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Insécurité au marché central de N’Djamena: Il est temps d’agir

Par ATPE TCHAD - 22/01/2018

Face à la recrudescence des cas d'insécurité dans cet espace commercial, les populations appel les autorités a prendre des mesures pour éradiquer le fléau.

 


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Les mesures de sécurité au sein du marché central de la ville de N’Djaména laissent à désirer. Pour preuve, le 3 janvier 2018, un vendeur de cigarettes y a perdu sa vie suite à une bagarre qui l’a opposé à un client à qui il devait 25 F CFA. Il a succombé après avoir été poignardé au cou. C’est le deuxième cas qui s’est produit a l’entrée sud de ce marché. Des solutions doivent être prises pour préserver la vie de la population et des riverains.

Ce marché, construit pour accueillir des usagers cosmopolites et vendre une image positive de la capitale, se transforme en un lieu de désordre. La mairie centrale et la commune du 3ème arrondissement qui en assurent la gestion et la sécurité ont interdit aux commerçants ambulants de s’installer tout autour. Mais ceux-ci continuent de faire la sourde oreille. Les gardes municipaux ne se contentent que de collecter les taxes. Alors que leur rôle premier est de sécuriser les lieux par un contrôle accentué et y faciliter la circulation. Il y a deux ans, la mairie centrale a pris une décision pour fixer l’heure de la fermeture dudit marché à 17 h. Si les gérants des boutiques à l’intérieur du marché respectent cette décision, ce n’est pas le cas aux sorties est, ouest, nord et sud où il y a des vendeurs jusqu'à 21 h voire plus.

Il est temps d’agir

Les forces de la police municipale ne doivent pas sacrifier la vie des individus sur l’autel des intérêts personnels. Surtout que l’on se rappelle, comme si c’était hier, que ce marché a été le théâtre d’un attentat terroriste le 15 juin 2015. La situation mérite d’être prise à bras-le-corps pour qu’elle n’influe pas sur les activités économiques et ce, à travers la mutualisation des efforts de tous les responsables communaux. La recrudescence des affrontements entre vendeurs ambulants, commerçants et clients contribue à renforcer le climat d’insécurité. Car, les stigmates des actes criminels ne cessent de traumatiser les victimes et partant les usagers. Bien des mesures ont été prises, mais malheureusement leur application a été de courte durée. Si le grand marché souffre d’un tel laisser-aller, le sort des autres marchés de la ville et du pays n’est sûrement pas des plus rassurant. Que faire pour limiter l’insécurité surtout dans les marchés secondaires du pays ? Les autorités municipales devraient être plus regardantes et conséquentes pour trouver les stratégies appropriées.

En matière de sécurité, il faut toujours prévenir en mobilisant les forces de l’ordre pour dissuader les individus mal intentionnés, mais aussi et surtout en punissant les récidivistes. Ces forces ne doivent pas non plus baisser la garde quant au contrôle des personnes ainsi que des bagages et amener tous les commerçants à respecter l’heure d’ouverture et de fermeture des boutiques. Des équipes de contrôle peuvent être déployées afin de fluidifier la circulation et interdire la vente d’articles et le stationnement des véhicules aux différentes entrées du marché.
 
MOTS CLES :  Tchad   Marche   Centrale   Insécurité   N’djamena 

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