DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |     SITIC-2014  |    

Revue de la presse tchadienne

Par Edouard Takadji - 02/11/2015

L’arrestation et le limogeage de Salay Deby, Directeur Général des Douanes et le dernier conflit à Peni dans le Mandoul ont fait la une de différents journaux du 26 octobre au 1er novembre 2015

 

Si le quotidien le Progrès a brièvement parlé de l’arrestation de celui qui désormais devient ex- DG de la douane et la nomination du Général Bayana Gossingar, un général de Division qui prend les commandes de la douane, les autres journaux n’ont pas été si tendres avec Saley, le cadet du Président de la République.

Salay Déby, enfin «le régime est tombé», titre à sa une l’hebdomadaire la Voix. Pour la Voix, l’ex-DG des douanes en cheville avec un groupe de personnes bien connues feraient des placements financiers qui leur procureraient de gros bénéfices. Le confrère de relever qu’après son arrestation, la police a vidé ses maisons de tout leurs occupants sur réquisition du procureur, ces comptes bancaires ont été bloqués et qu’en effet Salay ne comptait pas moins de 15 milliards FCFA dans les dits comptes. D’autres têtes tomberont dans les jours à venir, car Salay Déby n’est le seul à avoir fait saigner les régies financières, informe le journal.
La voix de mentionner que le nouveau DG, Bayana Gossingar connu pour sa rigueur et sa discipline est appelé à mettre de l’ordre à la douane. Mais encore là s’interroge le journal le doute subsiste quant à savoir s’il aura les mains assez libres pour enfin entrer les recettes douanières dans les caisses de l’Etat.

L’Union se demande de son côté dans sa une: frères Itno : diversion ou divorce ? Salay Déby après avoir érigé la douane en bien privé entame da descente aux enfers au lendemain de son limogeage, souligne l’Union. Le confrère n’est pas passé par quatre chemins pour dire que Salay a récolté ce qu’il a semé, car il n’est un secret pour personne que le frère cadet du chef de l’Etat a tout confondu au point de réduire la douane à sa simple expression. Dans ce cas de figure, on ne peut s’attendre à un tel résultat, ajoute le journal. L’Union fait comprendre que Salay s’est illustré par sa gestion incongrue, ses dérapages incontrôlés, l’improvisation dans les nominations de ses agents, son autoritarisme, son excès de zèle, son insolence et le tout couronné d’une richesse illicite.

 


© Droits reservés
La presse tchadienne
Le Tri mensuel Abba Garde titre à sa une: Salay cravaté et à quand le tour de Ndjia Jacques Haroun Kabadi, Adoum Younousmi, Fatimé Tchombi et Ali Haroun ? Pour Abba Garde, le président de l’Assemblée Nationale, Haroun Kabadi et sa complice de questeur Fatimé Tchombi s’inscrivent aussi sur la liste des personnalités qui saignent les caisses de l’Etat. S’illustrant par une gestion opaque qui frise la maffia sicilienne, ces deux personnalités doivent rendre compte de leur gestion négativement hallucinante. Si le président Déby qui croit déjà mettre un terme à l’impunité en mettant en case son orphelin Salay, est sérieux dans sa démarche, il doit se pencher sur le cas de ces deux requins de son parti.

Le Haut Parleur nous informe dans son édition qu’on reprocherait à Salay plusieurs choses à la fois: détournement des recettes douanières, des assassinats et une conspiration contre le pouvoir. Le confrère se demande pourquoi avoir attendu pendant si longtemps pour mettre fin à sa mainmise sur la douane tchadienne ?

L’Observateur considère de son côté cette arrestation comme un écran de fumée. D’après le confrère, Déby voulait faire croire aux Tchadiens que l’impunité n’existe pas dans ce pays et que désormais, l’on ne parlera plus des protégés ou intouchables. Salay est intraitable, ni le TPG, ni les différents ministres des finances n’ont pu obliger le tout puissant Salay à baisser l’échine pour verser les recettes douanières au trésor. A l’instar de Zen Bada, Al Hamadaye et consort, Salay ne sera jamais inquiété, il sera remis en selle juste après cette mise en scène pour narguer les Tchadiens. Mais selon toujours l’Observateur, en attendant, ses compatriotes pousseront un ouf de soulagement pendant le temps qu’il est en hibernation.

Parlant du denier entre agriculteurs et éleveurs à Peni dans le Mandoul, l’Observateur souligne que malgré l’optimiste des autorités, les rancœurs reste toujours perceptibles. Le bimensuel Sarh Actu’ de son côté déplore que les éleveurs attaquent le plus souvent les agriculteurs avec larmes à feu alors que les agriculteurs n’ont que gourdins et sagaies pour se défendre. Ces armes n’ont jamais été saisies donnant ainsi l’occasion de tuer comme ils veulent.

 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Ciné sous les étoiles – La La Land
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JournalDuTchad.com

SOCIETE

Société

CULTURE

Cinéma
Musique
Livres
Arts

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués