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Jacqueline Moudeïna: l’avocat qui lutte contre l’impunité

Par JDT-Jeune Afrique - 29/04/2014

Avocat au barreau du Tchad, cette originaire de Mandoul défend les droits des victimes du régime d’Hissène Habré

 

Les préparatifs du procès de Hissène Habré, président du Tchad entre 1982 et 1990, entrent dans leur dernière ligne droite. Et c’est bien Me Jacqueline Moudeïna qui doit être contente. En effet, cette avocate de 57 ans qui lutte depuis vingt ans pour que le dictateur déchu soit jugé, aura bientôt gain de cause. Alors que peu y croyaient, cette diplômée en droit de l'université de Brazzaville, où elle vivait en exil, revient à N'Djamena au début des années 1990 avec une seule idée en tête : faire juger Habré, à qui une commission nationale d'enquête impute la mort de 40 000 personnes. Avec détermination, elle recueille les témoignages des victimes ou de leurs proches, mène des actions de lobbying... Et son opiniâtreté finit par payer. Quand elle s'engage dans une cause, elle ne lâche jamais. C'est à la fois sa force et sa faiblesse. Elle va jusqu'au bout, quitte à ne pas avoir le dernier mot, raconte une proche.

 


© Autre presse
Jacqueline Moudeïna: l’avocat qui lutte contre l’impunité
Le Nobel des droits de l'homme
Mais cet engagement, l'avocate l’a payé au prix de menaces et d'un attentat à la grenade dont elle porte encore aujourd'hui les cicatrices. Aussi, avant de connaître la lumière, Moudeïna, fille d'un médecin décédé peu après sa naissance, a travaillé sans relâche dans l'ombre. D'abord, comme simple militante de la section congolaise de l'Association tchadienne pour la défense et la promotion des droits de l'homme. Puis, de retour au pays, comme secrétaire aux affaires juridiques et, enfin, présidente de l'association. Sa vie bascule en 2001, lorsqu'elle fait l'objet d'une attaque devant l'ambassade de France à N'Djamena alors qu'elle manifestait contre la réélection du président Idriss Déby Itno. Après de longs mois de soins, elle reprend ses réunions avec les veuves et orphelins du régime Habré. Ce combat exemplaire a valu à cette femme à la voix douce et à la démarche élégante le prix Martin-Ennals, le "Nobel des droits de l'homme" (2002) en 2011, elle obtient le prix Right Livelihood Award et le prix Alison-Des-Forges de Human Rights Watch (2013).


 

 
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1 COMMENTAIRES

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Maître Jacqueline vous êtes un model, combattez l'impunité et les détournements des biens publics par les autorités Tchadiennes.

Par sorokaté

30/04/2014 20:11

Oui maître Jacqueline Moudeïna vous êtes un bel exemple pour la génération de rupture, il faut aussi poursuivre le petit roi Idris Débile devant la justice pour avoir mis le feu en Centrafrique entraînant des morts des civiles Tchadiens vivant en toute symbiose avec le peuple Centrafricain. Monsieur Idriss débile a organiser le génocide en RCA pour se maintenir à vie comme président virtuel du Tchad selon la volonté de Paris.

Monsieur Idriss débile est un mercenaire, un assassin, un criminel. Lui et sa famille ont volé et continuent de piller les biens du peuple Tchadien. Toute l'Afrique Centrale a un dédain vis à vis du Tchad à cause de monsieur Idriss débile le pyromane.

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