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Au Tchad, le quotidien de Sophie, ambassadrice humanitaire

Par respectmag.com - 22/01/2018

Sophie a quitté la France pour voyager au Tchad. Pour Respect mag, elle délivre ses premières impressions. Un rendez-vous régulier à retrouver dans nos colonnes !

 


© Droits reservés
J’ai atterri à N’Djamena à 3h du matin et traversé la ville à environ 4h, grâce à un petit aéroport simpliste, mais efficace et surtout discipliné. Je n’ai pas eu une demande de « petit encouragement », pas de horde de gens qui déferlent sur toi pour porter tes affaires contre ton gré, respirer à ta place et râler parce que les 500 francs que tu lui donnes ne sont pas assez.

En traversant N’Djamena la nuit, on se croirait en hibernation ou en ville morte… pas un seul mouvement dans des rues désertes, c’est totalement calme, on s’endort dans un silence complet, avec seulement le bruit des insectes, fourmis combattantes grandes comme des phalanges. Mon sommeil est entrecoupé d’appels à la prière des quelques mosquées alentours. Il y a autant de personnes à Kinshasa (en République démocratique du Congo, ndlr) que dans le Tchad tout entier. On ne peut pas vraiment comparer cette fourmilière géante à N’Djamena, petite bourgade en guise de capitale tchadienne.

Calme et volupté
J’ai découvert un peu le quartier, je suis à Sabangali, un peu plus éloigné du centre. Tout est goudronné, éclairé. On trouve des nattes de prière un peu partout, des groupes d’homme en sari blanc sur les trottoirs, tous tournés vers la Mecque. Des vendeurs Tigo (compagnie téléphonique locale, ndlr) avec le petit gilet commercial rouge sur la longue djellaba blanche. J’ai rencontré mon entourage, gardiens, chauffeurs, collègues. On sent un réel calme chez ces gens très posés, ils sont mesurés et sages, autant de caractéristiques que je retrouve quasiment toujours chez les musulmans d’Afrique subsaharienne.

Il y a une sorte de dignité beaucoup plus forte qui te préserve à la fois de l’opportunisme mais aussi de la mise sur un piédestal. C’est un enchevêtrement de facteurs d’une société plus patriarcale et autoritaire.
 
MOTS CLES :  Tchad   Tourisme   Découverte 

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