Ndemla (Simba), Himid Mao, Farid Mussa (Azam), Mohamed Ibrahim, Shiza Kichuya (Mtibwa Sugar), Ismail Issa Juma (JKU), Deus Kaseke (Yanga).
    Attaquants : Ibrahim Hajibu (Simba), John Bocco (Azam), Mbwana Samatta (Genk, Belgique), Thomas Ulimwengu (TP Mazembe, RD Congo), Elias Maguli (Stand United), Jeremiah Mgunda (Prisons).


  • Tunisie: nouveaux accrochages à Ben Guerdane, 3 "terroristes" et un soldat tués
    AFP, 09/03/2016 17h43
    Trois "terroristes" et un soldat tunisien ont été tués mercredi dans de nouveaux accrochages à Ben Guerdane, près de la frontière avec la Libye, portant à 46 le nombre de jihadistes abattus depuis les attaques de lundi, ont annoncé les autorités tunisiennes. "Deux terroristes ont été abattus (....) par les unités policières et militaires" dans le secteur de Oued Rbayaa, près de Ben Guerdane, ont indiqué les ministères de la Défense et de l'Intérieur dans un communiqué commun. Les deux hommes avaient été pris en chasse par ces unités après avoir dérobé de la nourriture à des ouvriers sur un chantier, selon le texte. Un soldat a été tué durant cette opération, et un civil blessé, a-t-on déploré. Plus tard dans l'après-midi, les autorités tunisiennes ont annoncé qu'une opération distincte dans le secteur de Amiriya avait également entraîné la mort d'un jihadiste présumé, retranché dans une maison. Dans la nuit de mardi à mercredi, sept jihadistes présumés, eux aussi retranchés dans une maison, avaient déjà été abattus. Dix "terroristes" au total ont ainsi été tués en moins de 24 heures dans les opérations menées par les autorités à Ben Guerdane, en représailles aux attaques jihadistes de lundi contre des installations sécuritaires de la ville. Ce bilan s'ajoute à celui des 36 extrémistes, 12 membres des forces de l'ordre et sept civils tués durant ces attaques, qui visaient selon Tunis à créer un "émirat" du groupe Etat islamique (EI). Ben Guerdane a été placée sous couvre-feu nocturne depuis lundi et la ville reste quadrillée par les forces de sécurité et l'armée. Mercredi matin, des milliers de personnes ont assisté aux funérailles de plusieurs des victimes des attaques de lundi.



  • L’UNICEF et la FNUAP lancent une nouvelle initiative pour mettre fin aux mariages d’enfants
    Xinhua, 09/03/2016 11h35
    A l’occasion de la Journée internationale de la femme, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont annoncé mardi le lancement d’une nouvelle initiative, à laquelle participeront plusieurs pays, pour mettre fin aux mariages d’enfants et protéger ainsi les droits de millions de filles vulnérables dans le monde. Dévoilé conjointement par les deux agences de l’ONU, le Programme mondial pour accélérer l’action contre le mariage d’enfants aura pour but d’empêcher les filles de se marier trop jeune et de soutenir celles qui sont déjà mariés dans 12 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, où les taux de mariage d’enfants sont élevés, ont indiqué les deux agences dans un communiqué de presse conjoint. “Choisir quand et avec qui se marier est l’une des décisions les plus importantes de la vie. Le mariage d’enfants prive des millions de filles de ce choix chaque année”, a déploré le directeur exécutif du FNUAP, le Dr. Babatunde Osotimehin. “Dans le cadre de ce Programme mondial, nous allons travailler avec les gouvernements des pays à forte prévalence du mariage d’enfants pour faire respecter les droits des adolescentes, afin que les filles puissent réaliser leur potentiel et que les pays puissent atteindre leurs objectifs de développement économique et social”, a-t-il ajouté. Ce nouveau Programme mondial UNICEF-FNUAP mettra l’accent sur plusieurs stratégies, notamment l’augmentation de l’accès des filles à l’éducation et la santé, l’éducation des parents et des communautés sur les dangers du mariage d’enfants, le soutien économique aux familles et le renforcement de l’application de l’âge minimum du mariage à 18 ans. “Le monde a enfin pris conscience des dommages causés par le mariage d’enfants pour les filles, leurs futurs enfants et leurs sociétés”, a de son côté déclaré le directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake. “C’est maintenant qu’il faut agir car si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance avoisinera un milliard d’ici 2030 – un milliard d’enfances perdues, un milliard de destins ruinés”. M. Lake a ajouté que le mariage d’enfants est une violation des droits des filles et des femmes. “Les filles qui sont mariées dans leur enfance sont plus susceptibles d’être déscolarisées, victimes de violence domestique, contracter le VIH/SIDA et mourir suite à des complications durant la grossesse et l’accouchement”, a-t-il indiqué, ajoutant que le mariage d’enfants porte également préjudice aux économies et contribue au cycle intergénérationnel de la pauvreté. Rappelant que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 inclut une cible sur l’élimination du mariage d’enfants, l’UNICEF et le FNUAP ont appelé les gouvernements et organisations partenaires de l’ONU à soutenir la mise en œuvre de cette cible d’ici 2030.

  • Présidentielle au Bénin: vers un second tour Lionel Zinsou-Patrice Talon
    RFI, 08/03/2016 11h07
    Mardi 8 mars à 4 h du matin, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a délivré les « grandes tendances » du premier tour de l'élection présidentielle au Bénin, selon l'expression employée par son président. Le chef du gouvernement sortant Lionel Zinsou serait en tête. Il devrait affronter l'homme d'affaires Patrice Talon. On attend désormais les résultats de la Cour constitutionnelle.

  • Présidentielles au Bénin : des premiers résultats espérés mardi
    AFP, 08/03/2016 10h59
    Les premiers résultats de l'élection présidentielle au Bénin devraient être publiés mardi, a annoncé lundi la commission électorale (Céna), au lendemain d'un scrutin qui s'est déroulé sans incident majeur. "Nous espérons que nous pourrons parvenir à donner les grandes tendances (du vote) demain", a déclaré à l'AFP Geneviève Boco-Nadjo, la vice-présidente de la Céna, alors que les urnes continuaient d'arriver de tout le pays au siège de la Commission à Cotonou. Le président Thomas Boni Yayi ne se représentait pas au terme de deux mandats, conformément à la Constitution de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest considéré comme un bon élève en matière de démocratie sur le continent. Cinq des 33 candidats sont favoris pour lui succéder: le Premier ministre sortant Lionel Zinsou, deux des plus gros hommes d'affaires locaux, Patrice Talon et Sébastien Ajavon, et deux banquiers internationaux, Abdoulaye Bio Tchané et Pascal Irénée Koupaki. La Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui avait déployé 120 observateurs et 16 experts dans l'ensemble des 12 départements que compte le pays, a constaté lundi "l'absence d'incidents majeurs durant tout le processus électoral" qui s'est déroulé "dans des conditions acceptables de liberté et de transparence". Cette élection "constitue une étape importante dans la consolidation des acquis démocratiques au Bénin", a estimé dans un communiqué le chef de la mission, l'ancien Premier ministre guinéen Kabiné Komara.

  • Niger/présidentielle : le candidat Hama Amadou restera en prison avant le second tour
    tchadinfos.com/, 07/03/2016 11h51
    Le candidat Hama Amadou qui va s’affronter au second tour de la présidentielle, le 20 mars prochain, au président sortant Issoufou Mahamadou, ne bénéficiera pas de liberté provisoire pour battre compagne, selon la Cour de Cassation à Niamey. Hama Amadou est incarcéré depuis mi-novembre à la prison de Filingué (180 km au nord de Niamey) pour trafic présumé de bébés. Opposant principal du président Mahamadou Issoufou, il a toujours clamé que les poursuites lancées contre lui sont politiques, le pouvoir cherchant, selon lui, à l’écarter avant la présidentielle de 2016. Suite à un pourvoi en cassation de sa défense, la cour de cassation de Niamey a décidé de se prononcer le 23 mars prochain “si un procès aura lieu dans l’affaire”, selon un de ses avocats Mossi Boubacar. Depuis que leur candidat est passé au second tour de la présidentielle, les leaders de l’opposition espéraient que Hama Amadou bénéficierait d’une liberté provisoire pour battre campagne comme son adversaire Issoufou Mahamadou. Avec un score exceptionnel de 48,4% au premier tour, M. Issoufou va s’affronter au second tour à son principal adversaire politique Hama Amadou, arrivé en 2ème au premier tour avec 17,7% des voix. Pour le second tour, en plus de la quarantaine de partis politiques de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN) qui le supporte dès le premier, M. Issoufou bénéficiera du ralliement de sept candidats malheureux à la présidentielle pour battre Hama Amadou au second tour. Une vingtaine de formations regroupées au sein de la Convergence pour l’Alternance au Niger en 2016 (COPA 2016), ont exprimé leur soutien à M. Amadou au second tour.

  • G5 Sahel : les pays membres adoptent une stratégie pour combattre le terrorisme dans la Région
    tchadinfos.com/, 07/03/2016 10h18
    La première réunion annuelle des ministres en charge de la Défense et de la Sécurité des pays membres du G5 Sahel s’est tenue le vendredi 4 mars 2016 à N’Djaména. Cette réunion fait suite aux deux précédentes qui s’étaient tenues respectivement en 2014 à Nouakchott en Mauritanie, et en 2015 à Niamey au Niger. Elle s’inscrit dans la recherche de l’opérationnalisation des recommandations de la conférence des chefs d’Etats du G5 Sahel tenue le 20 novembre 2015, dans la capitale tchadienne. La réunion des ministres a été précédée des réunions des experts du 2 mars et du comité de Défense et de Sécurité du 3 mars 2015 à N’Djaména. Tous les Etats membres du G5 Sahel étaient présents à chacune de ces séances, et ont participé en qualité d’observateurs, la France, l’Espagne, l’Egypte, les Nations unies, l’Union Africaine et l’Union Européenne. Pendant les discussions à huit clos, les ministres de la Défense et de la Sécurité du G5 Sahel, adoptent l’implantation en Mauritanie du Centre Sahélien d’Analyse des Menaces et d’Alerte Précoce (CSAMAP), la création de l’école de guerre sous l’appellation «Collège de Défense du G5 Sahel», mais la question du nom de baptême sera soumise à la décision des chefs d’Etat en temps opportun. Ils approuvent aussi la création d’un bureau défense et sécurité conformément au paragraphe 3.2 de l’article 3 du règlement portant sur la mission, la composition et le fonctionnement du comité de Défense et de Sécurité du G5 Sahel et demandent au secrétariat permanent de formaliser cette décision. Les ministres donnent également leur aval pour la mise en œuvre de la suppression des visas selon des modalités notamment pour les passeports diplomatiques et de service, des actes administratifs pris par chaque Etat permettront désormais à leurs détenteurs de circuler librement entres les cinq Etats et pour les passeports ordinaires, des rencontres bilatérales entre les ministres des Affaires Etrangères et de la sécurité se tiendront pour la prise des dispositions en vue de la suppression effective des visas sous trois mois. En outre, la réunion a permis aux pays du G5 Sahel, qui font face au terrorisme d’adopter une stratégie pour combattre le terrorisme au Sahel. L’expérience de l’Espagne dans la lutte contre l’organisation séparatiste basque ETA a convaincu ces pays qui ont décidé de l’adopter. Ainsi, les ministres demandent au secrétariat permanent de saisir officiellement les Etats sur le projet de formation dans les Etats membres des Groupes d’Action Rapide avec l’appui technique de la France et de l’Espagne et le financement de l’Union Européenne. «Il s’agit d’une expérience du Royaume d’Espagne qui a réussi dans le cadre de la lutte contre l’ETA. Il s’agit de petits bataillons d’une centaine d’éléments équipés, formés, mobiles et rapides, le long des endroits les moins peuplés où sévissent les terroristes. Du moment que ça a apporté de très bons résultats, il est question de voir comment on pourrait répliquer cette expérience au niveau de l’ensemble de nos Etats» explique le secrétaire permanent du G5 Sahel, Najim El Hadj Mohamed. Cependant, la réunion des ministres, propose la création d’un fonds de financement des activités de défense et de sécurité et demande aux structures concernées d’engager une réflexion sur les mécanismes idoines pour son alimentation et sa gestion.

  • Zimbabwe: 30 morts dans un accident de la route
    tchadinfos.com/, 04/03/2016 16h07
    Trente personnes ont été tuées et 36 autres blessées dans un accident de la route impliquant deux bus sur l’autoroute Harare-Bulawayo au Zimbabwe, ont rapporté vendredi les médias locaux. Un bus a dérapé jeudi après qu’un de ses pneus a éclaté et le véhicule est entré en collision avec un omnibus Mercedes Benz Sprinter sur l’autoroute près de la ville de Kwekwe, selon la police locale. Les conducteurs des deux véhicules sont morts. La commissaire adjointe de la police de la province des Midlands, Abigail Moyo, a indiqué que 28 personnes avaient été tuées sur le coup et que deux autres avaient succombé à leurs blessures à l’hôpital de Kwekwe, et que 32 personnes se trouvaient dans un état critique


  • Tunisie: cinq "terroristes" tués dans des affrontements près de la frontière libyenne
    AFP, 03/03/2016 08h45
    Cinq "terroristes" ont été tués mercredi soir lors d'affrontements avec des forces militaires et sécuritaires dans la région de Ben Guerdane (sud), près de la frontière libyenne, a indiqué le porte-parole du ministère tunisien de la Défense. "Cinq terroristes retranchés dans une maison à El Aouija ont été abattus par les forces militaires et sécuritaires", qui ont saisi cinq Kalachnikov, a dit Belhassen Oueslati. Il a confirmé qu'un commandant de l'armée avait été blessé à la tête lors de l'opération et se trouvait dans un "état stable". Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a de son côté annoncé qu'un civil, touché par une balle perdue, avait également été tué durant les affrontements. Selon le ministère, les autorités avaient été informées de la possible entrée sur le sol tunisien, au cours des trois derniers jours, de "groupes terroristes", à la suite d'un raid américain dans la région de Sabrata (ouest de la Libye). Ce raid aérien, mené le 19 février contre un camp d'entraînement du groupe Etat islamique (EI), avait fait une cinquantaine de morts. Le Pentagone avait affirmé qu'il avait probablement évité un attentat en Tunisie. D'après le ministère tunisien de l'Intérieur, trois véhicules "appartenant aux éléments terroristes", une "arme de guerre", des ceintures explosives, une grande quantité de munitions et des "grenades artisanales" ont été saisies mercredi. Des opérations de ratissage se poursuivaient en soirée, selon le ministère de la Défense.



  • Le président Sud-Africain Jacob Zuma, sous pression, survit à une motion de censure
    AFP, 02/03/2016 09h02
    Le parlement sud-africain a rejeté mardi une motion de censure visant le président Jacob Zuma, dont le deuxième mandat est marqué par de virulentes attaques de l'opposition qui demande sa démission, des dissensions au sein de son parti et des ennuis judiciaires. Sans surprise, la motion qui accusait le président Zuma d'avoir causé "des dommages irréparables à l'économie" n'a pas obtenu mardi la majorité des suffrages nécessaires. Elle a recueilli 99 voix pour et 225 voix contre, dans un parlement largement dominé par le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis 1994. Dans sa motion, le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), dénonçait "le leadership irrationnel, irresponsable et dangereux qui a causé des dommages irréparables" à la première économie industrialisée d'Afrique, dont la croissance est en berne à 1,3% en 2015. "La quête de notre président pour le pouvoir ne s'est jamais faite dans le but de créer une Afrique du Sud plus prospère mais seulement dans le but de créer un Jacob Zuma plus riche", a affirmé le leader du DA, Mmusi Maimane, en présentant la motion. Le président Zuma est particulièrement dans le collimateur de l'opposition depuis sa décision brutale en décembre de remplacer son ministre des Finances, le respecté Nhlanhla Nene, par un député inexpérimenté, David van Rooyen, un changement qui avait fait chuter la devise sud-africaine. Face à l'affolement des marchés, Jacob Zuma avait été contraint de nommer Pravin Gordhan, qui avait déjà occupé ce poste de 2009 à 2014. En quatre jours, l'Afrique du Sud avait connu trois ministres des Finances.





  • Gambie : Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, candidat pour un 5ème mandat
    AFP, 29/02/2016 09h25
    Le président gambien Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, a été investi candidat par son parti pour briguer un cinquième mandat à l'élection présidentielle prévue en décembre, et s'est dit opposé à toute limitation de mandat, selon la télévision publique. M. Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 après un putsch et réélu quatre fois, a été désigné candidat de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (APRC, au pouvoir) au scrutin présidentiel du 1er décembre 2016 lors d'un congrès vendredi, selon des images diffusées samedi soir par la télévision publique gambienne. "Continuons d'être au service du peuple de Gambie et gardons notre détermination à mieux le servir et lui donner les standards de vie parmi les plus élevés dans le monde", a déclaré M. Jammeh à ses partisans, lors de ce congrès tenu à Kanilai, sa localité natale dans l'ouest du pays. "Nous sommes en démocratie et ils parlent de limitation de mandat. N'importe quel chef d'Etat occidental ou autre dirigeant d'Etat qui viendrait parler de limitation de mandat en Gambie verra ce que je lui (dirais)," a-t-il ajouté, en allusion aux critiques de pays occidentaux et de défenseurs des droits de l'Homme. "Pendant mille ans, nous avons été assujettis à l'idéologie occidentale qui nous a ramenés en arrière," a-t-il affirmé, ajoutant que ses détracteurs ont échoué à combattre son régime, soutenu, selon lui, par Dieu. Yahya Jammeh a par ailleurs ajouté que l'opposition pouvait boycotter les élections mais n'avait pas le droit de déstabiliser le pays. Le scrutin du 1er décembre 2016 doit précéder les élections législatives prévues le 6 avril 2017.

  • Niger – Présidentielle : Issoufou Mahamadou et Hama Amadou au second tour
    tchadinfos.com/, 29/02/2016 08h36
    Le président Mahamadou Issoufou avec 48,41% des voix et l’ex-président de l’Assemblée nationale Hama Amadou ayant obtenu 17,79% des voix au premier tour de l’élection présidentielle au Niger, s’opposeront au second tour. C’est l’annonce des résultats globaux provisoires proclamés ce soir à Niamey par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Sur un total de 4 647 536 suffrages exprimés valables, Issoufou Mahamadou a totalisé 2 249 738 voix contre 826 711 voix pour Hama Amadou. Monsieur Seyni Oumarou (adversaire malheureux de Issoufou Mahamadou au second tour en 2011) vient en 3e position avec 562 869 voix, soit 12,11%. Le taux de participation est de 66,75%.

  • Mali: deux Casques bleus tchadiens tués à Kidal par un soldat de leur contingent
    AFP, 26/02/2016 09h31
    Deux Casques bleus tchadiens au Mali, un chef d'unité et un médecin militaire, ont été tués jeudi à Kidal (nord-est) par un autre soldat qui se plaignait de ses conditions de vie au sein du contingent, selon une source de sécurité au sein de la Mission de l'ONU dans le pays (Minusma). Cette source a dans un premier temps indiqué qu'un chef des Casques bleus tchadiens avait été tué et un autre, dont l'identité n'avait pas été révélée, blessé par un soldat "mutin". Le blessé "vient de rendre l'âme", a dit la même source, précisant qu'il s'agit d'un médecin militaire. "Ce sont donc deux personnes qui ont été tuées. Le soldat mutin est aux arrêts. Il sera transféré demain (vendredi)" à Bamako, a-t-elle poursuivi, affirmant ignorer s'il allait demeurer au Mali ou être renvoyé au Tchad. "Quelques dizaines de Casques bleus tchadiens sont mécontents depuis quelques semaines de leurs conditions de vie et de travail dans le nord du Mali", a encore affirmé la même source. Avant l'annonce du décès du médecin militaire blessé, une autre source de sécurité à la Minusma avait rapporté à l'AFP qu'un Casque bleu tchadien avait été tué par un de ses compatriotes en désaccord avec sa hiérarchie. "Le Casque bleu tchadien mutin n'a pas supporté les observations de son supérieur qui l'accusait de choses graves. Encouragé par ses camarades, le Casque bleu a mené une fronde, une petite mutinerie contre la hiérarchie depuis mercredi soir et ce jeudi, il a tué un commandant tchadien à Kidal", avait déclaré cette source. "Tout le monde sait que les Tchadiens (de la Minusma) se plaignaient de leurs conditions de vie", a commenté à l'AFP un élu de Kidal qui s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat. Par ailleurs, la tension était "vive" jeudi au sein du contingent tchadien à Tessalit, au nord de Kidal, où une dizaine de soldats ont été arrêtés par la hiérarchie pour "indiscipline", a indiqué la seconde source de sécurité à la Minusma, sans donner les raisons de cette tension. Des soldats tchadiens mécontents de leurs conditions de vie ou réclamant des arriérés de soldes avaient abandonné leurs positions en signe de protestations en septembre 2013 et en novembre 2014. Avec plus de 1.151 militaires et policiers (sur un effectif total de près de 11.700 à la mi-décembre 2015), le contingent tchadien est le troisième en nombre de la Minusma, derrière le Burkina Faso (1.742) et le Bangladesh (1.725). La Minusma est déployée depuis juillet 2013. Des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé le nord du Mali de fin mars-début avril 2012 jusqu'au déclenchement en janvier 2013 d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés. Cependant, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

  • Niger: les résultats tombent au compte-gouttes
    AFP, 25/02/2016 09h18
    Alors que l'opposition a déjà annoncé qu'elle ne les reconnaîtrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuaient mercredi à tomber au compte-gouttes. Le président Mahamadou Issoufou, 63 ans, brigue un deuxième quinquennat et a promis une victoire au premier tour, face une opposition qui a dénoncé mardi des résultats "fantaisistes". Sur le site officiel de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), seules 72 des 308 communes ont été comptabilisées mais pour seulement un million d'électeurs sur les 7,5 millions d'inscrits, soit moins de 15% du corps électoral. C'est trop peu pour dégager des tendances fiables alors que certaines régions comptabilisées sont des fiefs des uns ou des autres, souligne un observateur. Sur cette partie comptabilisée, on peut toutefois noter que le président Issoufou est en tête devant ses trois principaux opposants, les deux anciens Premiers ministres Hama Amadou et Seïni Oumarou et Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996). Quinze candidats sont en lice pour présider ce pays de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes jihadistes sahéliens et des islamistes nigérians de Boko Haram. Le scrutin était couplé à des législatives. Selon les autorités, les résultats globaux devaient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin, qui s'est déroulé dimanche et lundi.


  • Faible taux des échanges entre les pays d’Afrique centrale
    APA, 24/02/2016 12h02
    Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale qui participent depuis lundi à Douala à un forum sous régional sur le développement, ont unanimement reconnu le faible taux des échanges économiques et commerciaux dans cet espace communautaire qui, en moyenne, est de 1 pour cent seulement. Pour plusieurs participants, point n'est besoin d'être un expert pour comprendre « qu'avec un taux aussi faible, les pays de la CEEAC ne peuvent pas sérieusement envisager leur développement ». En d'autres termes, « il revient aux Etats constituant cette zone économique de mettre un point d'honneur sur le développement endogène, avant de compter sur un hypothétique appui des autres », ont préconisé des experts. Le faible taux des échanges déploré traduit à suffisance les difficultés rencontrées par les pays de la CEEAC pour promouvoir la circulation des personnes et des biens. Parmi les principaux freins à l'intégration régionale, les experts relèvent le manque de volonté politique, l'insuffisance criarde des infrastructures, notamment les moyens de communication, la non-adhésion des populations riveraines qui « affichent la préférence nationale à la préférence communautaire ». D'après des informations recueillies sur place, très peu de pays d'Afrique centrale sont reliés par les routes bitumées, sans compter malgré l'appartenance à une zone économique communautaire, l'existence des barrières douanières qui dans la plupart des cas ne facilitent pas une meilleure circulation des personnes et des biens. Dix pays composent la CEEAC : Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda et Tchad.



  • Présidentielles aux Comores : le candidat du pouvoir en tête
    AFP, 24/02/2016 11h13
    Le vice-président des Comores et candidat du parti au pouvoir, Mohamed Ali Soilihi, est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle de dimanche avec 17,61% des voix, selon des résultats provisoires annoncés dans la nuit de mardi à mercredi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). M. Soilihi devance Mouigni Baraka, gouverneur de l'île de la Grande-Comore qui rassemble 15,09% des voix et le colonel Azali Assoumani qui obtient 14,96% des suffrages. Ces trois candidats sont qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle, le 10 avril. L’annonce de ces résultats, intervenue tard dans la nuit, a provoqué la colère des supporters du candidat Fahmi Said Ibrahim, arrivé en 4e position, qui bénéficiait du soutien du parti Juwa (Soleil) de l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi et qui faisait partie des favoris. Plusieurs dizaines de ses partisans s’étaient rassemblés dans la soirée devant le QG du candidat pour dénoncer une tentative de fraude qui a conduit à l’élimination de leur candidat, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. La mission d’observation de l’Union Africaine conduite par l’ancien président tunisien Mohamed Moncef Marzouki a noté qu’ "en dehors de quelques incidents isolés, l’ensemble du scrutin s’est déroulé de manière ordonnée et paisible", appelant "l’ensemble des acteurs politiques à garder (leur) calme et à respecter les résultats de cette première étape des élections". La mission a néanmoins déploré le "climat de méfiance des acteurs politiques à l’égard de la Ceni" qui a eu pour effet "d’amoindrir [son] efficacité". Vingt-cinq candidats – parmi lesquels une seule femme arrivée en 20e position – étaient en compétition pour ce scrutin présidentiel. Tous étaient originaires de l’île de la Grande-Comore, selon la règle de la présidence tournante entre les trois îles de l’Union des Comores. La Constitution de 2001 établit un système de présidence tournante entre les trois îles qui composent l'Union (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli). Un mécanisme qui a stabilisé l'archipel, secoué par des crises séparatistes et plusieurs coups d'Etat, dont le dernier remonte à 1999. Après la Grande-Comore (2002-2006), Anjouan (2006-2011), et Mohéli (2011-2016), la présidence revient à nouveau à la Grande-Comore jusqu’en 2021. Dimanche, seuls les électeurs de la Grande-Comore étaient appelés aux urnes pour le premier tour de la présidentielle. Au second tour, l'ensemble du corps électoral du pays sera convoqué pour élire le locataire du palais présidentiel Beit-Salam. La présidentielle était couplée avec l’élection des gouverneurs des îles.

  • Niger: l'opposition ne reconnaît pas les résultats de la présidentielle
    AFP, 24/02/2016 11h10
    L'opposition nigérienne ne reconnaît pas les résultats partiels de l'élection présidentielle annoncés depuis la veille par la commission électorale (Céni), a affirmé mardi le porte-parole de la coalition d'opposition en dénonçant des fraudes dans le scrutin. "Tel que cela a été proclamé jusqu'à maintenant, on ne peut pas les reconnaître", a déclaré à Niamey Amadou Boubacar Cissé, dit "ABC" le porte-parole de la Coalition pour l'alternance 2016 (COPA 2016) en commentant l'annonce par la Céni des premiers résultats du scrutin de dimanche et lundi. "On demande aux militants de résister, de ne pas accepter ce qui se passe parce que c'est totalement contraire à ce qui été exprimé par les urnes", a-t-il ajouté refusant de commenter les modalités d'action: "Comment? Enfin, vous verrez bien comment. Je n'ai pas besoin de vous dire la stratégie que nous adoptons". ABC, lui même candidat, qui s'exprimait aux côtés d'un des principaux favoris du scrutin, Seini Oumarou, au siège du parti de ce dernier, a déclaré que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) "diffuse des résultats pour le moins fantaisistes. Des résultats sont en désaccord total avec les données réelles récoltées par les représentants des partis membres de la COPA 2016". "A Zinder (sud, 2e ville du pays) et dans d'autres régions, les résultats proviennent de bureaux de vote fictifs", a-t-il poursuivi. Près de 7,5 millions d'électeurs devaient choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel couplé à des législatives. Le président Mahamadou Issoufou qui brigue un deuxième quinquennat, a promis une victoire au premier tour, face une opposition qui n'a cessé d'agiter le spectre de la fraude électorale. La campagne s'est déroulée dans une ambiance tendue. Selon les autorités, les résultats globaux devraient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin. "Nous confronterons en temps opportun nos données et celles dont ils disposent. Face à cette situation très grave, la COPA invite tous ses militants à se mobiliser comme un seul homme contre le coup de force en préparation et défendre la légitimité populaire qui s'est exprimée dans les urnes", a souligné M. Cissé. "Dans nombre de zones où le PNDS (Parti du président Issoufou) a été largement battu, la Céni présente des résultats surprenants qui nous montrent clairement que le président Issoufou persiste dans son illusion d'+un coup KO+ qu'il veut imposer par une trituration irresponsable des résultats du vote sanction des populations nigériennes", a-t-il accusé. "En fait les représentants du PNDS à la Céni disposent déjà de la totalité des résultats fabriqués sur toute l'étendue du territoire qu'ils font valider par et publier par la Céni qui agit par grave complicité", a ajouté ABC.



  • Le Soudan interdit les agences onusiennes et internationales au Darfour pour des raisons de sécurité
    tchadinfos.com/, 22/02/2016 15h41
    Le Soudan a interdit dimanche aux agences de l’ONU et aux organisations internationales de se rendre dans l’Etat du Darfour central, évoquant des raisons sécuritaires. Les Nations Unies et les autres organisations internationales se sont auparavant plaintes de “restrictions significatives” pour leur accès aux milliers de personnes déplacées en interne du fait des affrontements militaires continus dans le Jebel Marra de la région soudanaise du Darfour. “Le mouvement des organisations est limité du fait des opérations militaires, mais cela est temporaire” a indiqué dimanche lors d’une conférence de presse Kamal-Eddin Ismail, ministre des Affaires étrangères du Soudan. “Selon nos informations, il n’y a pas de siège ou de restriction au mouvement des organisations dans les zones à moins qu’il y ait des opérations”, a-t-il expliqué. Il a également répété que la politique du gouvernement soudanais est généralement basée sur le fait de faciliter les missions des organisations et des agences de l’ONU si elles respectent les règlements et les accords signés avec le gouvernement.

  • Côte d’Ivoire : 10 morts et 21 blessés dans une mutinerie à la prison d’Abidjan
    tchadinfos.com/, 22/02/2016 15h25
    Dix personnes ont été tuées et 21 autres blessées dans la mutinerie samedi à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), la plus grande prison civile de la Côte d’Ivoire, selon un nouveau bilan officiel rendu public ce matin. “La mutinerie a fait un mort et huit blessés du côté des agents pénitentiaires, treize blessés et neuf morts dans le rang des détenus”, a annoncé le procureur près la Cour d’appel d’Abidjan, Aly Yéo, dans un communiqué rendu public lundi. Un premier bilan officiel indiquait samedi deux morts dont le célèbre prisonnier Coulibaly Yacouba dit “Yacou le Chinois” et un élément de la garde pénitentiaire. La direction des affaires pénitentiaires déplore un “incident grave” survenu, samedi, aux environs de 09h00, à la suite d’une “opération de renforcement de la sécurité à l’intérieur de l’établissement”.

    “Certains détenus menés par Coulibaly Yacouba ont opposé une farouche résistance et ce, pendant plusieurs heures”, occasionnant des “échanges de tirs” entre les forces de l’ordre et ce groupe de détenus, explique la direction des affaires pénitentiaires. Plusieurs versions circulent sur cette sanglante fusillade. Certains parlent d’une tentative d’évasion de détenus, d’autres croient savoir qu’il s’agit d’une affaire de drogue du cartel de la Maca dirigé par Yacouba Coulibaly. Yacouba Coulibaly, ancien élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) lors de la crise post-électorale de 2011, purgeait depuis 2010 une peine de 20 ans de prison pour vol aggravé avant de s’évader et d’être repris et incarcéré à la Maca. Le détenu qui s’est fait connaître par son côté “bling bling” ne menait pas une vie de prisonnier. Il parrainait des baptêmes, des anniversaires, des compétitions sportives et se permettait même d’organiser des fêtes en son honneur avec des prestations d’artistes. Il faisait la pluie et le beau temps dans la plus grande prison de Côte d’Ivoire où des dizaines de prisonniers armés lui étaient soumis, dit-on.


  • RCA: Faustin Archange Touadéra élu président centrafricain
    tchadinfos.com/, 22/02/2016 09h21
    Faustin Archange Touadéra a été élu président de la République centrafricaine, au second tour de la présidentielle, avec 62,71 % des voix, selon les résultats provisoires officiels publiés par l’Autorité nationale des élections ANE. Ancien recteur de l’Université de Bangui, M. Touadéra a été le dernier Premier ministre de François Bozizé avant la prise du pouvoir par l’ex-coalition rebelle de la Séléka en 24 mars 2013 à Bangui. Le second tour de la présidentielle en RCA a eu lieu dimanche dernier, oposant les deux ex-Premiers ministres Anicet Georges Dologuelé et Faustin Archange Touadéra, arrivés en tête du premier tour d’un scrutin présidentiel crucial. A la deuxième position avec 19,05% des voix au premier tour organisé le 30 décembre 2015, M. Touadéra a obtenu le ralliement d’un collectif de vingt-deux recalés du premier tour, pour vaincre son adversaire, M. Dologuelé, pourtant classé premier avec 23,74% des voix au premier tour.

  • Cameroun: 19 morts dans un double attentat-suicide sur un marché
    AFP, 19/02/2016 17h53
    Dix-neuf personnes ont été tuées vendredi au Cameroun dans un double attentat-suicide commis sur le marché d'une localité de la région de l'Extrême-Nord, régulièrement cible d'attaques meurtrières des islamistes nigérians de Boko Haram, a-t-on appris auprès des autorités locales. Deux femmes kamikazes se sont fait exploser à 09h00 (08H00 GMT) sur le marché de Mémé, faisant 19 morts et de nombreux blessés, ont indiqué ces sources sous couvert d'anonymat.




  • L'armée Kényane dit avoir tué le chef des renseignements des isalmistes Shebab
    AFP, 18/02/2016 16h43
    L'armée kényane a affirmé jeudi avoir tué dans une frappe aérienne le chef des renseignements des islamistes radicaux somaliens shebab, Mahad Karate, dont la tête avait été mise à prix 5 millions de dollars par les Etats-Unis. Les forces kényanes, composantes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), ont tué le chef des services de renseignement Mahad Karate lors d'une "importante" frappe aérienne, a annoncé l'armée dans un communiqué. Sa mort "représente un coup majeur porté au groupe terroriste", a affirmé le porte-parole de l'armée kényane David Obonyo. L'attaque a eu lieu le 8 février dans le sud de la Somalie. Selon l'armée kényane, 10 commandants de rang intermédiaire et 42 recrues shebab, qui venaient tout juste de finir leur période d'entraînement, ont également été tués dans ce raid aérien. Les affirmations de l'armée kényane ne pouvaient pas être indépendamment vérifiées et les shebab, affiliés à Al-Qaïda, les ont démenties. "Tous les combattants et les dirigeants des moudjahidine sont sains et saufs. Il n'y a pas eu de raid aérien dans le Sud et le Centre de la Somalie qui aurait entraîné des pertes parmi des responsables moudjahidine", ont indiqué les shebab dans un communiqué, ajoutant: "Les mensonges ne servent à rien sur un champ de bataille". Karate est à la tête de l'unité Amniyat, véritable service de renseignement des shebab impliqué dans la préparation et l'exécution d'attaques-suicides et d'assassinats en Somalie, au Kenya et dans d'autres pays de la région. Il offre également un soutien logistique aux combattants shebab dans la Corne de l'Afrique, selon le gouvernement américain.

  • Sénégal : le président Sall renonce à réduire son mandat en cours, référendum constitutionnel en mars
    AFP, 17/02/2016 16h42
    Le président sénégalais Macky Sall a annoncé mardi soir qu'il renonçait, sur avis du Conseil constitutionnel, à réduire son mandat en cours de sept à cinq ans, et qu'il soumettrait son projet de révision constitutionnelle à référendum le 20 mars. Le Conseil constitutionnel a avalisé le principe d'une réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans à partir du prochain mandat, a indiqué M. Sall dans une brève allocution télévisée.

  • Centrafrique : avance de Touadéra dans les premières tendances du second tour de la présidentielle
    tchadinfos.com/, 16/02/2016 11h00
    Deuxième au premier tour avec 19,05% des voix, Faustin Archange Touadéra, rejoint par 22 perdants, devance son adversaire Anicet Georges Dologuelé dans les premières tendances des résultats en cours de compilation du second tour de la présidentielle tenu dans le calme dimanche 14 février 2016 en République centrafricaine (RCA). Presque trois ans après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia et sa coalition rebelle de la Séléka, au terme de trois mois d’offensive contre le régime de François Bozizé, quelque 1,9 million d’électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes pour élire leur futur président pour les cinq ans à venir et tourner la page de la spirale de violences provoquée par cette crise. Deux anciens Premiers ministres, l’économiste Anicet Georges Dologuelé, arrivé en tête du premier tour le 30 décembre avec 23,74% des voix, et l’universitaire Faustin Archange Touadéra, son challengeur, se présentaient pour la fois à cette compétition, avec des programmes politiques mettant l’accent l’un et l’autre sur ce défi crucial de restauration de la paix et de la sécurité dans le pays. Ouvert avec quelques retards dans certains bureaux de vote, le scrutin s’est déroulé comme le précédent dans un climat globalement apaisé tant dans la capitale Bangui que dans le reste du territoire centrafricain, sous surveillance renforcée des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Il était couplé au premier tour des législatives, invalidées par la Cour constitutionnelle suite à un constat de graves irrégularités. Timide au départ, la participation des électeurs (62,57% au premier tour, selon les chiffrés officiels proclamés par la Cour constitutionnelle), s’est améliorée par la suite. En raison des coupures d’électricité récurrentes dans ce pays pauvre et enclavé d’Afrique centrale, le dépouillement effectué aussitôt après la fermeture des bureaux vote s’est révélé encore une fois fastidieux, imposant l’utilisation de lampes solaires et de bougies, y compris dans la capitale. D’après les premières tendances brutes recueillies dans plusieurs bureaux de vote de Bangui et d’autres grandes villes du pays, Faustin Archange Touadéra se démarque au détriment de son adversaire, dans certains cas avec une avance aux allures de raz-de-marée. C’est le cas des résultats des urnes enregistrés dans le centre de vote du lycée Barthélémy Boganda, dans le 4e arrondissement de Bangui, son principal fief. Sur les 309 votants du bureau de vote numéro 5 par exemple, il s’impose avec 90,56% des suffrages exprimés, contre 9,44% pour son concurrent. La même tendance s’observe au bureau de vote numéro 6, où l’ancien Premier ministre de François Bozizé (2005-2013), qui se présentait en candidat indépendant, sans s’appuyer sur le Kwa na kwa (KNK), le parti de celui-ci qui avait plutôt conclu un accord politique au premier tour avec Dologuelé, est aussi crédité de 89,79%, et 85,97% au bureau numéro 3. Cette photographie est révélatrice de l’étendue de la victoire qui se profile pour l’ancien recteur de l’Université de Bangui et professeur de mathématiques pures, commentent des responsables de missions d’observation électorale missionnés par de grandes organisations internationales. Un fait qui retient l’attention, dans le bureau de vote de l’Hôtel de ville de Bangui où son rival a voté, Touadéra l’emporte avec 172 votes, contre 131 pour celui-ci, sur un total de 303 votants. C’est un bureau de vote du 1er arrondissement de la capitale centrafricaine. Pourtant lieu de résidence d’Anicet Georges Dologuelé, cette circonscription électorale fait partie de celles où l’ancien deuxième-vice-président du KNK fait le plein de voix dans cette ville. Les résultats non officiels obtenus dans les deux bureaux de vote de l’école d’excellence Centrafrique-Chine le démontrent aussi : 182 votes dans le bureau de vote numéro 1, contre 126 pour Dologuelé sur 315 votants, et 150 dans le deuxième, contre 87 pour l’ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé. En attendant la publication des résultats provisoires par l’Autorité nationale des élections (ANE) qui continuent d’être compilés, Touadéra est aussi annoncé largement en tête à Bouar, principale ville du département de Nana-Mambéré (Centre), avec un score de 7.476 votes, contre 3.832 pour son rival. A Yaloké, dans la Sanga-Bayéré (Est), il recueille 5.573 votes, contre 1.474 pour Dologuelé, puis 1.674 contre 1.077 pour celui-ci à Bayanga, dans la même région. A Obo, dans le Haut-Mbomou, il récolte 6.029 suffrages, contre 2.702 pour son adversaire. A Bangassou, dans le Mbomou, il est crédité de 3.403 votes, contre 1.738 pour le leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA, formation créée en 2013), qui s’incline aussi à Berbérati, dans le Mambéré-Kadey, avec 4.800 votes, contre 7.597 pour celui que ses partisans n’hésitent plus à désigner comme “le futur président de la Centrafrique”. Autre ville du Mambéré-Kadey, Sosso-Nakombo a choisi d’accorder ses faveurs à Touadéra, par 1.692 votes, contre 1.271 à Dologuelé. Dans le camp de l’ancien chef du gouvernement, l’on se refuse à toute réaction triomphaliste, pour savourer la victoire visiblement à portée de main, qui avait déjà provoqué des scènes de liesse populaire de ses partisans dimanche soir à Fatima, un quartier du 5e arrondissement de Bangui. Car, a souligné à Xinhua Charles Lemasset Mandya, son directeur de communication, le pays a besoin d’unité, de paix et de sécurité, des défis qui nécessitent selon lui la participation de “tous les fils et filles”. “C’est dans cet état d’esprit que va s’inscrire le futur président Touadéra pour permettre le décollage”. “Les Centrafricains veulent définitivement tourner la page. Ils veulent que ça change, quel que soit le prix. Ils reconnaissent un leader charismatique qui peut prendre l’avenir du pays. Ce n’est ni une question politique, ni une question ethnique, mais une question d’éthique et de valeurs. C’est ça qui a joué en notre faveur”, a-t-il expliqué. Si les tendances annoncées venaient à se confirmer, Faustin Archange Touadéra devra encore attendre plusieurs jours pour être déclaré élu, d’abord par les résultats provisoires publiés par l’ANE, ensuite par les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle. Ce sera la fin d’un cycle électoral entamé par la tenue d’un référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution le 13 décembre, suivi deux semaines plus tard du premier tour de l’élection présidentielle et des législatives, avec pour finalité de tourner la page de trois ans de violences, où des milliers de Centrafricains ont été tués et des centaines de milliers d’autres poussés hors de chez eux.

  • Centrafrique: résultats attendus de la présidentielle pour tourner la page
    AFP, 15/02/2016 16h50
    Les Centrafricains attendaient lundi des résultats du second tour de la présidentielle tenue la veille pour connaître le nom de leur nouveau président, dont l'élection doit tourner la page de trois années de violences et d'une transition chaotique. Le duel s'annonçait serré entre Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, deux anciens Premiers ministres âgés de 58 ans et arrivés en tête du premier tour du 30 décembre.

    Quelque deux millions d'électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé au premier tour des législatives, organisé une nouvelle fois après son annulation en janvier en raison de trop nombreuses irrégularités. Le retour de la sécurité et la relance de l'économie seront les priorités du vainqueur pour relever le pays, l'un des plus pauvres du monde, ravagé par des années de troubles. Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka de Michel Djotodia avait précipité la Centrafrique dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes. Quelques 10.000 hommes de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) appuyés par la force militaire française Sangaris, ont depuis lors été déployés pour stabiliser le pays.

    - 'Moins d'erreurs' -
    Le dépouillement des bulletins a commencé dimanche soir après une journée de vote dans le calme, et s'est prolongé parfois tard dans la nuit, certains bureaux ayant terminé leurs décomptes vers 03H00 lundi, à lumière des lampes électriques. Les urnes et procès-verbaux doivent ensuite être acheminés à Bangui depuis les quatre coins du pays pour être vérifiés par l'Autorité nationale des élections (ANE), qui doit annoncer les résultats officiels dans les prochains jours. Le Centre de traitement des données de Bangui était lundi sous la protection des Casques bleus, a constaté l'AFP. Un blindé était positionné et des chicanes en ciment installées devant le bâtiment pour éviter d'éventuels rassemblements d'électeurs mécontents. Le chef de la délégation d'observateurs déployée par l'Union africaine, Ousmane Ndéné Ndiaye, a estimé dimanche soir que "du point de vue l'organisation, le pari a été gagné". "Il y a eu moins d'erreurs" qu'au premier tour, notamment dans "la disposition du matériel électoral", a-t-il déclaré à la télévision nationale.

    Dans l'ensemble, les opérations ont eu lieu sans incident sécuritaire et dans le calme, comme à Obo (nord-est) ou Berberati (ouest), où les électeurs se sont présentés au compte-gouttes toute la journée. Des tensions ont toutefois perturbé le vote dans certains bureaux où des électeurs avaient été refoulés car leurs noms ne figuraient pas sur les listes électorales ou ils ne disposaient pas de cartes d'identité, les deux sésames pour pourvoir voter. "C'est l'élection de la prise de conscience. Pour la première fois, on fait un vrai choix pour tourner le dos à la guerre", avait affirmé un électeur, Paterne, qui votait à Bangui.

    - Faible mobilisation -
    Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, chrétiens comme musulmans, s'étaient massivement inscrits sur les listes électorales.

    Mais dans la capitale comme en province, l'affluence a été beaucoup moins importante qu'au premier tour (79%), selon plusieurs observateurs, soulignant qu'elle devrait toutefois dépasser les 50%. Principale explication avancée: les électeurs dont le candidat a été éliminé au premier tour ne se sont pas déplacés pour apporter leur voix à l'un des deux finalistes. Alors qu'aucun chiffre n'a été avancé par l'ANE, l'entourage de Faustin Archange Touadéra s'est dit "satisfait et confiant". Selon son directeur de communication, Charles Lemasset, M. Touadéra arrive "largement en tête" dans la plupart des arrondissements de Bangui et dans plusieurs préfectures de province. Son rival, Anicet Georges Dologuélé, n'était pas joignable lundi matin. Il était arrivé en tête du premier tour (23,78%), bénéficiant en partie du ralliement en sa faveur du parti KNK de M. Bozizé. Le score de M. Touadéra (19,42%) avait été la grande surprise du 30 décembre. Dernier Premier ministre de M. Bozizé, il avait attiré une partie de la base électorale du KNK, malgré les directives du parti.



  • Près de 60 morts dans des attentats suicides au Nigeria
    tchadinfos.com/, 12/02/2016 16h08
    Près de 60 personnes ont été tuées et 78 autres blessées dans deux attentats suicides à l’explosif dans un camp de personnes déplacées dans le nord du Nigeria, ont affirmé mercredi des responsables locaux. Les explosions se sont produites mardi dans la ville de Dikwa, dans l’Etat de Borno. Satomi Ahmad, président de l’Agence nationale de gestion des urgences, a indiqué que deux femmes kamikazes se sont infiltrées dans un camp de personnes déplacées à l’intérieur du pays et ont déclenché les engins explosifs sur elles, au milieu du camp. Un communiqué de l’équipe d’urgence de l’Etat de Borno affirme que les gens installées dans le camp faisaient la queue pour recevoir des rations alimentaires lorsque les attentats ont eu lieu. Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité des attaques jusqu’ici, mais les résidents locaux ont soupçonné Boko Haram, un groupe terroriste basé au Nigeria, d’avoir organisé les attentats meurtriers. Le gouvernement nigérian a déclaré avoir “techniquement” abattu le groupe Boko Haram mais ses combattants acharnés continuent à mener des attentats contre les civils dans le pays. Au moins 69 morts ont été enregistrées le 31 janvier dernier dans une série d’attentats lancés par les militants de Boko Haram dans l’Etat de Borno, région volatile dans le nord du Nigeria.

  • Centrafrique : la MINUSCA a un nouveau commandant
    tchadinfos.com/, 12/02/2016 16h06
    Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a nommé jeudi le général sénégalais Balla Keïta en tant que commandant de la composante militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Le général Keïta succède au général Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, qui est décédé le 30 novembre 2015. Le général Keïta a accumulé 40 ans d’expérience militaire aux niveaux national et international. Depuis le 7 novembre 2015, il était commandant par interim de la force de la MINUSCA, a fait savoir le porte-parole de M. Ban dans un communiqué. Auparavant, il avait été le commandant adjoint de l’Opération de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), de 2013 à 2015, après avoir été commandant de secteur pour la même force de 2007 à 2010. Il a également été Inspecteur général des forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013.

  • Bénin: le premier tour de la présidentielle reporté au 6 mars
    AFP, 12/02/2016 12h15
    Le premier tour de l'élection présidentielle au Bénin, prévu le 28 février, a été reporté au 6 mars, l'ensemble des cartes d'électeurs n'ayant pas été distribuées, a annoncé la Cour Constitutionnelle béninoise. "Est autorisé le report de la date de l'élection présidentielle de 2016 du dimanche 28 février 2016 au dimanche 6 mars 2016", a déclaré la Cour Constitutionnelle dans un communiqué publié jeudi soir. Plusieurs candidats de l'opposition avaient réclamé ce report à cause de retards constatés dans la production et la distribution des cartes des 4,6 millions d'électeurs de ce petit pays d'Afrique de l'ouest. Le conseil d'orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (Cos/LEPI) peine à respecter les délais de distribution des cartes en raison de retards dans leur fabrication. "En cas de non disponibilité de carte d'électeur pour certains électeurs, les cartes d'électeurs délivrées dans le cadre des élections (législatives) de 2015 serviront au scrutin présidentiel de 2016" a précisé la Cour Constitutionnelle. Au total, 33 candidats sont en lice pour cette élection. Lionel Zinsou, candidat des Forces Cauris pour un Bénin émergeant (FCBE), le parti du président sortant Thomas Boni Yayi, a été adoubé récemment par le Parti du renouveau démocratique (PRD), principal parti d'opposition. Deux hommes d'affaires prendront également part au scrutin: Sébastien Ajavon, le patron des patrons béninois qui a fait fortune dans l'agro-alimentaire, et Patrice Talon, magnat du coton, devenu un farouche opposant au président Boni Yayi. L'économiste Abdoulaye Bio Tchané, ancien patron de la Banque ouest-africaine de développement et ex-cadre du Fonds monétaire international, se présente aussi pour la seconde fois.


  • Centrafrique : L' ex-rébellion revendique la capture d'un chef de la LRA
    AFP, 09/02/2016 09h17
    Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-rébellion de la Séléka, a capturé le week-end dernier et remis aux forces américaines un chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), le commandant "Sam", a affirmé lundi l'un de ses chefs. "Nos éléments ont capturé le commandant +Sam+ le week-end dernier dans la localité de Mbangana, dans le nord-est", a déclaré lors d'un entretien téléphonique le commandant Mahamat Déa du FPRC, s’exprimant en sango, la langue nationale centrafricaine. "Ils nous ont appelés et demandé la conduite à tenir. Nous avons souhaité que les autorités centrafricaines, les Nations unies, soient présentes pour le livrer. Mais un problème de communication a fait que nos hommes l'ont hâtivement remis aux forces américaines", dont un détachement est basé à Obo, localité de l'extrême-est de la Centrafrique, a-t-il poursuivi. Cette arrestation, qui n'est pour l'instant pas confirmée de source officielle, intervient après une série d'attaques d'hommes de la LRA ces dernières semaines dans les régions de Zémio, Bakouma et Bangassou dans l'est et le nord-est de la Centrafrique. Ces incidents se sont soldés par la mort d'au moins une personne et par plusieurs dizaines d'enlèvements.

  • Président Ouattara: "je n'enverrai plus d'Ivoiriens à la CPI"
    AFP, 05/02/2016 10h03
    Le président Alassane Ouattara a affirmé jeudi qu'il "n'enverrait plus d'Ivoiriens" à la Cour pénale internationale (CPI), estimant que son pays avait désormais une "justice opérationnelle", à l'issue d'une rencontre à Paris avec le président François Hollande. L'adversaire de M. Ouattara lors de la présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo, et le chef de milice Charles Blé Goudé comparaissent actuellement devant la CPI pour leur rôle présumé dans la crise post électorale qui avait fait plus de 3.000 morts en 5 mois. Mais aucun membre du camp Ouattara n'a encore été inquiété par la Cour. "Nous attendons la manifestation de la vérité. Nombreux sont ceux en Côte d'Ivoire qui estiment que justice doit être rendue. Le plus tôt sera le mieux", a déclaré à la presse le président Ouattara, à propos du procès en cours à La Haye. Alors que les partisans de Laurent Gbagbo estiment que la CPI tarde à enquêter sur les auteurs des violences au sein du camp d'Alassane Ouattara et dénoncent une "justice des vainqueurs", le président ivoirien a rejeté l'accusation. "Je ne sais pas ce que veut dire +justice des vainqueurs+, la justice est la même pour tous", a-t-il assuré. Mais désormais, les procès se tiendront devant la justice ivoirienne, a souligné le chef de l'Etat. "Je n'enverrai plus d'Ivoiriens à la CPI", a-t-il insisté. "La CPI a joué le rôle qu'il fallait. A la sortie de la crise électorale, nous n'avions pas de justice, le pays était totalement en lambeaux (...) maintenant nous avons une justice qui est opérationnelle et qui a commencé à juger tout le monde sans exception. Ces procès commenceront très rapidement et je souhaite que ça aille plus vite que la CPI", a-t-il lancé. Alassane Ouattara avait déjà refusé de livrer à la CPI Simone Gbagbo, épouse de Laurent, malgré plusieurs requêtes de la Cour. Jugée en mars 2015 à Abidjan, l'ancienne Première dame a écopé de 20 ans de prison. Des membres de l'opposition accusent Alassane Ouattara de ne pas avoir livré Simone Gbagbo afin de pouvoir refuser par la suite l'extradition à La Haye de ses partisans. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait assuré la semaine dernière devant les juges de Laurent Gbagbo que ses services enquêtaient "sur les deux côtés du conflit (...) cela prend du temps et nous demandons de la patience". La Côte d'Ivoire n'envisage pas de se retirer de la CPI, a souligné M. Ouattara. Dimanche, les dirigeants africains réunis au siège de l'Union africaine à Addis Abeba ont soutenu l'idée d'un retrait commun de la CPI, lui reprochant de "s'acharner" sur l'Afrique. "Ce qu'il faudrait c'est que l'Union africaine mette en place une Cour africaine qui puisse juger les Africains en Afrique", a estimé le président ivoirien.



  • Le Soudan et le Soudan Sud concluent un accod de principe sur le pétrole
    AFP, 04/02/2016 15h36
    Un accord de principe sur le montant de la redevance que paie le Soudan du Sud au Soudan pour l'utilisation de ses oléoducs a été conclu par les ministres du Pétrole des deux pays, selon des informations de presse parues jeudi. Les oléoducs soudanais, menant vers Port-Soudan sur la rive de la mer Rouge, sont indispensables au Soudan du Sud pour exporter son brut. En raison de la chute des cours mondiaux et du montant de cette redevance, fixée jusque-là à 24 dollars le baril, il vend actuellement ce brut à perte. Global Witness, ONG de lutte contre la corruption liée aux ressources naturelles, avait indiqué en janvier que le Soudan du Sud vendait son pétrole environ 20 dollars le baril. Lors d'une réunion mercredi à Juba, la capitale du Soudan du Sud, les deux ministres ont décidé qu'au lieu d'une redevance fixe, celle-ci serait désormais indexée sur le prix du brut. "Nous avons discuté et nous nous sommes accordés sur le principe d'une révision de l'accord", a déclaré le ministre sud-soudanais du Pétrole et des Mines, Stephen Dhieu Dau, cité par le site internet Sudan Tribune. La redevance "fluctuera à la hausse ou à la baisse, en fonction des prix du brut au niveau mondial", a-t-il ajouté. Son homologue soudanais Mohammed Awad a expliqué que les détails techniques de l'accord devaient encore être établis, selon radio Tamazuj. En proclamant son indépendance le 9 juillet 2011, après des décennies de conflit avec Khartoum, le Soudan du Sud a hérité de 75% des réserves pétrolières du Soudan pré-sécession. Mais, enclavé, il continue de dépendre des infrastructures soudanaises pour l'exporter. L'économie du plus jeune pays du monde, qui a replongé en décembre 2013 dans la guerre civile, est au bord de l'effondrement. La production de pétrole - dont le Soudan du Sud tirait 98% de ses recettes à son indépendance - a diminué de plus de la moitié pour s'établir à environ 150.000 barils par jour. La livre sud-soudanaise a sombré, l'inflation s'est établie à 109 % sur un an en décembre et le pays manque cruellement de devises. M. Dhieu Dau avait estimé en janvier que l'arrêt de la production de brut sud-soudanais était inévitable à cours terme, faute d'un accord avec Khartoum sur une réduction de la redevance. Selon des observateurs, Juba n'a pas pu payer ces derniers mois cette redevance. Des années de mauvaise gestion, l'arrêt de l'exportation de brut entre janvier 2012 et avril 2013 - une décision qui avait débouché sur d'intenses combats frontaliers avec le Soudan entre mars et mai 2012 -, puis la guerre civile ont profondément affecté la production de brut du Soudan du Sud.

  • Procès de l'assassinat du général Guéï en Côte d'Ivoire: le principal accusé nie en bloc
    AFP, 03/02/2016 08h50
    Le principal accusé de l'assassinat en 2002 du général Robert Guéï, ex-chef de la junte en Côte d'Ivoire, Anselme Séka Yapo, dit "Séka-Séka", responsable de la sécurité de l'ancienne Première dame Simone Gbagbo, a nié mardi avoir appuyé sur la détente et même être présent sur les lieux du crime. Le procès, qui concerne 19 prévenus dont le général Brunot Dogbo Blé ancien commandant de la Garde républicaine, accusés d'assassinat ou complicité d’assassinat, a aussi révélé des dysfonctionnements de la gendarmerie et de la justice ivoirienne, selon la défense. "Je ne suis pas un voyou, un gangster, pas un tueur à gages (...) ou chef d'un escadron de la mort", a affirmé M. Séka Yapo, demandant au tribunal d'interdire, notamment à la presse, qu'on l'appelle "Séka-Séka", comme il est surnommé. M. Séka a demandé qu'on écarte de la procédure des aveux devant la Direction de la Sécurité du Territoire (DST) assurant qu'il avait été torturé et ses propos "déformés". "Je n'étais pas à la cathédrale (Saint-Paul qui domine le centre-ville d'Abidjan où le général Guéï a été arrêté), ni à la résidence du général (où il a été tué) pour donner la mort", a-t-il déclaré, à plusieurs reprises malgré des témoignages à charge. Un témoin assure notamment l'avoir "vu tirer" sur la femme du général Guéï alors qu'il n'y avait "aucune hostilité apparente". Le général Guéï, 61 ans, a été tué par balles le 19 septembre 2002, jour d'un coup d'Etat manqué à Abidjan contre Laurent Gbagbo qui avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l'ouest du pays par la rébellion. Des membres de sa famille et de sa garde rapprochée ont été tués le même jour. L'avocat du commandant Séka, Me Mathurin Dirabou, a défendu son client: "Il a donné avec précision" son emploi du temps dans lequel figure notamment la protection de Alassane Ouattara, élu président en 2010, et qui s'était réfugié chez l'ambassadeur d'Allemagne craignant pour sa vie. "Il n'y a aucune preuve, c'est la parole des uns contre celle des autres", a-t-il dit, assurant que les rapports balistiques et d'autopsie innocenteraient son client, déjà condamné à 20 ans de prison dans un autre affaire et souvent dépeint dans la presse ou au tribunal comme un "tueur". "Si on avait ouvert une enquête (en 2002) on en serait pas là", a précisé l'avocat soulignant que celle-ci n'a été ouverte qu'en 2012, après le départ de Laurent Gbagbo. "On n'y croyait plus (au procès). Pendant les 10 ans qui ont suivi la mort de mon frère (Fabien Coulibaly, aide de camp du général Guéï), on se disait que ça n'allait jamais se faire", a affirmé Christel Coulibaly. "On espère des réponses aux questions qu'on s'est posées depuis le 19 septembre 2002. On espère entendre la vérité pour passer à autre chose et enfin faire notre deuil. J'ai confiance en la justice. J'ai foi qu'on pourra situer les responsabilités", a-t-ellle ajouté. Surnommé "le père Noël en treillis", Guéï avait dirigé la junte après le coup d’État du 24 décembre 1999. Il avait été vaincu par Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2000 et chassé du pouvoir par la rue alors qu'il tentait de s'y maintenir.



  • Burkina: le chef du parti de Compaoré inculpé pour son implication dans le putsch de septembre
    AFP, 29/01/2016 18h02
    Eddie Constance Komboïgo, le chef du parti de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, a été inculpé par le Tribunal militaire de Ouagadougou pour "attentat à la sûreté de l'Etat" et "complicité d'assassinat", a-t-on appris vendredi de source sécuritaire. "Eddie Komboïgo a été inculpé lundi lors de sa présentation au juge d'instruction pour attentat à la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat, complicité de coups et blessures volontaires, complicité de dégradations aggravées de biens publics et privés", a indiqué une source sécuritaire proche du dossier. M. Komboïgo a été interpellé samedi au lendemain de son retour au Burkina. Il avait quitté le Burkina quelques jours avant le coup d'Etat perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré. Le nom du patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avait été cité parmi les complices du coup manqué contre le régime de transition qui a suivi la chute de M. Compaoré en octobre 2014, dans le rapport de la Commission d'enquête administrative mise en place par le gouvernement après le putsch. Eddie Komboïgo est le deuxième chef d'un parti politique dans ce dossier après l'arrestation et l'inculpation de Me Hermann Yaméogo, leader de l'Union pour la démocratie et le développement (UNDD), un petit parti pro-Compaoré. Plusieurs membres du CDP dont Léonce Koné, un des vice-présidents du parti, ont été inculpés dans cette affaire. Le chef du parti de Compaoré avait vu sa candidature à l'élection présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel en application d'une loi controversée votée en avril 2015, interdisant aux pro-Compaoré de briguer des mandats lors des élections de novembre qui ont mis fin au régime de transition au Burkina Faso. L'exclusion des pro-Compaoré des élections législatives et présidentielle a été une des raisons fondamentales invoquées par le RSP pour perpétrer le coup d'Etat. La mobilisation populaire soutenue par une partie de l'armée restée loyaliste au gouvernement de transition a fait échec à ce putsch.



  • Centrafrique: 2e tour de la présidentielle et 1er tour des législatives le 14 février
    AFP, 28/01/2016 17h22
    Le second tour de l'élection présidentielle en Centrafrique - initialement prévu dimanche puis reporté en raison de problèmes d'organisation - et le 1er tour des législatives - scrutin annulé en raison de nombreuses irrégularités - auront lieu le 14 février, selon des décrets de la présidence de transition lus jeudi à la radio d'Etat. Le second tour de la présidentielle opposera les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, arrivés en tête du premier tour le 30 décembre 2015. Les législatives, également organisées le 30 décembre dernier, avaient été annulées lundi par la Cour constitutionnelle en raison "de nombreuses irrégularités".



  • Cameroun: quatre morts dans un double attentat-suicide
    AFP, 28/01/2016 17h15
    Quatre civils ont été tués et plusieurs blessés jeudi dans un double attentat-suicide à Kerawa, localité de l'extrême-nord du Cameroun frontalière du Nigeria, une région régulièrement attaquée par les islamistes de Boko Haram, selon une source sécuritaire. "Il y a eu de nouveaux attentats-suicides ce matin à Kerawa", a affirmé cette source sécuritaire régionale. "Quatre civils ont été tués. Beaucoup d'autres ont été blessés".



  • Nigeria: la Cour Suprême valide l'élection du gouverneur de l'Etat de Rivers
    AFP, 28/01/2016 14h09
    La Cour suprême du Nigeria a infirmé la décision d'une cour d'appel qui prévoyait l'annulation de l'élection du gouverneur de l'Etat pétrolier de Rivers (sud) et a confirmé la victoire du candidat Nyesom Wike. Une cour d'appel avait décidé en décembre de l'annulation de l'élection de M. Wike, candidat du Parti démocratique populaire (PDP), qui avait emporté 87% des voix le 11 avril, pour cause de violences, d'intimidations et de fraudes, et ordonné la tenue d'un nouveau vote dans les trois mois. Cette décision faisait suite à une plainte de Dakutu Peterside, candidat du parti adverse, le Congrès progressiste (APC). M. Wike avait ensuite porté cette affaire devant la Cour suprême. La juge Kudiratu Kekere-Ekun et six autres juges de la Cour ont tranché de façon unanime en faveur de M. Wike mercredi soir. "Le retour de M. Nyesom Wike comme gouverneur élu de l'Etat de Rivers par l'INEC (commission électorale indépendante) est ainsi entériné", a déclaré Mme Kekere-Ekun. Le scrutin dans l'Etat de Rivers, un Etat crucial où se concentre la production pétrolière et gazière du premier producteur d'or noir d'Afrique, était une bataille clé pour le PDP et l'APC lors des élections des gouverneurs en avril. Le PDP de l'ancien président Goodluck Jonathan est au pouvoir dans cet Etat depuis le retour du Nigeria à un régime civil en 1999.


  • Mali: le nouveau chef de l’ONU se félicite d’un "pré-cantonnement" qui se dessine à Tombouctou
    AFP, 28/01/2016 09h15
    Le nouveau chef de la Mission de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, s’est félicité mardi d’un "pré-cantonnement" de groupes armés qui se dessine à Tombouctou (nord-ouest) à l’occasion d’une visite dans cette région du ministre malien de la Défense.

    "Depuis avant-hier (dimanche, NDLR), le ministre malien de la Défense se trouve à Tombouctou. Et il a annoncé la prise en charge immédiate de tous les combattants qui sont censés être cantonnés. Il a même utilisé le terme de +pré-cantonnement+", a déclaré M. Annadif lors d’une conférence de presse à Bamako, la première depuis sa prise de fonction, la semaine dernière.

    Lundi, le ministre malien de la Défense Tièman Hubert Coulibaly a annoncé sur Twitter son déplacement à Tombouctou avec son collègue de la Sécurité, Salif Traoré pour, a-t-il écrit, "analyse de la situation sécuritaire avec les forces et leaders d’opinion locaux".

    Lors de sa conférence de presse, le chef de la Minusma a salué un "geste fort" du gouvernement malien au moment où les jeunes à cantonner, démobiliser, sont "à la merci de n’importe qui", dans une allusion à des jihadistes et criminels. Il n’a pas précisé de nombre de personnes concernées par les futures opérations de cantonnement.

    Plusieurs groupes armés sont présents dans le nord du Mali. Parmi eux figurent des mouvements soutenant Bamako et l’ex-rébellion, à dominante touareg, ayant tous signé en 2015 un accord de paix avec le gouvernement à l’issue de plusieurs mois de médiation à Alger.

    Mais des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda écument également ces vastes régions, qu’ils ont contrôlées de mars-avril 2012 jusqu’au déclenchement, en janvier 2013, d’une intervention militaire internationale. Cette opération, qui se poursuit actuellement, a chassé et dispersé les groupes jihadistes, mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Un responsable du ministère de la Défense interrogé mardi a confirmé qu’à Tombouctou, le ministre Coulibaly "a effectivement dit qu’on prend en charge immédiatement tous les combattants qui sont censés être cantonnés", sans toutefois communiquer de chiffres. Cette visite "à Tombouctou est importante. La question de savoir si les combattants doivent être cantonnés avant d’être pris en charge ou l’inverse est dépassée", a-t-on commenté de même source, sans plus de détails. Mahamat Saleh Annadif, un Tchadien, a été nommé le 23 décembre représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusma. Il est arrivé le 15 janvier à Bamako, où il succède au Tunisien Mongi Hamdi, qui occupait ces fonctions depuis janvier 2015.


  • Nigéria : au moins trois morts dans un triple attentat-suicide à Chibok
    AFP, 27/01/2016 17h40
    Trois kamikazes se sont fait exploser mercredi, tuant au moins dix personnes, dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, où le groupe islamiste Boko Haram a enlevé plus de 200 lycéennes en 2014, a rapporté un responsable local. "Le bilan est encore provisoire mais pour l'instant nous avons confirmation d'au moins dix morts et plus de trente blessés", a déclaré à l'AFP le responsable, Ayuba Chibok. Les attentats, qui se sont produits à vers 11 heures GMT, visaient le marché qui se tenait ce jour-là, a-t-il précisé.

  • Présidentielle en Centrafrique : Le second tour, prévu dimanche, est reporté
    AFP, 27/01/2016 17h34
    Le second tour de la présidentielle en Centrafrique, prévu dimanche, sera reporté à une date prochainement annoncée, en raison de problèmes organisationnels, a déclaré mercredile rapporteur-général de l'Autorité nationale des élections (ANE). "On ne peut pas faire l'élection dimanche, c'est impossible, nous annoncerons vite une nouvelle date", a affirmé Julius Ngouade Baba, joint par téléphone. Les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra vont s'affronter pour la présidence, après être arrivés en tête du premier tour, le 30 décembre 2015. Une réunion, qui a eu lieu mardi à la Primature à Bangui, avec le gouvernement, l'ANE et des représentants de la communauté internationale, a retenu la date du 14 février, selon l'un des participants, mais cette date doit être confirmée officiellement. "Nous avons réalisé un travail technique, actuellement soumis aux diverses institutions. Lorsque tout le monde sera d'accord, nous annoncerons vite la nouvelle date", a expliqué mercredi le chef de l'ANE. Les législatives, qui avaient eu lieu le 30 décembre en même temps que la présidentielle, ont été annulées lundi par la Cour constitutionnelle en raison "de nombreuses irrégularités". Trente candidats se présentaient à la présidentielle et plus de mille aux législatives

  • Congo: le président Denis Sassou Nguesso candidat à un troisième mandat en mars
    AFP, 26/01/2016 11h59
    Le parti au pouvoir à Brazzaville a annoncé lundi que le président congolais Denis Sassou Nguesso briguerait un troisième mandat lors de la présidentielle du 20 mars, comme le lui permet la nouvelle constitution entrée en vigueur en novembre. M. Sassou Nguesso, qui cumule près de 32 ans à la tête du pays, a été investi candidat du Parti congolais du travail (PCT) à l'issue d'une réunion du comité central de cette formation. "Le comité central du PCT a validé la candidature du camarade Denis Sassou Nguesso comme candidat du parti à l'élection présidentielle du 20 mars 2016", selon un communiqué du parti lu à la presse après la rencontre. "En faisant totalement confiance au président Denis Sassou Nguesso, nous avons fait le bon et le meilleur choix", a déclaré le secrétaire-général du PCT, Pierre Ngolo. "Camarade Denis Sassou Nguesso, vous êtes investi sans avoir fait acte de candidature parce que les Congolais dans leur diversité vous portent et vous considèrent comme l'homme de la situation dans le contexte actuel du pays et de la sous-région", a-t-il lancé. La nouvelle constitution congolaise adoptée en octobre lors d'un référendum boycotté par l'opposition permet au chef de l’État sortant, né en 1943, de se représenter, ce qui lui était interdit aux termes de la loi fondamentale adoptée en 2002. Le gouvernement a annoncé fin décembre sa volonté d'avancer au mois de mars la présidentielle dont le premier tour aurait normalement dû avoir lieu en juillet. "Le président Sassou Nguesso et le PCT ont voulu tourner le peuple congolais en dérision en disant qu’ils changeaient la constitution pour faire évoluer les institutions", a réagi l'opposant Clément Miérassa, président du Parti social démocrate congolais (PSDC). "C’était totalement faux. Le président a changé la Constitution pour demeurer au pouvoir", a-t-il déclaré, estimant que "l’annonce de sa désignation comme candidat ne surprend personne". En dehors de M. Sassou Nguesso, le seul candidat résident actuellement au Congo à s'être déclaré est Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou. Député de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), la première formation de l'opposition au Parlement, M. Kignoumbi compte concourir pour la troisième fois de suite à la présidentielle, en tant que candidat indépendant, comme en 2002 et en 2009. Lors de ces deux scrutins, remportés par M. Sassou Nguesso dès le premier tour, M. Kignoumbi était arrivé deuxième, selon les résultats officiels. Certains membres de la diaspora congolaise ont annoncé leur intention de se présenter mais la loi électorale impose que les candidats à la magistrature suprême aient résidé pendant deux ans d'affilée au Congo avant de se déclarer.

  • Nord du Cameroun: quatre attentats-suicide font au moins 25 morts
    journalducameroon.co, 25/01/2016 15h08
    Quatre kamikazes ont fait 25 morts lundi, 25 janvier 2016, dans un marché de la localité de Bodo, dans la région de l'Extrême-nord du Cameroun, ciblé par les islamistes nigérians de Boko Haram, selon une source sécuritaire et un responsable local. "Il y a eu quatre attentats-suicide à Bodo ce matin. Deux attentats se sont déroulés au marché. Un autre à la sortie de la ville et un autre kamikaze s'est fait exploser à l'entrée de la ville", a déclaré le responsable cité par Reuteurs. "Pour l'instant il y a 25 morts et plusieurs blessés. Il n'y a pas encore de bilan définitif", a-t-il ajouté. Ce n'est pas la première fois que Bodo, situé sur la frontière avec le Nigéria d'où opèrent régulièrement les militants de Boko Haram pour lancer leurs attaques, est visée par la violence. Fin décembre, deux femmes kamikazes avaient actionné leur bombe à l'entrée de la ville, sans faire apparemment d'autres victimes. Depuis que les islamistes nigérians ont commencé à attaquer le territoire camerounais en 2013, près de 1.200 personnes ont été tuées dans des attaques et des attentats dans la région de l'Extrême-Nord, selon un bilan publié début janvier par le porte-parole du gouvernement camerounais et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. Le Cameroun a renforcé sa présence militaire en 2013 à la frontière nigériane pour endiguer la montée en puissance des islamistes après avoir laissé passer, pendant des années, les combattants de Boko Haram actifs dans le nord-est du Nigeria et qui se servaient du nord du Cameroun voisin comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises. Le Cameroun est ensuite passé à l'offensive dans le cadre de la coalition régionale militaire qui formée avec le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Bénin pour combattre les islamistes.

  • Aubameyang "touché" par les critiques après son Ballon d'or africain
    AFP, 25/01/2016 12h08
    Pierre-Emerick Aubameyang a confié dimanche avoir été "touché" par les critiques, qu'il n'a "pas comprises", venant de Yaya Touré et d'André Ayew après sa désignation comme meilleur joueur africain de l'année 2015 en janvier. "J'ai parlé un peu avec André Ayew, mais je n'ai pas compris pourquoi ils ont dit ça. Un Ballon d'or africain se joue sur toute une année, pas sur une Coupe d'Afrique des nations. Ca m'a touché ces critiques, c'est dommage, mais ce n'est pas grave", a commenté Aubameyang sur Canal+. Le Gabon, avec qui évolue Aubameyang, avait quitté la CAN-2015 au premier tour. La Côte d'Ivoire, équipe de Touré, avait remporté la finale face au Ghana, équipe d'Ayew. Touré, quadruple lauréat du Ballon d'or africain (record codétenu avec le Camerounais Samuel Eto'o) n'a pas digéré la récompense remise à Aubameyang et avait lancé: "Je crois que c'est ce qui fait la honte de l'Afrique. Car se comporter de la sorte, c'est indécent!" Ayew avait embrayé: "Yaya et moi, on était finalistes de la CAN, il a gagné, j'ai fini meilleur buteur. S'il n'y avait pas eu la CAN, d'accord on peut en discuter mais là non, on doit privilégier nos compétitions… On doit les respecter. Si nous Africains, on ne le fait pas, qui le fera? Franchement, c'était Yaya ou moi cette année…" Aubameyang, qui joue à Dortmund, est toujours meilleur buteur de la Bundesliga (18 buts), devant Robert Lewandowski, 17 buts (Bayern Munich).



  • Comores : lancement de la campagne présidentielle, l'ex-président Assoumani en meeting
    AFP, 25/01/2016 11h51
    La campagne pour l'élection présidentielle du 21 février a débuté aux Comores avec le meeting dimanche de l'ex-président Azali Assoumani, l'un des favoris, qui a souligné l'importance d'un scrutin transparent dans ce pays à l'histoire marquée par de nombreux coups d'Etat. "J’appelle les autorités compétentes à veiller scrupuleusement à la transparence de ces élections. Le choix du prochain président de la République ne doit souffrir d’aucune contestation", a déclaré M. Assoumani qui a dirigé les Comores de 2002 à 2006, lors d'un rassemblement dans la capitale Moroni. Plusieurs milliers de personnes, vêtues d’un tee-shirt à l’effigie du candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) et coiffés d’une casquette assortie, s'étaient rassemblées vers le stade Ajao, au centre-ville. M. Assoumani a rappelé que de nombreux pays africains avaient selon lui sombré dans l’instabilité politique et institutionnelle à cause de l’organisation défaillante de l'élection. Le premier tour des élections est prévu le 21 février et près de 160.000 Comoriens sont appelés aux urnes. Seuls les trois candidats arrivés en tête participeront au second tour le 18 avril qui sera élargi à la population des deux autres îles. Les 25 candidats à la présidentielle sont tous originaires de l’île de la Grande-Comore, selon la règle constitutionnelle instaurée depuis 2001 d'une présidence tournante entre les trois îles de l'Union des Comores: Anjouan, Grande-Comore et Mohéli, qui comptent un total d'environ 800.000 habitants.

  • Couvre-feu nocturne dans toute la Tunisie
    AFP, 22/01/2016 17h44
    Les autorités tunisiennes ont décrété vendredi un couvre-feu nocturne dans toute la Tunisie après plusieurs jours d'une contestation sociale partie du centre défavorisé pour s'étendre à de nombreuses villes à travers le pays. "Au vu des atteintes contre les propriétés publiques et privées et de ce que la poursuite de ces actes représente comme danger pour la sécurité de la patrie et des citoyens, il a été décidé de proclamer à partir d'aujourd'hui (vendredi) un couvre-feu sur tout le sol tunisien de 20H00 à 05H00", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.



  • Tanzanie: les élections annulées à Zanzibar seront réorganisées le 20 mars
    AFP, 22/01/2016 17h42
    Un nouveau scrutin présidentiel sera organisé le 20 mars à Zanzibar, a annoncé vendredi la Commission électorale locale qui avait annulé pour irrégularités les élections d'octobre sur l'archipel semi-autonome tanzanien. "Les préparatifs pour la nouvelle élection sont en cours. J'appelle à la patience et à l'observation des lois électorales", a déclaré le président de la Commission électorale de Zanzibar (ZEC), Jecha Salim Jecha, dans un communiqué dévoilant la date des nouvelles élections. La sécurité avait été renforcée sur l'archipel avant cette annonce, a rapporté un correspondant de l'AFP sur Unguja, l'île principale. La ZEC avait invalidé le 28 octobre les élections qui s'étaient déroulées trois jours plus tôt sur l'archipel, évoquant des "infractions à la loi" électorale, notamment des électeurs ayant voté plusieurs fois. Quelque 500.000 électeurs avaient été appelés aux urnes le 25 octobre pour élire le président de l'archipel et les députés de l'Assemblée locale - au sein de laquelle cinq sont ensuite choisis pour siéger au Parlement national -, ainsi que le président tanzanien, élu en même temps par les électeurs du Tanganyika continental. L'union de Zanzibar avec le Tanganyika a donné naissance en 1964 à la Tanzanie. Semi-autonome, Zanzibar bénéficie de son propre président et d'un gouvernement et d'un Parlement locaux. Avant l'annulation du scrutin, Seif Sharif Hamad, chef du Front civique uni (CUF) - un des principaux partis d'opposition tanzanien - et vice-président sortant de l'archipel, s'était déclaré vainqueur de la présidentielle locale, alors qu'aucun résultat officiel n'avait été annoncé. Malgré l'annulation de l'ensemble des votes à Zanzibar, John Magufuli a été proclamé élu nouveau président de Tanzanie par la Commission électorale nationale et a prêté serment en novembre. Le porte-parole du CUF - dont la base se concentre à Zanzibar - Nassor Mazrui a critiqué vendredi l'annonce d'un nouveau scrutin, précisant que le parti allait débattre pour savoir s'il y prendrait part. "C'est une décision injuste", a-t-il déclaré, "nous sommes opposés à un nouveau scrutin, mais, puisqu'on nous y contraint, nous allons nous réunir pour arrêter notre position". Membre du Chama Cha Mapinduzi (CCM), ancien parti unique au pouvoir depuis l'indépendance, le président sortant de l'archipel Ali Mohamed Shien, qui se représentait en octobre, a été maintenu en poste jusqu'aux nouvelles élections. Les affrontements post-électoraux sont récurrents sur l'archipel, théâtre de tensions politiques - autour du maintien ou non de l'union avec le Tanganyika - et confessionnelles ces dernières années, marquées occasionnellement par des explosions de grenade et qui ont nui à la cruciale industrie du tourisme.



  • La carte bancaire GIMAC entre en service le 29 janvier
    APA, 19/01/2016 16h22
    La carte de retrait de fonds et de paiement sur les terminaux électroniques entrera en service le 29 janvier sur le marché de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), selon une annonce faite lundi au journal camerounais Le Quotidien de l’Economie par le directeur général du Groupement interbancaire monétique de la sous-région (GIMAC), Valentin Mbozo’o. Le lancement de ce produit, pour lequel 250.000 cartes ont déjà été commandées par les banques déjà certifiées, aura lieu dans la capitale camerounaise, Yaoundé. Le GIMAC vise ainsi, à fin 2016, l'intégration de la majeure partie de ses membres pour le parachèvement de la mise en place de l'infrastructure interbancaire de l'écosystème des paiements électroniques dans les pays membres de la CEMAC que sont le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine. En fin septembre 2014, au terme de l'assemblée générale du comité de direction du GIMAC tenue à Libreville (Gabon) le gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, avait souhaité que ce produit devienne l'instrument de paiement par excellence dans la sous-région. Mis en place en début juin 2012, le GIMAC est un groupe d'intérêt économique intervenu après la fusion de l'Office monétique de l'Afrique centrale (OMAC) et la Société monétique de l'Afrique centrale (SMAC) avec pour objectif la création d'une plateforme monétique sous-régionale afin d'optimiser le traitement des transactions entre les institutions financières de la zone.



  • Cameroun : Cinq morts dans un attentat
    BBC, 18/01/2016 12h39
    Cette attaque survient cinq jours après une attaque similaire qui avait fait 12 morts dans une autre mosquée. L'attentat a visé une petite mosquée du village de Nguetchewe, dans une région cible régulière d'attaques des islamistes nigérians de Boko Haram. "Le bilan de cet attentat est de quatre (fidèles) morts et deux blessés", a indiqué une source sécuritaire présente sur le lieu de l'attaque. Le kamikaze est arrivé après la prière du matin tuant des fidèles qui était restés dans la mosquée. Vendredi dernier, le porte-parole du gouvernement camerounais et ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a annoncé qu'environ 1.200 personnes ont été tuées dans les attaques et attentats perpétrés par les islamistes nigérians de Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun depuis 2013. Le Cameroun a renforcé sa présence militaire en 2013 le long de la frontière nigériane face à la montée en puissance des islamistes après avoir laissé passer pendant des années les combattants de Boko Haram actifs dans le nord-est du Nigeria, et qui se servaient de la région comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises. Le Cameroun est ensuite passé à l'offensive dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad, Bénin) qui combat les islamistes.


  • Nigéria : les parents des "filles de Chibok" reçus à la Présidence
    AFP, 15/01/2016 11h18
    De nombreux parents des plus de 200 lycéennes enlevées par le groupe islamiste Boko Haram ont à nouveau réclamé leur libération jeudi lors d'une rencontre avec le président Muhammadu Buhari, qui a demandé plus de temps pour les retrouver. Les quelques 300 manifestants, dont plusieurs étaient en larmes, ont marché dans les rues d'Abuja avant d'être emmenés en bus à la présidence pour une audience avec M. Buhari. "Où est ma fille? Je veux retrouver ma fille, quel que soit son état", a déclaré Iyana Galan. "Même si elle est morte, j'ai besoin de voir son corps... Le gouvernement avait promis de ramener nos filles, mais jusqu'à présent nous ne les avons pas revues", a-t-elle poursuivi, refrénant un sanglot. Au terme de l'entretien, qui s'est déroulé à huis clos, l'ancienne ministre de l'Education Oby Ezekwesili, à la tête du mouvement "Bring back our girls" --qui milite pour la libération des lycéennes-- a déclaré que M. Buhari avait dit avoir besoin de plus de temps pour retrouver et libérer les 219 victimes. Un total de 276 jeunes filles avaient été enlevées le 14 avril 2014 par Boko Haram alors qu'elles se préparaient à passer des examens scolaires, à Chibok, dans l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, berceau du groupe islamiste. Cinquante-sept d'entre elles ont réussi à s'échapper dans les heures et les jours qui ont suivi leur rapt. Mais on est sans nouvelles des autres captives, depuis une vidéo, publiée en mai 2014 par Boko Haram. L'insurrection sanglante menée par le groupe islamiste a fait plus de 17.000 morts et forcé 2,6 millions de personnes à fuir depuis 2009. Le mouvement "Bring back our girls" organise régulièrement des manifestations, notamment autour de la fontaine de l'unité à Abuja, pour continuer à faire pression sur le gouvernement pour qu'il retrouve les jeunes filles. Malheureusement, M. Buhari a considéré qu'il n'y avait "aucune information fiable permettant de libérer les jeunes filles aussi vite" que le souhaitent les manifestants, a déclaré Mme Ezekwesili. M. Buhari s'est déjà dit prêt à négocier avec n'importe quel membre "crédible" de Boko Haram pour la libération des lycéennes. Les parents des victimes ont déjà été reçus par M. Buhari depuis son élection, l'année dernière. Mais il s'agit de leur première rencontre avec le président depuis que celui-ci a affirmé, en décembre, que Boko Haram était "techniquement" vaincu.

  • Transfert: le Français Pierre Lechantre nommé sélectionneur du Congo
    AFP, 14/01/2016 09h19
    Le Français Pierre Lechantre, 65 ans, a été nommé sélectionneur des Diables Rouges du Congo pour une durée de 28 mois, a-t-on appris mercredi auprès de l'intéressé. Lechantre succède à son compatriote Claude Le Roy, en fin de contrat en novembre dernier et qui n'avait pas souhaité prolonger sa mission. Ancien joueur professionnel (Marseille, Sochaux, Lens, Laval, Reims notamment), Pierre Lechantre avait entraîné en 2015 le club libyen d'Al-Ittihad Tripoli (Libye). Il a également dirigé le Cameroun (1999-2001), avec qui il a remporté la CAN en 2000, le Qatar (2001-2002), le Mali (2004-2005) ainsi que de nombreux clubs en Tunisie, au Maroc ou au Qatar. Il fera ses débuts sur le banc congolais en mars prochain, à l'occasion des deux rencontres qualificatives pour la CAN 2017 face à la Zambie (Groupe E). Le Congo est également qualifié pour le dernier tour éliminatoire de la Coupe du Monde 2018 qui aura lieu en Russie



  • Bénin: 48 candidats à l'élection présidentielle
    AFP, 13/01/2016 17h26
    Quarante-huit candidats, dont quatre femmes, ont officiellement déposé leur dossier pour l'élection présidentielle du 28 février au Bénin, a annoncé mercredi à la presse le président de la commission électorale, Emmanuel Tiando. Parmi ces candidats figure l'actuel Premier ministre béninois Lionel Zinsou, désigné par Le parti des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), du président sortant Thomas Boni Yayi. Lionel Zinsou a annoncé à la presse qu'il bénéficiait du soutien d'autres grands partis politiques dont le Parti du renouveau démocratique (PRD) d'Adrien Houngbedji, actuel président du Parlement béninois battu au deuxième tour de la dernière présidentielle au Bénin face à Boni Yayi. Malgré le choix du parti au pouvoir porté sur Lionel Zinsou, sept membres des FCBE ont également déposé leur dossier de candidature. Le plus grand regroupement des partis de l'opposition, l'Union fait la Nation, s'est abstenu de choisir un candidat unique. L'un de ses membres, Éric Houndete, l'actuel vice-président du Parlement, a lui déposé son dossier de candidature comme indépendant. Deux des hommes d'affaires les plus puissants du Bénin, le magnat du coton Patrice Talon et le roi de l'agro-alimentaire Sébastien Ajavon, ont également déposé leur dossier. "48 dossiers de candidatures, c'est jamais vu au Bénin depuis 1990 et il y a plus de candidatures indépendantes. C'est la preuve que nos partis politiques sont en fin de cycle. La recomposition de la classe politique au Benin s'impose", estime l'analyste politique Agapit Napoléon Magorikan, . Après cette étape de dépôt de dossiers, la commission électorale nationale autonome béninoise dispose de 8 jours pour étudier les documents puis les transmettre à la Cour constitutionnelle après le paiement d'une caution de 15 millions de francs CFA par les différents candidats. La Cour aura alors 10 jours pour valider ces candidatures à l'élection présidentielle.



  • Burkina Faso : Premier gouvernement Kaboré qui sera aussi ministre de la Défense
    AFP, 13/01/2016 17h23
    Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, élu fin novembre, a formé mercredi un gouvernement de trente ministres dans lequel il assume les fonctions de ministre de la Défense, indique un décret publié mercredi matin à Ouagadougou. Comme le président Blaise Compaoré, chassé en octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir, M. Kaboré a choisi de prendre le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants. La réforme de l'armée est une préoccupation dans un pays où l'armée joue un rôle politique prépondérant et dont l'histoire est constellée de coups d'Etat et de tentatives de putsch. Sept des neuf chefs d'Etat que le pays a connu depuis son indépendance en 1960 étaient des militaires et M. Kaboré est le premier civil à être démocratiquement élu dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest. Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, un économiste qui a fait carrière à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bcéao), compte sept femmes dont Hadizatou Rosine Coulibaly Sori, qui était une des favorites pour la Primature. Elle occupera le poste stratégique de ministre de l'Economie, des Finances et du Développement. L'ancien maire de Ouagadougou pendant 17 ans, Simon Compaoré, est le numéro 2 du gouvernement comme ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure. Ancien apparatchik du régime Compaoré comme M. Kaboré, Simon Compaoré est, avec le président de l'Assemblée Salif Diallo notamment, une des figures du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) de Blaise Compaoré (avec lequel il n'a pas de lien de parenté) qui avaient quitté le parti pour former le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Avec le MPP, M. Kaboré a remporté l'élection présidentielle du 29 novembre et le MPP est la première force de l'Assemblée nationale élue le même jour. Deux journalistes proches du parti présidentiel font partie du gouvernement. Alpha Barry, fondateur de la radio Oméga FM et ancien correspondant de Radio France internationale (RFI) au Burkina, devient ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'extérieur. Rémi Fulgence Dandjinou, directeur général d'une nouvelle télévision privée d'information continue, est ministre de la Communication chargé des relations avec le Parlement. Deux membres du gouvernement de la Transition mis en place après la chute de Compaoré restent dans l'équipe gouvernementale. Bessolé Réné Bagorro, ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat sous la Transition, devient garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique alors que le professeur Filiga Michel Sawadogo reste ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation. Deux partis d'opposition, qui ont signé un accord de gouvernement avec le MPP, sont représentés. L'Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS, se réclamant de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara) dont le candidat, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, est arrivé quatrième au scrutin de novembre, a obtenu deux portefeuilles: l'Environnement, Economie verte et Changement climatique (Nestor Bassière) ainsi que les Ressources animales et Hydrauliques (Somanogo Koutou). Tahirou Barry, troisième de l'élection présidentielle (3,09%), prend le ministère de la Culture et du Tourisme. Outre la stabilisation démocratique du pays, le gouvernement doit faire face au chômage massif et endémique des jeunes (les moins de 30 ans représentent jusqu'à 70% de la population) et à la pauvreté dans un pays de plus de 17 millions d'habitants dont plus de 40% vivent en dessous du seuil de pauvreté.

  • Cameroun: 12 fidèles tués dans un attentat contre une mosquée
    AFP, 13/01/2016 11h18
    Douze personnes ont été tuées mercredi matin au Cameroun dans un attentat-suicide contre une mosquée à l'heure de la prière dans une localité de la région de l'Extrême-Nord, cible régulière d'attaques des islamistes nigérians de Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires. L'attentat a ciblé la mosquée de Kouyape, un petit village de l'arrondissement de Kolofata, proche de la frontière avec le Nigeria, a déclaré sous couvert d'anonymat une source sécuritaire de la région.



  • Nigéria: sept morts dans une nouvelle attaque de Boko Haram
    AFP, 13/01/2016 09h27
    Sept personnes ont été tuées dans une nouvelle attaque menée par des membres du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté mardi la police et un responsable local. L'attaque a eu lieu dimanche soir à Madagali, une ville reculée du nord de l'Etat d'Adamawa, souvent attaquée malgré la contre-offensive militaire en cours contre les islamistes. "Ils ont tué sept personnes et brûlé 10 maisons", a déclaré l'ancien responsable administratif de Madagali, Maina Ularamu, qui a précisé que les soldats avaient poursuivi les assaillants jusque dans la brousse. "Nous appelons les agences de sécurité à lancer une mission (...) pour chasser les insurgés, parce qu'ils se servent de la brousse comme d'une base arrière opérationnelle, d'où ils attaquent Madagali et ses environs", a-t-il ajouté. Le porte-parole de la police de l'Etat d'Adamawa, Abubakar Othman, a confirmé le bilan donné par M. Ularamu, précisant que deux personnes avaient aussi été blessées. Madagali et plusieurs villes et villages des environs ont été pris pour cibles par Boko Haram à de nombreuses reprises ces derniers mois, au moment où le groupe islamiste était chassé de son fief de la forêt de Sambisa, non loin de là. Le 28 décembre, deux femmes kamikazes se sont fait exploser dans un marché de Madagali, tuant au moins 30 personnes -- une des sept attaques survenues le mois dernier contre des cibles le plus souvent situées dans des zones reculées. Le président Muhammadu Buhari, élu l'année dernière, qui a promis de mettre fin à l'insurrection islamiste qui a fait plus de 17.000 morts depuis 2009, a déclaré le mois dernier avoir "techniquement remporté la guerre" et avoir "freiné considérablement l'insurrection" de Boko Haram. Mais les attaques n'ont pas cessé pour autant et, pour plusieurs experts, les insurgés pourraient avoir pour tactique de réduire leurs activités jusqu'à ce que l'armée baisse sa garde, pour frapper d'autant plus fort par la suite.

  • Côte d'Ivoire: un nouveau gouvernement sans grand changement mais avec plus de femmes
    AFP, 13/01/2016 09h24
    Le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à la demande du président Alassane Ouattara fait une place plus large aux femmes mais sans introduire de changement majeur par ailleurs, selon sa composition annoncée par la présidence mardi. "L'ossature a été conservée. C'est un gouvernement de mission et de combat", a déclaré le Premier ministre soulignant qu'il y avait "cinq sortants et neuf entrants" et que parmi ces derniers, "quatre étaient des femmes". Cela porte à "neuf le nombre de femmes", soit "un quart du gouvernement" qui compte 36 membres contre 31 pour l'équipe précédente. Le président Ouattara avait chargé le 6 janvier son Premier ministre de former un nouveau gouvernement. Ce remaniement gouvernemental était attendu depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao et de poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest après une décennie de troubles. Si l'ossature reste la même, trois portefeuilles importants -- la Justice, la Défense et les Affaires étrangères --- changent de main. Le Premier ministre n'a pas voulu commenter ces changements, renvoyant les journalistes vers le président Ouattara. Le ministre de la Justice Gnenema Coulibaly est remplacé par Sansan Kambile, ancien magistrat, qui était jusqu'ici secrétaire général du gouvernement. Ce changement montre la volonté de M. Ouattara, à qui l'opposition a reproché une "justice des vainqueurs", de donner une image nouvelle dans le domaine crucial de la réconciliation nationale. Aux Affaires étrangères, Charles Koffi Diby laisse la place à Abdallah Albert Toikeusse Mabri, qui était déjà au gouvernement et est une figure de l'Union pour la Démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), la formation de l'ancien chef de la junte, le général Robert Gueï, qui fait partie de la coalition qui a soutenu l'élection de M. Ouattara. Membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l'ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux alliés de M. Ouattara, M. Koffi Diby a été ministre sans discontinuer depuis 2005 et paie sans doute cette longévité. Quant à la Défense, gérée directement par la présidence, Paul Koffi Koffi laisse son poste pour l'Enseignement supérieur et la Formation, tandis qu'un nouveau venu, Paul Charles Donwahi, devient ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense. Ancien membre du Conseil national de sécurité, M. Donwahi, qui a travaillé dans l'agro-alimentaire dans le privé, est le président du conseil régional de la Nawa (sud-ouest), frontalière du Liberia et encore en proie à des troubles. "J'espère que l'enfant qui est né est beau", a annoncé M. Kablan Duncan à propos de son gouvernement, rappelant que l'objectif était de faire de la Côte d'Ivoire "un pays émergent en 2020" et qu'il y avait "29.000 milliards de F CFA" (44 milliards d'euros) d'investissements à réaliser pour atteindre ce but.

    M. Kablan Duncan a aussi dû composer un gouvernement qui satisfasse tous les membres de la coalition ayant soutenu M. Ouattara lors de la présidentielle. Le président a symboliquement rendu visite lundi à M. Bedié dans sa ville natale de Daoukro. La semaine dernière, le président Ouattara avait annoncé que le remaniement avait pour "objectif une plus grande cohésion pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale". L'équipe devra s'atteler à la construction d'une "Côte d'Ivoire nouvelle", selon l'expression de M. Ouattara qui a promis de renforcer le processus de réconciliation, de mieux redistribuer les richesses, de lutter contre le chômage des jeunes et de rédiger une nouvelle Constitution qui devra être approuvée par voie référendaire.



  • Trophée du Joueur africain: Yaya Touré furieux de sa 2e place
    AFP, 08/01/2016 17h58
    Le milieu Yaya Touré, capitaine de la Côte d'Ivoire sacrée championne d'Afrique en 2015, a estimé "lamentable" d'avoir été devancé jeudi pour la distinction de Joueur africain 2015 par le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, qui a brillé en club en Europe. "Je suis beaucoup beaucoup déçu" (sic), a dit le joueur de Manchester City selon des propos rapportés vendredi sur le site de la radio RFI. "C'est triste de voir l'Afrique réagir de la sorte, qu'elle ne donne pas d'importance aux choses africaines!" Aubameyang a réalisé une très bonne année 2015 avec son club allemand de Dortmund, mais s'est fait éliminer avec sa sélection gabonaise dès le premier tour de la CAN-2015, remportée par la Côte d'Ivoire emmenée par Touré. Le Mancunien a en revanche connu une année 2015 moins flamboyante en club.

    "Je crois que c'est ce qui fait la honte de l'Afrique", a-t-il ajouté. "Car se comporter de la sorte, c'est indécent! Mais qu'est-ce qu'on peut faire? Nous, les Africains, nous ne montrons pas que l'Afrique est importante à nos yeux. Nous privilégions plus l'extérieur que notre propre continent. C'est ce qui est lamentable!" "Je donne un exemple: Lionel Messi a remporté tous les trophées mais c'est Cristiano Ronaldo qui a le trophée (le Ballon d'Or 2015 décerné lundi prochain, ndlr). Qu'est-ce que vous diriez? Ce serait injuste!", a avancé le joueur âgé de 32 ans. Aubameyang a été élu pour la première fois Joueur africain de l'année, devant Touré, qui en était le quadruple tenant du titre (record codétenu avec le Camerounais Samuel Eto'o), et le Ghanéen Andre Ayew, après le vote des sélectionneurs ou directeurs techniques des fédérations affiliées à la Confédération africaine (CAF), qui organisait la cérémonie de remise du prix jeudi soir à Abuja. Touré s'en est pris également à la CAF: "La Fifa, même avec toutes les histoires de corruption, ne ferait pas ça!", a-t-il dénoncé. "Je crois qu'aujourd'hui, avec ce qui s'est passé, la CAF va y passer aussi." "Yaya va s'occuper de Yaya et laisser l'Afrique se débrouiller", a conclu le joueur de Manchester City. "Comme on me le dit souvent, il ne faut pas trop s'occuper de l'Afrique parce que l'Afrique sera la première à te lâcher!"



  • Mali: une Suissesse enlevée une seconde fois par des hommes armés à Tombouctou
    AFP, 08/01/2016 17h56
    Une ressortissante suisse a été enlevée dans la nuit de jeudi à vendredi à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, où elle vivait depuis plusieurs années, après y avoir déjà été victime d'un rapt par des jihadistes en 2012. Il s'agit du premier enlèvement d'Occidental au Mali depuis celui des journalistes de la radio RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est). "Jeudi (dans la) nuit, Béatrice, une ressortissante suisse a été enlevée chez elle à Tombouctou par des hommes armés", a déclaré à l'AFP un responsable du gouvernorat de Tombouctou. "Des hommes armés sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle", a précisé une source de sécurité malienne. Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué "avoir connaissance de l'enlèvement présumé d'une Suissesse au Mali", soulignant que pour des raisons de protection des données, il ne donnerait aucune information supplémentaire. Cet enlèvement n'avait pas encore été revendiqué vendredi à la mi-journée. Il survient après l'assassinat à la mi-décembre dans la même ville de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne "Tahanite" (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou. Unecréer source de sécurité malienne avait alors parlé d'"un lâche assassinat perpétré par ceux qui veulent créer la guerre des religions", en référence à la confession catholique de deux des victimes. Béatrice Stockly vivait à Tombouctou, où elle avait déjà été enlevée en avril 2012 par des jihadistes, puis libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso. Ce premier enlèvement avait été le fait du groupe islamiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui contrôlait alors la ville. Mme Stockly avait alors refusé de quitter la cité historique baptisée "la perle du désert". La libération de cette femme qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales, était intervenue au bout d'une dizaine de jours contre le paiement d'une rançon, avaient affirmé à l'AFP plusieurs sources de sécurité. Un médiateur burkinabè et un responsable du groupe Ansar Dine avaient démenti tout versement de rançon.



  • Le gabonais Pierre-Emerick Aubameyang élu joueur africain de l'année 2015
    AFP, 08/01/2016 12h00
    Pierre-Emerick Aubameyang, buteur gabonais de Dortmund, a été élu jeudi meilleur joueur africain de l'année 2015, détrônant ainsi Yaya Touré, lauréat des quatre précédentes éditions et capitaine de la Côte d'Ivoire championne d'Afrique l'année dernière. Record codétenu avec le Camerounais Samuel Eto'o, Touré en reste donc à quatre titres décernés par le vote des sélectionneurs ou directeurs techniques des fédérations affiliées à la Confédération africaine (CAF). Du côté des entraîneurs, c'est le Français Hervé Renard qui a été élu après son deuxième titre de champion d'Afrique (Zambie 2012 et donc Côte d'Ivoire 2015). Capitaine du Gabon, Aubameyang (26 ans) n'a pas vraiment pu se mettre en valeur en sélection nationale, avec une élimination dès le premier tour de la CAN-2015. Révélé à Saint-Etienne (France) entre 2011 et 2013, il a étincelé avec Dortmund, en inscrivant 16 buts dans le Championnat d'Allemagne la saison dernière et déjà 18 à mi-saison en 2015-2016. En tête du classement des buteurs, il n'est pas loin de gagner son pari avec son entraîneur, Thomas Tuchel, d'atteindre la barre des 20 réalisations en Bundesliga. Toutes compétitions confondues, "Auba", comme on le surnomme en Allemagne, en est même à 27 buts en 27 matches, soit un niveau statistique du niveau des monstres Messi et Cristiano Ronaldo propre à susciter les convoitises des plus grands clubs européens. Lui qui était monté pour la première fois sur le podium de la distinction individuelle africaine en 2014 a ainsi connu un automne 2015 particulièrement faste, au gré d'une régularité de plus en plus aiguë, malgré les blessures récurrentes de Marco Reus, son meilleur pourvoyeur. Ce titre de meilleur joueur de son continent d'origine, "PEA" en avait fait son objectif: "C'est important d'être leader des buteurs, parce que je veux être footballeur africain de l'année", avait-il affirmé début décembre. "Je veux gagner cette élection et, pour y parvenir, je cherche à marquer à chaque match". Yaya Touré (32 ans) aussi a connu une année blanche en club, à Manchester City, mais il a remporté la CAN, la deuxième de l'histoire des Ivoiriens. Il termine à la deuxième place avec 136 points des votants, soit sept de moins que le Gabonais. Le Ghanéen André Ayew, finaliste malheureux de la CAN et qui a évolué à Marseille puis Swansea en 2015, partait de plus loin pour le titre individuel. Il n'a totalisé que 112 points lors du vote.

  • Présidentielle centrafricaine: les ex-Premiers ministres Dologuélé et Touadéra qualifiés pour le 2e tour
    AFP, 08/01/2016 11h34
    Deux anciens premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, sont arrivés en tête au premier tour de la présidentielle en Centrafrique, et s'affronteront dans un duel au 2e tour prévu le 31 janvier, selon des résultats provisoires. Près de deux millions d'électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes le 30 décembre pour élire leur nouveau président et leurs députés. Ces scrutins sont censés sortir le pays de trois années de violences inter-communautaires qui l'ont ravagé. Dologuélé, l'un des favoris, a recueilli 281.420 voix soit 23,78% des suffrages, devant l'outsider Touadéra, fort de 229.764 voix, soit 19,42%, a déclaré la présidente de l'Autorité nationale des élections (ANE), Marie-Madeleine N'kouet Hoornaert. Ils disposent d'une avance confortable sur le troisième, Désiré Kolingba, fils d'un ancien président, qui a obtenu 149.134 voix (12,60%), suivi de Martin Ziguélé, autre poids lourd de l'élection perçu comme le candidat de la France (128.009 voix soit 10,82%), et Jean-Serge Bokassa, autre fils d'ancien président (77.493 voix soit 6,55%). Aucun des deux candidats en tête n'ayant obtenu la majorité absolue, ils devront se présenter à un deuxième tour, prévu le 31 janvier, pour les départager, selon le code électoral.



  • Est de la RDC : 14 morts dans une attaque attribuée à des rebelles Rwandais
    AFP, 07/01/2016 12h52
    Quatorze personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'est de la République démocratique du Congo dans une attaque menée par des rebelles hutu rwandais et semblant avoir visé la communauté Nande, selon les autorités et l'armée. L'attaque a eu lieu à Miriki, localité du Nord-Kivu, à environ 110 km au nord de Goma. On dénombre "14 corps", a déclaré Bokele Joy, administrateur du territoire de Lubero où a eu lieu la tuerie, "ce sont les FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda] qui ont commis ces actes". Un porte-parole militaire a confirmé ces informations.

  • Tunisie: Vaste remaniement ministériel face aux défis économiques et sécuritaires
    AFP, 07/01/2016 12h34
    La Tunisie découvre jeudi son nouveau gouvernement au lendemain d'un vaste remaniement touchant une dizaine de portefeuilles, dont l'Intérieur, pour faire face aux défis économiques et sécuritaires du pays, frappé en 2015 par plusieurs attaques du groupe Etat islamique (EI). Ce remaniement, pressenti à plusieurs reprises au cours des derniers mois, est le premier depuis l'entrée en fonctions fin 2014 de Béji Caïd Essebsi, premier président démocratiquement élu au suffrage universel de l'histoire de la Tunisie. Il intervient alors que le gouvernement faisait l'objet de vives critiques face au manque de résultats aussi bien dans le champ économique - la croissance en 2015 devait être inférieure à 1% - que sécuritaire. "2015 (...) a été une année difficile", avait reconnu le président Essebsi à l'occasion du Nouvel an. Mais "notre Etat est toujours debout, le gouvernement fait son devoir et nous sommes en train d’avancer", avait-il assuré. "Nous croyons que l’an prochain sera meilleur (...) et que ce sera un nouveau départ vers la réalisation des objectifs pour lesquels a eu lieu la révolution", avait ajouté M. Essebsi, 89 ans. Annoncé par un simple communiqué, le remaniement est marqué par un changement au ministère de l'Intérieur, où des remplacements avaient déjà eu lieu après l'attaque-suicide du 24 novembre à Tunis. 12 membres de la garde présidentielle avaient été tués dans cet attentat revendiqué par l'EI. Technocrate de 46 ans, Hedi Majdoub devient le nouveau ministre de l'Intérieur, où il avait déjà occupé diverses fonctions entre 2011 et début 2015, succédant Najem Gharsalli. Aux Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, diplomate qui avait occupé le poste de secrétaire d'Etat peu après la révolution, remplace Taieb Baccouche. La Justice, tenue par intérim par le ministre de la Défense Farhat Horchani à la suite du limogeage de Mohamed Salah Ben Aïssa, revient à Omar Mansour. Dans un apparent souci d'efficacité, les postes de secrétaire d’État - 14 au total - ont été supprimés.

  • Côte d'Ivoire: démission du gouvernement en vue d'un remaniement pour le deuxième mandat de Ouattara
    AFP, 06/01/2016 18h07
    Le Premier ministre et le gouvernement ivoirien ont démissionné mercredi pour permettre au président Alassane Ouattara, réélu en octobre, de relancer son action, qu'il veut "plus efficace", pour le début de son deuxième mandat. "La mise en place" d'un nouveau gouvernement "dans les tout prochains jours (...) aura comme objectif une plus grande cohésion pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale", a déclaré M. Ouattara, après avoir reçu la démission de M. Kablan Duncan avant le début de ce qui devait être le premier conseil des ministres de l'année. Un remaniement gouvernemental était attendu depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire, qui a récemment retrouvé sa place de premier producteur mondial de cacao et de poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest après une décennie de troubles. Il reste à savoir si le président Ouattara reprendra le même Premier ministre ou nommera un homme nouveau pour diriger les affaires. Il avait reconduit le gouvernement après avoir été facilement réélu dès le premier tour le 25 octobre dernier pour un second mandat, louant son travail et ses réalisations. Mais il avait en même temps confié à plusieurs reprises vouloir "rajeunir" l'équipe gouvernementale et y intégrer plus de femmes. Le nouveau gouvernement devra s'atteler à la construction d'une "Côte d'Ivoire nouvelle", selon l'expression du président Ouattara qui a promis lors de son investiture de renforcer le processus de réconciliation, de mieux redistribuer les richesses, de lutter contre le chômage des jeunes et de rédiger une nouvelle Constitution qui devra être approuvée par voie référendaire. "Je veux des résultats concrets dans l'emploi des jeunes (...) et le renforcement des principes de bonne gouvernance", avait insisté M. Ouattara dès sa réélection.



  • Bénin/Présidentielle: Dénonciation d'un "Parachutage" du candidat ZINSOU par la France
    AFP, 06/01/2016 18h03
    Une coalition d'hommes politiques et de syndicalistes béninois conteste le choix du Premier ministre Lionel Zinsou comme candidat du parti au pouvoir à la présidentielle du mois prochain, considérant qu'il s'agit d'un "parachutage" téléguidé par la France, l'ancienne puissance coloniale. M. Zinsou, banquier d'affaires franco-béninois, avait quitté en juin son poste à la tête d'un des plus gros fonds d'investissement européens pour devenir Premier ministre du Bénin, à la surprise générale, avant d'être désigné, quelques mois plus tard, comme candidat des Forces Cauris pour un Benin Émergent (FCBE, parti au pouvoir) à l'élection du 28 février à laquelle le président Thomas Boni Yayi ne se présente pas. Une coalition de personnalités du monde politique et syndical, menée par l'ancien chef de l'Etat Nicéphore Soglo, a dénoncé dans un communiqué publié mardi le "complot politique qui se profile avec la candidature imposée de Lionel Zinsou" et a réclamé des explications de la part de la France sur ce "parachutage". Normalien, M. Zinsou, 61 ans, a passé une grande partie de sa carrière en France, où il a notamment été la plume de Laurent Fabius quand l'actuel ministre français des Affaires étrangères était Premier ministre. S'il est le neveu de l'ex-président béninois Émile Derlin Zinsou, ses détracteurs lui reprochent de méconnaître ce petit Etat ouest-africain où il a peu vécu. A ceux qui tentent de remettre en cause la nationalité béninoise de M. Zinsou et sa légitimité en tant que candidat à la présidentielle, Alassani Tigri, porte-parole du gouvernement, avait déjà rétorqué, il y a quelques jours, qu'il s'agissait d'assertions "inadmissibles" et "inqualifiables parce qu’elles font appel aux bas instincts de la haine, du racisme, de la peur et de l’intolérance". "Notre compatriote indexé par ces propos est un citoyen béninois à part entière. Il est franco-béninois à l’instar de bon nombre de nos concitoyens (...). Aucune loi de la République ne l’exclut de la course à la présidence", avait poursuivi M. Tigri dans un communiqué. A moins d'une semaine de la date butoir pour le dépôt des candidatures, deux hommes d'affaires ont déjà annoncé se lancer dans la course à la présidence béninoise: Sébastien Ajavon, le patron des patrons, qui a fait fortune dans l'agro-alimentaire, et Patrice Talon, magnat du coton devenu le principal opposant du président Boni Yayi.

  • Présidentielle Centrafrique: Deux tiers des candidats exigent "L'arrêt" d'une "mascarade électorale"
    AFP, 05/01/2016 10h54
    Une vingtaine de candidats à la présidentielle en Centrafrique ont exigé lundi "l'arrêt des opérations électorales", dénonçant "une mascarade" après la publication de résultats partiels donnant une avance confortable à un outsider proche de l'ex-président Bozizé. Portant sur environ 25% des votants, soit 557.747 voix, ces résultats du premier tour le 30 décembre confirmaient que le candidat indépendant Faustin Archange Touadéra faisait la course en tête devant plusieurs favoris, selon l'Autorité nationale des élections (ANE). Ancien Premier ministre (2008-2013) de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013, M. Touadéra, qui faisait figure d'outsider avant l'élection, a recueilli 146.775 voix, loin devant Anicet Georges Dologuélé, un autre ancien Premier ministre qui a reçu le soutien officiel du parti de M. Bozizé (109.519 voix). Arrivent en quatrième et cinquième position deux fils d'anciens présidents, Jean-Serge Bokassa (68.815 voix), et Désiré Kolingba (57.139). Martin Ziguélé, autre poids lourd de cette présidentielle souvent présenté comme le candidat de la France et qui fut l'un des principaux opposants à l'ex-président, totalise quant à lui 36.442 voix. L'ANE a enregistré un fort taux de participation (71%) pour les suffrages déjà décomptés. Dans une déclaration commune, les signataires font état de nombreuses irrégularités suite à la publication de ces premiers résultats. Ils refusent "d’être complices" de ce qu'ils appellent une "mascarade électorale" et exigent "purement et simplement l'arrêt" des opérations "au profit d'un processus concerté". Ils invitent "tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour la +sauvegarde de la nation+". Le texte fait état de "graves irrégularités et intimidations dans le déroulement du scrutin, et de manipulations de nature à remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin", sans toutefois préciser lesquelles.

  • Niger: Une dizaine de candidatures déposées pour la présidentielle
    AFP, 04/01/2016 17h21
    Une dizaine de candidats à la présidentielle du 21 février au Niger, dont plusieurs favoris, ont déposé leur dossier de candidature à la date limite de dépôt fixée au 2 janvier, a appris dimanche l'AFP de sources concordantes. Le président sortant Mahamadou Issoufou, élu en 2011, le chef de file de l'opposition Seïni Oumarou, l'ancien président Mahamane Ousmane et l'ex-président du Parlement Hama Amadou, écroué depuis mi-novembre dans l'affaire dite des "bébés trafiqués", ont déposé leur dossier, ont confirmé leurs partis respectifs. Au total, une dizaine de candidats ont déposé leurs dossiers, selon une source proche du dossier. La presse locale évoque jusqu'à 16 candidatures. Les dossiers sont d'abord réceptionnés par le ministère de l'Intérieur qui doit les transmettre à la Cour constitutionnelle pour validation, avant le scrutin du 21 février. M. Issoufou, M. Oumarou, M. Amadou et M. Ousmane dominent la vie politique du pays depuis des années. Ils avaient déjà constitué le quarté du premier tour du scrutin en 2011. Plusieurs autres personnalités, dont l'ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé, l'ex-Premier ministre Cheiffou Amadou ou Abdou Labo, ex-ministre de l'Agriculture, ont également déposé leur candidature. Deux des candidats déclarés, Hama Amadou et Abdou Labo, sont impliqués dans une affaire présumée de trafic de bébés avec le Nigeria. M. Labo avait été incarcéré en août 2014 dans le cadre de cette affaire, avant d'être remis en liberté provisoire. Hama Amadou, opposant au président Issoufou, est écroué depuis le 14 novembre dans une prison au nord de Niamey. La justice nigérienne doit se prononcer le 11 janvier sur une nouvelle demande de liberté provisoire de M. Amadou. L'opposant a toujours dénoncé un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", alors que le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun". L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) doit achever cette semaine "le contrôle" du fichier électoral du pays, réclamé par l'opposition.

  • Présidentielle Centrafrique: L'outsider Touadéra confirmeson avance, selon des résultats partiels
    AFP, 04/01/2016 17h10
    Les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle qui s'est tenue mercredi en Centrafrique confirmaient dimanche l'avance d'un outsider, Faustin Archange Touadéra (candidat indépendant) sur ses rivaux, d'après des résultats partiels portant sur un quart des électeurs inscrits. Ces suffrages décomptés pour l'ensemble du pays et l'étranger représentent 522.514 voix, a détaillé le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (ANE), Julius Ngouadé Baba. Ancien Premier ministre (2008-2013) de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013, Faustin Archange Touadéra, avec 120.838 voix, devance pour l'instant largement l'un des favoris Anicet Georges Dologuélé (68.547 voix), ancien Premier ministre d'Ange-Félix Patassé qui a reçu le soutien officiel du parti de Bozizé, ainsi que Désiré Kolingba, fils d'un ancien président, qui a reçu 39.952 voix. Martin Ziguélé, autre poids lourds de cette présidentielle souvent présenté comme le candidat de la France, et qui fut l'un des principaux opposants à l'ex-président Bozizé, totalise quant à lui 27.381 voix, et arrive cinquième derrière Jean-Serge Bokassa, un autre fils d'ancien président, avec 33.956 voix. Ces chiffres proviennent à la fois de Bangui (où 76% des votes ont été comptés), de huit provinces sur 16 ainsi que de l'étranger (16% des résultats traités), où de nombreux Centrafricains réfugiés et expatriés ont voté. Bien que partiels, ces résultats confirment les premières tendances annoncées samedi pour la seule la capitale centrafricaine, qui faisaient état d'une courte avance pour l'outsider Touadéra, créant la surprise à Bangui. Près de deux millions d'électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes mercredi pour élire un nouveau président et leurs représentants à l'Assemblée nationale. Ces scrutins sont censés sortir le pays de trois années de violences intercommunautaires qui ont ravagé le pays. Le vote, qui s'est déroulé sans incident majeur, s'est prolongé parfois tard dans la nuit dans les bureaux qui avaient ouvert en retard en raison de lenteurs dans l'arrivée et la mise en place du matériel électoral, à Bangui comme en province. Une trentaine de candidats étaient en lice pour ce premier tour de la présidentielle, dont les résultats définitifs seront rendus publics dans les prochains jours. Un probable second tour est prévu le 31 janvier. La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.

  • Centrafrique: l'attente commence pour les résultats de la présidentielle
    AFP, 31/12/2015 15h44
    Les Centrafricains, qui ont voté en nombre et dans le calme pour se choisir un président capable de ramener la paix dans leur pays ravagé par trois ans de violences, ont commencé jeudi à attendre patiemment les résultats, prévus au mieux dans une semaine. Le vote de mercredi, qui s'est déroulé sans incidents sérieux, s'est prolongé parfois tard dans la nuit dans les bureaux qui avaient ouvert en retard en raison de lenteurs dans l'arrivée et la mise en place du matériel électoral. "Les bureaux de vote fermeront quand tous les Centrafricains auront voté", avait déclaré mercredi soir le chef de la Mission des Nations unies (Minusca), Parfait Onanga-Anyanga, selon lequel la participation importante et l'absence d'incidents violents ont été "un succès". Les dépouillements ont commencé dans la foulée mais l'Autorité nationale des élections (ANE) n'a communiqué aucun résultat, même partiel, pour l'instant. Le Centre de traitement des données dans Bangui était jeudi sous bonne garde de Casques bleus. Un blindé était positionné et des chicanes en ciment ont été installées devant le bâtiment pour éviter toute éventuelle attaque intempestive de supporteurs de candidats mécontents.



  • Burundi: intraitable, Nkurunziza menace de recourir à la force contre des troupes de l'UA
    AFP, 30/12/2015 16h34
    Le président burundais Pierre Nkurunziza a adressé mercredi une virulente mise en garde contre l'envoi dans son pays de troupes de l'Union africaine (UA), prévenant que le Burundi s'y opposerait par la force, ce qui augure mal de la suite du dialogue inter-burundais. Bujumbura avait déjà rejeté l'annonce par l'UA mi-décembre de la création d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), en avertissant que si son déploiement avait lieu sans son aval, elle serait considérée comme une "force d'invasion et d'occupation". Mais M. Nkurunziza, qui ne s'était pas encore exprimé publiquement sur le sujet, s'est montré beaucoup plus explicite lors d'une conférence de presse ouverte au public, à Gitega, dans le centre du pays. "Tout le monde doit respecter les frontières du Burundi. Si les troupes (de l'UA) viennent (...), elles auront attaqué le Burundi, et chaque Burundais devra se lever pour les combattre. Le pays sera attaqué et nous les combattrons", a-t-il affirmé en kirundi, la langue nationale. Le président burundais a invoqué plusieurs raisons pour ce refus de la Maprobu - qui devrait compter 5.000 hommes - dont le fait qu'on "ne peut pas envoyer de troupes dans un pays si le Conseil de sécurité des Nations unies ne l'a pas accepté". Or "la résolution des Nations unies (votée à la mi-novembre, ndlr) dit que la communauté internationale doit respecter l'indépendance du Burundi, et doit respecter les frontières du Burundi", a-t-il expliqué. L'Union africaine a soumis sa proposition à l'ONU. La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a écrit au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour lui demander le "soutien entier" des Nations unies sur ce sujet. Le Conseil de sécurité ne s'est pas encore prononcé sur cette initiative, mais a indiqué en avoir "pris note avec intérêt". Aucun détail n'a encore été fourni sur la manière dont la Maprobu serait constituée et sur la date de son déploiement.

    - 'pas une question politique' -
    M. Nkurunziza a également estimé que l'envoi d'une mission de paix pouvait se justifier "quand il y a deux forces belligérantes qui s'accordent sur une force d'interposition". "Ce n'est pas le cas ici, car nous faisons face à un problème de sécurité. Ce n'est pas une question politique, car celle-ci a été réglée par les élections" de juillet, a-t-il estimé. Le chef d'Etat burundais a ainsi opposé une cinglante fin de non-recevoir à Mme Dlamini-Zuma, qui s'était déclarée mardi prête "à engager sans délai des discussions avec le gouvernement du Burundi afin de convenir des modalités de déploiement" de la Maprobu. Celle-ci "contribuera grandement à créer des conditions favorables à l'aboutissement du dialogue inter-burundais", avait-elle fait valoir. La fermeté de M. Nkurunziza, dont la candidature fin avril à un troisième mandat, que l'opposition, la société civile et une partie de son camp jugent contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006), présage mal de la suite de ce dialogue. Interrompu depuis juillet, quand la partie gouvernementale s'en était retirée deux jours avant la présidentielle, qui avait débouché sur la réélection de M. Nkurunziza, il est censé reprendre le 6 janvier à Arusha, en Tanzanie. Mais Bujumbura a déjà fait savoir qu'il n'y avait "pas de consensus" sur cette date décidée par le président ougandais Yoweri Museveni, médiateur désigné par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est (EAC), lors d'une première prise de contact entre les différentes parties lundi à Entebbe, en Ouganda. Mme Dlamini-Zuma a cependant prévenu mardi que "tous ceux dont l’action pourrait compromettre le dialogue inter-burundais", ce qui inclut le refus de répondre à une invitation du médiateur, "feront l'objet de sanctions", sans dire lesquelles. Les violences au Burundi ont déjà fait plusieurs centaines de morts et poussé plus de 200.000 personnes à quitter le pays, selon l'ONU.



  • Centrafrique: Les citoyens votent avec ferveur pour retrouver la paix
    AFP, 30/12/2015 15h15
    Selon de premiers éléments recueillis, les opérations électorales ont commencé à peu près à l'heure dans plusieurs villes de province, notamment Bouar, Berbérati, Bossangoa, Bambari ou Ndélé, localité où le référendum avait été perturbé par des hommes armés. Trente candidats sont en lice pour la présidentielle. Le nombre des candidats députés (1.800 au départ) n'avait pas été officialisé mardi, en raison de recours suite à des invalidations. Trois personnalités émergent dans la course à la présidence: deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministre. "Les enjeux de ces élections, c'est la reprise en mains du destin de notre pays. Parce que nous n'avons que des problèmes graves dans ce pays", a déclaré à la presse mercredi M. Ziguélé. "Même s'il y a des imperfections, même si des bulletins des législatives n'arrivent pas ici ou là, même s'il y a des petits problèmes matériels, il faut qu'ils (les Centrafricains) votent". Pour M. Méckassoua, "les enjeux de ces élections, c'est la sécurité et la paix. Il y a de cela quelques jours, on nous tirait dessus", a-t-il rappelé à la presse au PK-5. Comme son rival, il relativisait les problèmes d'organisation: "Certes tout n'est pas parfait (...) Tout ce que je souhaite, c'est que la désorganisation ne puisse pas entacher la sincérité du résultat". M. Dologuélé, qui a voté dans le centre de la capitale, a lui salué la ferveur des électeurs. "Je note un grand engouement. Ce vote est important pour en finir avec la souffrance des Centrafricains", a-t-il affirmé. Les forces internationales (ONU et française Sangaris) étaient mobilisées pour assurer la sécurité du vote. Sangaris était notamment présente à deux points chauds potentiels: à Bossangoa (ouest), fief de M. Bozizé, et à Kaga Bandoro (centre), à l'entrée de la zone où l'ex-Séléka reste présente. Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia a précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 avec des massacres et le déplacement de centaines de milliers de personnes, contraintes de fuir les exactions des combattants Séléka et des miliciens essentiellement chrétiens anti-balaka. M. Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014, dans la foulée d'une intervention militaire internationale sous la conduite de la France, ancienne puissance coloniale. Dirigée depuis par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la Centrafrique a une économie détruite, sous perfusion des bailleurs qui, France en tête, ont poussé à l'organisation rapide d'élections malgré l'insécurité. Les trois derniers chefs d'Etat sont exclus du scrutin. MM. Bozizé et Djotodia, en exil, sont sous le coup de sanctions internationales et la Charte de transition interdisait à Mme Samba Panza d'être candidate. Vu le nombre de candidats, les opérations de dépouillement des résultats s'annoncent longues. Un probable second tour est prévu le 31 janvier.

  • En Gambie, l'interdiction de l'excision a désormais force de loi
    AFP, 30/12/2015 09h38
    Le Parlement gambien a adopté une nouvelle loi réprimant pénalement l'excision, passible de peines de prison pouvant aller jusqu'à trois ans, un mois après une déclaration du président Yahya Jammeh prohibant une pratique très répandue. La loi a été votée lundi soir à une large majorité par l'Assemblée nationale. Les contrevenants sont passibles de peines de prison pouvant aller jusqu'à trois ans et/ou d'une amende de 1.300 dollars (près de 1.200 euros), dans un pays où aucun texte spécifique sur l'excision n'existait jusqu'alors. Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Gambie est l'un des dix pays, tous africains, où l'excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine. Le nouveau texte "va faire respecter les droits des femmes et des filles pour leur éviter des pratiques nuisibles à leur santé et leur bien-être", a déclaré la vice-présidente gambienne, Isatou Njie Saidy, lors de la séance au Parlement. Le chef de la minorité à l'Assemblée nationale, Samba Bah, a voté contre. Il s'est dit inquiet que le gouvernement n'ait pas plus largement consulté la population sur cette pratique considérée, selon lui, comme un rite de passage pour les jeunes filles en Gambie. La vice-présidente du Parlement, Fatou Mbye, a en revanche salué une des législations les "plus progressistes" jamais adoptées par les députés gambiens. Yahya Jammeh avait décrété fin novembre l'interdiction de l'excision, avec effet immédiat, soulignant que cette pratique n'était pas dictée par l'islam et devait par conséquent être abolie. Parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, M. Jammeh dirige d'une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.



  • Burkina Faso: Le Président Kaboré va être être investi à Ouagadou
    AFP, 29/12/2015 14h01
    Ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré va être investi mardi président de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, mettant fin à une transition d'un an ayant suivi la chute de M. Compaoré. Son élection, le 29 novembre au premier tour avec 53,46% des voix, a été saluée par la communauté internationale. Son principal rival, Zéphirin Diabré, arrivé deuxième avec 29,62% des suffrages, tout comme les autres perdants du scrutin s'étaient empressés de reconnaître sa victoire. A 58 ans, M. Kaboré va prendre la tête de ce pays à l'histoire ponctuée de coups d'Etat pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Sur les huit dirigeants que le pays a connu depuis son indépendance en 1960, seuls deux ont été des civils. Le premier président Maurice Yaméogo, un commis expéditionnaire de l'époque coloniale, a été balayé en 1966 par un soulèvement populaire qui a porté les militaires au pouvoir. Le deuxième, le diplomate Michel Kafando, est parvenu à la tête de l'Etat grâce aux manifestations de rue qui ont chassé du pouvoir fin octobre Blaise Compaoré, un ancien capitaine qui dirigeait ce pays pauvre depuis 27 ans après un coup d'Etat perpétré en 1987. Pour la première fois, un président civil remettra le drapeau du pays à un autre civil démocratiquement élu. Les autorités de la transition ont tenu leurs engagements. Lundi, le gouvernement et le Conseil national de la transition (CNT) ont présenté leur démission, conformément au calendrier de la transition, laissant le champ libre à M. Kaboré.

    - Apparatchik du régime Compaoré -
    Les chefs d'Etat de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, et le président Alpha Condé de Guinée -arrivé dimanche à Ouagadougou- assisteront à la cérémonie de prestation de serment et d'investiture prévue au Palais des Sports de Ouaga 2000. Plus de cinq mille officiels et partisans du nouveau régime devraient également assister à cette cérémonie dont le moment-clé sera sans doute les +youyou+¨qui accompagneront la transmission de la charge du président Michel Kafando au nouvel élu. Le nouveau président élu du Burkina a été un apparatchik du régime Compaoré qu'il a servi pendant 26 ans, occupant les plus hautes fonctions politico-administratives. Il a été ministre, conseiller du président, député, président du parti au pouvoir, président de l'Assemblée nationale, Premier ministre. Tombé en disgrâce, il a créé avec d'autres apparatchiks le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), avec lequel il a remporté la présidentielle du 29 novembre. A la tête de ce pays de 17,4 millions d'habitants enclavé au coeur du Sahel, M. Kaboré doit désormais relever de nombreux défis. Selon de nombreux observateurs et analystes de la scène politique, le premier d'entre eux sera la lutte contre le chômage des jeunes. A la pointe de la lutte anti-Compaoré, la jeunesse burkinabè -- les moins de 30 ans représentent jusqu'à 70% de la population -- est frappée par un chômage massif endémique.

    - Rassurer "des milliers de jeunes" -
    Le président du Conseil national de la transition (CNT), Chériff Sy, a appelé lundi le nouveau pouvoir à résoudre "l'équation" de l'employabilité des jeunes lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire, marquant la fin du mandat du CNT. L'ombre du président déchu, exilé en Côte d'Ivoire, planera certainement sur le mandat du nouveau président. La justice militaire a lancé un mandat d'arrêt international contre Blaise Compaoré, pour son implication présumée dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, tué en 1987 lors du coup d'Etat qui porta au pouvoir M. Compaoré. M. Kaboré devra également remettre sur pied un appareil judiciaire longtemps inféodé au régime Compaoré. Son action sur les dossiers sensibles, en attente de jugement, seront particulièrement scrutés. Outre les dossiers sur Thomas Sankara et le journaliste Norbert Zongo - retrouvé assassiné en 1998 - qui ont connu un coup d'accélérateur judiciaire après la chute de Compaoré, M. Kaboré doit également veiller à ce que "vérité et justice" se fassent dans les assassinats liés à l'insurrection populaire anti-Compaoré des 30 et 31 octobre 2014 et sur le putsch manqué du 16 septembre. La justice militaire est chargée de l'enquête sur le coup d'Etat manqué perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président Compaoré. Une vingtaine d'officiers, majoritairement du RSP, parmi lesquels le chef des putschistes, le général Diendéré, et l'ex-chef de la diplomatie de Compaoré le général de gendarmerie Djibrill Bassolé, ont été arrêtés. Le général Diendéré est poursuivi pour onze chefs d'inculpation dont celui de "crimes contre l'humanité". D'ores et déjà, Roch Marc Christian Kaboréa a promis que "la justice suivra son cours jusqu'au bout".


  • Présidentielle en Centrafrique: Trois favoris et trois "fils de "
    AFP, 29/12/2015 13h55
    Parmi les trente candidats au premier tour de l'élection présidentielle mercredi en Centrafrique figurent trois personnalités de premier plan et trois fils d'anciens dirigeants centrafricains aujourd'hui décédés. Autre particularité de cette élection qui doit ramener le pays dans la normalité institutionnelle, aucun des trois derniers présidents n'est candidat. Ni François Bozizé, renversé en 2013 par Michel Djotodia, ni ce dernier, chassé du pouvoir début 2014 par une intervention militaire internationale conduite par la France, ne se présentent. L'un et l'autre sont en exil et sous le coup de sanctions internationales. Quant à l'actuelle présidente de transition, Catherine Samba Panza, elle ne pouvait pas juridiquement être candidate.
    - Les favoris -
    - Anicet Georges Dologuélé, 58 ans, "M. Propre":
    Economiste de formation, il a servi à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé au Cameroun. Il est nommé ensuite Premier ministre par Ange-Félix Patassé (1998-2001). Surnommé "M. Propre" pour sa gestion rigoureuse, il engage des travaux de réfection des édifices publics sur fonds propres de l'Etat. Il est ensuite désigné PDG de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) entre 2001 et 2010. Fondateur de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), parti au nom duquel il se présente à la présidentielle et aux législatives dans la région de Bocaranga (nord), dont il est originaire, il est candidat pour la première fois à des élections. Il a reçu mardi le soutien officiel du parti de François Bozizé.

    - Martin Ziguélé, 58 ans, "l'homme à poigne":
    Inspecteur principal des impôts, spécialisé dans les assurances, il manie le français, l'espagnol et l'anglais. Après un bref passage à la tête de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), il est nommé Premier ministre en 2001 par Ange-Félix Patassé. Considéré comme un homme à poigne, il lance en tant que Premier ministre une opération mains propres visant les douaniers véreux et provoque le limogeage de François Bozizé du poste de chef d'état-major de l'armée en 2001. Principal opposant au régime Bozizé, il se présente pour la troisième fois à une présidentielle. Il est le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain, au nom duquel il est candidat à la présidentielle et aux législatives à Bocaranga (nord), comme Anicet-Georges Dologuélé .

    - Abdoul Karim Méckassoua, 62 ans, "la bonne réputation":
    Ergonome consultant de profession, il a été plusieurs fois ministre de François Bozizé dont il se présente comme proche. Il jouit d'une bonne réputation dans les milieux intellectuels qui mettent en avant sa compétence, sa rigueur et son efficacité. Il jouit aussi d'une bonne réputation au sein de la communauté musulmane dont il est issu et a beaucoup d'affinités dans les milieux chrétiens. Ancien député, il se présente pour la première fois à la présidentielle sous l'étiquette "indépendant" et également aux législatives dans le 3è arrondissement de Bangui où se trouve l'enclave musulmane du PK-5.

    - Les 'fils de' -
    - Jean-Serge Bokassa, 43 ans:
    Fils de l'ex-empereur Bokassa qui a dirigé la Centrafrique de 1966 à 1979, ancien ministre et ancien député, il se définit comme théologien. Il se présente pour la première fois comme candidat indépendant à la présidentielle.

    - Eugène Sylvain Ngakoutou Patassé, 46 ans:
    Fils d'Ange-Félix Patassé, (président centrafricain de 1993 à 2003 avant d'être renversé par François Bozizé) il est opérateur économique dans le secteur du diamant. Sans expérience politique, il se lance dans la course présidentielle pour la première fois comme candidat indépendant.

    - Désiré Nzanga Bilal Kolingba, 59 ans:
    Economiste, fils aîné d'André Kolingba (président de 1981 à 1993), il travaille à la représentation de la Banque mondiale à Bangui avant d'être plusieurs fois ministre de François Bozizé. Ancien député de la Basse-Kotto, il perd de justesse face à Catherine Samba Panza en janvier 2014 pour prendre le poste de chef de l'Etat de transition, en remplacement de Michel Djotodia. Converti à l'Islam, il se présente pour la première fois à l'élection présidentielle au nom du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), fondé par son père et dont il est l'actuel président.


  • Nigéria: Boko Haram attaque une ville-clé du Nord-Est du pays
    AFP, 28/12/2015 11h41
    Le groupe islamiste Boko Haram a attaqué une ville-clé du nord-est du Nigeria dimanche soir, ont déclaré des habitants, à quelques jours de la fin du délai que s'est fixé le président Muhammadu Buhari pour vaincre l'insurrection. Des combattants de Boko Haram ont envahi Jiddari Polo, une localité située dans les faubourgs de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno (nord-est), aux environs de 18h30 (17h30 GMT), ouvrant le feu et déclenchant des explosifs. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si l'attaque du groupe affilié à l'Etat islamique avait fait des victimes. "Nous devons attendre jusqu'au matin pour avoir une idée des conséquences de l'attaque, qui s'est produite dans l'obscurité", a précisé un membre d'une milice d'autodéfense qui assiste l'armée, Babakura Kolo. L'armée nigériane a riposté aux insurgés avec des tirs d'artillerie, forçant les islamistes de Boko Haram à battre en retraite. "Nous venions juste de finir la prière du soir à la mosquée quand nous avons commencé à entendre des tirs d'artillerie et des coups de feu", a déclaré un habitant, Shehu Mala. "Tous les habitants du quartier ont fui leurs maisons vers d'autres parties de la ville", a-t-il continué. Boko Haram a tenté à plusieurs reprises de reconquérir la ville de Maiduguri, berceau de Boko Haram régulièrement frappé par les attentats-suicides et raids meurtriers des insurgés, depuis qu'ils en ont été chassés il y a trois ans. Cette nouvelle attaque est survenue quelques jours après que le président Muhammadu Buhari eut affirmé que la guerre contre Boko Haram avait "techniquement" été gagnée et à moins d'une semaine de la date-limite du 31 décembre qu'il a lui-même fixée pour venir à bout de ce groupe jihadiste. Les forces de sécurité nigérianes sont parvenues à reprendre des territoires à Boko Haram, mais les attaques menées ces derniers jours par les jihadistes, qui continuent de régulièrement de prendre pour cibles des villages reculés, viennent remettre en question l'affirmation de M. Buhari. Vendredi soir, les islamistes, arrivés à vélo, ont investi le village de Kimba, dans l'Etat de Borno. Ils ont ouvert le feu sur les villageois et incendié leurs maisons, tuant au moins 14 personnes et en blessant plusieurs autres.

  • Burundi: une rébellion annonce sa création pour chasser Nkurunziza du pouvoir
    AFP, 23/12/2015 17h20
    Un ancien officier supérieur de l'armée burundaise a proclamé mercredi la naissance officielle d'une rébellion, les Forces républicaines du Burundi, le Forebu, regroupant selon lui les principaux groupes opérant dans le pays et qui a pour objectif de "chasser" du pouvoir le président Pierre Nkurunziza. "Dans le but de protéger la population et ses biens, et après une large concertation, nous avons décidé de former une force armée légaliste dénommée les Forces républicaines du Burundi, le Forebu", a annoncé le lieutenant-colonel Edouard Nshimirimana, dans un message audio parvenu mercredi.



  • Congo: Le président Sassou Nguesso veut avancer la présidentielle au premier trimestre 2016
    AFP, 22/12/2015 17h30
    Le président congolais Denis Sassou Nguesso a annoncé mardi son intention de convoquer "la présidentielle dans le courant du premier trimestre de l'année 2016", lors d'une adresse aux élus du parlement réunis en congrès. Aux termes de la nouvelle Constitution, promulguée en novembre et permettant à M. Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat, la présidentielle devait avoir lieu en juillet 2016. Le président a justifié sa volonté d'anticiper le scrutin par la nécessité de mettre en œuvre "la nouvelle dynamique" institutionnelle. "Le conseil des ministres sera rapidement amené à convoquer le corps électoral plus tôt que prévu, afin que l’élection présidentielle se tienne dans le courant du premier trimestre de l’année 2016", a déclaré M. Sassou Nguesso. Le président a annoncé également l'élaboration "d'un avant-projet de loi électorale qui définit les nouvelles dispositions sur la préparation, l’organisation et le déroulement des élections dans notre pays". Honoré Sayi, député de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti de l'opposition, a qualifié l'annonce présidentielle de "chronique d’une actualité presque déjà annoncée". "Vu le temps imparti, est ce que nous aurons toute la latitude de mener la campagne et avec quels moyens ?" s'est-il interrogé, émettant des craintes sur "l'objectivité" et "la transparence" de cette présidentielle. La nouvelle Constitution a été adoptée lors du référendum du 25 octobre, dont l'opposition a rejeté les résultats comme une "tricherie". Elle a fait sauter les deux verrous interdisant à M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016 : la limite d'âge et celle du nombre des mandats. Âgé de 72 ans, M. Sassou Nguesso cumule 31 ans à la tête du Congo, petit pays d'Afrique centrale de 4,4 millions d'habitants. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Revenu au pouvoir par les armes en 1997, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

  • Burkina Faso : l’ex-président Blaise Compaoré visé par un mandat d’arrêt international
    tchadinfos.com/, 22/12/2015 09h23
    L’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré est visé par un mandat d’arrêt international, dans le cadre du dossier de l’assassinat en 1987 du feu président Thomas Sankara, lors d’un coup d’Etat qui a porté M. Compaoré au pouvoir, a-t-on appris lundi de sources judiciaires. Selon des sources judiciaires, ce mandat d’arrêt international contre M. Compaoré qui est en exil depuis sa chute en fin octobre 2014 en Côte d’Ivoire, remonte depuis début décembre dernier. En mai dernier, la justice militaire avait procédé à l’ouverture de la présumée tombe du père de la révolution burkinabè afin de déterminer les causes réelles de sa disparition et d’identifier sa dépouille. Les premiers résultats avaient indiqué que le présumé corps de Sankara avait été criblé de balles. Le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré et auteur du putsch avorté de mi-septembre dernier, a été inculpé par la Justice pour complicité dans l’assassinat de Sankara. Il est soupçonné d’avoir conduit le commando qui a assassiné au soir du 15 octobre 1987, le capitaine Sankara. Selon l’un des avocats des ayants droits, les analyses pratiquées sur la dépouille du président Thomas Sankara, n’ont pas permis de déterminer son ADN au regard de l'”état des restes”, ajoutant tout de même que ces résultats seront livrés mercredi. Une dizaine de militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), figurent parmi les mis en cause dans ce dossier Thomas Sankara.

  • Nigeria: l'armée tue 12 militants de Boko Haram dans deux accrochages
    AFP, 21/12/2015 17h17
    L'armée nigériane affirme avoir tué douze militants du groupe islamiste Boko Haram dans deux accrochages séparés dans le nord-est du pays, selon un communiqué dimanche soir. Les soldats "ont tué trois terroristes présumés de Boko Haram lors d'une patrouille sur la route Damboa-Njaba-Bale dans l'Etat de Borno", a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Sani Usman, dans un communiqué. Dans un second accrochage dans le village de Mainari (Etat de Borno) , l'armée "a tué neuf terroristes et saisi des armes", selon le porte-parole. Le président nigérian Muhammadu Buhari a donné à l'armée jusqu'à fin décembre pour en finir avec l'insurrection de Boko Haram, qui a fait 17.000 morts et 2,6 millions de réfugiés depuis 2009. Les observateurs doutent fortement que ce délai puisse être tenu, malgré les communiqués victorieux de l'armée.



  • La violence semée par Boko Haram pousserait nombre de femmes et enfants dans la malnutrition, avertit le PAM
    Xinhua, 21/12/2015 14h16
    Le Programme alimentaire mondial (PAM) s'est déclaré vendredi préoccupé par le risque d'augmentation du nombre d'enfants et de femmes souffrant de malnutrition dans les zones touchées par la violence semée par le groupe terroriste Boko Haram. "Plus de 5,6 millions de personnes sont déjà confrontées à l'insécurité alimentaire modérée ou sévère", a déclaré le porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric lors d'une conférence de presse quotidienne. Dans les zones les plus touchées, le niveau de malnutrition chez des enfants de moins de cinq ans dépasse le "seuil d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé, a noté le porte-parole. Le PAM envisage de fournir une aide alimentaire et nutritionnelle à environ 600.000 personnes en réponse à la montée de l'insécurité alimentaire, de la malnutrition et du déplacement, a ajouté le porte-parole. Boko Haram, depuis 2009, mène une campagne de violence au Nigeria pour établir un Etat islamique, affectant les pays voisins dont le Niger, le Tchad et le Cameroun. La violence exercée par Boko Haram dans le nord du Nigeria a contraint les habitants locaux à quitter leurs maisons et à traverser les frontières, créant une crise alimentaire et nutritionnelle régionale. Près de 200.000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins Niger, au Cameroun et au Tchad, après avoir laissé derrière eux leurs maisons et leurs moyens de subsistance. Et à l'intérieur de ces pays limitrophes au nord-est du Nigeria, il y a un nombre croissant de personnes déplacées à l'intérieur. Seul le Cameroun accueille plus de 100.000 personnes déplacées à l'intérieur du pays, le chiffre a plus que triplé depuis le début de l'année. Le PAM vise à fournir de la nourriture à près de 400.000 personnes chaque mois, mais ce sera impossible sans de nouveaux afflux de financement urgents, a averti le PAM.

  • Nigéria : cinq personnes tuées dans une attaque au nord-est du pays
    sahel-intelligence.c, 18/12/2015 17h35
    Un attentat suicide a été commis mercredi à Mafa, situé à 50 kilomètres à l’est de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigéria, faisant au moins cinq morts, un garde civil et quatre kamikazes, ont annoncé des sources sécuritaires. Un responsable local de la Nema, l’Agence de gestion des situations d’urgence a déclaré que les quatre kamikazes étaient vraisemblablement des fillettes, âgées de 9 à 12 ans. Mais cette information n’a pas été confirmée par d’autres sources. Une kamikaze se serait fait exploser à quelques mètres d’un poste de contrôle des gardes civils qui aident l’armée nigériane à combattre le groupe islamiste Boko Haram à Mafa, tuant un garde civil et blessant quatre autres personnes. Par contre, les circonstances dans lesquelles les trois autres kamikazes sont mortes ne sont pas claires, divergeant selon les sources. Certaines affirment qu’elles ont été abattues par les gardes civils tandis que d’autres maintiennent qu’elles se sont fait exploser. Bien que l’attaque n’ait pas été revendiquée dans l’immédiat, les regards se tournent immédiatement vers le groupe islamiste Boko Haram, en raison tout d’abord du mode opératoire et ensuite de la zone frappée qui se trouve au centre du champ d’action des insurgés nigérians. Le groupe islamiste nigérian a multiplié les attentats suicides dans le nord-est du Nigéria et dans les pays voisins depuis que l’armée nigériane, alliée à celles des pays voisins, notamment le Tchad, a lancé une vaste offensive contre Boko Haram, au début de l’année, lui infligeant d’importants revers. Les islamistes utilisent fréquemment de jeunes filles, parfois des fillettes, enlevées de leurs villages, pour mener leurs attaques suicidaires. Il semble que certaines subissent un lavage de cerveau avant de commettre ces attentats tandis que d’autres pourraient ne pas savoir qu’elles portent des explosifs, vu qu’ils peuvent très bien être déclenchés à distance.

  • Perspectives difficiles pour les économies des pays d'Afrique centrale en 2016
    APA, 18/12/2015 16h59
    Les perspectives économiques pour l’année 2016 s’annoncent difficiles pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), avec un taux de croissance projeté à 2,4 pour cent d’après une note de conjoncture de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) publiée vendredi, au terme du Comité de politique monétaire (CPM) du mois de décembre. La conjoncture sera difficile du fait notamment de la dépréciation des cours du pétrole sur le marché mondiale alors que cinq pays des six qui constituent l'espace CEMAC sont des producteurs, explique la note, soulignant qu'il convient d'ajouter la situation sécuritaire liée notamment aux attaques de la secte terroriste nigériane Boko Haram au Cameroun et au Tchad et à l'instabilité sociopolitique en Centrafrique. Dans son document, la Banque centrale ‘'note un ralentissement de la croissance à 2,4 pour cent'' en 2016 contre de 4,3 pour cent projeté en début d'année 2015, puis, 2,5 pour cent en fin de ladite année. Le CPM qui a constaté un allègement des tensions inflationnistes à 2,9 pour cent, a également fait mention d'''une hausse du déficit budgétaire à 4,2 pour cent du Produit intérieur brut (PIB), une persistance du déficit extérieur courant à 11,4 pour cent du PIB''. Tenant compte de ces analyses et après examen de différents facteurs influençant la stabilité monétaire et financière, le ‘'CPM a décidé de maintenir inchangé le principal taux directeur de la BEAC à 2,45 pour cent ‘'.



  • Mali: le représentant de l'ONU, le Tunisien Hamdi, remplacé après un an par le Tchadien Annadif
    AFP, 18/12/2015 16h42
    Le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), l'ex-ministre tunisien des Affaires étrangères Mongi Hamdi, quittera ses fonctions en janvier et sera remplacé par le Tchadien Mahamat Saleh Annadif. "Mahamat Saleh Annadif, ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, nommé à la tête de la mission de l'ONU au Mali, prendra ses fonctions en janvier", a déclaré à une source au cabinet de l'actuel représentant de l'ONU au Mali. Mongi Hamdi, actuellement pressenti pour rentrer au gouvernement tunisien, avait été nommé en janvier 2015 pour succéder au premier chef de la Minusma, le Néerlandais Bert Koenders, nommé ministre des Affaires étrangères aux Pays-Bas. "Nous sommes au courant, M. Hamdi s'en va, et Mahamat Saleh Annadif arrive", a confirmé un responsable du ministère malien des Affaires étrangères sous couvert d'anonymat. Sous le mandat de M. Hamdi, les négociations de paix conduites à Alger ont abouti à la conclusion d'un accord de paix, signé successivement en mai par le camp gouvernemental et en juin par l'ex-rébellion à dominante touareg, mais les attaques jihadistes se sont parallèlement intensifiées sur le terrain. Sa gestion était critiquée par plusieurs pays. "Ce qui est clair est que M. Hamdi manquait de poigne dans la gestion de la crise malienne", a commenté sous couvert d'anonymat un diplomate en poste à Bamako. Avec plus de 1.100 militaires et policiers sur un effectif total de quelque 10.300, le contingent tchadien de la Minusma est le troisième en nombre, derrière ceux du Burkina Faso et du Bangladesh. La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995. M. Annadif a également été chef de la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom), de novembre 2012 à juin 2014. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.



  • La Tunisie marque dans la morosité le 5e anniversaire de sa révolution
    AFP, 17/12/2015 17h34
    La Tunisie a marqué jeudi sans faste le cinquième anniversaire du déclenchement de la révolution qui a renversé la dictature de Ben Ali et marqué le point de départ du Printemps arabe, bouleversant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "La Tunisie a définitivement rompu avec la tyrannie, sans retour possible", a dit dans un communiqué le Premier ministre tunisien Habib Essid. Le 17 décembre 2010, un vendeur ambulant de 26 ans, Mohamed Bouazizi, excédé par la précarité et les brimades policières, s'immole par le feu à Sidi Bouzid, dans le centre défavorisé du pays. Le geste du jeune homme, qui décède le 4 janvier 2011, provoque une onde de choc. Des manifestations réprimées par le régime (plus de 300 morts en un mois) se propagent à toute la Tunisie, pour culminer le 14 janvier 2011 avec la chute, après 23 ans au pouvoir, du président Zine El Abidine Ben Ali. Ce dernier s'envole alors pour l'Arabie saoudite où il est toujours exilé. L'euphorie post-révolutionnaire est toutefois loin. En raison de la morosité ambiante, notamment due à la persistance du chômage et de la misère ainsi qu'à la menace jihadiste, de modestes festivités ont été organisées à Sidi Bouzid, sous forte protection.

  • Afrique du Sud: Zuma dans la tourmente après un énième remaniement
    RFI, 16/12/2015 09h51
    En Afrique du sud, plusieurs manifestations sont prévues ce mercredi 16 décembre pour demander la démission du président de la République Jacob Zuma. Le chef de l'Etat a provoqué l'ire des Sud-africains après avoir changé deux fois de ministre des Finances en une semaine, entraînant une panique sur les marchés et une chute de la monnaie nationale. De nombreux citoyens estiment que le chef de l'Etat a dépassé les bornes. Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth, Capetown... Plusieurs manifestations sont prévues ce mercredi à l'appel de la société civile. Des organisations accusent le chef de l'Etat de mettre en péril l'économie du pays pour servir ses intérêts personnels, après qu'il ait remplacé son ministre des Finances par un inconnu, qui lui est proche. L'opposition, la société civile, le monde des affaires et de simples citoyens se sont soulevés, y compris une poignée de vétérans respectés de l'ANC, le parti au pouvoir. Sur une radio nationale, l'activiste anti-apartheid Barbara Hogan, la femme d'Ahmed Kathrada, compagnon de cellule de Nelson Mandela a appelé à la démission du chef de l'état.

  • Biens mal acquis: pas d'immunité diplomatique pour Teodorin Obiang
    RFI, 16/12/2015 09h39
    Le fils du président de Guinée équatoriale est mis en examen, en France, dans l'affaire des biens mal acquis. Ses avocats demandaient l'annulation de cette procédure invoquant la protection diplomatique dont bénéficient les dirigeants étrangers. Une demande rejetée par la Cour de cassation, ce mardi 15 décembre. Les faits relèvent exclusivement de la vie privée de Teodorin Obiang en France. Voilà comment les magistrats de la plus haute instance civile justifient leur décision, ce mardi 15 décembre. Dans l'arrêt rendu par la Cour de cassation, les juges estiment que les accusations qui valent au fils du président équato-guinéen d'être mis en examen sont « détachables de l'exercice des fonctions étatiques protégées par la coutume internationale ». Autrement dit, peu importe que Téodorin Obiang soit second vice-président de son pays, le détournement de fonds publics dont il est accusé n'est couvert par aucune immunité.

  • Attaque du futur siège du parti présidentiel au Niger: une bavure?
    RFI, 16/12/2015 09h36
    Au Niger, l'enquête progresse rapidement suite aux tirs qui ont touché le nouveau siège en construction du parti au pouvoir dans la nuit de dimanche 13 à lundi 14 décembre. Ce mardi soir, quatre personnes étaient en garde à vue, dont deux militaires. Une source proche du dossier affirme à RFI qu’il ne s’agit pas d'une attaque délibérée sur le siège du PNDS – Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme – mais plutôt d’une bavure. Le ministre de l'Intérieur a quant à lui déclaré qu’il ne s'agissait pas d'une attaque terroriste.« Il n'y a jamais eu d'attaque sur le siège du PNDS », affirme une source proche du dossier. Il ne s'agit ni d'un acte politique, ni d'un acte terroriste. Ce qui s'est passé dans la nuit de dimanche à lundi serait une simple bavure. A l'origine des faits, selon cette même source, un couple en voiture qui se gare sans le savoir devant le domicile du chef d'état-major de l'armée. Deux militaires en faction ordonnent alors au chauffeur de ne pas stationner là. Affolé, ce dernier démarre en trombe, ce qui éveille les soupçons des gardes. Ils le prennent alors en chasse.

  • L'ONU dresse un tableau alarmant sur la situation au Burundi
    RFI, 16/12/2015 09h33
    Le Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit très alarmé de la dégradation de la sécurité et des violences qui ont fait près de 90 morts vendredi 11 décembre, jugeant que le Burundi avait fait un pas de plus vers la guerre civile. A New York, deux agences chargées de l'aide humanitaire, Ocha et l'Unicef, ont tiré la sonnette d'alarme. Les manques de fonds pourraient contribuer à accroître les actes de violence.C'est un tableau dramatique qu'ont dépeint les deux responsables onusiens de retour d'un voyage au Burundi. 700 000 personnes manquent de nourriture, soit 36 % des de la population. 80 % des Burundais vit sous le seuil de pauvreté. Mais surtout, un peu plus de 29 millions d'euros manquent toujours aux caisses des agences humanitaires sur le terrain. « S'il n'y a aucune aide au développement ou aide humanitaire remise dans le budget d'aides, les ressources actuelles sont insuffisantes pour couvrir le coût de services très très basiques pour la population », prévient l'une des deux responsables.

  • Ouverture à Nairobi de la première conférence ministérielle de l'OMC en Afrique
    AFP, 15/12/2015 17h50
    Une conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), la première en Afrique, s'est ouverte mardi à Nairobi, où elle apparaît comme la dernière chance de faire avancer le cycle de Doha, actuellement dans l'impasse. La conférence de Nairobi, du 15 au 18 décembre, "est vitale pour l'avenir de l'OMC", a estimé début décembre devant le Parlement européen Cecilia Malmstroem, Commissaire européen en charge du commerce mondial, alors que les 162 pays-membres apparaissent profondément divisés. En 2013, à Bali, les ministres de l'OMC s'étaient mis d'accord in extremis sur un accord douanier, censé booster le commerce mondial, le premier accord multilatéral depuis la création de l'organisation en 1995. Deux ans après, ils se retrouvent dans la capitale kényane pour tenter de sortir de 14 ans d'impasse le cycle de Doha, lancé en novembre 2001 au Qatar. Le cycle de Doha vise à réformer en profondeur, sur une base multilatérale, le système commercial international en réduisant les barrières commerciales et en révisant les règles commerciales. Mais dans le contexte d'enlisement, des pays ont préféré ces dernières années négocier en dehors de l'OMC des accords régionaux, en concurrence directe avec l'organisation basée à Genève. "Il nous a fallu 18 ans pour accoucher de notre premier accord multilatéral à Bali, c'est bien trop long, nous ne pouvons pas attendre 18 ans pour donner naissance à un autre", a expliqué mardi à la presse le directeur général de l'OMC Roberto Azevedo. Fin novembre, il avait pourtant admis qu'aucun progrès n'avait été enregistré lors des négociations préparatoires à la conférence de Nairobi, et le pessimisme semblait de mise à l'ouverture de la conférence. A Nairobi, les ministres devraient également plancher sur le sujet controversé des subventions agricoles et sur un ensemble de mesures spécifiques d'accès aux marchés pour les PMA (pays les moins avancés). Hôte de la Conférence, le président kényan Uhuru Kenyatta a appelé l'OMC à poursuivre "l'intégration des pays moins développés et des nouveaux membres dans le régime du commerce mondial". "Les règles commerciales dans l'agriculture doivent être plus équitables", a-t-il estimé, soulignant que "les aides nationales qui faussent le commerce nuisent à l'agriculture et à l'industrie africaines". Il a dénoncé "l'escalade des droits de douane et les pics tarifaires" et les "moyens commerciaux défensifs" qui "entravent les économies africaines produisant de manière compétitive". "Les normes ne doivent pas être la prochaine frontière du protectionnisme", a-t-il poursuivi.



  • AFOTY: Yaya Touré remporte le prix BBC
    bbc.com/, 11/12/2015 17h38
    Yaya Touré est le grand gagnant du prix BBC du footballeur africain de l'année. Le milieu ivoirien de 32 ans devient seulement le troisième joueur, après les Nigérians Nwankwo Kanu et Jay-Jay Okocha, à recevoir la récompense à deux reprises. Les internautes ont désigné le joueur de Manchester City, vainqueur en 2013, devant les autres prétendants au titre : Yacine Brahimi, Pierre-Emerick Aubameyang, André Ayew et Sadio Mane. Il a déclaré à BBC Sport : "Je ressens beaucoup de joie, car remporter des récompenses individuelles réconforte sur tout le travail et tous les efforts que j’ai pu fournir dans ma carrière. Je pense que remporter la Coupe d’Afrique des Nations avec la Côte d’Ivoire cette année a été un plus". Deux des nominés malheureux ont déjà remporté le prix auparavant : l’Algérien Brahimi en 2014 et le Ghanéen Ayew en 2011. Le Gabonais Aubameyang fait partie de la liste des nominés cette année pour la troisième année d’affilée, alors que Sénégalais Mane y est présent pour la première fois. Touré a été nommé pour la sixième fois et il s’agit de sa deuxième victoire. Elle lui permet ainsi de terminer l’année aussi bien qu’elle avait commencé avec le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations remportée en février. Capitaine de son équipe lors du match contre la Guinée équatoriale, il a ouvert le score en demi-finale lui permettant de l’emporter 3-1 face à la RD-Congo. Touré a été un point fort de son équipe en aidant son pays a remporté la seconde CAN qu’il attendait depuis 23 ans.

  • Cameroun: huit morts dans un attentat
    bbc.com/, 11/12/2015 17h26
    Huit personnes ont été tuées et vingt autres blessés vendredi dans un attentat-suicide dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. "Un kamikaze est arrivé sur un lieu de vente de beignets et il a actionné sa charge", a affirmé une source sécuritaire de la région. "On a enregistré huit morts sur place, dont le kamikaze", a-t-elle ajouté, un bilan confirmé par une source proche des autorités régionales. Début décembre, le ministère camerounais de la Défense a annoncé la mort d'une centaine de djihadistes de Boko Haram tués par l'armée camerounaise, la libération de 900 otages et la saisie des drapeaux de l'Etat islamique (EI) au cours d'une opération dans la même région.

  • Burundi: des dizaines de morts dans l'attaque de deux camps militaires
    AFP, 11/12/2015 09h43
    Deux camps militaires du nord et du sud de Bujumbura ont été attaqués simultanément vendredi à l'aube et les assaillants repoussés après plusieurs heures de combats qui ont fait "des dizaines de morts", ont annoncé diverses sources concordantes. Des affrontements sporadiques se poursuivaient en début de matinée dans divers quartiers de la capitale burundaise, ont indiqué des témoins. Selon Jean-Claude Karerwa, porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza, un Conseil des ministres extraordinaire a été convoqué dans la matinée. Il sera consacré aux mesures à prendre pour faire face à la situation en cours, a confié une source à la présidence. Ces combats sont les plus intenses depuis la tentative déjouée de coup d'Etat militaire les 13 et 14 mai. Vendredi "vers 04H00 (02H00 GMT) des hommes lourdement armés ont attaqué le camp Ngagara et l'ISCAM" (Institut supérieur des Cadres militaires), respectivement dans le nord et le sud de Bujumbura, a indiqué un haut gradé de l'armée ayant requis l'anonymat. "Après plus de deux heures d'affrontements", les assaillants de l'ISCAM "ont été repoussés" et "pratiquement tous les assaillants ont été tués dans le camp Ngagara", a-t-il ajouté. "Il y a des dizaines de morts chez les assaillants et nous comptons aussi des pertes", a-t-il poursuivi, assurant que la situation était en passe d'être "totalement" maîtrisée. Mais selon un diplomate occidental et des témoins, des combats se poursuivaient vers 07H00 GMT dans certains quartiers de Bujumbura. Sur son compte Twitter, Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle, a indiqué que des insurgés ont essayé d'attaquer des camps militaires, mais ont échoué". De nombreux riverains des camps, contactés ont fait état d'affrontements très intenses, d'explosions et de tirs d'armes automatiques durant plusieurs heures. Selon le haut gradé de l'armée, "tous les ponts sont sous contrôle de l'armée, qui y a disposé des blindés, et aucun mouvement d'un quartier à un autre n'est autorisé", a expliqué le haut gradé de l'armé. Les ambassades des Etats-Unis, de Belgique, de France et des Pays-Bas ainsi que l'ONU ont appelé vendredi leurs ressortissants et employés à ne pas quitter leur domicile. "Les tirs ont commencé vers 04H00, des assaillants ont essayé d'entrer dans les camps Iscam et Ngagara. Ils n'ont apparemment pas réussi, mais en ce moment des combats se poursuivent dans certains quartiers de la ville", a expliqué un diplomate occidental faisant état de tirs et d'explosions. "Il n'est pas question de sortir en ville, nos ressortissants ont reçu la consigne de rester chez eux", a-t-il expliqué. "C'est une escalade très inquiétante car il s'agit de véritables opérations militaires ou paramilitaires qui se déroulent dans la capitale", a-t-il estimé.

  • Rwanda: Référendum pour permettre À M. Kagame de rester au pouvoir
    AFP, 10/12/2015 09h43
    Les Rwandais se prononceront le 18 décembre par référendum sur une révision constitutionnelle qui permettra au président Paul Kagame de se représenter en 2017 et de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034. Le Conseil des ministres a fixé au 18 décembre ce référendum devant entériner la révision constitutionnelle adoptée le 17 novembre par le Parlement. Les Rwandais se trouvant à l'étranger - dont quelque 28.500 sont inscrits sur les listes électorales - voteront la veille, selon un communiqué officiel reçu mercredi. Si la révision porte sur plus de 175 dispositions de la Constitution de 2003, le véritable enjeu concerne deux articles - 101 et 172 - ayant trait au mandat présidentiel, jusqu'ici limité à deux septennats. Le nouvel article 101 abaisse de sept à cinq ans la durée du mandat présidentiel, dont le nombre continue d'être limité à deux. Mais le nouvel article 172 précise dans le même temps que cette réforme n'entrera en vigueur qu'à l'issue d'un nouveau septennat transitoire entre 2017 et 2024, pour lequel le président actuellement en exercice reste éligible, de même qu'ensuite pour les deux quinquennats du nouvel article 101. Ce qui autorise potentiellement M. Kagame, 58 ans, à se maintenir au pouvoir 17 ans supplémentaires. Elu chef de l'Etat en 2003 et réélu en 2010, à chaque fois avec plus de 90% des voix, M. Kagame est l'homme fort du Rwanda depuis que sa rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) a chassé du pouvoir le régime extrémiste hutu en juillet 1994, et mis fin au génocide déclenché contre la minorité tutsi trois mois plus tôt et qui fit quelque 800.000 morts. Le président a assuré dimanche, devant le bureau politique du FPR, désormais hégémonique parti au pouvoir, que sa décision de se représenter ou non dépendrait du résultat du référendum.

  • Tanzanie: Le Président Magufuli nettoie les rues de Dar Es Salaam comme un citoyen Lambda
    AFP, 10/12/2015 09h37
    Le nouveau président tanzanien John Magufuli s'est mêlé à la population comme un citoyen ordinaire mercredi pour ramasser les ordures, dans le cadre de la campagne de nettoyage qu'il a imposée en lieu et place des festivités annuelles de l'Indépendance. Sous les yeux de centaines de spectateurs, M. Magufuli a manié la pelle avec une dizaine de pêcheurs pour enlever des feuilles et des détritus en plastique autour d'un marché aux poissons, près du palais présidentiel de Dar es Salaam, la capitale économique. "Travaillons ensemble pour garder notre pays, nos villes, nos maisons et nos lieux de travail propres", a déclaré tout sourire le président, en collectant des déchets avec les mains. Les opérations de nettoyage ont eu lieu dans toute la capitale économique, où des nuages de fumée s'élevaient dans les airs, les habitants brûlant des piles d'ordures. Quelques jours après sa prise de fonctions début novembre, M. Magufuli avait décidé l'annulation des festivités annuelles de l'Indépendance - d'habitude célébrée en grande pompe - afin d'économiser de l'argent et le consacrer à cette campagne de nettoyage, pour lutter contre le choléra. "Il est simplement honteux que nous dépensions tant d'argent pour célébrer 54 ans d'indépendance quand notre peuple meurt de choléra", une maladie qui a tué 150 personnes ces trois derniers mois en Tanzanie selon l'Organisation mondiale de la santé, avait-il déclaré. "La Tanzanie a changé, c'est une nouvelle Tanzanie", a constaté Anyitike Mwakitalima, un habitant de Dar es Salaam, qui faisait une pause après avoir nettoyé une bande de sable d'une des plages de la ville. L'ancien président Jakaya Kikwete, qui avait quitté ses fonctions au début novembre après avoir accompli les deux mandats autorisés par la Constitution, a également joué du balai dans sa ville natale de Chalinze, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Dar es Salaam. "Je suis content de ce petit exercice. Apportons tout notre soutien au président dans sa campagne pour lutter contre le choléra et toutes les autres maladies transmissibles", a-t-il déclaré à la télévision nationale. M. Kikwete s'est dit impressionné par son successeur, issu du même parti que lui, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ancien parti unique et au pouvoir depuis l'avènement du multipartisme en 1992. "Je suis satisfait des mesures qu'il prend pour lutter contre l'inefficacité, l'évasion fiscale et toutes les malversations commises dans l'exercice d'une charge publique. Je suis très fier de lui", a-t-il affirmé. En quelques semaines, M. Magufuli a multiplié les initiatives visant à combattre la corruption et le gaspillage d'argent public. Il a notamment imposé la suspension des voyages à l'étranger non impératifs pour les responsables gouvernementaux, interdit l'achat de billets d'avion en classe affaires pour ses ministres et réclamé que les réunions du gouvernement aient lieu dans des bâtiments publics plutôt que dans de luxueux hôtels.

  • NIGER: Pas de liberté provisoire pour l'opposant Hama Amadou
    AFP, 10/12/2015 09h29
    La Cour de cassation du Niger a jugé mercredi "irrecevable" la demande de liberté provisoire de Hama Amadou, opposant et candidat à la présidentielle de l'an prochain, écroué depuis trois semaines pour son implication dans une très sensible affaire de trafic présumé de bébés, ont indiqué ses avocats. Les avocats avaient plaidé le 2 décembre devant la Cour pour la mise en liberté provisoire de leur client. "La Cour a dit que la demande de liberté provisoire de Hama Amadou est +irrecevable+. Nous attendons de savoir pourquoi c'est irrecevable", a déclaré Me Niandou Karimou à la presse. La Cour a dit qu'"on doit aller devant le juge du fond" donc "nous attendons d'avoir (son) arrêt en main pour savoir quel est le juge du fond que la Cour de cassation va nous désigner", a expliqué Me Souley Oumarou, un autre avocat de M. Amadou. Lors de l'audience du 2 décembre, le parquet avait estimé que la demande était "irrecevable", selon une source proche du dossier. Hama Amadou, candidat à la présidentielle au Niger dont le premier tour, couplé à des législatives, est prévu le 21 février 2016, a été arrêté le 14 novembre à sa descente d'avion à Niamey à son retour au Niger après un an d'exil en France suite à sa mise en cause dans le trafic présumé de bébés avec le Nigeria. Il est écroué depuis son arrestation dans une prison à Filingué au nord-est de la capitale. "Je pense qu'à l'instar des personnes impliquées et remises en liberté provisoire, Hama Amadou va profiter des mêmes dispositions de la loi", a espéré Me Souleyn malgré le refus de la cour de cassation. Une vingtaine de personnes dont Abdou Labo, un ex-ministre proche du régime et autre candidat à la présidentielle, ont été incarcérées durant des mois pour la même affaire avant de bénéficier de la liberté provisoire. Opposant au président Mahamadou Issoufou, Hama Amadou a quitté le Niger fin août 2014 après que les députés eurent autorisé son audition par la justice dans l'affaire de trafic de bébés. Il a toujours dénoncé un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", alors que le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun".

  • Attentats terroristes au Cameroun et au Tchad: la CEEAC condamne des actes barbares et lâches
    Xinhua, 09/12/2015 12h11
    Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), le diplomate tchadien Ahmad Allam-Mi, a condamné mardi les attentats terroristes survenus au Tchad au Cameroun. "Le Secrétariat Général de la CEEAC condamne avec la plus grande fermeté ces actes ignobles, dirigés contre les populations civiles innocentes, dont des femmes et des enfants", a indiqué M. Allam-Mi dans un communiqué, reçu à Libreville. "Il condamne également le terrorisme dans toutes ses formes, ainsi que les actions des groupes tels que Boko Haram, Al Qaeda, Etat Islamique, dans le monde", ajoute le communiqué. "Le Secrétariat général de la CEEAC encourage le Tchad et le Cameroun à poursuivre sans relâche leurs efforts admirables, en collaboration avec les acteurs étatiques, sous régionaux, régionaux et internationaux, en vue de trouver des solutions globales et intégrées au problème du terrorisme", martèle l'institution d'intégration régionale qui compte onze Etats membres. La CEEAC a par ailleurs félicité les Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun, pour leur récente opération d'envergure qui a permis d'éliminer plus d'une centaine de combattants de Boko Haram, l'arrestation d'un des chefs d'opérations de ce groupe terroriste dans la zone du Lac Tchad et la libération de près d'un millier d'otages. "Le Secrétariat Général de la CEEAC espère que la tenue prochaine du Sommet interrégional CEEAC-CEDEAO permettra de renforcer la lutte contre le terrorisme et l'élimination de Boko Haram", conclut le communiqué.



  • Sahel: l'ONU réclame des fonds supplémentaires pour l'aide humanitaire
    AFP, 09/12/2015 11h44
    Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé mardi des fonds supplémentaires pour traiter une crise humanitaire croissante au Sahel et une meilleure coordination des Etats de la région contre les groupes extrémistes. Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil se disent "préoccupés par l'ampleur croissante de la crise humanitaire causée par les activités du groupe terroriste Boko Haram, qui a fait 2,5 millions de déplacés, dont 1,4 million d'enfants selon les estimations, et 200.000 réfugiés au Cameroun, au Niger et au Tchad". Le Conseil "demande que des fonds soient alloués aux programmes humanitaires exécutés dans la région du Sahel, dont les ressources continuent d'être insuffisantes, ce qui empêche de répondre aux besoins en temps voulu". Le Conseil demande également aux pays "de contribuer généreusement" à un fonds que l'Union africaine doit créer afin de financer une force panafricaine chargée de lutter contre Boko Haram. Il demande "aux Etats membres des régions du Sahel, de l'Afrique de l'Ouest et du Maghreb de coordonner leur action de prévention des menaces graves que les groupes terroristes font peser sur la sécurité internationale et régionale en traversant les frontières et en cherchant refuge dans la région du Sahel".



  • La CEEAC en colère contre le rebelle Nourredine Adam
    Gabon Actu, 09/12/2015 11h41
    Le Secrétariat Général de la CEEAC a appris de manière hautement préoccupante les propos du leader du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), M. Nourredine Adam, annonçant l’intention de s’opposer au redéploiement de l’administration et à la tenue des prochaines élections dans la zone du territoire centrafricain, sous son contrôle. Le Secrétariat Général de la CEEAC condamne avec la plus grande fermeté ces déclarations et rejette sans réserve cette attitude irresponsable, qui risque d’alimenter la violence et d’aggraver la crise politique et sécuritaire dans laquelle la RCA est plongée depuis 2013. Il rappelle que la récente Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Libreville le 25 novembre 2015, a entre autres, « mis en garde tous ceux qui ambitionnent de perturber le processus électoral en cours, en soulignant qu’ils s’exposent à des sanctions de la communauté internationale ». Par conséquent, le Secrétariat Général de la CEEAC demande à M. Nourredine ADAM, à ses partisans du FRPC et à tout autre groupe politico-militaire qui aurait un plan similaire, de se ressaisir et de renoncer à leur ambition injustifiable visant à retarder la résolution de la crise centrafricaine, et leur rappelle qu’ils seront tenus responsables de leurs actes. Le Secrétariat Général de la CEEAC renouvelle ses félicitations aux forces internationales de la MINUSCA et de l’Opération Sangaris, et les encourage à poursuivre avec fermeté leur travail de sécurisation et de stabilisation de la RCA. Le Secrétariat Général de la CEEAC réaffirme enfin son engagement à travailler, comme par le passé aux côtés des autres acteurs internationaux, en vue d’un aboutissement satisfaisant de la Transition actuelle, par l’organisation des élections crédibles et transparentes, dans les délais fixés par la Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Libreville le 25 novembre 2015.

  • Afrique du Sud: Pistorius est libéré sous caution
    fr.news.yahoo.com/, 08/12/2015 13h35
    La justice sud-africaine a ordonné mardi 8 décembre la libération sous caution du champion paralympique Oscar Pistorius, après sa condamnation en appel la semaine dernière pour le meurtre de sa petite amie en 2013. Oscar Pistorius, qui n’est pas encore fixé sur sa peine, est « libéré sous caution, la caution étant fixée à 10 000 rands » (690 dollars), a annoncé le juge Aubrey Ledwaba à la Haute Cour de Pretoria. Sa libération sous caution est assortie de plusieurs conditions, dont l’assignation à résidence chez son oncle à Pretoria, avec autorisation de sortie entre 7 heures et midi dans un rayon de 20 kilomètres de la maison. Il sera aussi soumis à un contrôle électronique, a précisé le juge. Le champion handisport sud-africain va contester devant la plus haute juridiction du pays sa condamnation en appel pour meurtre, a annoncé mardi, lors de la comparution devant le tribunal de Pretoria de Pistorius pour demander sa mise en liberté sous caution, son avocat Barry Roux. Dans la déclaration sous serment déposée par les avocats de l’ancien athlète pour obtenir cette libération, ils ont fait part de leur intention de « demander le droit de contester devant la Cour constitutionnelle » la condamnation de Pistorius pour meurtre, a rapporté Barry Roux.

  • Egypte: 16 morts dans une attaque contre une discothèque du Caire
    fr.news.yahoo.com/, 04/12/2015 17h42
    Au moins seize personnes ont péri vendredi avant l'aube dans une attaque au cocktail Molotov contre une discothèque du Caire qui a pris feu, les autorités privilégiant la thèse d'un différend personnel. La police a lancé une chasse à l'homme pour retrouver les assaillants non identifiés qui ont pris la fuite après l'attaque, qui survient dans un contexte de violences jihadistes dans le pays.
    "Seize personnes ont été tuées et trois blessées dans l'incendie qui s'est déclaré dans une boîte de nuit du quartier Agouza (centre du Caire) après le jet de cocktails Molotov sur l'établissement", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "L'enquête préliminaire menée par les services de sécurité a montré qu'il existe des différends entre des employés et d'autres personnes qui ont ensuite lancé les bouteilles incendiaires en direction de la discothèque pour se venger", a-t-il ajouté. Le ministère de l'Intérieur n'a pas précisé qui était ces "personnes", mais un responsable de la sécurité avait précédemment dit favoriser la thèse du différend personnel entre des employés de la discothèque "Al-Sayyad" et de jeunes habitués de cet établissement. La police n'était pas en mesure de confirmer des informations de presse selon lesquelles les assaillants, dont le nombre n'est pas précisé, étaient masqués et à moto. Les pompiers ont réussi à circonscrire le feu, qui ne s'est pas répandu aux immeubles voisins. La façade et l'intérieur de l'établissement était carbonisés, selon un correspondant de l'AFP sur place. Des enquêteurs se sont en outre rendus sur place et la police a ensuite imposé un cordon de sécurité empêchant quiconque d'entrer dans la boîte de nuit. Il est très rare qu'une attaque du genre vise une discothèque au Caire, même si les disputes sont coutumières entre les personnes fréquentant ces établissements dont la plupart ont recours à des videurs et des gardes pour en assurer la sécurité. Dans les années 1990, en pleine vague de violences de groupes islamistes, quelques boîtes de nuit avaient été la cible d'attaques.
    Celle de vendredi survient alors que le pays est en proie à des violences de groupes extrémistes qui ciblent surtout les forces de sécurité.


  • Cameroun: Yaoundé annonce la neutralisation du chef de Boko Haram dans la zone du lac Tchad
    koaci.com/, 04/12/2015 11h13
    Aladji Gana présenté comme le chef de Boko Haram, dans la zone du Lac Tchad a été neutralisé par l’armée camerounaise, lors des opérations spéciales du 26 au 28 novembre derniers. «Les opérations spéciales menées par les Unités Émergence 4 et Alpha, des Forces de Défense Camerounaises, en collaboration avec le secteur militaire n°1 de la Force Multinationale Mixte (FMM) de la Commission du Bassin du Lac Tchad, basée à Mora, en parfaite synergie avec les Forces nigérianes, ont permis de neutraliser et de mettre à mort plusieurs centaines de combattants du groupe ennemi, ainsi que la libération de 900 otages détenus par Boko Haram depuis plusieurs années », a déclaré ce mercredi soir, à Yaoundé, Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, qui n’a pas présenté les photos d’otages libérés, ni préciser leurs lieux de détention, encore moins les zones où ont eu lieu les combats. L’officiel camerounais, a ajouté qu’un important stock d’armes, de munitions, de drapeaux des djihadistes, avaient été saisis au cours de ces opérations spéciales, dont certaines images va-t-il poursuivre sont classées « secret défense » pour l’instant. Aladji Gana, présenté comme le chef de Boko Haram, dans la zone du Lac Tchad et auteur de nombreuses attaques contre le Cameroun, avait été neutralisé par l’armée camerounaise, lancera, l’air triomphaliste, le Mincom. Notons que malgré ces «opérations spéciales» de «ratissage» menées par l’armée camerounaise, la secte a encore frappé deux fois à l’Extrême-Nord. Le 28 novembre et le 1er décembre, respectivement à Dabanga Rechercher Dabanga et à Waza, dans le département du Logone-et Chari.

  • Les militants du CAP SUR se réorganisent et font confiance à Dadnadji
    tchadinfos.com/, 03/12/2015 10h32
    L’ancien premier ministre Joseph Djimrangar DADNADJI a été désigné président du parti Cadre d’Action Populaire pour la Solidarité de la République CAP SUR. C’était lors du congrès extraordinaire dudit parti qui a pris fin hier (mercredi 02 décembre 2015). Durant deux jours, les militants du CAP SUR ont mis sur pied deux organes de direction composés de 23 et de 171 membres. Le président du CAP SUR JOSEPH DJIMRANGAR DADNADJI d’indiquer que son parti est debout pour relever le défi de la république. Pour lui, au CAP SUR ils sont surs et la victoire est sure. DADNADJI dénonce la patrimonialisation du pouvoir qui le fragilise. « Il faut arrêter cette descente aux enfers en faisant le pari d’une gestion républicaine axée sur la recherche de l’efficacité de l’action de l’état et la satisfaction des besoins des populations », indique JOSEPH DJIMRANGAR DADNADJI. Il demande dans le même sens la prorogation de la période du recensement électoral. Le président de CAP SUR suggère que cet enrôlement soit dépolitisé et que l’administration électorale soit neutre.

  • Sénégal: 13 morts dans des accidents lors d'un pèlerinage
    AFP, 02/12/2015 17h09
    Treize personnes ont été tuées et 466 blessées dans des accidents au Sénégal lors du grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride à Touba (centre), a-t-on appris mercredi auprès des sapeurs-pompiers. Le bilan établi depuis samedi fait état de "99 accidents de la circulation" lors desquels "12 personnes sont décédées", outre une fillette tombée dans une fosse, a affirmé à le colonel Moussa Niang, un responsable de la communication du Groupement national des sapeurs-pompiers. Le nombre de blessés, lors du pèlerinage célébré mardi et appelé "Magal" (célébration, en langue nationale wolof), est de 466, selon la même source. Ce bilan est comparable à celui de l'année dernière sur les routes vers Touba, ville sainte des mourides, qui accueille à cette occasion plusieurs millions de pèlerins de tout le pays, et même au-delà. Le "Magal", jour férié au Sénégal, marque l'anniversaire, dans le calendrier musulman, du départ en exil au Gabon du fondateur du mouridisme, Cheikh Amadou Bamba (1853-1927), le 12 août 1895. Cheikh Ahmadou Bamba a été exilé par les autorités coloniales françaises au Gabon (1895-1902), puis en Mauritanie (1903-1907), avant d'être placé en résidence surveillée dans le nord du Sénégal. Le pays, réputé pour sa tolérance religieuse, compte plus de 90% de musulmans, la plupart adeptes du soufisme, représenté par diverses confréries.



  • Boko Haram: l'armée camerounaise affirme avoir tué 100 islamistes et libéré 900 otages
    AFP, 02/12/2015 17h04
    L'armée camerounaise a affirmé mercredi avoir porté un coup sévère aux islamistes nigérians de Boko Haram, tuant "une centaine" d'entre eux et libérant 900 otages au cours d'une opération de trois jours dans l'Extrême-Nord du pays. Cette revendication, impossible à confirmer de source indépendante, intervient au lendemain d'un nouveau double attentat-suicide mené mardi soir par les islamistes dans la région et qui, selon un nouveau bilan de source sécuritaire, a tué au total 6 civils dans la localité de Waza, deux blessés ayant succombé à leurs blessures. "Une opération spéciale de ratissage menée du 26 au 28 novembre contre les combattants" de Boko Haram dans les localités frontalières avec le Nigeria "a permis de neutraliser plus d'une centaine de jihadistes", affirme dans un communiqué lu à la radio nationale le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo. D'après le communiqué, cette opération a aussi permis de "libérer près de 900 otages, de saisir une importante cargaison d'armes et de munitions, ainsi que des drapeaux blancs-noirs de l'Etat islamique" auquel Boko Haram a fait allégeance en mars 2015. Aucune précision n'a été fournie sur le profil de ces "otages". "Le succès de cette opération est le résultat de la parfaite synergie entre les forces de défense camerounaises des opérations Emergence 4 et Alpha (initiatives camerounaises de lutte contre Boko Haram), la Force mixte multinationale (coalition régionale contre Boko Haram), et la collaboration des forces armées nigérianes", s'est félicité M. Beti Assomo qui a salué "le dévouement permanent" des soldats camerounais engagés dans la guerre contre Boko Haram. Ce bilan de l'opération militaire n'a pas pu être confirmé de source indépendante. Jointes par téléphone dans cette région inaccessible à la presse, certaines sources sécuritaires ont confirmé l'opération, sans être en mesure de fournir un bilan précis recoupant celui du gouvernement camerounais.



  • Centrafrique: colère et déception au PK5 après le meurtre d'un jeune musulman
    AFP, 02/12/2015 12h06
    Le répit aura été de courte durée. Moins de 24 heures après la visite triomphale du Pape François et son appel à la réconciliation en Centrafrique, déchirée par les violences intercommunautaires depuis deux ans, le meurtre d'un jeune musulman a suscité colère et déception dans sa communauté. Beaucoup voulaient croire que les mots du pape ne s'envoleraient pas trop vite après son départ. Comme en réponse à ses appels, affirmant que chrétiens et musulmans sont "tous frères", le no man's land qui sépare les quartiers chrétiens de l'enclave musulmane du PK5 - isolée et sous la menace constante de milices armées - avait repris vie, mardi matin. Taxis et motos circulaient à nouveau entre les deux, et, fait notable, même des piétons arpentait l'avenue Boganda, d'ordinaire silencieuse et déserte. Les commerces avaient ouvert "et les clients venaient nombreux depuis le matin", note un jeune commerçant, Ali. Mais dans la petite mosquée Ali Babolo, en plein coeur du PK5, l'arrivée du cadavre d'un jeune musulman a douché l'optimisme des fidèles venus prier. Zakaria, 35 ans, était le père de trois jeunes enfants. "Regardez ce qu'ils nous ont fait! Nous voulons la justice!". Ils sont des dizaines, les yeux remplis de colère, agglutinés autour d'un sac en plastique recouvrant un linge banc, à même le sol. "Vers 11H00, notre frère était devant la mosquée Ibni Qatab, des malfrats sont sortis avec leurs armes, ils ont tiré sur lui et il est mort", explique le représentant des commerçants du PK5, Issouf Djibril. Les tireurs étaient postés à quelques mètres de la mosquée, de l'autre côté du canal baptisé "Essayez-voir", qui sépare l'enclave musulmane des quartiers chrétiens de la capitale centrafricaine, selon plusieurs habitants de PK5. "Le pape François a lancé de bons messages de paix et d'unité. Nous on a pris acte pour sensibiliser tout le monde et bien se comporter, mais ils viennent encore assassiner nos frères", déplore M. Djibril. Quasi-quotidiennes, les violences entre jeunes musulmans proches de l'ex-rébellion Séléka - qui a renversé le président François Bozizé en 2013 - et milices chrétiennes et animistes anti-balaka ont fait plus de 100 morts à Bangui depuis fin septembre.

    - Stop à 'l'impunité' -
    Après le meurtre, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, inlassable artisan de la paix entre les deux communautés, s'est rendu en urgence au PK5 pour apporter son soutien aux leaders religieux musulmans, appelant à ne pas céder "aux provocations des ennemis de la paix" pour ne pas retomber dans un cycle de représailles. Chez ce religieux au ton d'ordinaire posé, l'exaspération est palpable. "Nous appelons au calme, mais il faut que l'Etat joue son rôle, dit-il. Il faut ouvrir une enquête, dire qui a tué et sanctionner les coupables. Si on continue avec l'impunité, on envoie un très mauvais message". "Ce pays appartient à tout le monde, personne n'a le titre foncier de la Centrafrique (...) C'est un piège et nous demandons aux musulmans de ne pas tomber dedans", affirme Ibrahim Hassane, porte-parole de la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique. Mais parmi les jeunes du quartier, déjà les accusations pointent. "Ce sont des FACA qui ont fait ça", dénonce Issouf en référence aux Forces armées centrafricaines - dont beaucoup ont rejoint les rangs des anti-balaka à la chute de Bozizé. Un autre accuse les "grands commerçants du centre-ville, qui vendent 15.000 francs les articles qu'on vend 5.000, c'est eux qui financent les malfrats" pour tuer la concurrence. Comme le jeune homme tué mardi, l'immense majorité des quelques 12.000 musulmans vivant encore au PK5 - qui fut longtemps le poumon économique de la ville - sont des commerçants. D'après certains témoignages, Zakaria sortait acheter des médicaments lorsqu'il a été abattu. "Nous ne pouvons plus mettre les pieds dehors. Même nos morts, nous ne pouvons plus les enterrer dignement, nous n'avons pas accès à notre cimetière", situé à Boeing, en plein quartier anti-balaka, se plaint un vieillard. "Pour l'hôpital, c'est pareil, nos femmes accouchent dans des conditions déplorables". D'après Moussa, "les musulmans, eux, n'attaquent pas, ils se défendent seulement. Et dès qu'un d'entre nous sort du PK5, il revient ici en morceaux".



  • Cameroun: Quatre civils tués par un double attentat suicide dans le Nord
    AFP, 02/12/2015 12h02
    Au moins quatre civils ont été tués mardi soir par un double attentat suicide à Waza, dans l'extrême-nord du Cameroun, a-t-on appris mercredi de source sécuritaire. a"Deux kamikazes se sont fait exploser dans deux quartiers de Waza", a affirmé une source sécuritaire s'exprimant sous couvert d'anonymat. La radio d'Etat a confirmé l'information, expliquant que les "deux kamikazes" ont actionné leur charges explosives "en tuant six personnes, dont elles-mêmes". Des membres du comité de vigilance de Waza, formé par des habitants, font partie des victimes, selon la source sécuritaire. C'est la première fois que Waza, proche du Nigeria où sévit le groupe islamiste Boko Haram, est visée par des attentats suicides. Ville touristique autrefois fréquentée par des voyageurs occidentaux, cette localité n'attire plus de touristes depuis que la région de l'Extrême-Nord subit régulièrement des raids de Boko Haram. Waza est aussi une ville de transit située entre Maroua, le chef-lieu de la région, et Kousseri, à la frontière du Tchad. C'est dans cette ville que dix travailleurs chinois avaient été enlevés en mai 2014 avant d'être libérés après 5 mois de captivité. Depuis le mois de juillet, l'extrême-nord du Cameroun est régulièrement visé par des attentats suicide, non revendiqués, mais attribués aux jihadistes nigérians. Le Cameroun a renforcé sa présence militaire au long de la frontière nigériane, dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad) qui combat les attaques de Boko Haram.

  • Burkina Faso: Kaboré élu président dès le 1er tour
    AFP, 01/12/2015 10h36
    Roch Marc Christian Kaboré, ancien baron du régime l'ex-président Blaise Compaoré passé dans l'opposition, a été élu président du Burkina Faso à l'issue du premier tour de la présidentelle de dimanche, a annoncé lundi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni). M. Kaboré a obtenu la majorité absolue avec 53,49% des suffrages (1.668.169 voix) contre 21,65% (924.811 voix) recueillis par son plus sérieux rival Zephirin Diabré, qui avait reconnu sa défaite quelques minutes avant l'annonce de la Céni.

  • Niger : au moins 74 morts dont 46 soldats dans une attaque menée par Boko Haram
    tchadinfos.com/, 30/11/2015 09h15
    Quarante-six soldats nigériens et 28 civils ont été tués samedi dans l’attaque menée par les islamistes de Boko Haram contre une position de l’armée du Niger sur le lac Tchad, a annoncé mardi 28 avril Hassoumi Massaoudou, le ministre de l’intérieur du Niger. Ces pertes sont les plus lourdes subies par le pays depuis qu’il est entré en lutte contre le groupe armé nigérian, au début de février. Un deuil national de trois jours sera observé à partir de mercredi « sur toute l’étendue du territoire national, et les drapeaux seront mis en berne », ont annoncé les autorités nigériennes. Le ministre de l’intérieur, qui s’exprimait mardi soir à la radio publique, a également fait état de « 156 terroristes tués », dans le premier bilan officiel communiqué par Niamey. Revers pour la coalition régionale
    Ces pertes constituent également l’un des revers les plus sanglants pour la coalition régionale composée du Tchad, du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Bénin et active depuis quatre mois contre Boko Haram. Les Etats-Unis, qui se sont dits plusieurs fois disposés à accroître leur appui matériel à l’armée du Nigeria et encouragent les pays de la région à lutter contre Boko Haram, ont condamné mardi cette attaque « barbare ». Karamga, attaquée samedi à l’aube par des islamistes, a depuis lors été reprise par l’armée nigérienne, a affirmé M. Massaoudou. « Nous avons vu le désastre, le village a été totalement dévasté. Nous avons aussi vu les traces des combats, nos hommes se sont battus avec héroïsme. Nous avons pu constater la tragédie qui s’est opérée ce jour-là », a raconté le ministre. « Le gouvernement du Niger et le peuple nigérien sont particulièrement horrifiés par cette ignominie », a-t-il ajouté. Aucune attaque importante de Boko Haram n’avait été recensée depuis plus d’un mois au Niger, où le groupe armé nigérian avait multiplié les assauts en février. Karamga avait déjà été attaquée le 20 février par le groupe islamiste. Sept soldats nigériens et 15 combattants islamistes, ainsi qu’un civil, avaient été tués, selon un bilan officiel.


  • Cameroun: deux femmes se font exploser, faisant cinq morts
    lapresse.ca, 30/11/2015 08h33
    «Deux femmes se sont fait exploser vers 18 heures» à Dabanga, a affirmé Midjiyawa Bakary, gouverneur de la région de l'Extrême-nord. «Le bilan provisoire est de sept morts, dont les deux kamikazes», a-t-il ajouté. De même source, deux militaires déployés dans le cadre de la lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram ont été «grièvement blessés» lors du double attentat. Une première kamikaze a actionné sa charge explosive dans une maison d'habitation tandis qu'une seconde l'a fait «près d'un atelier de soudure», a expliqué Midjiyawa Bakary. Dabanga est un petite ville de transit sur la route menant à Kousseri, près du Tchad. Un petit cours d'eau la sépare du premier village nigérian. C'est à Dabanga que la famille française Moulin-Fournier avait été enlevée en 2013, avant d'être libérée. La ville est visée pour la première fois par un attentat-suicide. Il y a une semaine, quatre femmes kamikazes s'étaient fait exploser dans les environs de Fotokol, dans la même région du Cameroun, où sévit Boko Haram, tuant cinq civils, dont un chef traditionnel. Fotokol est régulièrement la cible d'attaques transfrontalières de Boko Haram. Ainsi, le 9 novembre, trois civils avaient été tués au cours de l'attentat-suicide mené par deux femmes kamikazes près d'une mosquée à Fotokol.

  • Attentats en Tunisie, un ministre pointe le "danger" libyen
    AFP, 27/11/2015 16h56
    Les attentats qui ont frappé la Tunisie cette année ont été "planifiés" en Libye, pays voisin en plein chaos qui représente un véritable "danger", a affirmé vendredi un ministre tunisien, quelques jours après une attaque-suicide à Tunis. "Tout est en train de se passer et d'être planifié en Libye", a déclaré le secrétaire d’État chargé de la sûreté nationale, Rafik Chelly, à la radio privée Mosaïque FM. Mardi, un Tunisien âgé de 26 ans s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle en plein Tunis, tuant 12 d'entre eux. L'attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI), déjà responsable de deux attaques majeures cette année: la première qui avait fait 22 morts en mars au musée du Bardo à Tunis et la deuxième qui avait tué 38 touristes en juin près de Sousse (centre-est). "Les commandants des groupes terroristes tunisiens se trouvent en Libye. Voici notre grand problème. Et nous avons noté que dans les dernières affaires -Sousse, le Bardo, etc...- tous ces éléments (leurs auteurs, ndlr) sont allés en Libye et s'y sont formés", a poursuivi M. Chelly. Il a précisé que ces hommes se rendaient clandestinement dans ce pays voisin pour recevoir une formation "idéologique puis militaire" avant de regagner la Tunisie où "ils attendent les instructions". "La Libye est devenue un danger, c'est pourquoi il faut prendre des précautions (...)", a-t-il souligné, évoquant la fermeture de la frontière de près de 500 km entre les deux pays pendant 15 jours annoncée cette semaine. Il n'a pas écarté le rétablissement d'une obligation de visa pour les Libyens qui en sont depuis longtemps exemptés. Selon M. Chelly, la Tunisie va aussi renforcer la surveillance à ses frontières désertique et maritime avec la Libye. Tunis a déjà entrepris la construction d'un "système d'obstacles", constitué notamment de tranchées, sur 225 km. Livrée aux milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye compte deux gouvernements et de nombreux groupes armés se disputant le pouvoir, une situation qui a favorisé l'émergence de l'EI.



  • La CEEAC prolonge la transition en Centrafrique jusqu'au 31 mars 2016
    Xinhua, 26/11/2015 14h29
    La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a décidé de prolonger la transition en République centrafricaine jusqu'au 31 mars 2016 pour des raisons sécuritaires et budgétaires, annonce le communiqué final du sommet des chefs d'Etat membres de l'institution d'intégration régionale tenu mercredi à Libreville. "A la demande des trois hautes autorités de la Centrafrique, notamment la cheffe de l'Etat, le Premier ministre et le président du Conseil national de la transition, la transition politique en République centrafricaine est prorogée pour la période allant du 31 décembre 2015 au 31 mars 2016", a déclaré le Secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, Secrétaire général de la CEEAC rendant public les décisions de la rencontre de Libreville. Les dirigeants de la CEEAC ont, en outre, décidé d'apporter un appui financier pour boucler le budget des prochaines élections dans ce pays. Bangui accuse un déficit de 3,680 millions de dollars pour organiser ces élections. "La République gabonaise a annoncé une contribution de 1 milliard de FCFA. D'autres pays membres se sont engagés à contribuer dans un futur proche", précise le communiqué final du sommet auquel la Centrafrique était représentée par son Premier ministre. La CEEAC a en revanche demandé à la classe politique centrafricaine d'être plus patriotique en montrant un amour profond pour leur propre pays. "Les fauteurs de troubles seront envoyés à la CPI", averti le communiqué final de ce sommet d'un jour tenu en présence du chef de l'Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur international de la crise centrafricaine et Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC.
    Les neuf autres pays se sont fait représenter.



  • Mali: Bamako rend un ultime hommage aux employés de l'hôtel tués dans l'attentat
    AFP, 26/11/2015 10h33
    "Ne jamais pardonner à ceux qui ont fait ça", mais ne pas céder à la peur des jihadistes: à Bamako, une foule rend un dernier hommage aux cinq employés maliens de l'hôtel Radisson Blu tués, en présence du président Ibrahim Boubacar Keïta. Un millier de personnes assistent à cette cérémonie, tout près de l'hôtel, en ce mercredi, troisième et dernier jour de deuil national. Les yeux cachés derrière des lunettes fumées, très ému, le président Keïta s'avance vers les corps recouverts d'un linceul: trois employés, dont une femme, et deux gardiens. "Aujourd'hui, il n’y a pas de discours. Nous sommes là pour accepter la volonté de Dieu, qu’il les accepte dans son royaume", déclare-t-il en langue locale bambara. Le 20 novembre, l'hôtel a été attaqué par des hommes armés qui y ont retenu environ 150 clients et employés pendant près de neuf heures. L'attaque, qui a fait 20 morts, outre les deux assaillants tués, a été revendiquée par plusieurs groupes jihadistes. A l’est de la place où se déroule la cérémonie, la tribune des femmes. Assises, certaines pleurent. "J’ai le mari de ma sœur parmi les trois employés de l'hôtel tués. Elle est désormais seule avec deux enfants", confie l'une d'elles. Une autre, voilée, ferme ses deux mains et murmure, fataliste: "Dieu est grand ! C’est lui seul qui sait ce qu’il fait. Nos maris sont morts, nous ne pardonnerons jamais à ceux qui ont fait ça". A côté d’elle, Oumou Sangaré, 18 ans, étudiante en hôtellerie emmitouflée dans un tissu de bazin, compte bien travailler dans ce secteur malgré le "drame", et "pourquoi pas au Radisson Blu". Le dispositif de sécurité est impressionnant avec des militaires postés sur les étages environnants. Accroupis au centre de la place, des dignitaires religieux récitent des versets du Coran pour le repos de l'âme des disparus.



  • Attentat à Tunis : le Président décrète l’état d’urgence pour 30 jours 61 vues
    tchadpages.com/, 25/11/2015 17h28
    Un attentat a visé, ce mardi 24 novembre, un bus de l’armée tunisienne dans le centre-ville de Tunis. L’état d’urgence vient d’être décrété. Au moins 12 personnes sont mortes selon les autorités tunisiennes. Le président tunisien Béji Caïd Essebsi vient de proclamer l’état d’urgence en Tunisie et un couvre-feu dans le Grand Tunis. Cette annonce survient après qu’un attentat ait visé ce mardi soir 24 novembre un bus de l’armée tunisienne à Tunis. Vers 17h15, l’explosion qui a eu lieu dans le centre de la capitale tunisienne a touché un bus de la garde présidentielle stationné sur l’avenue Mohamed V, devant l’ancien siège du RCD, le parti de l’ex-président Ben Ali, non loin également du ministère du Tourisme.
    Selon le porte-parole de la présidence cité par l’AFP, il s’agit bien d’un attentat. Il y aurait au moins 12 morts et 17 blessés d’après les autorités. Les premières images des lieux montrent un bus dont les vitres ont été soufflées, il ne reste que la carcasse. On ignore si la déflagration s’est produite à proximité ou à l’intérieur du véhicule. Les secours ont tout de suite été dépêchés sur place mais ont eu du mal à progresser dans ce secteur très animé de la capitale tunisienne. Sur place, la situation est très confuse et tendue, les forces de sécurités ont bloqué l’avenue et sont en train de sécuriser la zone. Le chef du gouvernement et le ministre de l’Intérieur sont allés sur place. Le président Beji Caïd Essebsi s’adressera à la nation à 20h45. Parmi les premières réactions, celle de Firas Guefrech, conseiller du président Béji Caïd Essebsi, qui parle sur les réseaux sociaux de « scène de guerre atroce » et qui souligne que « c’est la République qui est visée ».


  • Boko Haram: 300 enfants orphelins de guerre à l’honneur à Yaoundé
    fr.starafrica.com, 25/11/2015 15h18
    Une soirée récréative et de soutien sera offerte samedi prochain dans la capitale camerounaise, Yaoundé, en l’honneur de 300 enfants originaires du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad et orphelins de la guerre contre la secte islamiste Boko Hamarm, a appris APA mardi auprès du comité d’organisation. Organisée par le Cercle des enfants, une ONG mise sur pied en 2005, elle ambitionne de faire rêver des tout-petits qui vivent d’atroces blessures psychologiques et humanitaires à travers une soirée d’animation. Il s’agira ainsi d’un déjeuner assis pour ces enfants qui recevront des jeux éducatifs leur permettant d’améliorer leur orthographe et leur vocabulaire, mais également des chocolats et des bourses de formation en informatique. Dans le même temps, une somme d’argent symbolique sera remise à des veuves de soldats morts au front afin de leur permettre d’ouvrir de petits commerces et d’élever dignement leurs enfants. «J’ai voulu organiser un petit sourire pour les enfants orphelins de guerre non seulement du Cameroun, mais aussi du Niger, du Nigeria et du Tchad dont les familles vivent les atrocités de la guerre que leur impose la secte islamiste Boko Haram», a expliqué à APA la présidente du Cercle des enfants, Françoise Etoa qui affirme jouir de soutiens de grandes entreprises françaises et camerounaises. Mme Etoa s’est toutefois refusée de révéler le coût total d’une telle opération, indiquant simplement faire «avec le cœur», annonçant par ailleurs l’organisation d’une deuxième édition de la Soirée des orphelins de guerre au Tchad pour 2016 et promettant un suivi des enfants ayant bénéficié de son appui. Clerc de notaire de formation et promotrice d’une société de lobbying, Françoise Etoa, avec le Cercle des enfants, s’est mise en partenariat avec la Défense de la langue française, créée par les académiciens Paul Camus et Jean Dutourd et qui a pour mission de créer des bibliothèques dans le monde francophone et non francophone. Directrice de campagne du candidat équato-guinéen Augustin Nze Mfumu au secrétariat général de la Francophonie, Françoise Etoa est en outre à l’origine de la mise sur pied de la Maison de la francophonie en Guinée Equatoriale. Dans le domaine de l’humanitaire, apprend-on, elle a offert des jeux éducatifs aux enfants de Côte d’Ivoire et du Mali, ainsi que des consommables médicaux à des officines à travers le continent. Interrogée par APA au sujet du revirement de la Guinée Equatoriale vers la langue française au détriment de l’espagnol, Mme Etoa, elle a soutenu que ce pays «s’est mis au français non pas pour narguer l’ancienne colonie espagnole, mais pour mieux s’ouvrir au monde et s’épanouir dans une sous-région où le français est la langue la plus usitée chez les voisins».

  • Libye: Au moins six morts dans un attentat à l'est de Tripoli
    AFP, 24/11/2015 17h53
    Au moins six civils ont été tués mardi dans un attentat à la voiture piégée contre un barrage routier des forces de sécurité à 120 km à l'est de la capitale libyenne Tripoli, a indiqué un responsable. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, a visé un check-point de Msillata, près de Khoms, tenu par les forces dépendant du gouvernement de Tripoli non reconnu par la communauté internationale. "L'explosion d'une voiture piégée a fait six morts et 14 blessés, tous des civils", a déclaré à l'AFP Safwan Bayou, commandant de l'unité de la sécurité de la route du littoral, qui relie l'est à l'ouest de la Libye. Selon le photographe de l'AFP sur place, l'explosion a provoqué un cratère de quatre mètres de diamètre et trois mètres de profondeur et détruit une vingtaine de véhicules civils et militaires. Safwan Bayou, dont l'unité dépend du ministère de la Défense du gouvernement non reconnu, a affirmé attendre une équipe d'experts de Tripoli pour mener l'enquête. En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices et compte deux Parlements et deux gouvernements qui se disputent le pouvoir. L'un est basé à Tripoli et l'autre à Al-Bayda, ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale. Profitant du vide politique et de l'insécurité permanente, le groupe jihadiste Etat islamique (EI) s'est implanté en 2014 dans le pays où il a revendiqué plusieurs attentats.

  • Sommet du G5 Sahel : Tous solidaires du Mali
    L'Essor, 24/11/2015 12h42
    Le deuxième sommet des chefs d’État et de gouvernement du G5 Sahel s’est tenu le 21 novembre dernier au palais du 15 Janvier à N’Djaména. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a pris part à la rencontre, aux côtés de ses pairs du Niger, Mahamane Issoufou, de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice du sommet de la conférence des chefs d’État du G5 Sahel, du Burkina Faso, Michel Kafando, et de l’hôte du sommet, Idriss Déby Itno. Notons que le chef de l’État malien a regagné Bamako immédiatement après la cérémonie d’ouverture, suite à l’attentat terroriste contre l’hôtel Radisson Blu. Actualité oblige, les travaux du sommet ont été particulièrement dominés par la situation dans notre pays (Mali), sur le lac Tchad et au Niger. Au delà des messages de soutien et de solidarité à notre pays, l’attaque contre le Radisson a conforté les dirigeants du G5 Sahel dans leur volonté de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la sécurité et du développement. Les partenaires techniques et financiers (PTF) du G5 Sahel, parmi lesquels l’Union européenne, la France, l’Espagne, les États-Unis, l’Onu et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont, tour à tour, exprimé leur soutien au gouvernement et au peuple maliens. S’agissant du G5 Sahel, ils ont confirmé leur appui au cadre institutionnel de coordination et de suivi des stratégies de l’organe qui marque la volonté des États de relever le défi de la sécurité et du développement. Le G5 Sahel permettra ainsi d’harmoniser la mise en œuvre d’actions dans les domaines de la gouvernance, de la résilience, de la sécurité, de la migration, de la femme et de la jeunesse.



  • G5 du Sahel: l’Union Européenne annonce sa contribution à la création d’une force militaire conjointe
    tchadpages.com, 24/11/2015 11h38
    La Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-Présidente de la Commission, Mme Federica Mogherini, était en visite à N’Djamena au Tchad pour discuter de la coopération bilatérale avec le gouvernement ainsi que du partenariat régional lors du troisième Sommet ‘G5 Sahel’ auquel la Haute Représentante a été invitée à participer par les Chefs d’État des pays du « G5 Sahel ».
    A l’occasion de cette visite, cinq programmes de coopération au développement pour un montant total de 101 millions d’euros ont été lancés.
    « L’Union européenne se tient aux côtés du Tchad pour renforcer sa stabilité politique et répondre aux besoins de sa population. Aujourd’hui nos relations vont aussi au-delà de notre coopération bilatérale. Nous travaillons ensemble pour la paix, la lutte contre l’extrémisme, la stabilité régionale. Nous sommes partenaires dans le cadre du G5 Sahel. Nous restons déterminés à faire du Sahel un espace de paix, de développement et de stabilité.
    Après le sommet de la Vallette, il est indispensable de continuer d’avoir un dialogue fort et constructif avec nos partenaires africains si nous voulons des résultats concrets pour l’Europe et l’Afrique. » a déclaré la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-Présidente de la Commission, Mme Federica Mogherini. Le Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, Neven Mimica, a déclaré: «Avec ce nouveau soutien, l’Union européenne répond aux besoins urgents du Tchad et contribue à son atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE). En plus de notre appui budgétaire, notre coopération permettra de renforcer notre soutien aux plus vulnérables et aux jeunes dans les zones les plus défavorisées.»


  • Cameroun: 5 morts dans un attentat-suicide
    elmoudjahid.com, 23/11/2015 11h47
    Quatre femmes kamikazes se sont fait exploser hier dans les environs de Fotokol, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, en proie aux exactions des islamistes de Boko Haram, tuant cinq civils, selon l’AFP citant une source officielle. Une première kamikaze a actionné sa charge explosive dans la maison du chef traditionnel de Leymarie, petit village camerounais situé à la périphérie de Fotokol, près de la frontière avec le Nigeria, tuant sur le coup avec quatre membres de sa famille, a annoncé à l’AFP le gouverneur de la région de l’Extrême Nord, Midjiyawa Bakari. Dans les minutes qui ont suivi, trois autres kamikazes ont déclenché leurs explosifs à proximité, sans toutefois faire de victime, a-t-elle ajouté. D’après une source sécuritaire camerounaise jointe à Fotokol, les quatre kamikazes étaient des «jeunes filles d’une quinzaine d’années». «La première kamikaze s’est faite exploser chez le chef. Les trois autres progressaient vers l’intérieur de la ville de Fotokol lorsqu’elles ont été repérées par des membres du Comité de vigilance», un groupe d’autodéfense composé d’habitants de la ville, a expliqué cette source. Les trois jeunes femmes se sont alors «fait exploser à leur tour, mais aucun civil n’a été tué», a confirmé cette source, qui fait état de 10 blessés lors de la première explosion. Le gouverneur assure de son côté que «l’armée s’est déployée très vite dans la zone». «Dès la première explosion, nos militaires (stationnés à Fotokol) ont tiré en l’air. Cela a dû décourager les trois autres kamikazes», estime-t-il. D’après Midjiyawa Bakari, «c’est la première fois qu’une kamikaze se fait exploser. Nous pensons que Boko Haram est en train de changer de stratégie parce que nous avons pris des mesures drastiques pour sécuriser les lieux de forte affluence qui étaient ciblés par les kamikazes (écoles, marchés, mosquées et buvettes)». «Nous allons devoir changer de stratégie face à cette nouvelle méthode» qui cible des lieux privés, a-t-il affirmé, précisant que certains comités de vigilance venaient d’être équipés de détecteurs de métaux et fournissaient un «appui considérable», notamment en matière de renseignement. Fotokol est régulièrement la cible d’attaques transfrontalières de Boko Haram. Ainsi, le 9 novembre, trois civils ont été tués au cours de l’attentat-suicide mené par deux femmes près d’une mosquée. Au total, plus de 100 personnes ont péri dans une vingtaine d’attentats attribués aux islamistes nigérians depuis le mois de juillet. L’attaque de samedi n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les soupçons se tournent vers le groupe islamiste Boko Haram, qui a régulièrement recours à des jeunes filles pour mener ses attentats-suicide. Au Nigeria, 15 personnes ont encore été tuées et plus de 50 blessées mercredi dans un double attentat à la bombe sur un marché de Kano, la métropole du Nord, perpétré par deux jeunes filles kamikazes, dont l’une serait âgée d’une dizaine d’années, selon la police. Si elle a contenu l’expansion territoriale de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, la coalition régionale militaire regroupant les pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger) ainsi que le Bénin n’arrive pas à réduire significativement les activités des islamistes nigérians. Ceux-ci poursuivent régulièrement leurs attaques, notamment les attentats-suicide dont sont essentiellement victimes les civils, musulmans comme chrétiens. L’insurrection de Boko Haram et sa répression ont fait au moins 17 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009 au Nigeria.



  • Un Sommet extraordinaire de la Ceeac annoncé à Libreville le 25 novembre 2015
    lenouveaugabon.com/, 20/11/2015 16h01
    Des sources fiables à la présidence du Gabon indiquent qu’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) est prévu à Libreville le mercredi 25 novembre 2015. Si l’agenda de cette grand' messe n’est pas encore divulgué, il est logique de penser que les chefs d’Etat et de gouvernement de cet espace communautaire vont examiner et évaluer les résolutions prises lors des dernières assises similaires à Yaoundé, au Cameroun, le 14 février 2015. A cette occasion, il avait été décidé que les Etats membres rendent disponible un Fonds spécial de 50 milliards de FCFA en soutien au Cameroun et au Tchad en première ligne dans la guerre contre le groupe terroriste Boko Haram. De plus, dans le cadre du Pacte d'assistance mutuelle entre les Etats membres de la Ceeac, il avait été convenu de créer une Force multinationale mixte (FMM). Jusqu’ici, c’est à peine si la FMM a été mise en place. Le fonds de 50 milliards de FCFA pour soutenir le Cameroun et le Tchad n’est toujours pas constitué.

  • Mali/attaque: Quelque 80 otages libérés, les assaillants non identifiés
    tchadinfos.com/, 20/11/2015 14h48
    Quelque 80 personnes qui étaient bloqués vendredi dans l’hôtel Radisson à Bamako lors d’une tentative de prise d’otages ont été libérés, rapporte la télévision natioanle du Mali “ORTM”, en citant le ministère malien de la Sécurité intérieure. Selon des sources au ministère malien de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, les quelque 80 otages ont été exfiltrés en petits groupes. L’assaut se poursuit. La même source a aussi confirmé qu’il y avait trois morts. Le chargé de communication du ministère malien de la Défense, le colonel Diarran Koné, avait fait état de trois morts au cours de l’attaque, dont les auteurs ne sont pas encore identifiés pour le moment. Le chanteur guinéen Sékouba Bambino Diabaté était parmi les premiers otages libérés. “Je me suis réveillé avec les coups de feu. Pour moi c’était de petits bandits. Mais après 20 minutes et trente minutes de tirs, je me suis dit que ce n’est pas une affaire de bandits”, a témoigné Sékouba Bambino Diabaté, sur les ondes d’une radio privée malienne.

  • Les pays africains intègrent l’Organisation mondiale des zones franches
    tchadinfos.com/, 20/11/2015 14h45
    Deux accords de coopération ont été signés récemment à Tanger au Maroc pour l’intégration des pays africains au sein de l’Organisation mondiale des zones franches (WFZO) et développer les opportunités d’affaires entre l’Association des zones franches de l’Amérique et les zones franches d’Afrique. Le premier accord de coopération, signé par le président du Conseil de surveillance de l’Agence spéciale Tanger-Méditerranée (TMSA), Fouad Brini, et le président de la WFZO, Mohammed Alzarooni, vise à intégrer les pays africains dans la WFZO. Pour ce qui est du 2ème accord de partenariat, signé par M. Brini et M. Juan Pablo, président de l’Association des zones franches de l’Amérique, qui regroupe près de 400 zones franches d’Amérique du Sud, il vise à renforcer davantage les liens avec les zones franches d’Afrique et à développer les opportunités d’affaires entre ces deux institutions. La signature de ces accords a eu lieu au terme de la réunion du Conseil d’administration de la WFZO, à laquelle ont pris part les représentants des zones franches de 17 pays, dont la Chine, l’Inde, les Emirats arabes unis, les Etats unis, l’Europe, le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, la Tunisie, l’Egypte outre le Maroc. Cette rencontre a été une occasion pour débattre des thématiques en relation avec le rôle des zones franches dans l’attraction des investissements directs étrangers et la mise en place de filières d’activité performantes et pérennes. Cette réunion, organisée par Tanger Med Zones (TMZ), a été également marquée par le lancement d’une Association des zones franches africaines, qui sera présidée par les représentants des zones franches du Maroc, et ce en présence des représentants des zones franches du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Mauritanie, de la Tunisie, du Tchad, du Cameroun et d’Egypte. Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le président de la WFZO, Mohammed Alzarooni, a mis en relief le développement qu’a connu la Zone franche de Tanger, notant qu’elle constitue aujourd’hui l’une des plus importantes zones franches aux niveaux régional et international. Il a appelé dans ce sens les zones franches à tirer profit de cette expérience réussie. Le responsable a, dans ce cadre, précisé que cette réunion, organisée par Tanger Med Zones (TMZ), a été une occasion pour discuter des services qui seront présentés par cette Organisation aux zones franches au monde, dont la mise en place d’une application web, qui va permettre à ses membres d’accéder aux informations et statistiques sur les activités, l’emploi et les avantages présentées par toutes les zones franches au monde, ainsi que promouvoir le rôle des zones franches dans le développement socio-économique des pays, à travers la réalisation des études sur leurs apports économiques et le renforcement de leur attractivité en termes d’investissement. Les participants ont également débattu du budget, du programme d’action de l’organisation et des préparatifs pour sa prochaine conférence internationale, prévue en mai 2016. L’Organisation mondiale des zones franches, créée en mai 2014 et dont Tanger Med zones est membre fondateur, représente l’unique organisation internationale regroupant les zones franches mondiales pour atteindre les objectifs communs, le partage d’expériences et le renforcement du rôle des zones franches dans leurs environnements socio-économiques. La plate-forme Tanger Med zones constitue un pôle régional de compétitivité avec plus de 650 entreprises en activité autour de filières prépondérantes, telles que l’automobile, l’aéronautique, le textile et les services. Elle vise à mettre en place un cadre collaboratif pour l’ensemble des zones franches au monde, afin de promouvoir leur échange de connaissances et de formation, et de développer leurs affaires. Forte d’une offre infrastructurelle de premier plan, d’une réserve foncière importante et d’un tissu industriel solidement implanté, Tanger Med Zones englobe sur 1.200 ha Tanger Free Zone, Tanger automotive city, Renault Tanger, Tétouan Park et Tétouan Shore.

  • La CEEAC exhorte les États membres à accroitre la part du secteur industrielle dans leur PIB
    tchadinfos.com/, 20/11/2015 14h41
    Le secrétaire général de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’ambassadeur Ahmad ALLAM-MI, a exhorté jeudi 19 novembre 2015 à Brazzaville, les Etats membres de cette communauté à augmenter la part de leur secteur industriel par rapport dans leur Produit Intérieur Brut (PIB). “En effet, si l’on peut se féliciter de ce que les pays de la sous-région se sont fixés l’objectif d’atteindre le statut de pays émergent d’ici une ou deux décennies suivant les cas, cette ambition requiert que chacun des pays de la sous-région augmente significativement la part du secteur industriel dans son produit intérieur brut (PIB) pour atteindre 23% environ contre seulement 8% actuellement”, a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux du forum international des investissements au Congo. Selon Ahmad ALLAM-MI, les Etats d’Afrique centrale doivent aussi accroitre la part de leurs exportations dans leur PIB pour atteindre 30% environ contre seulement 5% actuellement, sans oublier le taux de leurs investissement qui devrait passer aux environ de 30% du PIB de la sous-région. “Nous croyons en cette initiative, la soutenons et fondons l’espoir qu’elle se multiplie et renforce ainsi le processus d’intégration car, dans le contexte actuel de la mondialisation et de la globalisation, les pays de l’Afrique centrale sont condamnés à s’intégrer pour éviter d’être marginalisés”, a-t-il indiqué tout en rappelant l’engagement du secrétariat général de la CEEAC, à poursuivre et à soutenir les efforts relatifs aux politiques, stratégies et initiatives visant à impulser un développement équilibré des pays de la sous- région Afrique centrale. Par ailleurs, la CEEAC, en rapport avec sa mission statutaire, de créer les conditions pour un développement harmonieux et équilibré des états membres, s’investit dans la mise en œuvre du plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique, adopté par la conférence des chefs d’états et de gouvernement de l’union africaine (UA), en janvier 2010 à Addis-Abeba en Ethiopie. Suivant les orientations de cette stratégie, plusieurs actions significatives de nature à créer des synergies avec les résultats du forum investir au Congo, ont été ou seront très bientôt engagées pour accompagner le processus de transformation économique en Afrique centrale. Intitulé “Invertir au Congo-Brazzaville”, ce forum s’inscrit dans la ligne directe de la stratégie de diversification économique du Congo, lancée dans le cadre du plan national de développement 2012-2016, et qui s’appuie désormais sur la réalisation des importants chantiers d’infrastructures et de nombreuses réformes en vue d’améliorer le climat des affaires. Il offrira notamment à environ 800 participants, intervenants, experts, investisseurs une plateforme d’échanges et de partage d’expérience qui leur permett