ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Bassin du Congo: Les partenaires au secours de l’approche régionale

Par Idriss Linge - 08/09/2011

Le fonds pour l’environnement mondial vient de débloquer l’équivalent de près de 8 milliards FCFA pour lutter contre le changement climatique

 

L’urgence de la mobilisation
La Banque Mondiale vient d’approuver un projet de 5 ans financé grâce à un don de 13 millions de dollars américains du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). L’information disponible depuis le 06 septembre 2011, fait savoir que ce financement vise à appuyer les pays du Bassin du Congo. Cet espace couvre un territoire qui s’étend sur six pays d’Afrique Centrale, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine. «Il s’agit clairement d’un de nos projets les plus importants pour soutenir notre engagement à appuyer l’Afrique dans les négociations sur le climat et l’aider à se positionner à la fois comme contributeur de l’effort d’atténuation mondial et comme bénéficiaire des flux financiers grandissants» a déclaré M. Yusupha B. Crookes, Directeur de la Banque Mondiale pour l’Intégration Régionale. Le résultat poursuivi par ce projet sera de rendre disponible des outils pour mesurer avec précision et avec confiance la quantité de carbone contenue dans les forêts d’Afrique Centrale. Ce financement rentre dans le cadre de l’élaboration d’un mécanisme d’incitations visant à appuyer les efforts consentis par les pays en développement pour réduire la déforestation et la dégradation des forêts tropicales. Ce système d’incitation financière est connu sous le nom de mécanisme REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts)

 


© journaldutchad.com
Début de forêt
Solution: La stratégie régionale
Pour y parvenir les pays du Bassin du Congo ont déclaré utiliser une approche régionale pour se préparer à cette participation. «L’intégration régionale permet aux pays de se positionner de façon plus stratégique dans le cadre des négociations internationales sur le climat; il les aide également à mettre en commun leurs ressources pour adopter des méthodologies et technologies de pointe pour le suivi et la mesure de la forêt» a déclaré Mme Carole Megevand, Responsable du projet. Le Bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie et représente environ le quart des forêts denses humides. Ces forêts représentent selon des experts, un stock considérable de carbone. Elles constituent ainsi un tampon important dans le cadre des changements climatiques. Bien que le taux annuel moyen de déforestation dans le Bassin du Congo soit faible comparé (0,17%) à ceux d’Amazonie ou d’Asie du Sud-est, beaucoup prédisent que la situation pourrait changer avec une accélération de la disparition des forêts au cours des prochaines décennies sous l’influence de pressions croissantes. A l’échelle mondiale, on estime que la déforestation tropicale contribue à hauteur de 15 à 20 % aux émissions totales de gaz à effet de serre, participant ainsi au réchauffement de la planète et au changement climatique. C’est pourquoi la communauté internationale est en train d’élaborer un mécanisme d’incitations visant à appuyer les efforts consentis par les pays en développement pour réduire la déforestation et la dégradation des forêts tropicales.

 

Sauver le milieu de vie de 24 millions de personnes
Ce système d’incitation financière est connu sous le nom de mécanisme REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts). Un des principaux challenges reste cependant de faire prendre consciences aux principaux bénéficiaires, les populations, du rôle central qui pourrait être le leur dans ce processus. Plus de 24 millions de personnes vivent dans les forêts du Bassin du Congo. L’exploitation du bois et des minerais dans la forêt contribue significativement aux exportations et aux revenus fiscaux. Au-delà de leur importance économique, les forêts tropicales jouent également un rôle de premier plan pour la conservation de la biodiversité mondiale, abritant des animaux et des plantes n’existant que dans cette région du monde. Les forêts sont également le poumon vert du continent africain et fournissent des services écologiques vitaux aux niveaux régional et mondial: protection des eaux, régulation du climat et acteur clef du cycle des pluies. Par leur métabolisme, les forêts absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le stockent sous la forme de leur abondante végétation.
 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Concert caritatif de l'Association World for Tchad au Bataclan, Paris
Tous les événements
    Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/jdtchad/www/article.php on line 364

TOUT L'UNIVERS JournalDuTchad.com

SOCIETE

Société

CULTURE

Cinéma
Musique
Livres
Arts

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués