FOCUS  |     CONSEILS PRATIQUES  |    

Les mutilations génitales féminines, pratique néfaste et problème d’envergure mondiale

Par tchadinfos.com/ - 08/02/2016

Une récente étude menée dans les régions du Mandoul, du Ouaddaï et de la Tandjilé a confirmé que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines sont des pratiques courantes au Tchad

 

« Au Tchad, le taux des Mutilations Génitales Féminines est estimé à 44% des filles victimes d’excision. Une récente étude menée dans les régions du Mandoul, du Ouaddaï et de la Tandjilé a confirmé que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines sont des pratiques traditionnelles courantes au Tchad et méritent qu’on y mette fin. »

Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi des mutilations génitales dans 30 pays, d’après un nouveau rapport statistique publié à l’approche de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines (MGF) des Nations Unies.

Le rapport, Les mutilations génitales féminines/l’excision : un problème mondial signale que la moitié des filles et des femmes ayant été excisées vivent dans trois pays : l’Égypte, l’Éthiopie et l’Indonésie. Le rapport s’appuie sur des études menées à plus petite échelle et des données empiriques indiquant que les MGF constituent un problème mondial relevant des droits fondamentaux et affectant les filles et les femmes dans toutes les régions du monde.

Les mutilations génitales féminines concernent diverses pratiques. Quelle que soit la forme sous laquelle elles sont pratiquées, les MGF constituent une violation des droits de l’enfant.

« Les mutilations génitales féminines diffèrent selon les régions et les cultures. Certaines formes comportent des risques mortels. Dans tous les cas, les MGF violent les droits des filles et des femmes. Nous devons tous redoubler d’efforts – gouvernements, professionnels de santé, responsables communautaires, parents et familles – pour éliminer cette pratique, » a affirmé Geeta Rao Gupta, Directrice générale adjointe de l’UNICEF.

D’après les données, les filles de 14 ans et moins représentent 44 millions du total des personnes excisées. Les pays où l’on trouve les plus fortes prévalences de MGF pour cette tranche d’âge sont la Gambie, (56 %), la Mauritanie (54 %) et l’Indonésie où environ la moitié des filles âgées de 11 ans et plus ont subi cette pratique. Les pays où la prévalence des MGF chez les filles et les femmes de 15 à 49 ans est la plus élevée sont la Somalie (98 %), la Guinée (97 %) et Djibouti (93 %).

Dans la plupart des pays, la majorité des filles ont été excisées avant leur cinquième anniversaire.

 


© Droits reservés
Les données mondiales du rapport statistique sur les MGF indiquent que près de 70 millions de filles et de femmes de plus avaient subi des MGF par rapport aux estimations de 2014. Cela s’explique par la croissance de la population dans certains pays et les données représentatives au niveau national recueillis par le Gouvernement indonésien. De plus en plus de données sont disponibles sur l’ampleur des MGF.

« Il est essentiel de déterminer l’ampleur des mutilations génitales féminines pour éliminer cette pratique. Lorsque les gouvernements recueillent et publient des statistiques nationales nombre total de filles et de femmes ayant subi ces pratiques. En 2016, 30 pays disposent de données représentatives au niveau national sur ces pratiques, sur les MGF, ils sont mieux placés pour comprendre l’étendue du problème et redoubler d’efforts pour protéger les droits de millions de filles et de femmes, » a affirmé Geeta Rao Gupta.

La lutte contre les mutilations génitales féminines profite d’un nouvel élan. Les taux de prévalence des MGF chez les filles âgées de 15 à 19 ans ont baissé, notamment de 41 points de pourcentage au Libéria, 31 au Burkina Faso, 30 au Kenya et 27 en Égypte au cours des 30 dernières années.

Depuis 2008, plus de 15 000 communautés et sous-districts dans 20 pays ont publiquement déclaré qu’ils étaient en train d’abandonner les MGF, dont plus de 2 000 communautés l’an dernier. Cinq pays ont adopté une législation nationale érigeant la pratique en crime.

Les données indiquent également une large désapprobation de cette pratique. En effet, la majorité des personnes dans les pays où existent les MGF pense qu’elles devraient être éliminées. Près de deux tiers des garçons et des hommes sont de cet avis.

Mais le rythme général de progression n’est pas suffisant par rapport à la croissance de la population. Si la tendance actuelle continue, le nombre de filles et de femmes victimes des MGF connaîtra une forte hausse au cours des 15 prochaines années.

L’UNICEF, avec le FNUAP, co-dirige le principal programme mondial d’élimination des MGF. Il agit à tous les niveaux avec des gouvernements, des communautés, des responsables religieux, et une multitude d’autres partenaires afin de mettre fin à cette pratique.

Avec l’intégration d’une cible pour l’élimination des MGF d’ici 2030 dans les nouveaux Objectifs de développement durable, l’engagement de la communauté internationale quant à l’élimination des MGF est plus fort que jamais.
 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Ciné sous les étoiles – La La Land
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JournalDuTchad.com

SOCIETE

Société

CULTURE

Cinéma
Musique
Livres
Arts

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués