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Hinda Deby Itno charge Djimrangar Dadnadji

Par Hinda Deby Itno - 03/08/2016

Par Hinda Deby Itno

 


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Lors de sa déclaration aux femmes à l’occasion de la journée de la femme africaine, la première dame Hinda Deby Itno a profité pour charger l’opposition tchadienne et dire quelques mots à l’ancien premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji.

Voici l’extrait de son discours

“Dans l’histoire tumultueuse du Tchad, les femmes ont déjà payé un lourd tribut. C’est au prix des sacrifices qu’elles ont élevé des orphelins et pansé les plaies de la guerre. Aujourd’hui encore au lieu de tirer les leçons de ce passé douloureux, un homme politique voudrait que les femmes soient des fossoyeuses. Cet homme politique, ce grand cadre de la République dont je n’ai pas besoin de citer ici le nom mais c’est un ex-Premier ministre qui disait mes chères sœurs, le 27 juillet « que nous sommes contre un système qui est mis en place, nous n’avons pas peur de la mort j’en suis sûr qu’il y aura des cadavres même si on nous tire dessus nous allons persister, j’ai demandé à mes camarades si je tombe qu’ils remettent mon cadavre aux femmes et la lutte continue. » Non ! Moi je vais répondre à mon Tonton. Je dis Non, Tonton, nous Femmes Tchadiennes sommes plutôt encline à la paix et souhaitons de tout cœur qu’au-delà des contradictions, la classe politique privilégie la cohésion sociale. Nous, Femmes Tchadiennes, avons déjà payé un lourd tribut aux différents conflits armés que le pays a connus. Et nous savons mieux que quiconque le prix de la paix, la valeur de la stabilité et le pesant d’or de la sécurité. Donc mon cher Tonton, je ne sais pas si la Femme Tchadienne va encore ramasser des cadavres ? Je dirais non, on est au 21ème siècle et la Femme Tchadienne à trop souffert, la Femme Tchadienne n’a pas besoin de ça. La Femme Tchadienne a besoin de la paix, de la stabilité. On veut éduquer nos enfants, on veut garantir un avenir à nos enfants. Les femmes ne doivent pas rester derrière pour ramasser des cadavres, notre place, c’est à côté, ce n’est pas derrière. La Tchadienne d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Les 52 ou 53% de la population tchadienne sont des femmes, nous sommes plus nombreuses et les femmes ne veulent plus de la guerre.”

Cette déclaration a été applaudie pendant près de cinq minutes et fait des débats dans nombreux ménages. Les femmes qui ont suivi l’événement en direct a la télé nationale et se disent soulagées par les propos de la première dame.

« Celui qui veut la guerre n’a pas sa place au Tchad », déclare une dame fonctionnaire. « C’est vrai que la situation du pays est critique mais je préfère la paix et la tranquillité qu’un désordre organise par des hommes politiques », dit un vacancier. « Si c’est le pouvoir qui les intéresse, Deby dit qu’il va réinstaurer la limitation de mandat ils doivent patienter et se battre par la voix des urnes », dit un enseignant en train d’attendre son salaire devant une banque de la place. En attendant de voir le bain de sang promis par le président du CAPSUR, la population semble ne pas adhérer à sa philosophie.

 

 
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