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Trois élèves sages-femmes tchadiennes au CHU

Par lanouvellerepublique.fr/ - 13/09/2017

Kadidja, Manga et Opportune découvrent à la fois un pays, une ville, un CHU et de nouvelles pratiques depuis le 4 septembre dernier. Toutes les trois sont élèves sages-femmes à Moudou

 

Dans le cadre d’un partenariat entre Moundou et le CHU de Poitiers, trois élèves sages-femmes tchadiennes se forment à d’autres pratiques.

Kadidja, Manga et Opportune découvrent à la fois un pays, une ville, un CHU et de nouvelles pratiques depuis le 4 septembre dernier. Toutes les trois sont élèves sages-femmes à Moudou (Tchad) et bénéficient d'un court séjour financé au sein de l'école de sages-femmes de Poitiers par l'association Poitiers-Moundou (*) – présidée par Pascaline Gouadain – en partenariat depuis 2011 avec l'hôpital de Moundou (HRM) et le CHU (soutenu par l'Agence française de développement).

 


© Droits reservés
Au-delà des échanges de pratiques, les jeunes femmes ont aussi découvert une autre culture.
" La péridurale n'existe pas "

Ces trois étudiantes, accueillies au sein de l'école par Charline Auzannet, Amélie Renaudon et Amélie Devautour – elles-mêmes étudiantes et membres de l'association des Élèves sages-femmes de Poitiers –, ont déjà participé à des cours et à des stages in situ en salle de naissance, pour les suites de couches ou des échographies. « Ici, en France, les pratiques sont très différentes de chez nous, expliquent les jeunes femmes. L'anesthésie péridurale n'existe pas ni les suites de couches. Nous n'avons pas autant de moyens, ni de temps avec les mamans. Nous avons aussi des problèmes d'hygiène. Et puis, ici, le papa participe alors que chez nous, il n'est pas présent. Une heure après l'accouchement, la maman rentre chez elle avec son bébé. »

Avec leurs homologues françaises, elles racontent également le manque de suivi pendant et après la grossesse, de prévention, de surveillance… alors qu'elles sont amenées à pratiquer des gestes obstétricaux (césarienne, pose de ventouse…) sur un grand nombre de parturientes. Dans un pays qui dénombre seulement trois gynécologues dont un à Moundou.

Depuis 2012, dix élèves tchadiennes sont venues se former à Poitiers. La coopération s'étend à d'autres membres du personnel soignant avec des échanges dans les deux pays. D'ailleurs, les étudiantes françaises (qui se formeront en cinq années contre trois au Tchad) comptent bien pouvoir aller leur rendre visite à Moundou prochainement.
 
MOTS CLES :  Tchad   Chu   Elèves   Sages-femmes 

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