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Tchad : N'Djamena paralysée par la grève des transporteurs

Par aa.com.tr - 22/01/2018

Cette grève intervient après plusieurs préavis émis par les syndicats des sociétés de transport en commun pour protester contre l’augmentation des prix du carburant à la pompe.

 


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La grève a été suivie à hauteur de 98% dans la ville de N’Djamena et ses environs.
Les sociétés de transport interurbain au Tchad sont entrées en grève, lundi, sans assurer un service minimum, a constaté le correspondant d’Anadolu à N’Djamena.

Cette grève intervient après plusieurs préavis émis les syndicats des sociétés de transport en commun pour protester contre l’augmentation des prix du carburant à la pompe.

Joint par Anadolu, le président de la coopérative des taximens de N’Djamena, Ali Daoud, indique que tous les syndicats des transporteurs, après consultations de leurs bases, ont décidé d’entamer une grève de deux jours renouvelables, sans service minimum, à compter de lundi 22 janvier.

«La grève a été suivie à hauteur de 98% dans la ville de N’Djamena et ses environs. Les bus et les taxis ont été garés et pour preuve, faites un tour dans les rues, vous ne les verrez pas circuler.», a-t-il mentionné.

«Les marchés sont déserts, parce que les gens ne peuvent pas s’y rendre sans bus ou taxis. Nous maintiendrons la pression jusqu’à la satisfaction des revendications », a-t-il précisé à anadolu.

A N’Djamena, la capitale tchadienne, toutes les sociétés et les établissements de transport ont suspendu la circulation de leurs taxis, bus, minibus et mototaxis, paralysant ainsi les activités socioéconomiques du pays.

Lundi matin, les rues de la Capitale sont presque désertées par les véhicules de transport en commun qui laissent place aux piétons, obligés d’arpenter les territoires pour aller au travail.

A l’avenu du 10 octobre, par exemple, des centaines d’agents de l’Etat, des travailleurs du secteur privé et les élèves attendaient désespérément les moyens de transport pour se rendre au travail ou à l’école, a constaté le correspondant d’Anadolu sur place.

Aucune réaction des autorités chargées du transport ce matin. Joint par Anadolu, Nadji Madou, secrétaire général adjoint de la primature, indique que le gouvernement entend convoquer les syndicats des transporteurs pour une réunion, cet après-midi, pour qu’une issue soit rapidement trouvée, sans donner plus de précisions.

Pour rappel, l’augmentation des prix du carburant à la pompe, comme définie par la loi des finances 2018, est entrée en vigueur depuis le 5 janvier 2018.

L’essence qui était de 523 francs CFA (environ 0,95 dollars) le litre, est passée à 570 francs CFA (environ 1,03 dollars), soit une différence de 47 francs CFA (environ 0,085 dollars) et le gasoil est passé de 568 francs CFA (environ 1,032 dollars) à 590 francs CFA (environ 1,07 dollars) le litre, soit une hausse de 22 francs CFA (environ 0,04 dollars).
 
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