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N’Djamena compte ses morts

Par tchadinfos.com/ - 04/04/2017

Même si les causes de ces morts sont différentes, les unes des autres, le moyen restent le même dans la majorité des cas, tirs d’arme à feu

 

La dernière semaine du mois de mars ainsi que le début du mois d’avril 2017 ont été particulièrement sombres à N’Djamena. La capitale a enregistré en une semaine une dizaine de morts. Six morts à Farcha, dont trois officiers de l’armée nationale et trois jeunes fraudeurs tués par un douanier. Trois autres corps ont été retrouvés sans vie à Gaoui dans le deuxième arrondissement. Un autre corps sans vie d’un jeune d’une vingtaine d’années a été retrouvé sur les berges du Chari. Un cadre supérieur de la société tchadienne des eaux (STE) assassiné chez lui en pleine nuit. C’est une série noire qu’a connue la capitale.

Même si les causes de ces morts sont différentes, les unes des autres, le moyen restent le même dans la majorité des cas, tirs d’arme à feu. Les trois jeunes fraudeurs ont été tués par les tirs d’arme à feu d’un douanier. Suite à une altercation souvent banale entre contrebandiers et douaniers, un douanier ouvre le feu et tue sur-le-champ les trois personnes et blesse d’autres. La tension a été vive et le poste des douanes a été brûlé.

Les trois officiers de l’armée nationale tchadienne ont fait aussi usage de leurs armes à feu. Bilan, trois morts et un blessé. Même si le mobile de leur acte reste une affaire purement administrative parce qu’il aurait été question d’une affectation, l’usage d’arme ne devrait pas prévaloir. Une affectation peut être toujours revue si l’intéressé présente une requête justifiant son refus d’aller au nouveau poste. Malheureusement, les frères d’armes ont réglé leur compte à la manière d’une vendetta digne d’un Western.

 


© Droits reservés
Alors que les esprits sont encore marqués par cet acte ignoble passé en plein jour à Farcha où un douanier tue trois jeunes d’une même famille, des officiers de l’armée se tirent dessus dans ce même quartier et un peu loin, dans une autre extrémité, l’on découvre trois autres cadavres dont les signes de balles sur le corps montrent qu’ils étaient abattus à bout portant. Mais, l’enquête pourra mieux nous édifier.

À Ndjari c’est un cadre de la STE qui a perdu la vie dans un scénario qui a tout d’un acte crapuleux. Tard dans la nuit un groupe d’hommes escalade le mur de la maison de M. Haggar, l’attache lui et sa femme. Le groupe de malfrats ôte la vie à ce père de famille et prend la poudre d’escampette.

La police a fait savoir qu’hier en après-midi le corps d’un jeune homme a été retrouvé sans vie sur les berges du Chari. Le corps a été ramené à la morgue pour identification et autopsie.

Les habitants de la capitale qui semblent renouer avec la quiétude depuis plusieurs mois commencent à s’inquiéter de cette recrudescence de la violence.
 
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