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Energie : "Le gouvernement doit subventionner le prix du gaz à 1500 Fcfa par recharge", Abba Daoud Nandjele

Par alwihdainfo.com - 15/01/2018

Le secrétaire général de l'Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l'Environnement au Tchad (ADHET), Abba Daoud Nandjele, revient sur la montée du prix de carburant au Tchad.

 


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Le secrétaire général de l'Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l'Environnement au Tchad (ADHET), Abba Daoud Nandjele.

Par ailleurs, il exprime son regret et son incompréhension vis-a-vis du gouvernement quant aux mesures impopulaires et sans études de contours, visant à augmenter brusquement le prix du carburant. Il propose au gouvernement de revoir le prix de recharge du gaz butane à 1.500 F CFA pour lutter contre les coupes abusives des arbres.

Alwihda Info. Le président de la République, dans son discours de voeux à la nation, a appelé la société civile à participer au forum national. Comment avez-vous perçu cet appel ?

Abba Daoud Nandjele : Le chef de l’État tchadien a appelé lors de son adresse à la veille de nouvel an, toutes les entités et les sensibilités à prendre part à ce forum qui se prépare. Je dirais que chacun a sa manière de voir les choses et son opinion à exprimer. Le président Idriss Deby pendant la campagne électorale a présenté son programme d’action dans lequel est inscrit cette réforme institutionnelle qui se profile à l’horizon, même si aujourd’hui des voix discordantes s’élèvent un peu partout pour dire que ce forum n’a pas sa raison d’être et qu’il faut chercher une autre alternative.
"Cette reforme vaut le coup d’être appliqué"

Partout au monde, quand il y a un changement qui s’instaure dans un pays ou dans une entreprise, il y aura toujours des personnes qui vont s’y opposer. Notre organisation participera à ce forum vu l’importance et la pertinence du contenu de cette réforme institutionnelle parce que la génération actuelle a besoin de ce genre de système pour mieux évoluer. C’est vrai que par le passé, le Tchad avait 14 préfectures. Nous, nous étions retrouvés avec un système fortement centralisé ayant montré ses limites. Mais nous avons tenté avec la décentralisation qui a, à peine marcher. Maintenant nous cherchons à faire asseoir une autre forme de l’État qui va répondre aux aspirations légitimes du peuple tchadien. Cette reforme vaut le coup d’être appliqué, même s’il y aura des dégâts qui sont inhérents à tout changement institutionnelle dans un pays. Nous sommes dans un monde en pleine mutation et le Tchad doit s’adapter avec cette nouvelle donne.

Etes-vous compréhensif face à la montée du prix du carburant ?

Abba Daoud Nandjele : Quand le gouvernement prend un certain nombre de décisions qui peuvent négativement impacter sur le train de vie de la population, cela a des conséquences. Le carburant fait aussi parti des denrées de première nécessité, ce qui a des conséquences sur le quotidien de la population. Nous ne comprenons pas la motivation réelle de cette décision qui consiste à augmenter brusquement le prix du carburant.

Le gouvernement aurait-il pu faire autrement ?

Avant d’augmenter le prix d’une denrée de première nécessité, il faut étudier les contours et tous les paramètres possibles, mais non pas se lever un matin et appliquer à la lettre une telle décision. Je pense que c’est vraiment regrettable de prendre une décision impopulaire.

Que faut-il faire pour lutter contre la coupe abusive des arbres, interdite par le gouvernement ?

Abba Daoud Nandjele : Quant à la question de l’interdiction de la coupe du bois et le trafic du bois mort qui servent de bois de chauffe à la population, en tant qu’entité qui fait la promotion de la défense de l’environnement comme l’un de ses piliers, nous saluons cette mesure du fait qu’on ne peut pas défendre l’homme en fustigeant l’environnement. Ce sont deux choses qui vont de pair. Le niveau de la pauvreté et de faiblesse du pouvoir d’achat obligent certains compatriotes à se lancer dans la coupe de bois vert et la destruction de la faune. Cela a pour conséquence néfaste la dégradation graduelle de l’environnement.

Nous saluons aussi la décision du gouvernement interdisant la coupe de bois tout en lui proposant de trouver une solution alternative, de manière à alléger les conditions de vie de la population.

Quelle solution alternative serait à envisager ?

Le gouvernement doit chercher des palliatifs, par exemple en subventionnant le prix du gaz à 1.500 F CFA par recharge. Il doit instaurer cette mesure dans toutes les grandes villes où il y a une forte concentration de la population, et où la demande du bois de chauffe est élevée. Ainsi, la population sera allégée par une telle mesure d’accompagnement qui peut l’emmener à préserver son environnement en luttant contre les coupes anarchiques des arbres.
 
MOTS CLES :  Tchad   Prix   De   Carburant   Prix   Du   Gaz   Abba   Daoud   Nandjele 

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