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Tchad : Débats à l’hémicycle autour des sociétés de textile et du sucre

Par APA - 16/05/2017

Le député Nobo Djibo estime par exemple que le Tchad étant producteur du coton, ne devrait pas laisser mourir cette société dont des partenaires étrangers se sont présentés déjà pour la reprendre

 

La situation qui prévaut à la société nouvelle de textile et filature et à la compagnie sucrière du Tchad (CST), toutes deux basées à Sarh, à l’extrême sud du Tchad, sont au centre de débats à l’Assemblée nationale ce mardi.Le député Nobo Djibo, auteur de la question orale à l’assemblée nationale, élu de la région du Moyen Chari dont le chef-lieu, Sarh, abrite les deux sociétés, s’inquiète, d’une part, du sort des employés qui sont mis en chômage, et d’autre part, de la mévente du sucre de la CST.

Si la société de textile et de filature est aux arrêts, la CST est en grande difficulté et n’arrive pas à écouler son sucre.

La société de textile qui a arrêté ses machines a mis en chômage une centaine d’employés.

Selon les députés, le gouvernement a prévu d’injecter 1 milliard FCFA, pour la bonne marche l’industrie. Mais, à cause des difficultés financières, l’Etat n’a pu débloquer que 600 millions FCFA.

Le député Nobo Djibo estime que le Tchad étant producteur du coton, ne devrait pas laisser mourir cette société dont des partenaires étrangers se sont présentés déjà pour la reprendre.

«Tout ce qui habillement nous vient de l’étranger alors que nous avons une société et du coton», lance, un élu du peuple qui appelle le ministre du Développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé, Mahamat Hamid Koua de relancer dans un ‘’bref délai » la société de textile et filature.

 


© Droits reservés
Pour la CST, les députés relèvent que, le premier problème, c’est le sucre importé, frauduleusement. «C’est la fraude qui tue la CST à petit feu», martèle un député.

M. Mahamat Hamid Koua, tout en reconnaissant que la réaction des députés est légitime, fait savoir que, le gouvernement tchadien est en contact avec des partenaires étrangers pour reprendre la société de textile et de filature.

Pour lui, en ce moment, le gouvernement est dans l’incapacité de faire tourner la société.

Il concède toutefois que la fraude met à mal la CST.

«Le sucre importé vient de partout. Chaque région fait ce qu’elle peut pour se procurer du sucre parce que le sucre de la CST n’arrive pas à couvrir le besoin national», déclare-t-il rassurant que le gouvernement a renforcé les douaniers de frontière avec d’autres éléments des forces de l’ordre pour bien effectuer le contrôle.

La société sucrière du Tchad à elle seule, emploie plus de 1000 personnes.
 
MOTS CLES :  Tchad   Débats   Hémicycle   Textile   Sucre 

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