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Tchad : menace de grève des enseignants contre la hausse de l'impôt sur le revenu

Par Tchadinfos.com - 15/01/2018

Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) affilié à la Confédération Indépendante des Syndicats du Tchad (CIST) menacent d'entrée en grève en cas d'abattement des salaires.

 


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Dans la nouvelle loi de finances, l’impôt sur le revenu des personnes physiques est passé de 10,5% à 30%. Le secrétaire général de la Confédération Indépendante des Syndicats du Tchad (CIST), Mahamat Nasradine Moussa dans un entretien accordé à AlWihda Info informe que les enseignants membre du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) ont décidé, lors de cette assemblée générale, de partir en grève au cas où l'augmentation de l'IRPP aurait un impact sur le salaire de janvier des fonctionnaires.

Alwihda Info. Quel était le l'ordre du jour de cette assemblée générale ?

Mahamat Nasradine Moussa : Cette assemblée générale a été organisée par la section régionale. Nous avons informé les camarades de ce qui a été arrêté avec le gouvernement, surtout lors de notre dernière rencontre avec le premier ministre. Le premier ministre nous avait confirmé l'abandon du projet d'abattement de salaire mais quant au décret N°687, il est toujours en vigueur. Le premier ministre nous a demandé de travailler ensemble avec les membres du gouvernement au niveau du comité tripartite, afin de réfléchir ensemble, de chercher les voies et moyens pour améliorer les recettes, pour combler le vide de 30 milliards dont le gouvernement à besoin.

Nous avons informé les camarades et avons aussi recueilli leur avis. Nous avons également discuté de la loi des finances, surtout de l'IRPP (Impôt sur le revenu de la personne physique) qui était avant de 10,5%. Il a été augmenté jusqu'à 30%. Si on augmente l'IRPP, ça va certainement diminuer les salaires, que ce soit au niveau du public ou du privé. Si on applique cela, il va toucher les travailleurs dans le secteur privé ou public. Même si le gouvernement fait en sorte que ça ne touche que les privés, ceux-là sont aussi des travailleurs.

Nous, en tant que représentants des travailleurs, défendons les causes de tous les travailleurs, privés comme publics.
Au niveau du secteur public, nous avons constaté que le salaire du mois de janvier est toujours en attente. Si nous constatons que le gouvernement ponctionne les salaires du mois de janvier, nous appelons les travailleurs a déclenché la grève puisque nous avons dit très clairement au gouvernement que nous ne voulons pas écouter ce qu'on appelle l'abattement de salaire, nous rejetons en bloc cela.

Y compris l'IRPP ?

Même si l'IRRP touche les salaires des travailleurs, on va aller en grève.

Quel est concrètement l'impact de l'IRPP sur le salaire ?

L'IRPP était auparavant de 10,5%. Maintenant, il est monté à 30%. Autrement dit, si vous gagnez un salaire autour de 66.000 F CFA, on vous coupe 10,5%. D'environ 208.000 à 600.000 F CFA, on vous coupe 20%. Si vous gagnez plus de 800.000 F CFA, on vous coupera 30%.

Avec l'augmentation de l'IRPP, est-ce que le gouvernement propose des mesures d'accompagnement pour pallier à cette situation ?

Nous étions très clairs avec le gouvernement en ce qui concerne l'abattement de salaire, nous ne négocions même pas. Nous désapprouvions en bloc. Si le gouvernement persiste pour l'abattement, même s’il le fait d'une manière intelligente, nous on va le détecter .On attend maintenant le salaire de mois de janvier pour se rendre compte. Si on constate que le salaire est amputé, même d'un rond, on va appeler les camarades à observer directement la grève.

Quelles autres solutions de compensation proposez-vous au gouvernement au lieu de l'augmentation de l'IRPP ?

Lorsque le gouvernement a pris les 16 mesures, nous avons fait des propositions, nous avons donné au gouvernement des pistes. Nous avons dit au gouvernement qu'au lieu d'amputer les salai, il faut commencer par assainir toutes les régies financières , de nommer des argents compétents intègre, de faire l'audit de diplôme et de la solde, de réduire les nombre des régions, département , sous préfecture, de supprimer les poste du délégué du gouvernement auprès des communes et de restreindre les nombre des cantons pour réaliser de l'économie.

Dans tout le cas, le gouvernement a préféré amputer les salaires plutôt que de chercher d'autres solutions pour pallier à cette crise. Nous allons jamais accepter la diminution de salaire par n'importe quel procéder.
 
MOTS CLES :  Le   Secrétaire   Général   De   La   Confédération   Indépendante   Des   Syndicats   Du   Tchad   (cist),   Mahamat   Nasradine   Moussa. 

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