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Élection présidentielle au Tchad : Un scrutin entre boycott et tentative de fraude

Par 237online.com/ - 08/04/2016

Les représentants de la société civile se sont retirés de différentes institutions, notamment de la CENI, et accuse Idriss Deby de semer la terreur dans le pays pour intimider ses adversaires.

 

Alors que la campagne électorale bat son plein à l’intérieur du pays, le contexte dans lequel se tiendra ce scrutin est particulièrement tendu. 237online.com Quatre représentants de la société civile ont été arrêtés il y a quinze jours et sont toujours en détention. Le procès de ces quatre responsables de la société civile s’est ouvert le 31 mars 2016 à N'Djamena, a été interrompu au bout de vingt minutes et reporté à ce jour (7 Avril Ndlr). Les quatre opposants sont accusés «de provocation à un attroupement non autorisé, tentative d'atteinte à l'ordre public et opposition à l'exercice d'une autorité légitime". Du coup, le doute plane dans l’esprit de l'opposition qui craint que le scrutin ne soit pas transparent. «En tenant compte de tout ce qui se passe et du maintien de nos camarades en prison (4 leaders détenus depuis 10 jours), nous avons décidé à partir d'aujourd'hui, le retrait de tous nos camarades de plusieurs institutions dont la Commission électorale nationale indépendante (CENI)», a déclaré à la presse le 1er avril dernier, au nom de la plate-forme de la société civile, le secrétaire général adjoint de l'Union des syndicats du Tchad (UST), Goukouni Vaima.

Soupçons de fraudes
Le 3 avril 2016, un homme soupçonné d'acheter des cartes d'électeurs dans le 7e arrondissement de N'Djamena a été arrêté par des militants de l'opposition. L’homme soupçonné de préparer la fraude a été conduit au commissariat, mais il sera relâché plus tard. Selon la police qui a interrogé le suspect, il s’agissait d’une simple opération de distribution de tee-shirts et de casquettes à l’effigie du président sortant. Mais le distributeur voulait s’assurer que les bénéficiaires étaient bien des électeurs, d’où la collecte des cartes d’électeurs à des fins de vérification. Des explications qui ne convainquent pas du tout l’opposition, qui explique qu’il s’agit là d’un échantillon de la fraude électorale qui se prépare dans la perspective du scrutin du 10 avril prochain.

 


© Droits reservés
Le 5 avril, les partis d'opposition engagés dans la présidentielle ont signé un accord pour la sécurisation des votes et s'engagent à soutenir le candidat de l'opposition qui parviendra au second tour. A l’initiative de cet accord, le parti Un Jour Nouveau qui ne participe pas à la présidentielle et des associations de la société civile. L’objectif est de se donner la main contre le président sortant, explique Nasra Djimasngar, responsable du parti Un Jour Nouveau. «L’accord va tout simplement permettre à mettre en place une dynamique qui va consister à fédérer les moyens, pour veiller à ce qu’au sortir du vote le 10 avril, le suffrage exprimé par les électeurs ne soit pas tripatouillé», explique l'homme politique. Sur les 13 partis engagés contre le président Deby, sept ont signé l’accord.

Opérations électorales
Au total, c’est 6,26 millions d’électeurs qui sont attendus ce dimanche dans les 823 bureaux de votes ouverts à travers le pays selon la CENI. Depuis le 04 avril, la mise en place du dispositif sécuritaire et des opérations Sanitaires est de plus en plus visible à travers le pays dans les différents bureaux de vote ions électorales. La CENI selon son calendrier électoral a annoncé le vote des forces de défense et de sécurité pour le 9 avril. Les opérations postélectorales qui s'étalent du dépouillement du scrutin en passant par le traitement des résultats, la proclamation des résultats provisoires jusqu'à la décision du conseil constitutionnel débutent le 9 avril et prennent fin le 8 mai 2016. Et s’il y a un second tour, la campagne électorale commencera le 20 mai 2016. Avec le même scénario.
 
MOTS CLES :  Tchad   Présidentielle   Idriss Deby   Fraude   Boycott 

1 COMMENTAIRES

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la conscience reprochee des presidents africains

Par ben-centrafricain

28/04/2016 12:16

nos dirigeants africains ont vraiment une conscience reprochée, c'est pourquoi ils veulent toujours mener un pouvoir a vie.
ils évitent la poursuite judiciaire par rapport a leurs dégâts qu'ils ont fait pendant leurs gouvernances.
Et si on voit les choses par rapport a la constitution qui est l'acte de naissance d'un Etat alors M. Deby ne devait pas être parmi les postulants a la candidature présidentielle du tchad. c'est ainsi qu'on affirme souvent que si le ministère de la justice est corrompu alors le pauvre est abandonné dans l'enfer.
on se pose toujours la question si les administrateurs de la justice ont les yeux ouverts sur ces comportements?
Mais ce que je sache qu'il ya une justice incorruptible(la parole de Dieu) qui les rattrape toujours a la fin de toutes mauvaises décisions de la seigneurie qu'ils pensent être.

est ce qu'on applique le principe du contrôle de la constitution des lois selon l'acte de naissance de l'Etat?

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