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Tchad: revue de la presse au 18 août

Par Autre médias - 22/08/2014

Le Système de gestion administrative et du suivi du personnel de l’Etat (Sigaspe) mis en place depuis un semestre, peine à satisfaire les fonctionnaires

 

L’hebdomadaire L’Union n°111 du 12 au 18 août 2014 indique à sa Une que dans la nuit du vendredi au samedi 9 août dernier, une folle rumeur, largement véhiculée par message téléphonique fait état de la présence de la très redoutable fièvre Ebola sur le territoire tchadien. Telle une trainée de poudre, la nouvelle se répand, entrainant une terrible psychose au sein de la population tchadienne. Et pourtant, c’est une vraie fausse alerte, affirme le journal. En effet, le sms en question n’informe pas véritablement pas dans les détails les «heureux» destinataires de la survenance d’Ebola dans notre pays. Comme pour gagner du temps, l’auteur dudit sms, étant peut-être déjà très certain de son information, donne directement les modes de traitement traditionnel dont en voici la teneur: «la fièvre Ebola est au Tchad. Déjà 2 cas au HGRN (Hôpital Général de Référence Nationale). Faites chauffer de l’eau et ajouter du sel maintenant. Buvez un demi verre chacun». Et si le sel était le remède parlera-t-on de la fièvre Ebola encore? La réponse est dans la question.

 


© lequotidien.sn
Dans cette même publication, l’hebdomadaire L’Union indique que la société pétrolière chinoise CNPC entre désormais dans une période sombre de son histoire au Tchad. Après avoir négocié en vain une grâce pour la sanction qu’elle subit depuis environ trois mois et incapable de payer les 1.2 milliards de dollars américains d’amende à l'Etat tchadien, elle s’est vu retirée le permis d’exploitation accordé par les autorités tchadiennes au titre du décret 695 du 29 juillet 2014. Par cet acte, le Gouvernement bloque net la CNPC qui est obligée de cesser tous ses travaux d’exploration et d’exploitation du pétrole sur l’ensemble du territoire. Pour les reprendre, elle doit renégocier, et sur des nouvelles bases, les contrats de concession avec l’Etat tchadien qui prend désormais toutes les dispositions pour ne pas se faire avoir pour une deuxième fois par les chinois.

Une commission interministérielle chargée du recensement des Tchadiens victimes du conflit en République centrafricaine recommande aux autorités compétentes, dans un rapport remis au chef du gouvernement, de saisir la Cour pénale internationale (Cpi) pour rendre justice à ces personnes ayant souffert de diverses atrocités, relate le quotidien Le Progrès n°3921 du 06 août 2014. Le journal révèle que le conflit en RCA a fait 9315 victimes tchadiennes dont 6824 hommes, 215 femmes et 376 enfants. Le journal d’ajouter que parmi ces victimes, 4759 personnes sont assassinées dont 3954 hommes et 472 femmes et 333 enfants et l’on dénombre 86 hommes, 44 femmes et 18 enfants disparus. Il a été aussi identifié des dommages matériels. Le quotidien Le Progrès de préciser que ce recensement n’a concerné que les Tchadiens retournés de la République centrafricaine.

Les éleveurs de porcs perçoivent leur indemnisation, rapporte dans cette même publication, le quotidien le Progrès. Après les bruits sur la disparition de 20 millions sur les 500 millions F Cfa destinés au dédommagement des éleveurs tchadiens de porcs dont les bétails ont été abattus en 2010 suite à des rumeurs de la circulation de la grippe porcine au Tchad, le procès-verbal de réception de cette première tranche de compensation a eu lieu à Bongor, chef-lieu de la région du Moyo-Kebbi Est. Sur les 500 millions F Cfa qui constituent cette première phase de cette indemnisation, les régions du Logone Oriental (55), du Logone Occidental (168), du Chari Baguirmi (42) et de N’Djaména (196) dont le nombre des porcs abattus est très faible, seront complètement désintéressées, avec 25000 F Cfa par tête de bête abattue comme cela a été prévu pour tout le monde. Le reste de l’argent permettra à payer une partie des éleveurs du Mayo-Kebbi Est (97988), du Mayo-Kebbi Ouest (15131), et de la Tandjilé (11091), cette année. Il est prévu une enveloppe de 1 milliard F Cfa pour 2015, 1 milliard F Cfa pour 2016 et 600 millions 2017, indique le quotidien Le Progrès. Ce qui fera un coût global de 3116525000 F Cfa.

Annoncé pendant longtemps comme une «potion magique» susceptible d’enrayer définitivement la lenteur administrative, le Système de gestion administrative et du suivi du personnel de l’Etat (Sigaspe) mis en place depuis un semestre, peine à satisfaire les fonctionnaires qui courent derrière leurs dossiers, relate le tri-mensuel Abba garde n°077 du 30 juillet au 10 août 2014. Les dossiers d’avancement ou de reclassement des fonctionnaires de l’Etat avancent lentement avec le nouveau système, le Sigaspe. Selon les cadres du ministère de la Fonction publique que le journal a pu recueillir les propos, dans l’ancien système, ils traitaient en moyenne 200 dossiers par mois. Mais avec le système informatisé installé depuis janvier, les dossiers s’empilent. Pour exprimer leur mécontentement face à cela, les cadres dudit ministère mijoteraient une grève.

Dans cette même publication, Abba Garde alerte sur les mutilations génitales féminines qui sont une pratique à haut risque. Selon l’Organisation internationale pour la santé (Oms), les mutilations génitales féminines affectent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde chaque année. Pourtant, ajoute le journal, cette pratique est prohibée par une convention de l’Union africaine et ratifiée par 28 pays membres est entrée en vigueur depuis 2005. Malheureusement, rien n’est fait pour décourager les auteurs de cette pratique. Alors que les mutilations génitales féminines dans leurs différentes formes ne mettent pas seulement en cause l’intégrité physique et la stabilité de la personne, mais elles constituent également un très grave problème sanitaire.

Le bi-mensuel Sarh Actu’ n°006 du 1erau 15 août 2014 quant à lui indique que des engins mortels sont enfouis sur la route Sarh-Kyabé dans le sud du Tchad, région du Moyen-Chari. Après 32 ans et grâce au bitumage de l’axe Sarh-Kyabé qu’une équipe de déminage s’est rendu dans la zone. L’installation de cette équipe de dépollution et de déminage dans la ville de Kyabé a pour but de procéder audésamorcementdes engins mortels dans la zone supposée dangereuse d’une distance de 1500 mètres sur le tronçon à bitumer. Enfin, ajoute le journal, l’équipe passera à la vérification de tout le tronçon d’une distance de 100 kilomètres.

Une enquête intitulée «réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun: la valise et le cercueil» précise que 96% des décès ont eu lieu avant le départ des réfugiés vers le Tchad et 78% des décès pendant leur exode et sont imputables à la violence (balle, arme blanche, éclats de grenades, etc.), révèle le bi-mensuel Sarh Actu’ dans cette même publication. 33% des familles ont perdu au moins un de leurs, 28% au moins deux, ressort le rapport que le journal a eu à consulter. En tout, rapporte le journal Sarh Actu’, 2599 personnes sont mortes entre novembre 2013 et avril 2014 d’après une enquête de mortalité rétrospective menée auprès de Centrafricains musulmans réfugiés à Sido au sud du Tchad après avoir fui les exactions dans leur pays, mentionne Médecin sans frontière (Msf).

 

 
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